Les mathématiques peuvent servir…

Je lis des auto éditéslogo-d

La Route Hors Du Monde, Tome 1 : entre les chiffres, de l’autrice Charlie Clé, 146 pages officielles, auto-édité en 2015. Son premier tome est disponible en version brochée et en version électronique sur le site de la Fnac et sur TheBookEdition.com. Pour plus d’informations, allez faire un tour sur le site web de l’autrice (attention, certains articles comportent des spoils !) ! Elle est également présente sur les réseaux sociaux !

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1605104721250510181295646306101916961949631051005061059 : Antoine, un adolescent de quinze ans, est envahit par cette suite de chiffres. Depuis huit ans, il ne parvient pas à en comprendre le sens. Grâce à l’aide de ses amis, il va mener une enquête pour tenter de percer le mystère mathématique qui se cache derrière.
Très vite, la bande est prise dans des évènements, tous plus étranges les uns que les autres. Inquiétude, mystère, peur… rythment ce roman !
Jusqu’où les conduira cette liste ? Est-ce vraiment une bonne idée de vouloir lire entre les chiffres ?
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J’ai dû faire durer le plaisir de lire le premier tome des aventures d’Antoine, un jeune garçon à qui la chance n’a pas souri. Élevé par une mère aimante mais un père tyran, très tôt,  il doit grandir plus vite que les autres. 
À cela s’ajoute un tourbillon de nombres qui s’invitent constamment dans son cerveau. Un tourne disque incessant dont il ne comprend rien. Du moins, pas tout de suite… Une longue route attend Antoine et ses amis. Je regrette un peu qu’il ne soit pas davantage mis sur le devant de la scène étant donné que c’est lui que les chiffres, harcèlent. Peut-être est-ce une volonté de l’autrice pour faire de la place à toute sa bande d’amis et aux membres de sa famille ?
Le lecteur est pris dans une spirale infernale cadencée par le doute, avec d’un côté le mystère lié à ces nombres et de l’autre, les actions qui se déroulent tout au long de ce court roman.
Il est vrai que les actions s’enchaînent à un rythme soutenu et ont du sens, car chacune à leur niveau, nous transmet un indice supplémentaire quant à la compréhension de cette suite de chiffres.
L’autrice y dépeint avec style, différents tableaux, différents morceaux de rêves, comme elle nous l’apprend dans des articles de son site web. L’ensemble est plutôt cohérent et donne à cette histoire un côté fantastique, qui lui colle bien à la peau !
Ce roman est assez spécial dans le sens où il met en scène des personnages aux quotidiens plutôt ordinaires avec une tendance pour les histoires trash ou sombres (un dont la mère est dépressive, un autre qui se fait battre par son père…) et les transporte dans un monde extraordinaire, proche de la science-fiction ! J’aime beaucoup. Deux opposés qui fonctionnent très bien ensemble. Nous avons donc une réalité à la limite du noir que vient combler un univers fantastique.
Ce roman court mais percutant, définit à lui seul, la fine et fragile frontière entre le rêve et la réalité.
Les chapitres sont courts et nous laissent parfois perplexes quant à la suite de l’histoire. Mais, c’est sans compter la plume vive, humoristique de l’autrice qui ne nous laisse aucun répit !
Cette intrigue est assez ambiguë dans le sens où elle empreinte les codes et usages de divers genres littéraires, pour nous embarquer dans une vision fantastico-réelle du monde, sur les traces d’un chemin parallèle.
Cependant, malgré peut-être le manque de descriptions à certains passages du livre, ce roman se lit comme on engloutit une bouchée de pain ! Le plus banal des objets (comme une voiture par exemple) devient absurde et le sujet de nombreux rebondissements, c’est génial !
J’apprécie que l’autrice y aborde le thème central de l’amitié. Dans ces moments de doutes, de peur et d’incompréhensions, que traverseront chacun, la solidarité dont ils témoignent les uns envers les autres, est très touchante. L’image d’une union entre tous donne une certaine cohérence à l’intiguen et est primordiale au bon déroulement de cette histoire assez tordue, il faut se l’avouer. Ce que j’ai le plus apprécié, est que chacun grâce à ses compétences et connaissances, apporte sa pierre à l’édifice et ensemble, ils parviennent à avancer sur cette route hors du monde. Leurs liens se renforcent au fur et à mesure, à l’instar de les couper de la réalité petit à petit. J’aime beaucoup le personnage sceptique du père qui nous rappelle qu’en chacun de nous demeure une part qui veut y croire et l’autre qui se refuse toutes croyances ésotériques. Va-t-il y croire dans le tome 2 ?
Plus j’avance dans ma lecture et plus toute cette histoire me semble insensée ! Je ne sais plus si je dois rire ou stresser tant la tension est drôlement bien menée et conduit le lecteur à poursuivre sa lecture malgré les incompréhension qui le gagnent. Selon moi, il s’agit d’un roman young-adult qui met en avant la quête du sens, la difficulté de croire en des choses qui relèvent de l’imaginaire, l’esprit de famille et l’amour que l’on porte aux autres que ça soit en amitié ou en amour.
Que veulent signifier ces chiffres ? Ont-ils une suite logique, une histoire, un début, une fin ? Pourquoi telle personne est concernée ? Beaucoup de questions se suivent dans mon esprit.

