« Elle a peur et elle a confiance, la vie se chargera de trancher. » Delphine De Vigan

Je lis des auto édités! SP – Avant-PremièreAcceptez-moi comme je suis, romance optimiste de la romancière et partenaire Émilie Varrier, 243 pages officielles, auto-publié le 12 octobre 2019. Son roman est disponible sur Amazon, en version kindle au prix de 0.99€ !

Je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur sa page Facebook ainsi que sur son site internet. N’hésitez pas à lui faire part de vos ressentis, elle se fera une joie de vous répondre !

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Résumé : A la suite d’un drame familial, Edwige, trentenaire, est déterminée à reprendre sa vie en main et à rester optimiste malgré les épreuves qu’elle traverse. Elle sera aidée par Aaron, un conseiller financier de talent mais au caractère rigide et tranchant.
Débute alors une relation atypique entre eux, forgée par le soutien mutuel mais entravée par la peur et l’incertitude. Ils devront d’abord guérir leurs anciennes blessures et apprendre à pardonner pour avancer dans leur recherche du bonheur.

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Cette chronique est rédigée par Alexandra Papiers Mâchés,
Chroniqueuse Officielle de la Romancière Émilie Varrier !

Émilie nous plonge d’entrée de jeu dans la souffrance muette et figée que ressent Edwige, à la suite d’un drame familial violent et inattendu. Quand certains d’entre nous expriment haut et fort leur désarroi et leur souffrance, d’autres choisissent de se réfugier dans le déni le plus total. Le blocage d’Edwige à exprimer ses émotions a de quoi être perturbant et nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur la façon dont elle traversera cette épreuve…

Persuadée que le hasard nous force à croiser le chemin de personnes jouant un rôle important dans notre vie, Aaron fera ainsi irruption dans la vie cadrée d’Edwige. Je ne le savais pas encore, mais Aaron est l’homme le plus réglé, discret et sous contrôle de tous les personnages que j’ai rencontré jusqu’à présent. Certaines de ses manies, plutôt abusives, ont de quoi faire sourire un être lambda. Son extrémisme quoique attachant, cache pourtant une grande souffrance que l’autrice nous propose de découvrir à pas de loup en instaurant un climat de confiance qui pose les prémisses de cette histoire hors du commun.

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Du miel et du curry pour un produit aussi noble que l’amour…

Je suis saisie par le réalisme qui se dégage des attitudes et comportements de nos deux protagonistes. Leur maladresse en amour et la distance qu’ils se forcent à établir entre eux est déroutante dans le sens paradoxal où le lecteur est le témoin privilégié des points qui les rassemblent. Pourtant, cette distance est d’or dans cette relation qui évolue très lentement. Cependant, les signes d’attachement qu’ils vont ressentir scellera leur destin commun à tout jamais. Pendant qu’Edwige cherche de plus en plus à approcher Aaron, ce dernier ne se laisse pas séduire si facilement bien que l’on sente qu’il meurt d’envie de se blottir dans les bras d’Edwige. J’aime l’angle d’attaque qu’à choisit Émilie : l’argent, soit, un objet de froid, d’ordre matériel, qui contraste à merveille avec les émotions et ressentis qui apportent eux, beaucoup de chaleur à cette relation et humanisent les sentiments mis en avant.

Ce roman nous dévoile les difficultés à accepter l’autre (ici l’amour, le lâcher-prise) tant que l’on n’est pas en paix avec nous-même. La recherche d’un modèle dans notre entourage, peut sembler être une bonne béquille. Seulement, lorsque cette figure paternelle a développé une forme atypique d’amour envers son enfant, comment ne pas influencer nos décisions et orienter notre attraction naturelle vers des personnes du même genre ? L’autrice nous propose alors de nous questionner sur nos capacité à faire le bon choix et à la manière dont on peut en assumer les conséquences. Notre besoin de contrôle peut devenir très envahissant et handicapant dans nos prises de décision. Se défaire de son passé est également un des points mis en avant dans cette romance. La recherche du moment présent et des sensations présentes dans notre corps sont de bons ancrages pour recharger nos batteries !

