Laura Zante et François Lapierre, de nouveau réunis !

! SP ! En collaborations avec  Librinova et la brasserie belge - belgicus.

La Solution Thalassa, de l’auteur Philippe Raxhon, 358 pages officielles, publié en 2019. Son deuxième roman (et le premier) sont disponibles en versions brochée et électronique sur le site de Librinova mais aussi sur ceux de la Fnac et d’Amazon.

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La Solution Thalassa c’est… un séminaire sur le thème de la Shoah donné par François Lapierre, un voyage dans les Ardennes belges pour le rapatriement du corps d’un soldat chaperonné par Laura Zante, des mensonges et des vérités, des esprits critiques, de la manipulation, un soupçon d’intelligence artificielle… Êtes-vous prêts ?

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Mon épopée gourmande a commencé lors de la séance de dédicaces de notre cher auteur belge, Philippe Raxhon, dont le premier livre, La Source S, a su bouleverser ma vision du passé et du travail colossale de la mémoire. Nous y avions suivi les aventures mouvementées de Laura Zante et de François Lapierre, tous deux historiens. Pour vous rafraîchir la mémoire, lisez ou re-lisez ma précédente chronique gourmande complète juste .

Je me permets de prendre une petite pause dans les locaux de La Brasserie Belge, en compagnie de l’auteur (et des très belles rencontres – de droit à gauche : Me ^^, Muriel, Stéphanie, Philippe & Christine), de Michel, créateur de La Belgicus, nouvelle bière qui vaux le détour soit dit en passant (si vous allez sur Liège, rendez-vous ici, pour en déguster un verre et repartir avec votre pack).

IMG_20190621_1917165Me voici avec mon livre sous le bras et un verre de Belgicus Gold, avec laquelle j’aurai pu associer ce second tome. Cependant, après ma lecture, je me suis vite rendue compte du ton plus sombre qu’emploie l’auteur dans la Solution Thalassa. Il me manquait une saveur particulière pour le mettre en relief. Un met plus fort, plus chocolaté, plus sombre…

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Tartufo pour un thriller plus sombre…

Voilà qui est mieux n’est-ce pas ?

Je me retrouve donc en compagnie de Laura et de François, un duo qui fonctionne à merveille, tant leur complicité et leur amour pour l’Histoire et la mémoire sont fortes. A nouveau, les chapitres sont courts, ce qui facilite ma lecture et rend le suspense plus qu’haletant. Une grande fluidité émane de cet ouvrage qui peut se lire d’une seule traite si le lecteur ne peut s’empêcher de connaître le fin mot de l’histoire.

Grande surprise et vraiment agréable selon moi, le ton de l’auteur est plus sombre, plus énigmatique, bien que fluide et humoristique à petites doses, ce qui élève ce livre au rang de véritable thriller historique noir. Nous sommes plongés dans un contexte plutôt ordinaire (un séminaire) mais dans une ambiance qui glace le sang et donne la chair de poule : la Shoah. L’auteur mêle à la question de la mémoire collective contemporaine, l’insatiable question de l’intelligence artificielle, qui provoque de nombreux débats cérébraux. J’adore ! Je ne sais pas où je vais, mais ce qui est sûr, c’est que dès le début de l’histoire, un mystère plane autour de la Source Thalassa et de ses enjeux dont on apprend la dangerosité. Me voilà nerveuse à souhait et sur mes gardes. Quelque chose ne tourne pas rond et se veut menaçant, et je compte bien sur Laura et François pour le découvrir !

Dans ce roman, pratiquement toutes les actions et conversations se déroulent dans l’ombre ou via internet. Que reste-t-il de la notion d’humanité, de communication en face à face ? Ce qui nous sensibilise à l’évolution de nos communications et du pouvoir qu’à la toile quant aux différents trafics qui s’y jouent chaque jour.

Les deux compères vont vivre deux moments étranges, en parallèle, dont l’enjeu est encore bien plus grand qu’auparavant, car il concerne cette fois-ci, l’avenir de l’humanité. Une question nous vient alors à l’esprit : jusqu’où peut aller l’homme ? Pour tenter d’y répondre, cette histoire est pimentée de manipulation psychologique, de mystérieux correspondants et d’un homme redouté comme redoutable. Qui tire les ficelles de qui ? Je me suis posée cette question tout du long de ma lecture, tant on ne sait plus à qui faire confiance. Qui dit la vérité ? qui ment ?

