L’amour tragique

Je lis des auto éditésLibrinova! SPTout s’écroule, chick-lit de l’autrice Anaïs Raphaël, 195 pages officielles, publié via l’agence d’auto-édition Librinova fin août 2019. Son roman est disponible sur la plateforme et également via Amazon, en version kindle au prix de 1.99€ et en version brochée au prix de 12.90€. L’autrice est présente sur Facebook ! L’autrice tient également un blog.

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Résumé de la chute : Estelle est heureuse. Elle a réussi à décrocher son diplôme de professeur des écoles et doit prochainement prendre ses fonctions dans une école maternelle à Toulouse.
Son fiancé, Bastien la demande en mariage et quelques mois après la cérémonie, elle donne naissance à une magnifique petite fille prénommée Jade.
Ils sont entourés de leurs parents et de leurs meilleurs amis, Fanny et Jules. Tout semble leur sourire. Mais voilà, la vie est capricieuse. Il suffit parfois d’une seconde pour que tout s’écroule.

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Estelle quitte la chambre sans bruit, le cœur et l’esprit en ébullition. Comment va-t-elle se sortir de cet imbroglio ?

Et bien je n’ai pas vraiment compris comment justement. J’émets un avis mitigé sur ma lecture car je trouve que les thèmes abordés sont forts et très intéressants. Cependant, je n’ai pas retrouvé les émotions qui s’en dégagent. Je trouve que tous les sujets abordés s’imposent au lecteur sans explication logique. Cela est accentué du fait d’un roman écrit à la troisième personne du singulier, qui apporte une distance d’avec les sentiments qui se jouent pour chacun des personnages.

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Un roman dont le sens m’échappe…

Malgré une couverture très colorée qui a du peps et qui m’a donné envie d’ouvrir le livre, et un résumé qui me promettait une intrigue bien ficelée et surprenante, je n’ai malheureusement pas retrouvé cette promesse lors de ma lecture. L’autrice m’a livré son roman dont les thèmes sont très profonds (l’abord du deuil, de la complexité des sentiments, de la reconstruction identitaire, de l’ambivalence amour-amitié, la maladie mentale, la perte d’un être cher…) seulement j’ai trouvé cette histoire plate et mécanique. Les phrases sont fluides et courtes, les gestes et réactions des personnages impulsifs, la plume non détaillée, non précise ; les dialogues nombreux et trop scolaires. Je n’ai pas trouvé de sens à donner à une intrigue dont il manque selon moi, un lien et un liant. Je n’ai pas su trouver une cohérence et un message sous-jacent, ce qui me déroute.

Mon avis reste donc mitigé tirant vers une incompréhension, un manque pour me faire adhérer totalement à l’histoire. J’ai relevé deux incohérences qui renforcent ma position et m’ont quelque peu désarçonnée. Depuis le début, Estelle, la protagoniste principale, traverse pas mal de turbulences dans sa vie et enchaîne (trop rapidement à mon goût) des épisodes dramatiques qui l’ont affaiblie au point de la faire tomber en dépression. Cependant, quelques pages plus loin, elle se révèle être une battante de longue date, ce qui n’est selon moi, pas une de ses caractéristiques au regard de ses difficultés à rester forte. Je dois avouer que son attitude m’a quelque peu agacée. Plus précisément, son indécision maladive qui rythme l’histoire en une boucle infernale dont je n’ai pas trouvé la sortie.
De plus, elle a toujours été distante d’avec sa mère, or une complicité ancienne voit le jour d’un coup. L’évolution de leur relation est pour moi trop brutale et n’a pas le temps de se construire.
Je remarque que l’ensemble des personnages sont malmenés par l’autrice du début à la fin de ce roman. J’ai donc du mal à percevoir la vraie valeur des évènements positifs qui leur arrivent. Peut-être que cela est voulu ?

Cependant, je tiens à soulever que chacun de ces sujets trouvent un début et une chute, aucun n’est laissé à l’abandon, ce que j’apprécie. De plus, les faits relatés, tragiques ou non, sont très proches de la réalité, ce qui peut rapprocher le lecteur de son propre vécu  et donc offrir une meilleur authenticité au récit.