Lorsque la peur nous paralyse et obscurcie notre point de vue, comment pouvons-nous tout de même ne pas se laisser emporter par le tourbillon de contradictions qui nous assaille ? En parler à ses amis ? Edwidge aura l’occasion de tester cette possibilité. Accueillir ses émotions pour pardonner à des parents peu présents ? C’est également une des pistes qu’empruntera Edwidge. J’aime sa force de volonté, son courage et la détermination dont elle fait preuve tout au long de ce roman. J’aime à penser qu’Émilie nous donne une vision complète des chemins que l’on peut emprunter dans le parcours de l’acceptation de soi. Elle a choisit de nous livrer sans tabous, deux exemples de reconstructions identitaires à travers deux personnages réels, perdus mais confiants. Leur attachement mutuel nous prouve qu’il faut croire en l’avenir, se donner le temps d’apprendre de ses erreurs et surtout en ses capacités à changer, à évoluer en se servant d’évènements négatifs voire douloureux comme forces pour aller de l’avant.

Comme il peut être difficile de se reconnaître à travers les yeux d’un personnage, Émilie vous propose donc deux versions, deux histoires entrecroisées ayant pour objectif le lâcher-prise de soi. La fluidité et la douceur de la plume de l’autrice nous permet de nous immerger très facilement dans cette romance optimiste et nous apporte des clés pour avancer plus sereinement vers l’avenir. Ce roman aborde donc des pistes de solutions pour dédramatiser, relativiser et surtout reprendre confiance en soi.

Parfois c’est en prenant des risques que l’on obtient le meilleur.

Le mot d’Émilie
***

Dans cette romance, je vous parle d’empathie, d’entraide, de bons moments entre amies, de la difficulté de faire des choix et surtout, d’acceptation.

Car accepter l’autre sans chercher à le changer est essentiel dans toute relation, qu’elle soit amicale, amoureuse ou familiale. Mais pas seulement, car s’accepter soi-même, tel que nous sommes me semble primordial dans notre quête du bonheur.

À travers l’histoire d’Edwige, j’insuffle l’envie d’aimer et de faire de son mieux pour être heureux, chaque jour. Ce personnage frais et positif est inspirant de par sa force et sa volonté d’aller de l’avant, et ce avec courage et sourire.

J’espère que cette lecture vous apportera autant de bonheur que j’en ai ressenti en l’écrivant.

Je vous souhaite le meilleur !

Emilie

***

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Besoin d’un moment de réconfort ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie plus que chaleureusement la Romancière et partenaire Émilie Varrier pour cette collaboration très enrichissante et bienveillante. Merci pour ce SP en avant-première, ta gentillesse, ta douceur et ton enthousiasme ! Très vite, je partage avec vous des photos inédites de la seconde romance optimiste de l’autrice !

 

 

Intensité transparente déstructurante

Je lis des auto éditéslogo-d! SP Opalescence, le secret de Pripyat, thriller psychologique de l’auteur Amaury Dreher, 246 pages officielles, auto-publié en mars 2019. Son roman est disponible en versions brochée et électronique sur le site d’Amazon.

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Opalescence : N.F. Définition littéraire : teinte, reflet d’opale (transparence). Synonymes : fluorescence – irisation. – Larousse.

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Au début de ma lecture, je fus troublée par le fait de ne pas saisir le message que l’auteur a voulu transmettre dans son roman. Je trouve que l’ambiance est longue à démarrer, les actions peu entraînantes et le style décousu. Je me demande où l’auteur veut en venir, si je vais être bousculée ou déstabilisée dans cette routine calme à mon goût. A moitié frustrée, je cherchais en vain, une accroche me permettant de continuer sereinement ma lecture sur un sujet assez sensible : la catastrophe de Tchernobyl. Curieuse d’en découvrir davantage malgré tout, et de dépasser le roman historique pour entrer dans la partie thriller, je me décidai alors à poursuivre, non sans appréhension, ma lecture. Je me laisse le temps de m’immerger dans les mots de l’auteur. Voilà ce qui me manquait : l’immersion. Je décèle alors plusieurs angles d’attaques que l’auteur a su brillamment emprunter t retranscrire pour captiver le lecteur dans sa soif de réponses à la question : qui suis-je ? Je découvre alors le labyrinthe psychologique de construction identitaire d’un homme, retournant sur les traces de son passé dont il ne sortira pas indemne…

J’ai perdu tout raisonnement, toute cohérence d’esprit et j’y suis entré.