On croit que la vérité est nécessairement audible, on se trompe, qu’elle est intelligible, on fait erreur. La saveur du mensonge peut être une liqueur bien plus douce au palais que l’âcreté de la vérité.

Les personnages qui gravitent autour des deux protagonistes sont plus vicieux, plus cruels que dans le tome 1. La manipulation est un de leur point commun. Redoutable comme la peste, ellen a de quoi effrayer et questionner. Quelles intentions sert-elle ?

Voici une belle démonstration de l’application de la critique historique pour déceler le vrai du faux mais aussi, pour comprendre les intentions d’autrui, que nous livre l’auteur. J’apprécie que dans cette ouvrage, il y explique des notions historiques et technologiques, parfois complexes, mais avec encore plus de simplicité que dans le premier tome. Les novices apprécieront le geste !

J’ai néanmoins quelques points de repères auxquels me raccrocher, à commencer par le côté gaffeur et naïf de François et son amour débordant pour sauvegarder son statut prestigieux d’épicurien en chef. Également, une complicité à toutes épreuves entre les deux amoureux de la mémoire. Enfin une Laura aussi vive et impulsive que dans la Source S et dont la fougue nous donne force et persévérance.
Je tiens à vous rassurer que, comme le souligne l’auteur, certaines allusions sont faites vis-à-vis de La Source S, mais elles n’entravent en aucun cas, la compréhension du deuxième roman. Je vous conseille cependant, de lire les deux, pour apprécier la différence de ton et la diversité des thèmes abordés.

Ce second roman m’a fait réfléchir quant à l’évolution plutôt déconcertante et angoissante des avancées technologiques dont l’intelligence artificielle semble mener la partie. Un défi pour les historiens mais quelque part, une promesse d’aller encore plus loin dans leurs recherches. S’appuyant sur la logique de la critique historique, ce roman questionne la place de la vérité, son rôle et ses supports de communication et de diffusion. Il se veut être une démonstration d’une réflexion possible sur les dérives futures. Y mêler des faits de terrorisme, y mentionner des termes comme Dieu ou contrôle, rend paranoïaque, quiconque cherche à s’extirper d’un avenir terrifiant et incertain. Pouvons-nous encore parler de Droits de l’Homme ?

Je laisse à Philippe, le soin de vous glisser quelques mots…
« La Solution Thalassa pose la question de notre avenir, de ses défis, mais aussi des manipulations qui entourent les scénarios projetés dans le futur, dans un monde désemparé où la peur réjouit les manipulateurs.
Cette fois-ci mes deux historiens vont utiliser la critique historique non pas pour comprendre le passé et comment ce passé nous constitue, mais ils vont tenter de contrecarrer ces manipulateurs dans leur vision de l’avenir.
J’ai voulu La Solution Thalassa comme une suite de La Source S, parce-que les deux héros poursuivent leurs aventures, mais j’ai conscience que ce nouveau roman est différent du précédent, y compris dans sa ligne narrative. C’était un risque volontaire de ma part, mais nécessaire je pense, pour rester ouvert à la diversité de l’écriture romanesque.
Il est probable qu’un troisième opus éventuel s’inscrive dans une démarche de renouvellement analogue ».

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Regardez-vous toujours votre avenir du même œil ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Merci beaucoup à Philippe pour sa générosité, sa plume et les questionnements qu’il introduit à travers ses romans. Je vous recommande de le suivre sur les réseaux sociaux et d’aller dévorer son livre !

Un Huis-clos à l’intelligence artificielle

Je lis des auto éditéslogo-dThe Prison Experiment, de l’auteur Éric COSTA, 680 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon. Publié en 2018.

 

Le résumé de votre mission : 13 hommes dont une femme, vont devoir se rendre incognito, dans ce grand dôme obscur et invisible de tous surnommé « l’Œuvre«  par son créateur, Dédale. Dans cet immense labyrinthe ont été enfermés 5300 détenus volontaires. Aujourd’hui livrés à eux-mêmes, personne ne sait ce que sont devenus ces détenus, ni-même ce qu’il s’y passe exactement. Aurez-vous le courage de réaliser cette mission ?

