J’ai rendez-vous avec Moi.

Je lis des auto édités

! SP
Suivre les vagues – Tome 1 : A contre-courant, de l’autrice Anaïs W., 260 pages officielles, auto-édité en mai 2019. Son roman est disponible en version brochée et en version électronique sur Amazon. Je ne peux que vous encourager à suivre l’actualité de l’autrice, en vous inscrivant à sa newsletter juste ici. Vous êtes auteur et vous avez besoin d’un conseil ? L’autrice vous aide à vivre de vos romans ! C’est par ici.

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L’appel des vagues : Imaginez-vous loin de tout, loin de vos repères, des personnes auxquelles vous tenez. Mettez-vous dans la peau d’une personne en mal de vivre, en perte totale d’ambition et de projet de vie. Maintenant imaginez-vous au bord de l’eau et laissez-vous porter par les murmures des vagues qui tentent de redonner corps et vie à votre âme… C’est l’ambiance dans laquelle nous plonge l’autrice avec son dernier roman. Il met en scène Eléa, une femme en quête d’un épanouissement futur et une ambiance marine. Là où vos pieds vous emmènent, vous serez au bon endroit pour apprécier la lecture de ce fabuleux roman de développement personnel.

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Un livre de développement personnel ? Oui, mais pas que… Il ne s’agit pas d’un énième livre qui vous dira comment allez mieux (pour faire court), mais bien d’un témoignage romancé qui vous invite à la réflexion personnelle, à l’auto-analyse. Et c’est ce qui en fait un très bon livre, en témoigne la fluidité de sa lecture ! J’ai apprécié ne pas perdre mon temps, ne pas lire des phrases toutes faites qui n’ont pas de sens pour moi. Ce que j’ai trouvé dans ce roman, c’est une ouverture d’esprit, une plume réfléchie, sincère et enthousiaste ; des touches de poésies et une expérience salvatrice.

Partir seul. Pour se retrouver avec soi-même ? Partir loin. De tout. Entreprendre un voyage afin de retrouver sa nature profonde cachée sous des couches de goudron. Affronter ses peurs, même les plus sombres. Mais doit-on nécessairement partir pour se retrouver ? Pas toujours, mais c’est le choix d’Eléa, une jeune femme en demande d’ouverture, de liberté. Une envie de faire taire ses angoisses et ses questionnements qui l’ont enfermée dans une boîte et mise au placard trop tôt.

J’aime l’idée que chacune de nos rencontres ne se fait pas par hasard. C’est le cas de celle d’Eléa et de Farès, un jeune homme impulsif, secret, brut, mais vrai. J’admire la relation que les deux protagonistes vont entretenir. Tous deux sont enveloppés de gênes, de silences qui mettent parfois le lecteur en tension douce. Peu de dialogues rythment leur apprivoisement, mais je traduis ce choix comme une béquille pour attirer notre attention davantage sur les bienfaits de la présence de l’autre, sa chaleur qui parfois suffisent à nous faire nous sentir bien et à notre place.
Apprivoiser l’autre, sa personnalité, ses réactions, ne sont pas des actions si simples, en témoigne ce duo atypique mais complémentaire. En effet, la peur de l’inconnu est un sujet fort et très présent dans ce roman. La fougue de Farès semble être un levier pour qu’Eléa traverse au mieux les émotions qui vont la bouleverser tout au long de son périple. Je me surprends à en avoir parfois des frissons tant ce duo décrit des faits réels et non fictifs.

En partant, Eléa va apprendre à dompter sa solitude. Une lourde entreprise qui nécessitera pour elle et son entourage, de se plonger à l’intérieur de ses pensées. Pensez-vous que l’on en soit capable ? Certainement, oui. Mais à quel prix ? Apprendre à vivre seule est l’objectif qu’elle se fixe. L’autrice glisse le joli symbole de l’apprentissage de la vie avec la scène où Eléa et Farès se retrouvent à cuisiner ensemble, avec dans le rôle paradoxal de l’enseignante, Eléa, la novice en matière de liberté et de regard bienveillant posé sur soi.

Rien n’est perpétuel, tout change. Il suffit d’observer ce qui se passe et de laisser faire.