Ce roman se lit très vite, ce qui en fait sa force principale. De plus, je ne peux nier le nombre impressionnant de rebondissements et d’actions. Malgré mon insatiabilité, j’avais envie de connaître le dénouement de cette histoire rocambolesque. Je reste quand même sur ma fin ne trouvant pas le sens final et l’impulsion voulue à ce roman. Si l’on cherche plus en profondeur, il manque selon moi une consistance, de la matière à analyser. Son ambiance ne nous donne pas à en savoir davantage, ce que je trouve regrettable. Sa fin reste inattendue mais pour moi, peu crédible.

Le mot d’Anaïs
C’est par pure malice, que j’ai opté pour une couverture fraîche, qui contraste avec l’histoire. Comme je suis joueuse, j’ai décidé de prendre des risques dans ce premier roman, pour surprendre et marquer les esprits.
Est-ce que cela a fonctionné ?
C’est à vous mes chers lecteurs et lectrices, de décider ! Merci à ceux qui auront la curiosité de le découvrir !!
Rendez vous bientôt pour le prochain !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous vécu des évènements dont vous avez du mal à vous relever ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Anaïs pour sa proposition de SP et l’envoi de son ouvrage. Malgré mon avis mitigé, je vous souhaite une belle aventure.

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Pardonner, entreprendre, accueillir

le lys bleu éditions.png! SPLa légende de la Gardienne : l’œil de l’univers, Tome 1, fantastique/développement personnel de l’auteur Frédéric Angelucci, 260 pages officielles, publié par Le Lys Bleu Editions en février 2019. Son roman est disponible  également sur Amazon et la Fnac en version kindle et en version brochée au prix de 5.99€ et de 18.20€. Mais aussi à la librairie la Commanderie sur Liège et dans votre librairie préférée.

L’auteur donne souvent des conférences et est présent sur Facebook ! Pour suivre son activité de développement personnel, je vous recommande d’aller voir son site internet : Libérer mon potentiel.

Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance de l’auteur en sirotant un délicieux café à la librairie : La commanderie sur Liège (que je vous conseille au passage pour la gentillesse de son patron mais également pour le large choix d’ouvrages qu’il propose).

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La quête de votre vie : Deux amis d’enfance voient leur vie changer à la suite de l’accident mortel de leurs filles respectives. Jethro décide de pardonner et de travailler sur lui-même, Aaron choisit une autre voie, celle de la haine et de la vengeance. Tous deux vont faire la découverte de leur part d’ombre et de lumière. Dans cette quête de pardon, Jethro va découvrir qu’il est le descendant de la Gardienne du Monde la seule à pouvoir repousser le terrible Gelyn, Maître du monde des ombres. De manière surprenante, Jethro va endosser le rôle qui revenait à sa fille et ainsi protéger le monde en tant que Gardien. Accompagné d’amis fidèles et valeureux, il poursuivra sa quête de protection du Monde. Il rencontrera des amis venus d’un univers parallèle après la rencontre avec son mentor : Almwa. Beaucoup de conflits et de retournements de situations vont accompagner les amis d’enfance. Jusqu’au moment où une gardienne va naître et reprendre le pouvoir de l’œil de l’Univers : l’amulette appelée Mentaliste.

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Avez-vous déjà ressenti une colère que vous ne comprenez pas ? Lu un livre de développement personnel sans en saisir l’essentiel ? Ressenti de la culpabilité à ne pas réussir à appliquer tel ou tel outil ? Moi oui. On essaie de se mettre à la page, d’être dans le moment présent, sans vraiment y parvenir. Pourquoi ? Peut-être n’était-ce pas le bon moment, pas le bon mot pour nourrir notre potentiel ou tout simplement parce-qu’on se pose trop de questions au lieu de se concentrer sur notre vécu ? Quoi qu’il en soit, il semble très difficile de trouver la méthode qui nous correspond et nous fait évoluer, comprendre, grandir. Je remercie ma curiosité de m’avoir permis de lire le premier tome de la trilogie de Frédéric. Car ce livre est avant tout un partage, un cadeau qu’il offre à notre inconscient.

Et là, vous vous dites : mais qu’est-ce qu’elle a fumé ?