Jouer le mystère avec la carte des chiffres est très bien pensé. Après tout, qui n’est pas devenu dingue en regardant le film « Le Nombre 23 » de Joel Schumacher ? Les chiffres ont ce don de nous être familiers mais de nous faire peur également.Les introduire dans un roman favorise l
e suspense haletant comme en témoigne ce roman.
Mon cerveau d’enquêtrice s’active. Le pari est réussi pour ce premier tome, car malgré toutes mes théories, aucune ne me dira pour l’instant ce que représentent ces chiffres…
La notion de temps est très présente dans ce premier tome. L’adage « Tout vient à point à qui sait attendre », vous est peut-être familière ? Et bien, je trouve qu’elle résume parfaitement l’ambiance assez mystique de ce roman. En effet, il aura fallut huit ans à Antoine pour amorcer une explication à cette suite de chiffres. De plus, les personnages sont forcés d’avancer pas à pas, énigme après énigme, pour résoudre cette enquête. Tout comme il faudra une seconde partie au lecteur pour découvrir (peut-être) le fin mot de cette histoire.
« Longue sera la route, mais ce n’est pas une raison pour se presser. Au carrefour prenez le temps de vous arrêter. »
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Et je me suis arrêtée pour déguster ces fameuses Bruschetta à la tomate ! Merci Giovanni ❤

Rendez-vous pour le tome 2 prochainement…
 
Le mot de Charlie
Yeats a écrit :
« Marche doucement car tu marches sur mes rêves. »
Pour La Route hors du Monde, ce sont plutôt mes rêves qui m’ont marché dessus !
Pas ceux que l’on fait éveiller, que l’on espère réaliser, que l’on travaille à accomplir, mais ceux qui viennent de nulle part, qui surgissent dans notre esprit quand le sommeil le rend vulnérable. Vulnérable et réceptif.
Ce sont ces rêves-là, qui semblent parfois n’avoir aucun sens, qui sont les fondations de cette trilogie.
Bonne lecture…
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L’addition, s’il vous plaît

La route hors du monde tome 1 - charlie clé

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Devenez-vous obsédés par les chiffes ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Charlie pour cette découverte surprenante et agréable mais également pour sa gentillesse. Vivement le tome 2 🙂

C’est cadeau ! L’autrice vous propose de découvrir un extrait de la trilogie « Âmes Soeurs ». Je vous mets le lien du site web, actuellement en construction.

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L’amour mystérieux est courbé…

Je lis des auto éditéslogo-dLa Contemplation des Lignes, de l’autrice Isabel Komorebi, 248 pages officielles, auto-édité en mars 2019. Son roman est disponible en version numérique et en version brochée sur Amazon.