Apprendre à s’aimer passe par l’autorisation que l’on se donne, d’aimer son image. J’aime que l’autrice souligne subtilement le rôle divertissant de la TV, qui nous empêche quelque part, de nous regarder dans le miroir. Un objet dynamique qui ne reflète qu’un corps inerte qui le fixe. Que cherche-t-on à faire avec cette activité ? Tromper sa solitude ? Avez-vous remarqué comme le « l » de ce mot se supporte à lui seul ?
Je relève l’abord de la notion des apparences qui peuvent étouffer notre coté naturel. Pourquoi dans le fond, aurions-nous besoin de le faire passer au second plan ? Cette recherche vaine d’une image parfaite nous fait passer à côté de beaucoup de choses… en commençant par s’accepter tel que l’on est, et le temps perdu à penser à des stratégies pour changer. L’estime de soi et la confiance en soi sont mises à mal au profit du costume de Mr Tout Le Monde.

Je ne peux m’empêcher de ressentir, au fil de ma lecture (merci à la publicité et aux normes sociétales et sociales…), une gêne lorsqu’Eléa se retrouve seule sur une plage et qu’elle tente de nouvelles expériences. Ce qui me gêne est cette permission à se montrer, se mettre sur le devant de la scène. C’est vrai non ? Peu de monde de nos jours, ose, se montre sans maquillage, enlève ce masque social qui sourit bêtement, ne camoufle pas ses émotions derrières celles que les autres souhaitent voir. Mais quelle fierté lorsqu’on y parvient !

Pendant cette remise en question, loin de son quotidien habituel, Eléa se questionne autant que je peux le faire. Ne pas avoir peur du silence, d’être en compagnie de soi-même est un long travail comme le mentionnent ces passages du roman. J’ai l’agréable sensation que ce livre résume ma quête du bonheur et les différentes phases de doute, de joie, de culpabilité, de fierté, d’acculturation… qui l’accompagnent. Suivre les vagues c’est un peu comme prendre le temps de s’écouter. Je soupçonne une part de l’autrice dans le personnage d’Eléa, une part souhaitant se libérer de non-dits, de ce sentiment de trop-plein. Je me questionne sur la difficulté de s’accepter en tant que femme, sensible dont les émotions peuvent nous faire vaciller en quelques secondes.

Une petite pause. Je suis prête à déguster à la bonne franquette, cette omelette à base de basilique pour entrevoir la romance à travers ces pages, de poivron piquant rouge pour vous donnez le peps nécessaire, cette impulsion de vie ; de lardons pour bâtir de solides fondations, et de fromage pour arrondir les angles des imprévus de la vie.

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Il suffit parfois d’un peu de simplicité pour entrevoir la porte de sortie…

J’ai vraiment aimé ce roman, proche de mes sensations et questionnements actuels. Un livre qui peut nous accompagner dans l’acceptation de soi. De plus, il pointe du doigt la difficulté de faire des choix personnels, de prendre des décisions importantes qui modifient notre vie. Peut-on s’autoriser à lâcher prise ? est la question transversale de ce livre. Peut-on avancer sans les diktats de la mode ? est également un point sensible. Comment trouver le soutien nécessaire à cette entreprise ? Car même si l’on souhaite être seul pour se recentrer sur soi, un ami n’est pas de refus, comme un point de repère pour ne pas perdre le nord. A l’image de l’amitié distante mais complice qu’entretiennent Eléa et Cathy. Ce roman décrit parfaitement la réalité. Une réalité que l’on n’ose pas s’avouer de peur d’en être déçu, de vaciller, mais qui pourtant est un excellent point de départ avant de prendre rendez-vous avec Soi.

Le mot d’Anaïs
Dans ce nouveau roman, le développement personnel est clairement mis en avant. Je souhaite que les réflexions de mon personnage, les outils qu’elle utilise (la méditation, les affirmations…) soient une source d’inspiration concrète pour mes lecteurs, bien plus que dans mes précédents livres.
Je vous souhaite une belle lecture !

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L’addition, s’il vous plaît

Anais W - Suivre les vagues.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Entendez-vous résonner en vous, le bruit des vagues ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie sincèrement Anaïs pour m’avoir permis de découvrir et d’adorer son dernier roman ! Mais également, pour sa plume honnête et amicale qui me donne l’opportunité de me questionner toujours plus…

L’explication du double sens du mot “positive”

Positive de l’autrice Paige RAWL, 397 pages officielles, paru aux éditions Hachette Témoignages en 2014.

Mini résumé : voici le livre qui aborde le sujet délicat de la séropositivité à travers les déboires mais aussi les espoirs d’une jeune adolescente, Paige. Venez-vous enrager, espérer, pleurer et rire avec Paige tout au long de ce fabuleux témoignage. 