Je vous dirai que j’ai implémenté. Ce livre mêle deux concepts que nous croyons opposés : l’imaginaire et le développement personnel. Libre à vous d’y prendre ce que vous désirez, car c’est aussi ça, La Légende de la Gardienne : permettre à chacun de puiser ce qui l’intéresse, ce qui lui parle pour aller plus loin dans sa réflexion personnelle. L’auteur nous offre une vision romancée du sens que l’on souhaite donner à notre vie et notre devenir. Il y aborde avec justesse des thèmes aux fortes complexités comme l’amour de soi, la honte, la confiance en soi, le pardon et surtout la peur et la colère. Deux visions de ce que l’homme peut ressentir face à un deuil, deux réactions qui nous entraînent dans des dérives.

Ce roman commence par un choc brutal. Une entrée fracassante dans un monde inconnu qui découle sur un tourbillon de questionnements. Comment avoir accès à sa nature profonde ? Je trouve que ce livre est bouleversant et intimidant dans son approche d’avec des notions de développement personnel et de bien-être. Bouleversant car il peut faire ressurgir des souvenirs enfouis profondément en nous. Grâce au fantastique, notre imaginaire nous fait voyager à travers plusieurs strates de notre personnalité et nous permet parfois, d’accepter nos ressentis ou du moins de mieux les comprendre. Ce roman nous illustre donc la quête de devenir soi, cette lente ascension, ce parcours tantôt difficile, tantôt fluide. Même si l’on peut s’interroger sur le public visé, je trouve que la générosité de l’écriture et sa simplicité font de ce roman, un ouvrage accessible tant aux enfants qu’aux adultes.

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Prendre le temps de… Ne plus avoir peur de… Savourer de délicieux roulés à la cannelle sans aller en Suède…

Très vite, au fil de notre lecture,  nous sommes pris dans un dilemme. Rester positif ou sombrer. Deux portes que les protagonistes enfoncent. Encore une fois il s’agit d’un choix personnel. Ce que j’ai particulièrement apprécié est que l’auteur nous permet de visualiser deux réactions différentes (une positive et l’autre négative) face à la perte d’un être cher et la souffrance qu’elle transmet au corps.

Les actions jonchent ce récit à un rythme rapide, nous permettant de découvrir trois clés, trois outils pertinents sur la quête de devenir soi. La visualisation des lieux tirée de l’imaginaire, nous permet aisément de passer de chapitre en chapitre sans interrogation quant au réalisme des choses évoquées. Car si ce récit est tiré de l’imaginaire, il en n’est rien quant aux véritables outils qu’apportent ce roman. Je fais le choix de ne pas vous en révéler la nature, pour vous permettre un meilleur cheminement personnel. On ne connaît jamais l’issue d’une action dans ce livre, le dénouement d’une aventure, que nous pouvons mettre en lien avec la fluctuation de nos ressentis, de nos doutes et de notre peur de l’échec.

Il vous faut vous réconcilier avec l’amour de vous et accueillir ce qui donne du pouvoir aux cadavres : la peur. Vous êtes un cosmos à vous tout seuls !

Le style de l’auteur est donc sans superflu, sans discours incohérent. Les transformations et évolutions des personnages peuvent être perçues comme trop rapides ou pas assez creusées, mais je garde à l’esprit qu’il mentionne avant tout des clés ayant la volonté de nous aider à traverser différentes étapes de notre vie. Y prendre part ou non, nous regarde. Selon moi, ce livre me permet de mieux saisir des notions parfois trop abstraites relatives au domaine de l’épanouissement personnel. Son angle d’attaque par le roman, marque pour l’auteur une version presque inédite d’un nouveau genre de livre sur un thème vu et revu. J’aime qu’il y aborde une possibilité de changement, de prise de conscience de ce que l’on ressent au plus profond de nous.

Si après cette lecture, vous ne vous posez pas de question ou ne comprenez rien à ma chronique, participez à une conférence que donne l’auteur en province de Liège et posez-lui toutes les questions qui vous passent par la tête. Personnellement, je cerne mieux certains points après ma participation à deux d’entre elles.