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Bienvenue dans un univers aux évocations mythologiques me dis-je à moi-même. Juste le temps de m’armer de mon P90 et je vous livre mes impressions…

Je me dis que ce pavé, écrit relativement petit va passer entre mes mains. Je suis excitée par ma future lecture et j’aime ce sentiment d’impatience qui m’envahit.
L’intrigue me promet d’être transportée dans un univers apocalyptique et d’être guidée par un commando d’exception. Que vais-je rencontrer sur ma route ? En lectrice organisée et prudente, je prends soin de lire les recommandations que l’auteur a glissé à notre attention, à la fin de son ouvrage. C’est vraiment une très bonne idée car il y a énormément de personnages dans son roman. J’ai apprécié m’y reporter quelques fois pour être sûr de ne pas confondre un personnage avec un autre. Bien pratique !

En parlant de personnage, celui d’Elena, que l’on peut voir sur la photo de couverture est juste génial ! Je m’identifie à cette femme courageuse, réservée et très intelligente (sans vouloir me vanter^^).

Premières pages, premières impressions. Une tuerie ! Wow ! Ce roman m’a bouleversée, bousculée, angoissée, paniquée, car il s’agit d’un véritable massacre au niveau de cette expérience qui mène inévitablement à la mort… Comme Elena, membre du commando, j’avance à pas de loup dans un univers hostile et angoissant. J’ai littéralement peur de trouver un piégeur derrière ma porte alors je n’ose pas décrocher de ma lecture en restant au chaud dans mon lit, tant pis pour la dernière commission du soir lol. Ma lecture est incroyablement addictive ! L’auteur a une plume en or, tellement fluide et détaillée que je n’ai pas de mal à m’imaginer faire partie de ce commando. Oreilles en alerte, j’aime la tension qui me tient pendant ces 680 pages ! Âmes sensibles, suivez-moi.

Pour survivre dans cet état de mort sociale dans laquelle je m’enfonce, il m’est nécessaire de ne pas penser, ou de tenter de penser le moins possible au monde qui fut le mien jusqu’à ma chute. (…) La liberté dites-vous ? Où se trouve la véritable liberté ? Où est la prison ? (…) Vous êtes-vous déjà demandé qui a le véritable contrôle sur votre vie ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, la plus importante à mon sens : quelle illusion préférez-vous ?

L’auteur nous embarque donc dans une réflexion autour du contrôle et de la manipulation mentale, jusqu’à épuisement des forces physiques et psychologiques, jusqu’à un semblant de victoire sur l’autre. Je sens comme un besoin de prouver sa force, sa supériorité face à un autre être humain. Tension, épreuve de force ont rythmées ma lecture avec en toile de fond, une illusion d’espoir. Comment raisonner si on vous prive de votre capacité à entrevoir une porte de sortie ? J’ai beaucoup aimé cette idée d’avoir en permanence une surveillance à l’intérieur du dôme, des yeux qui voient tout à l’image d’un modèle de prison panoptique, comme si un intrus avait pénétré votre intimité. Vient alors un face à face avec le vide et, c’est à qui répondra en premier.

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Un Sanglot synonyme de massacre qui me laisse le ventre vide. Peut-être mon pc me sauvera-t-il …