Me voilà captivée, perdue, décontenancée. Plus je m’enfonce dans les vestiges que relatent l’auteur concernant cette l’explosion de la centrale de Tchernobyl, plus je découvre la part sombre, cachée, qu’elle recèle. Je souligne les recherches de l’auteur, complètes et honnêtes car j’ai la sensation de me trouver à ses côtés, au milieu de ces débris et de ses survivants, menant une enquête.

J’en viens à être totalement consternée par l’absence de réactions des autorités ou leurs désirs de cacher à la population les retombées néfastes que cette explosion fait apparaître. La prise de position de chercheur du protagoniste principal, un jeune garçon ayant habité Pripyat, invite le lecteur à se faire son propre avis sur la question, ce que j’apprécie.

Comme vous l’aurez constaté, un fort enjeux pour l’environnement politico-économique est exprimé à travers ce roman au style de journalisme d’investigation. Les chapitres sont relativement courts et les personnages peu détaillés, ce qui ajoute mystère et suspense. Mais ce qui lui donne sa force et son caractère noir, tendu et angoissant est sans conteste son thème principal axé sur la construction identitaire. Percer à jour les secrets liés à son enfance, à son histoire est ici comme tenter de remplir un gant de toilette avec de l’eau.

Ai-je le droit de reprendre mon souffle ?

Amaury Dreher - Opalescence 2

Une gamelle de hachis parmentier au thon fait maison, le temps d’un arrêt entre deux maisons…

Ce livre a vraiment le don de me perdre, j’adore cette sensation que tout m’échappe finalement. J’avance à tâtons, je trébuche sur des cadavres et des vestiges du passé. Suis-je devenue aussi bipolaire que ce roman ? Je passe de paysage en paysage ne sachant vers où me diriger. Je lutte telle une acharnée pour retrouver un semblant d’équilibre à la hauteur des découvertes que je fais. A croire que je sens les radiations de la zone jusqu’ici.

Ce roman réserve aux lecteurs une plongée enivrante dans les profondeurs de la construction identitaire, sa complexité et sa déchéance. Je me risquerai même à parler d’obsession anxieuse vu le niveau auquel l’élève l’auteur. Je lui tire mon chapeau pour cette fin qui me laisse sans voix ! Cette lecture vous laissera des traces, prenez garde.

Le mot d’Amaury
Tchernobyl me fascinait depuis toujours et lorsque je suis rentré de mon voyage en Ukraine, j’ai tout de suite senti que je devais écrire un roman dessus. C’était une visite tellement intense…
A mi-chemin entre le roman noir et le thriller psychologique, cette quête identitaire sombre et glaçante vous emportera dans les tréfonds de Tchernobyl.
Bon voyage !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aurez-vous la force de vous relever ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un immense merci à Amaury pour sa gentillesse, sa patience et son roman qui, même s’il m’a donné du fil à retordre, a réussi à me plonger au cœur d’une quête identitaire sombre et rondement menée.

Les mathématiques peuvent servir…

Je lis des auto éditéslogo-d

La Route Hors Du Monde, Tome 1 : entre les chiffres, de l’autrice Charlie Clé, 146 pages officielles, auto-édité en 2015. Son premier tome est disponible en version brochée et en version électronique sur le site de la Fnac et sur TheBookEdition.com. Pour plus d’informations, allez faire un tour sur le site web de l’autrice (attention, certains articles comportent des spoils !) ! Elle est également présente sur les réseaux sociaux !

