Une bulle de romantisme optimiste

Je lis des auto éditéslogo-dUn binôme idéal, de l’autrice Émilie VARRIER, 190 pages officielles, roman disponible en version électronique et brochée sur Amazon (lien en bas de ma chronique), publié en février 2019.

 

Résumé : Découvrez l’histoire de Cathy, assistante d’une maison d’Éditions, épanouie dans son travail mais qui cache au fond d’elle une blessure profonde laissée par son ex-copain qui l’a lâchée comme une veille chaussette. Un beau jour, Mike, le frère du patron de Cathy, fait son apparition et sera chargé de travailler en binôme avec elle sur un nouveau projet. Mike se révèle être un homme charmant qui ne laisse pas Cathy indifférente. Parviendra t-elle à percer la carapace qu’elle s’est forgée et être heureuse ?

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La couverture de ce roman annonce qu’il s’agit d’un « roman optimiste ». Je ne vous cache pas que je ne connais pas ce type de roman ou ce style d’écriture. Cependant, je ne peux ignorer la définition du mot -optimiste- et c’est ce dont j’ai besoin en ce moment, alors on peut dire que ce roman tombe à pic !

Je commence ma lecture et l’autrice nous décrit le personnage de Cathy. Je ne peux que m’imaginer, dans mon cerveau pré-construit malgré moi, une « grande blonde, un peu potiche sur les bords ». Et contre toute surprise, je n’y suis pas du tout (oui, j’aime me tromper) ! Cathy ne sert pas le café, n’est pas idiote. Elle est attentive aux moindres détails, et j’aime ses côtés perfectionniste et préventive. Elle se soucie de la santé de son patron et, d’un travail bien fait. Elle évolue dans un environnement sain, calme et épanouissant (ce qui change des climats d’entreprises de nos jours, non ?). Mais, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la distance à instaurer entre son patron et l’assistante du patron. En effet, Cathy et son boss entretiennent des relations que je qualifierais -d’amicales-, ce qui permet à Cathy de se sentir bien au travail. Cette proximité professionnelle doit-elle nous « contraindre » à nous livrer de façon intime ? Comment séparer notre vie privée de notre vie professionnelle ? Ici, j’aime ce côté rassurant du cadre professionnel. Le bien-être prime sur l’organisation du travail et cela me réconforte de savoir qu’il existe des entreprises telle que celle-ci.
Ce contexte est l’exact opposé de celui présent dans le livre de Joël DICKER,
« La vérité sur l’affaire Harry Quebert ». Le monde du livre est décrit comme oppressant où l’argent est roi. Je trouve cette controverse est plutôt apaisante et manque cruellement de nos jours

De plus, j’aime le calme et la sérénité qui se dégage de la plume de l’autrice. Elle m’offre une bulle de douceur qui m’est plus qu’agréable, car elle me fait m’échapper pendant quelques pages, d’un quotidien, pas toujours rose. Elle nous montre avec cette belle histoire que lorsqu’on aime ce qu’on ce que l’on fait, on est heureux de se lever le matin. C’est pourquoi, je commence alors à cerner davantage ce qu’est un roman optimiste.

Être heureux au travail n’est pas le seul sujet qu’aborde ce roman. Il traite aussi de la confiance, en amour, que l’on porte à son ou sa partenaire. Lorsqu’on est blessé par celui ou celle que l’on aime, comment reprendre goût à l’amour et y croire à nouveau ? Comment soigner ses cicatrices ? Le rejet de l’autre a détruit une part de Cathy et c’est pour cette raison qu’elle s’est consacrée à sa vie professionnelle. Alors oui, quand Mike, le frère du patron, apparemment beau gosse, débarque dans les locaux, c’est la panique à bord ! Comment Cathy va t-elle vivre les attentions qu’il va porter à son égard ? Je peux comprendre qu’un comportement si romantique peut paraître suspect. Néanmoins, je suis partagée avec le fait que tout est beau dans ce roman, ce qui pourrait faire échos à un monde utopiste. Mais, n’est-ce pas une des fonctions du roman que de nous emporter dans un autre univers ou sur une autre planète ? Pour le coup, l’autrice a gagné son pari car j’aime la perspective positive qui s’y dégage.
J’adore ces auteurs qui nous vendent littéralement du rêve et nous parle d’amour. Ici, il passe par l’apprivoisement de l’autre. La communication entre deux être est décrite avec légèreté et émotions mais également en images : le pouvoir des fleurs. Je trouve intéressante l’idée d’introduire des fleurs, touche de romantisme à l’état pur. Un bouquet pour tous les moments heureux que l’on vit aux côtés de l’être aimé et une seule rose pour souligner l’être unique qui fait battre notre cœur.