Qui dit commando, dit chef. Qu’est-ce qu’il peut m’exaspérer ce Basileus, j’ai peur qu’il les fasse tous se faire tuer ! J’aime sa hargne mais je n’aime pas son individualisme et son égocentrisme envers les hommes (et la femme) qui l’accompagnent pour cette mission. Je note que l’auteur a pris le soin d’attribuer à chacun, des caractéristiques uniques qui les rendent réels. Les soldats ont du courage car moi, je ne sais pas si je serais entrée dans l’Œuvre.
Les prisonniers quant à eux, du moins pour les survivants, sont parfois comparés à des créatures, des bêtes, comme un mal qui nous ronge de l’intérieur, la naissance d’une folie aggravée. Les détails sont saisissants et bien écrits. Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que souvent, les scènes se déroulent dans le noir ou dans des conditions climatiques périlleuses, ce qui n’a fait qu’amplifier la tension ressentie de par l’imagination débordante qui s’active.
J’aime beaucoup l’idée de suivre l’évolution du commando mais également d’autres personnages en parallèle, tous autant traumatisé par cette expérience. Je n’ai pas eu de mal à suivre l’évolution de tous les personnages. Chacun a un rôle à jouer plus ou moins important. Le récit d’un des détenus qui nous parvient me plonge en Enfer. L’ambiance est à glacer le sang. Cette expérience me fait penser à celle de STANFORD (que l’auteur évoque également), bestiale, violente avec un gros plan sur le voyeurisme et la folie de l’homme. Et c’est bien de cela dont il est question : jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? Quand la folie remplace la raison ? A quel moment se déclenche la perte de contrôle de soi ? Enfermés dans une espèce de forteresse, les prisonniers sont livrés à eux-mêmes. La construction sécurisée de la prison, permet-elle de ne laisser s’échapper personne ou de ne faire entrer personne ? Malgré la dureté des conditions, de véritables paysages colorés se succèdent. Je me surprends à me demander comme Agellos, si ce que j’imagine est bien réel ou seulement un mirage. J’admire la faculté de l’auteur à nous faire perdre tous nos repères spatio-temporels, la folie nous guettant peu à peu. N’est-ce pas là une volonté de nous signifier que le cerveau humain est un labyrinthe dont on part en exploration chaque jour ? Je trouve que l’auteur sait nous donner un aperçu des risques de l’isolement et des effets qu’elle procure au cerveau. J’avais l’impression en lisant, d’être en exploration de mon âme au purgatoire.
Comme dans la vie réelle, il demeure des clans dans cette prison. Certains poussent la cruauté à son apogée, d’autres au contraire tente de vivre une vie « normale ». Les questions de vie, de mort, de liberté et d’enfermement sont très présentent dans ce roman. Quelles définitions y apposer ? Comment y accéder ou l’éviter ? Il semble que le désespoir soit une tentative de réponse que l’auteur met en avant.
J’aime que l’auteur face illusion au thème de la déviance, ici suite logique à un projet inhumain qui tourne mal. Tout le monde, je pense, peut se reprocher un fait dont il n’est pas fier et, qui l’a poussé à commettre quelques fautes.
L’évocation de l’intelligence artificielle est plus que d’actualité parmi les avancées technologiques qui bouleversent notre quotidien. C’est dingue de pouvoir aujourd’hui, recréer, imiter la vie ! Je me questionne alors sur l’équilibre entre l’inné et l’acquis, le bien et le mal. Une évocation mystique et biblique avec le nombre « 13 », me renvoie en échos la malchance qui plane autour du commando, composé de ce même nombre.
J’aime beaucoup ce jeu d’énigme entre le créateur et les « joueurs », qui dynamise ma lecture et qui complète bien cette notion de « labyrinthe » dont il faut trouver la clé. Le poids du silence est pesant, pourtant, l’auteur a su y mettre des mots qui résonnent comme l’Ange de la mort venant chercher son festin.
Comme dans la vie réelle encore une fois, l’auteur a pris le soin de poser en toile de fonds, l’organisation d’une société avec ses côtés positifs (entraide, amour, amitié) mais également ses travers (meurtres, vengeance, folie). L’activation d’un besoin de survie met à mal notre côté rationnel et altruiste. Nous retournons à la base de la création de l’univers avec la représentation des quatre éléments, dont les nombreuses épreuves de force contraignent l’acquisition.

J’ai vraiment adoré ma lecture ! J’ai ressenti angoisse et peur du début à la fin. Quelques fois, j’ai aperçu au loin un mirage d’espoir. Il y a énormément d’actions et de suspense dans ce roman. L’auteur a su accentuer et mettre en évidence nos plus profondes peurs, les menaces qui nous pèsent au quotidien dans un huis-clos extrêmement bien pensé et écrit. Lorsque je pensais que tout allait se terminer et que je pourrais sortir, l’auteur vient bouleverser et renverser ce peu de réconfort et d’espoir. Il met des mots précis sur la peur, la vie et la mort. Étant encore bloquée dans cette prison, j’attends avec  impatience que le commando d’Elena vienne m’en délivrer… Rendez-vous bientôt pour le tome 2 !

Le mot d’Éric :
Entrer dans l’univers de  » The Prison Experiment », c’est comme plonger dans le déluge, sous un vent de tempête, dans un froid polaire, pour ressortir trempé, éperdu et tremblant sous un soleil de plomb.
Je ne le conseillerais pas à mon pire ennemi, à part s’il est drogué aux émotions.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous survécu à votre lecture ?

Avez-vous trouvé la sortie ?

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Pour vous procurer ce roman allez visiter le site web de l’auteur juste . Vous pouvez aussi vous rendre sur Amazon en cliquant juste ici.

Ce futur est-il le notre ?

Je lis des auto éditéslogo-dLes Ondes Maléfiques, de l’autrice Laure St ANDREA, 446 pages officielles, disponible en version numérique et en version brochée sur Amazon (lien en bas de page), paru en janvier 2019.