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1605104721250510181295646306101916961949631051005061059 : Antoine, un adolescent de quinze ans, est envahit par cette suite de chiffres. Depuis huit ans, il ne parvient pas à en comprendre le sens. Grâce à l’aide de ses amis, il va mener une enquête pour tenter de percer le mystère mathématique qui se cache derrière.
Très vite, la bande est prise dans des évènements, tous plus étranges les uns que les autres. Inquiétude, mystère, peur… rythment ce roman !
Jusqu’où les conduira cette liste ? Est-ce vraiment une bonne idée de vouloir lire entre les chiffres ?
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J’ai dû faire durer le plaisir de lire le premier tome des aventures d’Antoine, un jeune garçon à qui la chance n’a pas souri. Élevé par une mère aimante mais un père tyran, très tôt,  il doit grandir plus vite que les autres. 
À cela s’ajoute un tourbillon de nombres qui s’invitent constamment dans son cerveau. Un tourne disque incessant dont il ne comprend rien. Du moins, pas tout de suite… Une longue route attend Antoine et ses amis. Je regrette un peu qu’il ne soit pas davantage mis sur le devant de la scène étant donné que c’est lui que les chiffres, harcèlent. Peut-être est-ce une volonté de l’autrice pour faire de la place à toute sa bande d’amis et aux membres de sa famille ?
Le lecteur est pris dans une spirale infernale cadencée par le doute, avec d’un côté le mystère lié à ces nombres et de l’autre, les actions qui se déroulent tout au long de ce court roman.
Il est vrai que les actions s’enchaînent à un rythme soutenu et ont du sens, car chacune à leur niveau, nous transmet un indice supplémentaire quant à la compréhension de cette suite de chiffres.
L’autrice y dépeint avec style, différents tableaux, différents morceaux de rêves, comme elle nous l’apprend dans des articles de son site web. L’ensemble est plutôt cohérent et donne à cette histoire un côté fantastique, qui lui colle bien à la peau !
Ce roman est assez spécial dans le sens où il met en scène des personnages aux quotidiens plutôt ordinaires avec une tendance pour les histoires trash ou sombres (un dont la mère est dépressive, un autre qui se fait battre par son père…) et les transporte dans un monde extraordinaire, proche de la science-fiction ! J’aime beaucoup. Deux opposés qui fonctionnent très bien ensemble. Nous avons donc une réalité à la limite du noir que vient combler un univers fantastique.
Ce roman court mais percutant, définit à lui seul, la fine et fragile frontière entre le rêve et la réalité.
Les chapitres sont courts et nous laissent parfois perplexes quant à la suite de l’histoire. Mais, c’est sans compter la plume vive, humoristique de l’autrice qui ne nous laisse aucun répit !
Cette intrigue est assez ambiguë dans le sens où elle empreinte les codes et usages de divers genres littéraires, pour nous embarquer dans une vision fantastico-réelle du monde, sur les traces d’un chemin parallèle.
Cependant, malgré peut-être le manque de descriptions à certains passages du livre, ce roman se lit comme on engloutit une bouchée de pain ! Le plus banal des objets (comme une voiture par exemple) devient absurde et le sujet de nombreux rebondissements, c’est génial !
J’apprécie que l’autrice y aborde le thème central de l’amitié. Dans ces moments de doutes, de peur et d’incompréhensions, que traverseront chacun, la solidarité dont ils témoignent les uns envers les autres, est très touchante. L’image d’une union entre tous donne une certaine cohérence à l’intiguen et est primordiale au bon déroulement de cette histoire assez tordue, il faut se l’avouer. Ce que j’ai le plus apprécié, est que chacun grâce à ses compétences et connaissances, apporte sa pierre à l’édifice et ensemble, ils parviennent à avancer sur cette route hors du monde. Leurs liens se renforcent au fur et à mesure, à l’instar de les couper de la réalité petit à petit. J’aime beaucoup le personnage sceptique du père qui nous rappelle qu’en chacun de nous demeure une part qui veut y croire et l’autre qui se refuse toutes croyances ésotériques. Va-t-il y croire dans le tome 2 ?
Plus j’avance dans ma lecture et plus toute cette histoire me semble insensée ! Je ne sais plus si je dois rire ou stresser tant la tension est drôlement bien menée et conduit le lecteur à poursuivre sa lecture malgré les incompréhension qui le gagnent. Selon moi, il s’agit d’un roman young-adult qui met en avant la quête du sens, la difficulté de croire en des choses qui relèvent de l’imaginaire, l’esprit de famille et l’amour que l’on porte aux autres que ça soit en amitié ou en amour.
Que veulent signifier ces chiffres ? Ont-ils une suite logique, une histoire, un début, une fin ? Pourquoi telle personne est concernée ? Beaucoup de questions se suivent dans mon esprit.