Je vous conseille d’aller faire un tour sur son site web pour vous tenir informés de son actualité : cliquez !

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En résumé, le magnifique Moodboard d’Isabel !

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©Isabel Komorebi

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Le vieux Max m’a toujours soutenu que rien n’arrivait jamais par hasard. Que tout avait un but, que tout avait un sens. Que, même si notre vie ne nous appartenait pas, il y avait un chemin qui était tracé devant nous, telle une ligne, parfois droite, parfois arquée, qui devait nous mener quelque part, là où est notre place. Là où on nous attend.
Mon impression globale sur le roman d’Isabel est un mélange d’étonnement, d’égarement, de mystère, de réflexion personnelle et d’émerveillement. Je suis littéralement troublée par ma lecture qui me laisse presque sans voix, tant j’ai apprécié lire, observer, me jouer des lignes qu’elle décrit avec force, courage, persévérance, sincérité, amertume et passion.
Je suis surprise par l’idée de développer de façon architecturale presque, les paysages qui nous entourent mais également ses émotions. En effet, l’autrice se place telle une dessinatrice, une architecte à la fois de l’amour mais également de notre projet de vie. Cette idée de lignes verticales et horizontales vient presque à nous obséder tant sa démarche est troublante et percutante ! Je n’ai jamais lu pareil roman auparavant.
C’est vrai, tout ce que nous rencontrons, créons,  n’est pas toujours droit. Chaque imprévu est déformé par ces courbes, ces lignes, entendues au sens d’évènements, de rencontres qui bouleversent notre quotidien.
Un mot vient peindre et résumer l’ambiance atypique de ce roman : contemplation. J’y lie une forme d’adoration de mise à nu, de sensibilité, d’admiration envers autrui. Un abandon presque total de nos craintes.
Au fil de ma lecture, je découvre deux protagonistes à la fois complémentaires mais si opposés ! Cet étrange sentiment que deux êtres sont faits pour être ensemble malgré leur décalage ne m’a pas lâchée durant ma lecture. Je ne peux que me demander d’où vient la colère du garçon (Ethan) et la délicatesse de la fille (Lily). J’émets un seul bémol, je n’ai pas accroché au fait que soit redondant la mention du mauvais caractère d’Ethan. Mais je ne peux nier le sentiment plus que réel qui m’habite quand je pense à ce garçon et cette fille, qui par des chemins tortueux, vont se rapprocher.
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Une romance qui s’accompagne d’une pizza parma-basilique, maison bien sûr !

J’aime beaucoup l’intrigue qui se joue à travers les histoires des deux protagonistes. Des allusions à la colère ou encore à la peine et à la peur sont présentées. Un vrai mystère s’installe et me pousse à poursuivre page après page, mes découvertes. J’ai hâte de découvrir le dénouement de cette histoire.
La façon dont les corps se désirent mais s’interdisent de vivre pleinement un amour pourtant réciproque, m’interpelle. Cette contemplation des âmes relève presque du religieux, de l’adoration sacrée. Une sorte de dévotion à l’autre. L’autrice dépeint un véritable coup de foudre qui relève du domaine du mystique.
Je trouve remarquable l’enchaînement des deux points de vue dans les chapitres courts et intenses : celui d’Ethan et celui de Lily. C’est une prouesse que de passer de l’un à l’autre sans en perturber la lecture et embrouiller le lecteur. L’autrice nous invite dans sa tête et parvient à transmettre les émotions que les deux personnages principaux ressentent chacun à tour de rôle durant le même instant.
Beaucoup de mystères sont présents au sein de ma lecture qui me pousse à m’interroger sur plusieurs points. Que s’est-il passé ce fameux jour pour Ethan ? D’où viennent les horribles cicatrices de Lily ? Que représentent ces lignes qui nous hantent ?
Au-delà de la recherche de l’amour vrai, ce livre traite aussi des relations entre frères. Un savant mélange entre protection et rancœur. Mais également de la mémoire : intangible, infaillible. L’un se souvient de cet amour pour cette femme, l’autre ne se souvient de rien…
Ce roman parle aussi du temps qui défile et qu’on ne maîtrise pas. Entre passé et présent, le futur est mis à mal et sans cesse redessiné. La notion du temps s’efface pour laisser place à un souvenir à la fois douloureux mais salvateur. Une survie pour une vie. Un passé en commun qu’on ne peut mesurer qualitativement ou quantitativement.
Pour alléger ce texte lourd de sens, l’autrice a judicieusement glissé le symbole de la liberté à travers les chevaux, la passion d’Ethan.
Peut être que mes mots vous paraissent flous, mais ce sont les sentiments que je tire de ma lecture. Je ne vois qu’un horizon fait de lignes droites pourtant l’autrice sait nous emmener au-delà du réel, à la frontière du concret.
Les émotions décrites sont à la fois courtes, intenses, douces et brutales. Comme une expiration trop légère ou une inspiration trop profonde.
Ce roman me trouble. J’ai l’impression qu’une partie de sa compréhension m’échappe.  C’est indéniablement ce qui en fait sa force !