Le mot de Frédéric
Tout d’abord je tiens à remercier Alexandra de m’avoir fait confiance en lisant mon premier roman.
Ce roman comportera 3 tomes avec 9 clés de confiance en soi. 3 dans chaque tome. Ce n’est donc pas un simple livre mais aussi un apport vers ce qui nous fait vibrer à l’intérieur de nous-même. Il s’adresse aussi bien à nos ados qu’aux adultes qui se questionnent sur notre monde intérieur.
Perdre un être cher, se distancer d’un ami et se faire ensorceler par une beauté farouche sont autant d’épreuves qui vous mène à votre mission de vie. La vie est ainsi faite, les difficultés sont des apprentissages sur qui nous sommes vraiment.
Jethro l’apprend rapidement et libère son potentiel intérieur pour sauver le monde.
Des bisous, vivez une merveilleuse lecture.
Frédéric

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L’addition, s’il vous plaît

la légende de la gardienne - frédéric angelucci.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

 Prêts à commencer votre quête ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un immense merci à Frédéric pour ses conseils, son énergie, sa simplicité et son envie de partager avec nous, ce qui fait de lui un homme actif et bienveillant.

Les souvenirs de l’espoir, ternis par la cruauté de la mémoire

Je lis des auto éditésMiroirs et Ombres, de l’autrice Maya AGORA, 372 pages officielles, disponible en version électronique et en version brochée sur Amazon, paru en 2018.

Le résumé d’Emma : Je m’appelle Emma MILLER. Après une année passée à rechercher mon mari disparu dans un accident de voiture sans aucune nouvelle, je me retrouve noyée dans les ténèbres d’une vie sans goût. Le seul moyen afin d’apaiser ma douleur d’attente et pour ne pas perdre espoir est : relater nos souvenirs sur du papier. Quelques jours après, je reçois un appel de la police : mon mari est de retour, vivant, comme je l’espérais, mais sans souvenirs de son passé et avec une nouvelle femme. Je me retrouve soudainement devant un étranger, face à des énigmes, à des questions, à des réponses, à des ombres, à des miroirs,… à la mort. 

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Chaque auteur a ses raisons, ses mots pour décrire, écrire ou transmettre. Je suis bouleversée en découvrant l’univers particulier de l’autrice. En effet, je débute la lecture d’un roman qui me semble, à première vue, énigmatique, mystique et dense. Je suis heureuse de partager mes impressions avec vous. Étant en contact avec l’autrice qui m’a vraiment donné envie de lire son roman, j’avais la curiosité de découvrir comment Emma, allait vivre le retour de son mari et, comment l’autrice allait nous embarquer (ou non) dans un mélange de souvenirs passés et d’actions au présent.

Je débute ma lecture avec une citation qui me propose une histoire d’aventure avec en passager, la tristesse. Tout de suite, je perçois que les mots sont choisis avec grâce, sensibilité et honnêteté. L’autrice me livre son cœur sous la forme d’une romance d’aventure. Je suis très touchée de façon crescendo par ce début de roman. Cependant, je n’arrive pas à imaginer à quoi peut ressembler physiquement Emma. En effet, l’autrice ne nous décrit pas son apparence mais nous invite dans la tête de son personnage, ce qui est très bien pensé sachant qu’elle se trouve dans une bulle de désespoir. Elle nous peint avec style le sentiment d’invisibilité que ressent Emma qui vient de perdre son mari et qui tente d’y faire face. J’admire la force de caractère et la persévérance d’Emma, qui se révèle à nous, lecteur, petit à petit. La description de son coup de foudre  envers Michaël me laisse sans voix tellement il est fort. Une véritable romance torturée entre en scène. Le sentiment de culpabilité d’Emma et le jeu de patience qu’elle tente de mettre en œuvre face à un évènement traumatique où la mort tient le premier rôle, me donne des frissons.

Patienter : vous savez ce qui nous fait endurer la patience c’est notre conviction que chaque chose a une fin.

J’ai particulièrement apprécié l’idée des flash-back qui se marient parfaitement au temps présent du récit. Je trouve que ce mélange de passé, présent et futur est parfaitement maîtrisé car à aucun moment je n’ai été perdue au fil de ma lecture. Mais, ce qui m’impressionne davantage, est la faculté avec laquelle l’autrice nous invite à partager les pensées de chaque personnage. En effet, la psychologie de chacun est poussée à son extrême, chaque question, émotion ou acte est pensé à voix haute par le personnage. Enfin, les différents moments du deuil sont présents : en introduction, on plonge dans un décor étouffant et déprimant, puis apparaissent des souvenirs d’une romance heureuse mais un tantinet mélancolique, des retrouvailles angoissantes et douloureuses et l’apprentissage de « vivre avec ».

