Qu’est ce que la liberté ?

Qui n’a pas rêvé de posséder la clé du savoir, de se libérer de toutes émotions négatives, de percer les secrets indomptables de l’Homme ? Eric Costa nous propose une version anticipée d’une quête vers la liberté dictée par l’intelligence artificielle. Une guerre sans merci se déclare entre tous les clans de cette prison expérimentale. Elle porte un nom aussi ambitieux que celui de son créateur : l’Oeuvre. Découvrez les détails ce qui fait la puissance de ce thriller.

ordinateurs et livre
De la bouillie écœurante s’évapore au sein du SCADA

Quand la mythologie grecque s’éprend de l’intelligence artificielle

L’auteur nous propose une troisième et dernière plongée au cœur de l’œuvre. Cette fois, la réflexion est poussée à son paroxysme et est imagée. Ainsi, le lecteur ne peut se protéger face à la froideur de l’homme et sa quête du pouvoir. Cette dernière y est décrite de façon glaçante et angoissante. Le compte à rebours continue de tourner inlassablement au sein des multitudes de salles que comporte l’Oeuvre.

Nous avons l’impression d’être dans une chasse au trésor. Une quête semée de dangers, tous plus étranges les uns que les autres. Une quête où une seule règle compte : survivre.

L’auteur sert au lecteur une dimension complexe au scénario millimétré à la perfection. Me voilà révoltée, perdue et paniquée aux côtés d’Elena. Ecoeurée en lisant le journal intime du prisonnier, Josh. Suspens, tension, révolte, trahison, manipulation, espoir, mystère. Tous les ingrédients sont réunis dans ce thriller sous haute tension et sous haute surveillance. Il nous faudra plus qu’une gourde d’eau pour espérer s’en sortir vivant.

Bien que ce livre comporte 668 pages , il reste agréable et facile à lire. Nous sommes tellement plongés dans action et les rebondissements sont tellement puissants qu’il nous est impossible de ne pas aller jusqu’au bout. La liaison entre les trois tomes est une réussite.

L’architecte Dédale : un détracteur aussi fou qu’ingénieux

Libérateur ou esclavagiste ? Manipulateur ou trop empathique ? Charismatique ou simplement aliéné ? Autant de pistes que de couloirs qui pourront décrire ce personnage énigmatique dictant sa propre loi au sein de l’Oeuvre. Ce créateur se révèle être un collectionneur de vies.

Cette trilogie nous offre un parcours initiatique reprenant les quatre éléments et faisant appel aux cinq sens. Les détails des différentes scènes sont décrits avec une minutie à couper le souffle ! Ce que je trouve particulièrement percutent au regard du thème principal qui jalonne notre course, la liberté et ses différentes formes.

J’ai ressenti beaucoup de peur, d’empathie et d’admiration envers tous les personnages qui composent cette trilogie. Mais je dois dire que l’architecte reste un des plus marquants, avec Elena. Leur détermination commune à protéger, à leur façon, la société, est à la fois ambiguë mais également poétique et mélancolique. Je trouve que la métaphore de la liberté prend vie à travers l’escalade, l’activité favorite d’Elena.

Une prison aux coutumes barbares

Les scènes de ce troisième tomes sont des plus barbares. Elles nous poussent dans nos retranchements les plus sombres et nous montrent à merveille jusqu’où l’homme est capable d’aller pour lutter contre sa propre survie. Un cauchemar, un anéantissement sans nom se déroule sous nos yeux impuissants. C’est une drôle de position alors, que tient le lecteur dans ces moments précis. Une sorte de puissance macabre qui bouleverse plus que de raison mais qui sonne tellement juste et vraie.

J’admire la capacité de l’auteur à nous décrire des actes d’une telle violence qui nous oblige à détourner le regard de ces lignes. J’ai d’ailleurs dû faire quelques pauses.