Jouer le mystère avec la carte des chiffres est très bien pensé. Après tout, qui n’est pas devenu dingue en regardant le film « Le Nombre 23 » de Joel Schumacher ? Les chiffres ont ce don de nous être familiers mais de nous faire peur également.Les introduire dans un roman favorise l
e suspense haletant comme en témoigne ce roman.
Mon cerveau d’enquêtrice s’active. Le pari est réussi pour ce premier tome, car malgré toutes mes théories, aucune ne me dira pour l’instant ce que représentent ces chiffres…
La notion de temps est très présente dans ce premier tome. L’adage « Tout vient à point à qui sait attendre », vous est peut-être familière ? Et bien, je trouve qu’elle résume parfaitement l’ambiance assez mystique de ce roman. En effet, il aura fallut huit ans à Antoine pour amorcer une explication à cette suite de chiffres. De plus, les personnages sont forcés d’avancer pas à pas, énigme après énigme, pour résoudre cette enquête. Tout comme il faudra une seconde partie au lecteur pour découvrir (peut-être) le fin mot de cette histoire.
« Longue sera la route, mais ce n’est pas une raison pour se presser. Au carrefour prenez le temps de vous arrêter. »
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Et je me suis arrêtée pour déguster ces fameuses Bruschetta à la tomate ! Merci Giovanni ❤

Rendez-vous pour le tome 2 prochainement…
 
Le mot de Charlie
Yeats a écrit :
« Marche doucement car tu marches sur mes rêves. »
Pour La Route hors du Monde, ce sont plutôt mes rêves qui m’ont marché dessus !
Pas ceux que l’on fait éveiller, que l’on espère réaliser, que l’on travaille à accomplir, mais ceux qui viennent de nulle part, qui surgissent dans notre esprit quand le sommeil le rend vulnérable. Vulnérable et réceptif.
Ce sont ces rêves-là, qui semblent parfois n’avoir aucun sens, qui sont les fondations de cette trilogie.
Bonne lecture…
BarreSeparation
L’addition, s’il vous plaît

La route hors du monde tome 1 - charlie clé

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Devenez-vous obsédés par les chiffes ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Charlie pour cette découverte surprenante et agréable mais également pour sa gentillesse. Vivement le tome 2 🙂

C’est cadeau ! L’autrice vous propose de découvrir un extrait de la trilogie « Âmes Soeurs ». Je vous mets le lien du site web, actuellement en construction.

Le roseau ne se rompt-il jamais ?

Librinova

! SP – Partenariat gourmand
La fragilité des rêves, de l’auteur (et de mon partenaire gourmand) Dimitri Demont, 158 pages officielles, édité en février 2019 par Librinova. Son recueil de nouvelles est disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et la Fnac, entre autres.

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Résumé : Mila, Clarisse et Olympe sont trois femmes que la vie a malmené. La vie ou devrai-je dire, le hasard, le destin ? Entre trahison, peur, violence, désillusion ; l’amour et le rêve ont bien du mal à se frayer un chemin sur la route sinueuse de l’avenir serein. Trois destins liés d’une certaine façon, par un fil fragile, fin et délicat. Une terrible leçon de vie. Mais les rêves sont fragiles, malicieux, agiles : ils se rapprochent et s’éloignent, apparaissent et disparaissent. Les trois héroïnes vont toucher le leur du bout des doigts, mais elles seront rattrapées par une dure réalité. Une histoire d’amour inattendue, une aventure indélébile, un coup de pouce professionnel… qu’en restera-t-il à la fin ?

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S’il y a bien des livres qui me font réfléchir et qui me bouleversent, en voici un qui m’impressionne de par sa force et la sensation de gêne qu’il me transmet. Ce ne sont pas des impressions négatives que je ressens, mais la douce brutalité des rêves que l’auteur met en lumière à l’appui de trois morceaux de vie, trois carcasses de rêve qui auraient tout pour être beaux mais que la mort a réussi à encercler et à emprisonner de force.

L’évolution professionnelle, le voyage, la vie de couple, autant de point d’ancrage où les destins brisés s’échouent avec plus ou moins de rapidité. L’auteur nous délivre de puissants messages à travers trois cages dorées. La force et la délicatesse qui se dégagent de la plume poétique et fluide de l’auteur, m’interpellent et, me poussent à m’interroger sur le faisabilité d’un projet de vie, sur l’image que l’on souhaite renvoyer à l’autre et la réalité de ce qui est vraiment accessible. L’auteur nous donne à observer l’intangible, ces maillons qui font de nous ce que nous sommes et qui ont consolidé nos valeurs et nos envies. Seulement, nous ne maîtrisons pas tout.