Résumé futuriste : Nous sommes en 2151, en terre Francie, à Paris. La solidarité et la fraternité ne sont plus vraiment de ce monde. Le climat est déréglé, la population meurt de faim, sous les regards indifférents d’une poignée d’aristocrates, qui mène la belle vie. Lina est l’aînée d’une fratrie de trois enfants. Lorsque ses parents vont être enlevés, elle va devoir fuir son domicile familial avec son petit frère, Yannis, et sa petite sœur, Emma. D’aventures en cavales, elle va devoir affronter ses plus grandes peurs et s’armer de courage pour comprendre ce qui a pu arriver à ses parents. Sont-ils seulement encore en vie ? Vous le découvrirez en lisant ce roman…

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J’émets deux petits bémols d’entrée de jeu avant de vous expliquer les points positifs de ce roman.
Le premier. Nous sommes en 2151. Le monde est calciné, la population malmenée… J’aurais aimé me plonger davantage dans cet univers détruit et sentir un peu plus la peur m’envahir à la lecture de ce roman. Le jeu de vocabulaire futuriste et les actions étant bien choisis, je trouve dommage de ne pas avoir plus de détails pour nous faire ressentir, en tant que spectateur, ce désastre planétaire. J’apprécie cependant l’effort de l’autrice pour les brides de technologies futuristes. Est-ce que j’en demande trop ? Peut-être. Je dois dire que j’ai surtout en tête la description de la célèbre saga Hunger Games, dont le  style d’univers apocalyptique me fait sensiblement échos. On retrouve un groupe malveillant et un groupe de résistants. L’univers est sombre (mais adapté pour les adolescents), un peu comme le décor du film « Je suis une Légende » de Francis LAWRENCE.
Le second bémol. J’ai trouvé la fin un tantinet bâclée. Je suis des actions qui se déroulent selon moi dans un ordre respectable et logique. L’autrice a prit le soin de peaufiner certains détails utiles à l’enchaînement de l’histoire. Cependant, arrivé à la fin, j’aurais aimé un peu moins de précipitation pour qu’enfin, je puisse souffler après tant de péripéties et puisse me « consoler » avec des détails croustillants. Cependant, je trouve que ce roman a tout a fait sa place dans une bibliothèque apocalyptique pour adolescents.

J’aime le fait que l’autrice mette en scène un héro au féminin, car, j’aime m’identifier à une figure féminine (non pas que je déteste les héros hein^^). J’apprécie alors que le lecteur soit apostrophé par Lina, dès le début de sa lecture car en effet, c’est l’adolescente qui parle à travers ce roman.
Une forte responsabilité lui est confiée, en plus de satisfaire la curiosité et la soif de notre appétit de lecteur ; elle doit endosser très vite le statut de référent familial, de cheffe de la meute, suite à l’enlèvement de ses parents. Elle devra se battre contre des forces qui la dépassent, des personnes dont elle ne connaît même pas les desseins. J’admire son courage face à toutes les situations dont elle devra faire face. Elle sait mener sa troupe comme on dit et, je pense que je me sentirais en sécurité avec elle car elle a un fort esprit de famille en prenant soin de ses frère et sœur.
Le personnage de Lina est assez travaillé et ne ressemble pas à une simple adolescente comme les autres. Elle est intelligente, courageuse, c’est une battante. J’aime le fait qu’elle soit issue d’une famille où les codes, messages secrets, priment. J’ai adoré décrypter avec elle et son oncle, le journal intime de son père, qui se révèle être très ingénieux. Cela me fait penser au fait que pour découvrir la vérité, cela nécessite une forme de sacrifice (ici en temps et en énergie).
Sa sœur Emma, n’a rien à lui envier tant elle possède aussi une cervelle brillante. J’aime son côté rationnel et concret qui contraste avec celui de son petit frère, Yannis, plutôt rêveur. Les trois personnages sont ensembles, une trilogie très complémentaire car chacun va apporter sa pierre à l’édifice. Leur solidarité est à toute épreuve dans ce roman, et jamais ne faille, j’adore.

Ce que j’ai apprécié au fond, c’est que ce roman ne parle pas d’un futur trop éloigné. Les sujets qui y sont abordés sont plus que d’actualité, comme par exemple, le climat qui se dérègle (fortes températures, vent…), la nourriture qui devient une denrée rare et chère au détriment de corps sains et en bonne santé, la rationalisation du temps passé dans les espaces verts purifiés et sans le port d’un masque pour respirer… Le message que tout se monnaie est très présent dans ce roman. J’aime ce débat écrit qui nous incite à  prendre conscience du monde qui est en train de changer autour de nous. De plus, le troc, comme il était coutume avant, reprend une place privilégié dans le régime de l’offre et de la demande. L’idée de payer le droit de continuer à vivre en quelque sorte, est encore plus accentuée avec les jetons qui servent de monnaie d’échange. Comme si la vie pouvait s’acheter dans un distributeur de barres céréalières… Ce n’est pas si insensé que ça finalement.