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Comme l’explique très bien Paige au début de son récit :

“ D’une manière générale, tant qu’un événement se répète au fil des jours, des mois et des années, sans aucune interruption, vous en concluez que c’est une habitude, donc que c’est normal et dans l’ordre des choses. Vous y devenez indifférent et vous vous intéressez plutôt à vos devoirs, à la prochaine interro de vocabulaire ou à la soirée pyjama prévue la semaine prochaine ”

positive paige rawl

Un True vitaminé  et super frais de chez Juliette situé à Liège. Plus qu’à vous glisser dans une ambiance chaleureuse avec un son jazzy…

S’il vous plaît, ayez cette force, ce courage, comme ils se dégagent d’une si jeune fille et comme elle criez : NON AU HARCÈLEMENT !! 

Est-ce davantage difficile aux États-Unis, pays victime d’une forte discrimination, d’élever sa voix pour dire non ou pour dire stop ?  

Un fort témoignage illustré -qui plus est-, qui m’a provoqué tout au long de ma lecture une succession d’émotions voguant de l’indignation à la colère, en passant par la joie, les pleurs et les rires. J’ai plus que tout aimé son témoignage frais, sans chichis. Le partage de son intimité (et dieu sait que c’est compliqué de mettre des mots sur son mal quand on a 12 ans ou 15 ans).  

Les larmes me sont montées à la fin du livre, ses paroles sont vraiment touchantes, mais je pense que plus que tout le reste, c’est sa sincérité et son courage qui m’ont le plus marquée. 

Comme si j’y étais, elle m’a embarquée dans un tourbillon de ressentis. A l’image d’un tourbillon de couleurs dans une petite bouteille de jus de fruits frais = petite mais costaude ! A partager sans modération ! 

 

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?
Et puis, était-elle bonne cette gorgée de fruits ? 

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Deux jours de lecture qui décoiffent !

Jamais plus, de l’autrice Colleen HOOVER, 408 pages officielles, paru aux Éditions de Noyelles en 2017. Un sanglot romanciak. 

Déposition : Lily, 23 ans. Ouverture du front. Six points de sutures. Des lettres manuscrites. Présente des contusions d’Amour et des marques de Haine. Déclare :

« C’est épuisant, la haine ».

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Dès les premières lignes, je suis captivée et rassurée de constater que je ne suis pas la seule à me poser ce genre de questions qui met un froid dans une conversation : est-ce que ça fait mal de s’écraser au sol après avoir sauté d’un pont ? Est-ce que tu regretterais d’avoir sauté ? 

Jamais plus

Un Sanglot Romanciak agrémenté d’un Élixir au Chocolat

A la lecture, les mots sont subtils, comme les gestes décrit par Lily. Chaque parole a un impact subtil. Il faudra beaucoup de courage à Lily pour ne pas se resservir un autre Élixir au chocolat. Ne devient-on pas addicte au chocolat très vite ? Imaginez-vous la force dont il faut faire preuve pour ne pas manger encore un dernier carré de chocolat ? A combien en suis-je depuis le début de la lecture, 5, 6 peut-être 7 ? C’est vraiment difficile de s’en rendre compte tant les effets de ce minuscule breuvage étourdissent rapidement et d’un coup vif tous mes sens.  Combien de shots avant de faire un choix ? Combien pour supporter un coup ? Aucun alcool, je pense, n’est assez puissant pour nous faire oublier ce genre de violence et ce genre de lecture. 

Après tout, la vie, c’est comme un Élixir au chocolat, tant qu’on ne le croque pas, on ne se rend pas compte que : 

  • C’est liquide à l’intérieur, ça dégouline, ça nous échappe.
  • Il ne s’agit pas d’un peu de chocolat mais bien un puissant alcool qui monte à la tête.

Comme un coup, une gifle, un mot, seulement 15 secondes suffisent à vous mettre dans un état de transe. A nous de décider quel genre de transe nous voulons. Parce que quoi que l’on puisse en dire, il s’agit bien de faire un choix qui déterminera le reste de notre existence. Sommes-nous obligés de cautionner des comportements violents ? Sommes-nous obligés de pardonner par amour ? 

Je vous laisse lire ce magnifique témoignage d’une fille à sa mère, pour connaître quel choix a fait Lily. 

Par combien de shots vous êtes vous laissés séduire ?

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