 

Le mot d’Isabel
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©Isabel Komorebi

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Que pensez-vous de cette étrangeté de l’amour ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour sa patience, sa gentillesse et son originalité qui me permet d’ajouter une touche de fantaisie dans la présentation de ma chronique.

La puissance du savoir

Je lis des auto éditéslogo-dLa Voleuse des toits, de l’autrice Laure DARGELOS, 676 pages officielles, auto-édité en février 2019. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon. Je vous conseille d’aller faire un tour sur ses blogs en cliquant ici et . De très bons conseils d’écriture s’y trouvent ainsi que l’actualité de l’autrice et de ses romans.

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Loi du 31 mai 2019 : Vous vous perdrez à travers le temps en remontant en 1798. Vous ferez la connaissance d’Éléonore Herrenstein (alias Plume), jeune aristocrate, fille de l’Ambassadeur de la ville de Seräen ainsi que d’Élias d’Aubrey, l’un des hommes les plus puissants du royaume, fiancé d’Éléonore. Vous craindrez les règles écarlates et sa ligue. Vous suivrez Plume sur les toits. Vous ne manquerez aucun combat pour sauver votre honneur. N’oubliez pas de percer le mystère de la toile…

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Bienvenue à Seräen. Ça y est, j’y suis, en 1798 je veux dire. Tout a été pensé pour nous faire voyager à cette époque, des lieux aux dialogues en passant par les personnages et leurs façons de s’exprimer. Vraiment, je me prends une grosse claque en pleine face tellement je suis conquise. Je commence donc ma lecture, sous le charme. Mais, très vite, je me rends compte qu’il y a beaucoup de personnages, que je n’arrive pas à suivre comme j’aimerai cette histoire très prometteuse. Pas d’Index présent au cas où notre mémoire nous jouerait des tours. Je commence à perdre espoir, quelque chose me retient de savourer ce roman et j’en suis très peinée. D’autant plus que cela fait longtemps que j’ai ce roman en ma possession. Une idée me passe par la tête : et si je transformais la version brochée en livre audio ? J’ai toujours aimé le fait qu’on me conte des histoires. Alors, ni une ni deux, je traduis le roman (mais je suis le déroulé de l’histoire en même temps que la lecture car, il faut bien que je traque les coquilles, moi qui en fait ^^). Le test est positif : 600 pages de lecture… soit un peu plus de 16 heures de lecture et d’écoute m’attendent. En avant !

Pendant que le fichier charge, je prends un instant pour observer la couverture de plus près. Je la trouve juste sublime, très soignée et travaillée ! Nous comprenons pourquoi une montre à gousset y figure car, c’est un extraordinaire voyage dans le temps qui attend le lecteur.