Le trafic des êtres humains déguisé en guerre économico-industrielle

En parallèle aux épreuves auxquelles tentent d’échapper les soldats et les détenus, un débat sur l’utilisation des robots et de l’intelligence artificielle prend forme. Un robot doit-il tuer ? Protéger ? Servir ? Prendre des initiatives ?

Le trafic des êtres humains est décrit par un détenu dont nous suivons l’évolution jusqu’à son entrée dans l’Oeuvre. Les extraits de son journal dénoncent les traitements abusifs dont il est victime. Autant vous dire que ce qu’il subit relève de la barbarie et de la torture physique et psychologique ! Une vraie interrogation quant aux conditions des détenus aujourd’hui. Le respect des droits humains n’existe plus.

Déterminé à échapper à une mort certaine, Josh, se laisse à espérer que l’Oeuvre lui apportera l’issue de secours tant espérée. Ce n’est sans compter la violence qu’il s’y trame, bien au-delà de tout ce qu’il peut imaginer.

Au fond de cette impasse se déroule dans l’ombre, un combat entre les dirigeants aux fortunes colossales et aux tactiques scrupuleuses. Une guerre sans merci portant sur la marchandisation des armes, des avancées sur l’étude de l’intelligence artificielle et de la traite des hommes.

D’un côté une lutte contre le pouvoir où la politique triomphe, de l’autre une lutte pour la survie. Deux formes de contrôle social. Quelle injustice se dessine alors devant mes yeux !

La mort. Présente en chacune de nos paroles et de nos actes consume, à petite dose, espoir et vie. Je me demande pourquoi nous nous accordons à effacer, via l’intelligence artificielle, entre autres, toutes les attitudes et caractéristiques qui rendent humain unique. Effacer les émotions humaines parait paradoxal à l’envie de développement personnel auquel tout être humain, aspire.

C’est l’Histoire qui fait cette histoire

Il est l’heure de faire des choix qui détermineront l’avenir. Pour tous les survivants, l’instant est crucial. Il y a une vraie réflexion sur le sens de la vie et la façon dont le monde actuel est gouverné. Une vision intelligente et aussi surréaliste qu’elle puisse se définir : l’anarchie règne en maître.

J’aime la finesse de la plume de l’auteur qui tente de nous démontrer de plusieurs manières, le vraie nature de l’homme depuis l’introduction d’un moyen échange de sa liberté : l’argent.

Des volontaires pour tenter une expérience unique ?

Inscrivez-vous en commentaire !

Le mot de l’auteur

« Êtes-vous prêt à vous embarquer dans une énigme à l’échelle d’un monde ? Oserez-vous suivre Elena là où personne n’est allé avant elle ? Saurez-vous percer le secret de Dédale, le fantasque et mystérieux architecte de cette prison secrète que l’on appelle l’Œuvre ? si c’est le cas, préparez-vous pour un voyage hors du commun… »

couverture livre rouge
Eric Costa
368 pages
Thriller – Horreur
ebook : 4.99€ – broché : 18.99€
logo amazon
logo simplement pro

Merci Eric pour cette trilogie à couper le souffle ! Époustouflant !

Si vous avez aimez ce roman, découvrez ma chronique du 1er tome et du 2e tome.

Une réflexion sur “Qu’est ce que la liberté ?

  1. A reblogué ceci sur Eric Costaet a ajouté:
    « Êtes-vous prêt à vous embarquer dans une énigme à l’échelle d’un monde ? Oserez-vous suivre Elena là où personne n’est allé avant elle ? Saurez-vous percer le secret de Dédale, le fantasque et mystérieux architecte de cette prison secrète que l’on appelle l’Œuvre ? si c’est le cas, préparez-vous pour un voyage hors du commun… » Retour sur le final de The Prison Experiment, avec un remerciement particulier à Alexandra Papiers Mâchés pour son merveilleux travail d’analyse et son aide précieuse aux auteurs indés !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s