Il est intéressant je trouve, de nous aventurer en compagnie de ces trois femmes en tant que spectateur (la place que l’auteur nous réserve) car, j’ai été plongée dans une sorte de bulle fantastique, un monde de bonté, de bisounours presque, jusqu’au point de chute que l’auteur sait avec perfection, nous faire ressentir. J’ai littéralement chuté trois fois, avec plus ou moins d’intensité. Sans m’en rendre compte, j’avançais vers le précipice en lisant, page après page, chapitre après chapitre. Ce que j’admire est donc la faculté de l’auteur a nous embarquer pour une promesse de voyage magnifique, revigorante même, et à nous montrer l’envers du décor. Certes, de façon virulente, mais aussi vraie que la réalité peut se concevoir : intransigeante, cruelle, sauvage.

Lorsque vous vous dites que tout ne pourrait pas être mieux, c’est à ce moment qu’il faut se méfier le plus, le trou n’étant pas loin. Sans en devenir parano, j’ai su apprécier et toucher du doigt cette fragilité dont l’auteur nous évoque les contours et le domaine : les rêves. A double tranchant, il y mentionne du positif et du négatif. A juste dose, il nous montre à quel point les évènements de la vie nous marquent, en une fraction de secondes parfois.

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Un contraste entre la lumière et la noirceur au goût épicé et aux légumes du jardin (ou presque…).

Une belle prouesse mettant en scène des personnages plus vrais que nature, le lecteur n’ayant même pas à s’imaginer ce qu’ils pourraient être tant ils reflètent n’importe lequel d’entre nous. Les chapitres sont plutôt longs mais entraînants, car on sait où l’auteur souhaite en venir mais le suspense de savoir quand, plane au-dessus de nos têtes.
Trois nouvelles rythmée décrivant à merveille l’illusion, la tension de la performance et la déchéance humaine, psychologique et physique.

J’ai perçu l’inconfort et la violence à tous niveaux de classes sociales. Les décors de chaque nouvelle sont très soignés et s’empreignent d’une forme de mélancolie addictive. Parfois, j’étais proche l’écœurement tant les mots sont précis. J’ai étouffé, j’ai souri, j’ai apprécié, j’ai été décontenancée, abasourdie, muette. Des univers de vie angoissants où le moindre souffle de vie s’arrache à prix d’or. Des nouvelles au rythme de la consternation, dans les tourments des gens ordinaires. Remarquable !

Sans s’en rendre compte, elle se recroquevillait sur le coussin, l’écrasant sur le rotin, enfonçant ce dernier dans l’herbe. Elle avait atterri dans une maison de fous. Ils réfutaient les arguments les plus élémentaires, étaient dénués de toute morale. Ils étaient en fait tous pourris, comme les fleurs piétinées au bord de la piscine. Les textures exaltantes macéraient, et les couleurs se délayaient en bouillie.

Le mot de Dimitri
Si cet été tu as envie de découvrir 3 histoires de femmes à la frontière du rêve et de la réalité, ce livre est pour toi !

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L’addition, s’il vous plaît

La fragilité des rêves - Dimitri Demont

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous déjà touché vos rêves des doigts ?

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Je remercie chaleureusement Dimitri pour avoir accepté de me faire découvrir sa triptyque de nouvelles et pour sa gentillesse.

Un Huis-clos à l’intelligence artificielle

Je lis des auto éditéslogo-dThe Prison Experiment, de l’auteur Éric COSTA, 680 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon. Publié en 2018.

 

Le résumé de votre mission : 13 hommes dont une femme, vont devoir se rendre incognito, dans ce grand dôme obscur et invisible de tous surnommé « l’Œuvre«  par son créateur, Dédale. Dans cet immense labyrinthe ont été enfermés 5300 détenus volontaires. Aujourd’hui livrés à eux-mêmes, personne ne sait ce que sont devenus ces détenus, ni-même ce qu’il s’y passe exactement. Aurez-vous le courage de réaliser cette mission ?