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Comme on ne lit jamais un Poussin sans un bon petit bout de fromage, j’en profite pour m’en délecter avant la fin de ma lecture A toi, Lina !

Vivre à P5 vous déshumanise un peu plus tous les jours. les servants perdent tout en entrant ici, à commencer par leur nom. Alors penser qu’ils puissent avoir une opinion personnelle… Seuls les dirigeants ont ce pouvoir.

J’aime beaucoup l’allusion à la loi travail et la manipulation par les ondes, des citoyens. Je trouve que lorsqu’on touche à la politique, la liberté de penser est d’autant plus difficile à conquérir bien que très convoitée. J’ai réfléchi quant à mes choix, mes envies et, à mon sens de citoyenne responsable.
Il s’agit ici selon moi d’esclavage moderne par l’utilisation d’une technologie qui nous parviendra bien vite (si ce n’est déjà fait) : les ondes. J’aime bien cette idée et, suis pressée de découvrir le véritable but de cette volonté de détruire les pensées. En quoi est-ce utile d’avoir des pantins ? Qui est ce fameux PETEL qui a prit la gouvernance du pays ?

L’introduction de la pensée positive et du yoga est amenée en douceur par l’une des personnages, Kalya. J’aime l’idée d’accentuer le fait que l’action, l’agir, ne se réalise pas dans la précipitation mais, qu’il faut d’abord se connaître soi, ses forces et ses faiblesses mais aussi ses ressources et ses limites. Gérer ses émotions face au stress d’une situation, à la peur et à l’angoisse est primordial pour rester serein.
Je trouve qu’il est très intéressant de mêler également l’univers de la médecine pharmaceutique dans ce roman. La manipulation ne se fait pas seulement via les mondes mais aussi par une sorte d’empoisonnement mental et collectif. Il s’agit de casser tout espoir d’avoir encore son libre arbitre, montrer également qu’en plus de l’esprit, le corps ne nous appartient plus. La dévotion à servir se fait dans l’incompréhension et dans la non-violence, du fait que la parole est supprimée pour la population qui ne peut donc se rebeller et protester. Une personne devient un matricule comme cela peut être le cas dans le monde du travail. On ne nous demande pas de réfléchir mais d’agir. Or, nous savons tous l’importance de l’intelligence collective quand il s’agit de mener à bien un projet. Nous en avons un exemple avec les réunions collectives de la résistance, qui permettent de réguler les tensions et esprits trop impulsifs, mais également de mutualister les connaissances, c’est bien vu !

Dans l’ensemble j’ai apprécié la lecture de ce roman malgré un manque de détails au niveau de la description de cet univers apocalyptique. cependant, j’ai apprécié les nombreux sujets que l’autrice développe et je trouve cela très intéressant pour des jeunes adolescents en quête d’une personnalité et d’un sens de la responsabilité. Il aide à se poser plus de questions sur le monde qui nous entoure et pourquoi pas prendre au sérieux son rôle de citoyen en faisant entendre sa voix, ses idées.

Le mot de Laure :
L’idée de ce roman m’est venu du constat de mon quotidien et d’une question : et si l’on poussait les curseurs un peu plus loin, que se passerait-il ?
Quelques exemples :
– Les glaciers menacent de fondre ? Qu’ils fondent et que les eaux montent !
– L’accès à la nourriture saine est difficile et coûte cher ? Vive les barres protéinées à l’origine douteuse !
– Il est difficile de garder son indépendance et sa liberté de penser ? Et si nous ne l’avions déjà plus !
A chaque nouvelle interrogation, j’essayais de placer mon héroïne dans un univers de plus en plus chaotique. C’est ainsi que sont nées « Les Ondes Maléfiques ». J’espère que vous aurez autant de plaisir à les lire que j’en ai eu à les inventer.
Bonne lecture !

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Pensez-vous que notre futur sera ainsi ?

Merci à Laure ST ANDREA pour sa générosité et sa gentillesse. Vous pouvez vous procurer son livre juste ici et aller faire un petit tour sur son site web, juste (je vous conseille de vous inscrire à sa Newsletter qui est très bien construite).

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