L’autrice a fait le choix de diviser son roman en trois livres. Le premier nous présente la ville de Seräen et les lois écarlates qui la fondent. D’entrée de jeu, le lecteur est averti : toutes formes d’art sont prohibées. Vous imaginez-vous vivre sans pouvoir exprimer votre créativité ? Je trouve très intéressant de nous plonger dans cet univers car, j’ai eu l’impression d’être en possession d’un livre interdit. Ma lecture est devenue à ce moment-là, une violation de la loi et moi, une hors-la-loi, j’ai les frissons, j’adore !
Le deuxième nous dessine en toile de fond le dessein d’une romance et nous promet un combat entre les sentiments flous du jeune aristocrate, Élias et de ceux d’Éléonore. Un splendide voyage dans le passé aux paysages colorés attend le lecteur. Gare à vous si vous perdez la notion du temps. Je vous conseille de faire attention aux détails qui jonchent votre route (n’oubliez pas la toile mystérieuse…) pour comprendre ce roman.
Enfin, le troisième livre est quant à lui, plus sombre que les deux premiers et, a le goût de la révolte avec en tête de fil, une Éléonore plus déterminée que jamais à renverser le pouvoir. Mais y arrivera-t-elle seulement ?

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Une pause s’impose à base de pâtes au pesto accompagnées de sa salade de roquette : deux aliments qui se marient à merveille comme Éléonore et Élias…

L’autrice, via un style très descriptif et romanico-héroïque (permettez-moi l’invention) permet une certaine fluidité dans le récit et le déroulement d’une intrigue que je trouve cohérente et réfléchie. Cependant, j’ai trouvé certaines descriptions lourdes etn dans ces moments-là, j’ai eu tendance à décrocher un peu. Malgré tout, le lecteur est invité à imaginer toutes les scènes et les nombreuses actions qui composent ce roman. Pour le coup, vous ne serez pas déçus ! Je ne pouvais prévoir aucuns des retournements de situations que j’ai découverts au gré des chapitres, et pour cela, je tire mon chapeau à l’autrice. Car, après tout, quel lecteur n’aime pas être surpris ?

Au fil de ma lecture, je cerne de plus en plus les psychologies et caractères des personnages principaux de ce récit. Je m’identifie aisément à Éléonore ou à Élias. J’irai même jusqu’à dire que je suis un mixte des deux protagonistes.
Le jeu amoureux qui se dégagent d’eux me fait penser à un « je t’aime, moi non plus », où le doute s’installe pour déterminer dans les esprits pour déterminer si Élias est vraiment sincère dans les sentiments qu’il dit éprouver pour Éléonore.
Cette dernière, ayant un caractère très fort, n’aimant pas se laisser marcher sur les pieds, osera plus d’une fois s’interposer et répondre à un aristocrate, drôle de par son cynisme, ses répliques sarcastiques et, son habileté à manier l’épée. J’aime l’introduction d’une rivalité fraternelle entre son frère cadet et lui qui introduit la notion de pouvoir, de force et de contrôle.

La double identité de l’héroïne quant à elle, pourrait être comparée à notre envie d’être libre et à l’apparence soignée que les normes nous imposent.
La complicité qu’entretiennent Éléonore et sa femme de chambre, qui connaît comme le lecteur, le secret d’Éléonore, celui d’être une voleuse courant sur les toits; est très bien décrite et apporte un peu plus de légèreté à ce roman. De plus, cela permet à mon sens, de parler de la notion de loyauté. Plus tard, ce thème reviendra, renforcé par celui de l’amour.
Je comprends que le fait de monter sur les toits pour Plume est avant tout une recherche de liberté. La légèreté de son pseudonyme contraste parfaitement avec la force dont la jeune femme fait preuve. Agile, souple, mais au caractère de plomb (un kilo de plume vaut-il un kilo de plomb ?). Son attirance pour les arts vient à contre sens d’une prohibition de celui-ci et interroge quant à son rôle pour renverser ce gouvernement trop strict. Les arts sont-ils salvateurs ?