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Bienvenue dans un univers aux évocations mythologiques me dis-je à moi-même. Juste le temps de m’armer de mon P90 et je vous livre mes impressions…

Je me dis que ce pavé, écrit relativement petit va passer entre mes mains. Je suis excitée par ma future lecture et j’aime ce sentiment d’impatience qui m’envahit.
L’intrigue me promet d’être transportée dans un univers apocalyptique et d’être guidée par un commando d’exception. Que vais-je rencontrer sur ma route ? En lectrice organisée et prudente, je prends soin de lire les recommandations que l’auteur a glissé à notre attention, à la fin de son ouvrage. C’est vraiment une très bonne idée car il y a énormément de personnages dans son roman. J’ai apprécié m’y reporter quelques fois pour être sûr de ne pas confondre un personnage avec un autre. Bien pratique !

En parlant de personnage, celui d’Elena, que l’on peut voir sur la photo de couverture est juste génial ! Je m’identifie à cette femme courageuse, réservée et très intelligente (sans vouloir me vanter^^).

Premières pages, premières impressions. Une tuerie ! Wow ! Ce roman m’a bouleversée, bousculée, angoissée, paniquée, car il s’agit d’un véritable massacre au niveau de cette expérience qui mène inévitablement à la mort… Comme Elena, membre du commando, j’avance à pas de loup dans un univers hostile et angoissant. J’ai littéralement peur de trouver un piégeur derrière ma porte alors je n’ose pas décrocher de ma lecture en restant au chaud dans mon lit, tant pis pour la dernière commission du soir lol. Ma lecture est incroyablement addictive ! L’auteur a une plume en or, tellement fluide et détaillée que je n’ai pas de mal à m’imaginer faire partie de ce commando. Oreilles en alerte, j’aime la tension qui me tient pendant ces 680 pages ! Âmes sensibles, suivez-moi.

Pour survivre dans cet état de mort sociale dans laquelle je m’enfonce, il m’est nécessaire de ne pas penser, ou de tenter de penser le moins possible au monde qui fut le mien jusqu’à ma chute. (…) La liberté dites-vous ? Où se trouve la véritable liberté ? Où est la prison ? (…) Vous êtes-vous déjà demandé qui a le véritable contrôle sur votre vie ? Vous êtes-vous déjà posé cette question, la plus importante à mon sens : quelle illusion préférez-vous ?

L’auteur nous embarque donc dans une réflexion autour du contrôle et de la manipulation mentale, jusqu’à épuisement des forces physiques et psychologiques, jusqu’à un semblant de victoire sur l’autre. Je sens comme un besoin de prouver sa force, sa supériorité face à un autre être humain. Tension, épreuve de force ont rythmées ma lecture avec en toile de fond, une illusion d’espoir. Comment raisonner si on vous prive de votre capacité à entrevoir une porte de sortie ? J’ai beaucoup aimé cette idée d’avoir en permanence une surveillance à l’intérieur du dôme, des yeux qui voient tout à l’image d’un modèle de prison panoptique, comme si un intrus avait pénétré votre intimité. Vient alors un face à face avec le vide et, c’est à qui répondra en premier.

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Un Sanglot synonyme de massacre qui me laisse le ventre vide. Peut-être mon pc me sauvera-t-il …