De plus, j’apprécie que Cathy se pose des questions quant à son avenir, ce qu’elle ressent ou désire. Je pense sincèrement que ces moments d’introspection sont nécessaires à chacun, pour revenir au calme et ne pas se laisser submerger par ses émotions. Et quoi de mieux également que de consacrer du temps à ses amis pour faire le vide et dédramatiser ? J’aime cette complémentarité entre Cathy et son amie, juste suffisante pour avancer.

Enfin, une scène érotique est présente certes mais je confirme, n’est pas vulgaire du tout ce qui ajoute du piquant à l’histoire. Elle est décrite de façon réaliste où l’amour transpire entre deux corps qui s’aiment et s’attirent. Tout comme cette touche de péket dans le véritable café liégeois que sert le Restaurant As Ouhès, à Liège.

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Un Romanciak à la petite douce piquante qui change tout dans un magnifique café liégeois.

Merci à l’autrice pour ce magnifique roman qui m’a fait oublier tous mes soucis. Je retiens l’idée du restaurant où Madame a une carte où aucun prix n’est affiché ^^. J’apprécie les remerciements de l’auteur qui font mention de l’aide des bêtas lecteurs qui l’on accompagnée à aboutir à la publication de ce roman. J’aime que l’autrice s’adresse aux lecteurs, dessinant les objectifs qui l’on poussé à écrire. Sa sincérité m’a touchée…

Elle commençait à découvrir une autre leçon à retirer de son histoire. Elle ne devait pas arrêter de vivre sous prétexte qu’elle risquait d’être blessée. Au contraire, elle devait vivre pleinement chaque instant car tout pouvait disparaître en une seconde. Alors, plutôt que de vivre dans l’angoisse, elle préférait être heureuse, au risque de souffrir. Sauf que cette fois, elle savait qu’elle avait la force de se relever.

Le mot d’Émilie :
Si vous avez envie de mettre de côté vos préoccupations le temps d’une lecture douce et optimiste, « Un binôme idéal » est fait pour vous.
Je l’ai écrit avec l’envie de me plonger dans une histoire qui me remonte le morale et me fait plaisir. Et ça marche !
Alors si vous aussi vous aimez les fleurs, le romantisme et les bonheurs simples, je vous invite à vous lancer dans cette lecture.
N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je serais heureuse d’échanger avec vous. 🙂
Je vous souhaite le meilleur ! »

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Qui n’aime pas les histoires qui finissent bien ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Le lien de son site internet juste et pour acheter son roman c’est par ici 🙂

Deux jours de lecture qui décoiffent !

Jamais plus, de l’autrice Colleen HOOVER, 408 pages officielles, paru aux Éditions de Noyelles en 2017. Un sanglot romanciak. 

Déposition : Lily, 23 ans. Ouverture du front. Six points de sutures. Des lettres manuscrites. Présente des contusions d’Amour et des marques de Haine. Déclare :

« C’est épuisant, la haine ».

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Dès les premières lignes, je suis captivée et rassurée de constater que je ne suis pas la seule à me poser ce genre de questions qui met un froid dans une conversation : est-ce que ça fait mal de s’écraser au sol après avoir sauté d’un pont ? Est-ce que tu regretterais d’avoir sauté ? 

Jamais plus

Un Sanglot Romanciak agrémenté d’un Élixir au Chocolat

A la lecture, les mots sont subtils, comme les gestes décrit par Lily. Chaque parole a un impact subtil. Il faudra beaucoup de courage à Lily pour ne pas se resservir un autre Élixir au chocolat. Ne devient-on pas addicte au chocolat très vite ? Imaginez-vous la force dont il faut faire preuve pour ne pas manger encore un dernier carré de chocolat ? A combien en suis-je depuis le début de la lecture, 5, 6 peut-être 7 ? C’est vraiment difficile de s’en rendre compte tant les effets de ce minuscule breuvage étourdissent rapidement et d’un coup vif tous mes sens.  Combien de shots avant de faire un choix ? Combien pour supporter un coup ? Aucun alcool, je pense, n’est assez puissant pour nous faire oublier ce genre de violence et ce genre de lecture. 

Après tout, la vie, c’est comme un Élixir au chocolat, tant qu’on ne le croque pas, on ne se rend pas compte que : 

  • C’est liquide à l’intérieur, ça dégouline, ça nous échappe.
  • Il ne s’agit pas d’un peu de chocolat mais bien un puissant alcool qui monte à la tête.

Comme un coup, une gifle, un mot, seulement 15 secondes suffisent à vous mettre dans un état de transe. A nous de décider quel genre de transe nous voulons. Parce que quoi que l’on puisse en dire, il s’agit bien de faire un choix qui déterminera le reste de notre existence. Sommes-nous obligés de cautionner des comportements violents ? Sommes-nous obligés de pardonner par amour ? 

Je vous laisse lire ce magnifique témoignage d’une fille à sa mère, pour connaître quel choix a fait Lily. 

Par combien de shots vous êtes vous laissés séduire ?

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