L’autrice a fait le choix de ne pas polluer son récit de nombreux dialogues car, même si nous en avons, ils sont placés avec pertinence et dynamisent le récit, rendant  plus que réels encore, les échanges entre les personnages. De plus, le ton employé et le vocabulaire choisi donnent un côté ancien faisant ainsi écho à l’année dans laquelle se déroule l’histoire. Vraiment, j’adore, on y croit ! Je trouve que cette prouesse doit être soulignée car garder ce style pendant près de 700 pages est un énorme talent.

Ce que j’ai apprécié est, l’idée de mettre l’image des galeries souterraines, qui amplifie le mystère qui rode dans la ville. De plus, cette image peut être le reflet de la notion de secret qu’on enfouit sous terre, ou encore, synonyme des mystères qu’abrite une ville et ses habitants. L’introduction d’une toile mystérieuse ne laisse donc pas le lecteur sur sa fin, ceci marquant le début d’une quête de sens autour de cet objet prohibé. Enfin, le troc est un des sujets évoqués dans ce roman qui se marie avec l’époque choisie ajoutant une notion d’échange. Les jeux de pouvoirs entre les habitants des bas-fonds et les aristocrates étant vifs. La visibilité d’une forme de hiérarchie à Séräen est marquée par le statut de l’Oméga représentant Dieu, celui de la ligue écarlate pour l’armée, celui des aristocrates mentionnant la classe supérieure et celui des bas-fonds pour la pauvreté.
La force de la politique et le pouvoir qu’elle exerce sont très marqués dans ce roman et sont révoltants. Cette restriction de liberté des habitants fait exploser la marmite du supportable et fait naître une rébellion secrète jusqu’à la révolte. A ce moment-là, Plume m’apparaît comme Katniss Éverdeen dans Hunger Games : une stratège et combattante hors pair, courageuse défenseure de ses valeurs dont prime celle de la justice. Peut-être pouvons-nous y voir une référence à des révolutions comme mai 1968 ?

Durant ses périples, Plume est protégée par un valeureux, et fidèle courtiers qui prend sa mission très à cœur, bien que son apparence de manipulateur fasse croire le contraire. Enfin, j’aime beaucoup l’introduction de la magie blanche et noire, qui laisse à penser à une forme de lutte contre le Bien et le Mal. J’ai ainsi fait la rencontre folle du Ranaghar pouvant représenter une sorte de Juge et la peur de l’être humain.
J’ai été déchirée, bouleversée, affligée ou heureuse avec Plume des événements qui l’attendent ! Il y a de vrais rebondissements dans ce roman où présent et passé se confondent.

Je note le parallèle entre le bruit et le silence, l’autrice a su instaurer un climat de doute et a su garder le lecteur en alerte (pour la majorité des scènes pour ma part, même si cela m’a parfois un peu coûté). Ce roman représente pour moi un combat entre la vie, la mort et l’immortalité.

Je m’appelle Éléonore Herrenstein, déclara-t-elle, je suis la fille de l’ambassadeur. J’avais huit ans le jour où j’ai compris que dans cette société, il n’y aurait jamais de justice…

Le mot de Laure
Recette de « La Voleuse des toits« 
Prenez un grand saladier et mélangez ensemble :
– trois règles écarlates
– une dictature
– une jeune aristocrate en quête de liberté
– un seigneur de la Ligue
– un groupe de rebelles
– un courtier à l’honnêteté douteuse
– un peintre du passé
– une mystérieuse toile

Saupoudrez avec une pincée de magie, une cuillère à soupe de romance et n’oubliez pas d’ajouter 500 g de voyage dans le temps. Versez la pâte dans un moule beurré et faites cuire au four (180°C) 35 minutes.

À déguster sans modération 😊

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aimez-vous la fantsy ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour sa gentillesse et sa patience, mais aussi de m’avoir fait parvenir son roman en version brochée. De plus, je suis admirative du travail titanesque qu’elle a abattu pour confectionner son histoire ! Enfin, que dire de ce mot de l’auteur, juste parfait ! Un grand merci pour tout.