Qui dit commando, dit chef. Qu’est-ce qu’il peut m’exaspérer ce Basileus, j’ai peur qu’il les fasse tous se faire tuer ! J’aime sa hargne mais je n’aime pas son individualisme et son égocentrisme envers les hommes (et la femme) qui l’accompagnent pour cette mission. Je note que l’auteur a pris le soin d’attribuer à chacun, des caractéristiques uniques qui les rendent réels. Les soldats ont du courage car moi, je ne sais pas si je serais entrée dans l’Œuvre.
Les prisonniers quant à eux, du moins pour les survivants, sont parfois comparés à des créatures, des bêtes, comme un mal qui nous ronge de l’intérieur, la naissance d’une folie aggravée. Les détails sont saisissants et bien écrits. Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que souvent, les scènes se déroulent dans le noir ou dans des conditions climatiques périlleuses, ce qui n’a fait qu’amplifier la tension ressentie de par l’imagination débordante qui s’active.
J’aime beaucoup l’idée de suivre l’évolution du commando mais également d’autres personnages en parallèle, tous autant traumatisé par cette expérience. Je n’ai pas eu de mal à suivre l’évolution de tous les personnages. Chacun a un rôle à jouer plus ou moins important. Le récit d’un des détenus qui nous parvient me plonge en Enfer. L’ambiance est à glacer le sang. Cette expérience me fait penser à celle de STANFORD (que l’auteur évoque également), bestiale, violente avec un gros plan sur le voyeurisme et la folie de l’homme. Et c’est bien de cela dont il est question : jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? Quand la folie remplace la raison ? A quel moment se déclenche la perte de contrôle de soi ? Enfermés dans une espèce de forteresse, les prisonniers sont livrés à eux-mêmes. La construction sécurisée de la prison, permet-elle de ne laisser s’échapper personne ou de ne faire entrer personne ? Malgré la dureté des conditions, de véritables paysages colorés se succèdent. Je me surprends à me demander comme Agellos, si ce que j’imagine est bien réel ou seulement un mirage. J’admire la faculté de l’auteur à nous faire perdre tous nos repères spatio-temporels, la folie nous guettant peu à peu. N’est-ce pas là une volonté de nous signifier que le cerveau humain est un labyrinthe dont on part en exploration chaque jour ? Je trouve que l’auteur sait nous donner un aperçu des risques de l’isolement et des effets qu’elle procure au cerveau. J’avais l’impression en lisant, d’être en exploration de mon âme au purgatoire.
Comme dans la vie réelle, il demeure des clans dans cette prison. Certains poussent la cruauté à son apogée, d’autres au contraire tente de vivre une vie « normale ». Les questions de vie, de mort, de liberté et d’enfermement sont très présentent dans ce roman. Quelles définitions y apposer ? Comment y accéder ou l’éviter ? Il semble que le désespoir soit une tentative de réponse que l’auteur met en avant.
J’aime que l’auteur face illusion au thème de la déviance, ici suite logique à un projet inhumain qui tourne mal. Tout le monde, je pense, peut se reprocher un fait dont il n’est pas fier et, qui l’a poussé à commettre quelques fautes.
L’évocation de l’intelligence artificielle est plus que d’actualité parmi les avancées technologiques qui bouleversent notre quotidien. C’est dingue de pouvoir aujourd’hui, recréer, imiter la vie ! Je me questionne alors sur l’équilibre entre l’inné et l’acquis, le bien et le mal. Une évocation mystique et biblique avec le nombre « 13 », me renvoie en échos la malchance qui plane autour du commando, composé de ce même nombre.
J’aime beaucoup ce jeu d’énigme entre le créateur et les « joueurs », qui dynamise ma lecture et qui complète bien cette notion de « labyrinthe » dont il faut trouver la clé. Le poids du silence est pesant, pourtant, l’auteur a su y mettre des mots qui résonnent comme l’Ange de la mort venant chercher son festin.
Comme dans la vie réelle encore une fois, l’auteur a pris le soin de poser en toile de fonds, l’organisation d’une société avec ses côtés positifs (entraide, amour, amitié) mais également ses travers (meurtres, vengeance, folie). L’activation d’un besoin de survie met à mal notre côté rationnel et altruiste. Nous retournons à la base de la création de l’univers avec la représentation des quatre éléments, dont les nombreuses épreuves de force contraignent l’acquisition.

J’ai vraiment adoré ma lecture ! J’ai ressenti angoisse et peur du début à la fin. Quelques fois, j’ai aperçu au loin un mirage d’espoir. Il y a énormément d’actions et de suspense dans ce roman. L’auteur a su accentuer et mettre en évidence nos plus profondes peurs, les menaces qui nous pèsent au quotidien dans un huis-clos extrêmement bien pensé et écrit. Lorsque je pensais que tout allait se terminer et que je pourrais sortir, l’auteur vient bouleverser et renverser ce peu de réconfort et d’espoir. Il met des mots précis sur la peur, la vie et la mort. Étant encore bloquée dans cette prison, j’attends avec  impatience que le commando d’Elena vienne m’en délivrer… Rendez-vous bientôt pour le tome 2 !

Le mot d’Éric :
Entrer dans l’univers de  » The Prison Experiment », c’est comme plonger dans le déluge, sous un vent de tempête, dans un froid polaire, pour ressortir trempé, éperdu et tremblant sous un soleil de plomb.
Je ne le conseillerais pas à mon pire ennemi, à part s’il est drogué aux émotions.

 

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Avez-vous trouvé la sortie ?

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