Je me surprends à être nostalgique de cet amour perdu qui était si fort, c’est terrible ! Si bien que je me demande s’il ne s’agit pas d’un rêve ou d’un malentendu tellement ce qui arrive à Emma est cruel : elle doit composer avec un ex-mari qui ne se souvient nullement de leur vie ensemble. Être si proche et si distant qu’on en devient étranger dans le regard de l’autre. Au fil de pages, je m’interroge sur ce que peut ressentir un être qui vient de perdre la mémoire et à qui, on « greffe » une famille dont il n’a pas souvenir.  Peut-on imposer à quelqu’un qui ne se souvient de rien, une famille, une vie ? Jusqu’où s’imposent les liens du sang et la liberté ? Peut-on refuser de redevenir celui qu’on a été ? Comment réagir lorsque le passé refait surface et qu’il nous piège entre ses griffes ? Car outre la romance, c’est vraiment la question du deuil, des souvenirs entachés et la confrontation entre la vie et la mort que nous propose l’autrice. Comment faire face, se reconstruire ? Est-ce plus douloureux de vivre dans son passé ou de s’imaginer un futur impossible ? Peut-on oublier le goût de l’amour ? A cette question que je me pose, me vient mes propres flash-back, mes propres goûts et représentations de l’amour autour d’un tiramisu fait maison…

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« Parfois il n’y a que dans les adieux qu’on peut être parfait » – Extrait de la série PLL. Sur un son d’Elvis Presley – Mine-, je savoure ce Romanciak-Sanglot avec une cuillère du tiramisu fait maison.

Le rejet est également un thème qu’aborde ce roman. J’aime ce double sens que glisse l’autrice lorsqu’elle emploie les termes « Monsieur » et « Madame ». Ces deux mots qui unissent deux êtres et qui les séparent en même temps. Un coup, taquins et romantiques et une autre fois, violents et déchirants. Ces deux parallèles sont renforcés par le vouvoiement entre deux êtres qui autrefois ne pouvaient pas se décoller l’un de l’autre. L’image de l’amour parfait est mis à mal dans cet ouvrage. La tension est de plus en plus forte à chaque page que je tourne. Emma s’accroche à ses souvenirs qui a la fois la réconfortent et à la fois la détruisent. Quelle part de ce dilemme choisir ? S’effondrer et capituler en sombrant dans un passé perdu ou rester debout et construire un futur sans une des pièces maîtresses du puzzle ? Faut-il croire au destin dans des moments aussi insoutenables ?

Je suis accompagnée tout au long de ce roman par des chansons très fortes mais très tristes. Elles m’ont permis de me plonger dans une sorte de mélancolie qui accentue l’émotion ressentie par les personnages. Je tiens également à soulever que j’aime la double identité de la femme qui figure dans ce livre. En effet, deux des personnages féminins sont les exacts opposés : une version douce et une version plus diabolique, ce qui nous rappelle que chaque personne possède sa propre personnalité, plus ou moins accentuée par les souvenirs des expériences connues. Mais aussi qu’on possède tous une part joyeuse et une part toujours en quête de sens de la vie. Nous ne sommes pas « parfaits ».

Il y a des rebondissements à cette histoire, qui pourrait sembler « plate », et qui donnent une nouvelle direction aux lecteurs. On découvre pourquoi l’image de couverture est celle-ci et pourquoi les couleurs verte et mauve sont privilégiées. Je termine avec la notion de « peur ». La peur de l’inconnu lorsqu’on a été blessé et qu’on doit se reconstruire. Je trouve que c’est une romance-phoenix qui est dessinée au grès de ces pages. En effet, l’image d’une reconstruction prime et, toute la difficulté de la mettre en œuvre est décrite. L’autrice nous dit que le temps est un bon conseiller. Finalement, elle nous interroge sur notre propre conception et définition du mot « aimer ». Qu’est-ce que l’amour ?

Le mot de Maya :
J’écris sur la passion, j’écris sur la volonté, j’écris sur la liberté et sur les rêves, sur la vie et sur la mort, mais avant tout, j’écris sur moi. Je m’ouvre pour que toi, mon lecteur, tu puisses me toucher tout comme lorsque mes mots te touchent.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre définition de l’amour ?

Merci à Maya AGORA, ma partenaire gourmande, pour sa générosité, sa disponibilité et sa douceur.

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