Un faux air de Pretty Little Liars…

Je lis des auto éditéslogo-dLe Programmeur – Tome 1, de l’autrice Marguerite BLANCHARD, 347 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié en août 2018.

 

Résumé : Quatre jeunes adolescentes vont être la proie de celui ou de celle qui se fait appeler « Le Programmeur ». Des défis s’accompagnant de la révélation d’un de leur secret en cas d’échec, vont se succéder. Chacune devra jouer le jeu machiavélique de ce programmeur, si elles souhaitent avoir la chance d’être épargnées. Vont-elles y parvenir ?

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A première vue, le résumé m’intéresse fortement car, il me fait penser à celui de la célèbre série Pretty Little Liars imaginée par Sara SHEPARD. Je m’emballe et, je commence à élaborer des plans dans ma tête ^^. En revanche, ici pas de mort annoncée, je ne retrouverai donc pas le côté policier qui me plaît beaucoup dans PLL. Mais qu’à cela ne tienne ! La promesse est belle, alors je me lance !
Premier chapitre, première incohérence. Aie. L’âge des personnages change en quelques lignes, me laissant dans le doute. Dans un premier temps, il est question d’aller à l’université, le lycée terminé, puis, dans un second temps, les adolescents entament une année de lycée. Je ne comprends pas, cela me perturbe et m’agace un peu d’être brouillée dès le début. Puis, arrivent les fautes d’orthographe. Je peux concevoir qu’il puisse demeurer encore une faute ou deux, mais ce livre en comporte plus d’une dizaine ! Je doute qu’il ait été relu plusieurs fois, comme l’autrice l’a annoncé en d’ouvrage. Soit. Je continue de lire, à regret, car, j’ai l’impression de me forcer. Je n’aime pas cela, mais une partie de moi me dit que je serais peut-être étonnée par la suite grâce à un rebondissement inédit. Je poursuis donc. Cependant, à part quelques actions, que je trouve bien construites, je ne suis pas enchantée. Je peux prédire ce qui va se passer, ce qui ma gâche l’effet de surprise. Les actions sont, dans l’ensemble, trop brèves et peu détaillées.

De plus, je trouve que les personnages des adolescentes prises en chasse, n’ont pas chacune, un caractère bien définit. Nous savons que ce sont de vraies pestes, mais leurs actions ne sont pas assez marquées pour les qualifier ainsi, je pense. Par exemple, j’aurais aimé que le personnage de Véronica, soit davantage empreint de colère, de rage avec un vocabulaire plus « assassin ». De plus, j’aurais aimé que les dialogues soient mieux construits car, je les trouve un peu « bateau » par moment et peu empruntés au vocabulaire adolescent, qui est une vraie mine d’or. Malgré cela, j’aime d’entrée de jeu être confrontée à un inconnu, ce qui impulse une note de mystère. Je me demande s’il va avoir un rôle à jouer par la suite. Ce garçon est aussi invisible que la décoration de sa chambre, ce qui est bien vu comme image ! Avec cela, l’autrice marque le thème du harcèlement scolaire, dont sont victimes beaucoup d’enfants et d’adolescents.

J’aime beaucoup l’idée de règles à respecter (il n’y en a pas trois comme annoncé mais quatre). Les adolescents ont besoin d’être entourés d’un cadre et, ce cadre passe en partie, par un certain nombre de règles, pour harmoniser les relations. C’est donc bien vu pour ce point. La notion de secret, vient parfaire le contexte et, renforce la période adolescente. Ces secrets vont-ils uniquement se baser sur les relations amoureuses ? Les différents niveaux du jeu créés par le programmeur, vont-ils être de plus en plus intenses ? Le sous-entendu d’un duel entre le mensonge et la vérité est présent dans cette histoire. Le tout me fait penser à une forme de lutte contre le contrôle par le pouvoir. De plus, j’aime l’idée de se « racheter » une conduite, il s’agit d’une deuxième chance qui est accordée aux personnages. Une seconde chance qui doit être « payée » via une vérité. Je pense que l’autrice souhaite mettre en avant, que les erreurs de jeunesse puissent servir de monnaie d’échange, ce qui est bien vu et renforce le message « tôt ou tard, tout se paie ». D’où l’importance de penser aux conséquences de ses actes.

Les chapitres sont relativement courts. Pour ma part, il ne s’enchaînent pas assez vite (car ma lecture ne me plaît pas). Je trouve qu’intégrer des flash-back est une bonne idée, mais ici, ils ne sont pas assez marqués, ne s’harmonisant pas assez avec le récit au temps présent.

 » Une invitation unique t’es envoyée t’incitant à jouer à Populars Secrets. Tu n’as pas été choisie au hasard et ce n’est pas un divertissement comme les autres. On va dire que c’est un jeu à réalité augmentée car toi et tes amies avaient été mauvaises l’an dernier. Vous avez utilisé votre popularité pour vous croire au-dessus de tout le monde et le karma s’en souvient toujours. Ce jeu se présentera comme votre purgatoire et vous pourrez y échapper qu’une fois que vous aurez terminé l’ensemble des niveaux. Il y en a quinze. A chaque niveau, une joueuse parmi vous quatre est désignée afin d’accomplir la mission qui lui sera confiée. Gare à vos secrets si vous refusez… Je reviendrais vers vous.
Bonne chance les filles car vous en aurez besoin.

Le programmeur « .

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Comme une invitation flash à jouer à un jeu malsain, un menu Big King XXL s’impose pour ce livre. Merci Burger King !

Cependant, beaucoup de sujets sont abordés par la suite comme : l’humiliation qu’on subit et qu’on fait subir, mais aussi, les regrets de s’être mal comporté par le passé et, le fort besoin de se comparer aux autres, prouver que l’on est le meilleur, que l’on fait partie du camp des « populaires ». Je trouve intéressant que cette histoire mette en scène des adolescents, car, en pleine construction et renforcement de leur personnalité et de leur identité, ces thèmes sont plus sensibles à cette période et, peuvent faire l’objet de bouleversements jouant de bascule vers une attirance vers le bien ou, vers le mal.

Finalement, je suis déçue par ma lecture… Fautes d’orthographe, tournures de phrases maladroites, personnages non-attachants et pas assez travaillés à mon goût, secrets tournants autours d’un thème en particulier. Je ne retrouve pas le « sociopathe-vengeur » que j’avais imaginé, il y a des incohérences au niveau de la suite logique des évènements et des détails du contexte. Une plume peu facile à lire jusqu’au bout. Je ne suis pas du tout embarquée et transportée par cette histoire, que je trouve écrite avec peu de suspense. Je ne tiens pas à accuser l’autrice car, si j’ai choisi de lire ce livre, c’est que l’intrigue me plaît beaucoup. Or, je n’ai pas assez ressenti l’angoisse d’être une potentielle cible du programmeur et, la peur de voir un secret révélé. Certaines descriptions alourdissent la lecture et desservent le suspense qui se fait long à arriver et furtif une fois présent. Le rythme de lecture est donc en dent de scie tout du long. Je ne pense pas lire le deuxième tome.
Si l’autrice procède à un re-travail de son livre, je pense qu’il peut être prometteur. Je regrette que la promesse de départ ne soit pas respectée car, l’autrice a tissé une intrigue non-cadrée et mal ficelée. Je vous invite cependant à lire cet ouvrage afin de vous faire votre propre opinion sur la question car, j’ai constaté que d’autres personnes ont apprécié ce livre. Comme on dit souvent, il en faut pour tous les goûts 🙂

Le mot de Marguerite :
Le programmeur est une histoire qui est proche de la réalité tout en ayant son taux de fiction. Elle ne vous laissera pas insensible, chacun s’y reconnaîtra.
Je remercie Alexandra de s’y être intéressé et toute autre personne qui compte le lire.

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Seriez-vous capable de protéger vos secrets ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice de sa gentillesse et de sa réactivité.