Canapé de malheur !

Je lis des auto éditéslogo-dBrooklyn Paradi$ – Saison 1, Chris SIMON,  164 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, auto-édité en janvier 2017. Allez faire un tour sur le site web de l’autrice en cliquant juste ici.

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Dans les épisodes précédents… Un canapé, un trafic de drogue. Parfois il ne faut pas grand chose pour déclarer la guerre et enclencher la descente aux enfers d’une famille. Mais ça, c’était sans compter sur Courtney Burden et sa manie de chiner tout et n’importe quoi dans les rues de Brooklyn. Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cools du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer.

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Oui, ici nous parlons de saison et non d’un tome. Pourquoi ? Parce-qu’il s’agit d’une série littéraire. Récemment, j’ai eu la bonne surprise de découvrir sur instagram le compte @pitchserie_off, qui n’est rien d’autre que le compte d’une plateforme en ligne qui propose des séries TV… à lire ! Connaissiez-vous ce concept ? Je trouve que l’autrice a su tirer partie d’un mélange des genres et des styles permettant aux amateurs de séries TV qui ne souhaitent pas rester confinés devant des heures devant un écran, de proposer des histoires, des saisons, des épisodes (chapitres) en version brochée. Personnellement j’ai apprécié lire pour la première fois ce style de livre version policier, merci Chris ! Du coup, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, alors je me laisse guider et je suis impatiente de découvrir les aventures de Courtney et de sa famille.

Première chose qui me saute aux yeux : il y a beaucoup de dialogues. Et qui dit dialogues dit nombreux personnages. Je précise qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour reconnaître chacun des personnages mis en scène dans cette série. Je trouve néanmoins que les dialogues sont bien construits et très vifs car je n’ai pas eu de mal à me plonger dans l’histoire par la suite. Les dialogues sont courts et animés par des personnages ayant chacun un trait de caractère distinctif qui les rend attachants, loufoques, déjantés et pour certain, sombres. Puis, si vous êtes perdus à un moment, l’autrice à penser à insérer la liste des personnages en début de son ouvrage (comme si on pouvait voir défiler les noms des acteurs en début d’épisode ^.^).
Le personnage auquel je me suis le plus attachée est celui de Courtney qui est complètement dingue et d’un naturel simplet !^^ Sa manie de chiner tout et n’importe quoi est bien trouvé. Je vais la jouer psy du dimanche, mais cette manie ne viendrait-elle pas tenter de combler un manque d’amour ? Il faut dire que son mari n’est pas souvent présent à la maison… Calmer ses angoisses quotidiennes d’être une femme d’affaires active et respectée et une mère dévouée passerait-il par ce TOC ? Quoi qu’il en soit, je trouve que l’autrice déjoue avec subtilité les codes d’un policier classique où l’enquête se transforme en un conflit de rires. Ici point d’enquête minutieuse mais une invitation à réfléchir quant à des sujets politiques, polémiques et sombres.

Niveau ambiance, contexte, je suis servie avec en toile de fond des méchants qui organisent la récupération de ce fameux canapé. Ce que j’ai apprécié, ce sont les nombreux rebondissements auxquels je ne m’attendais pas et qui rythment avec humour et décadence ce roman. Leurs mots sont crus et apportent du piquant à l’histoire à la manière de cette sauce pimentée qui relève mes noix de saint-jacques et mes légumes sautés au wok.

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A défaut d’avoir des balles, un wok pimenté aux noix de saint-Jacques fera l’affaire et m’aidera à patienter pour lire la saison 2 de ce policier déjanté.

Certains stéréotypes sont accentués ce qui donne un côté comique mais réel à l’histoire. Derrière cet aspect se cache des thématiques assez lourdes comme la lutte des différentes classes sociales dans la société mais également des faits divers morbides comme des morts suite à des règlements de compte, des trafics de drogues etc.Je vous rassure, point de côté sanglant dans ce livre.

De plus, chiner dans les rues peut sembler anodin mais ici n’est pas synonyme d’un moment shopping. Cette introduction souligne selon moi et avec justesse, les lois de la rue : premier arrivé, premier servit. Des règles dures qui témoignent d’une dimension autre que ce que la réalité nous offre à voir si on ne fait pas partie de ceux qui survivent ainsi. Les trocs, les vols, les arnaques et les négociations sont risqués. En témoignent la traque que des gangsters vont engager pour récupérer leur drogue auprès d’une famille qui semble bien sur tout rapport.
Cette dimension est accentuée par le trafic clandestin qui se joue en parallèle avec l’un des fils de Courtney. Nous pouvons alors nous interroger sur la difficulté ressentie par les parents quant aux fréquentations et aux faits et gestes de leurs enfants. Mais lorsqu’un parent devient complice malgré lui d’une destructuration des liens, comment réagir par une telle situation ?

– Mes enfants ne prendront jamais de drogue.
– Sûr. Mais à quel prix ? Ils vivent en dehors de la société, en dehors du réel. Autant passer sa vie en prison.
– Il n’y a qu’une réalité : Dieu.
Mike reboucha son tube de crème méticuleusement.
– Tu surveilles. J’fais une petite sieste. Tu me réveilles uniquement si le merdeux apparaît.
Dan entama une longue prière par j’ai pêché non intentionnellement devant Toi…

Enfin, la barrière de la langue est également un aspect que pointe l’autrice en faisant intervenir du personnels de maison aux accents forts. Comment se faire comprendre par l’autre qui ne parle pas la même langue que nous ? Peut-on compter sur des traductions à la sauce de Google traduction ? Les liens familiaux, amicaux et professionnels ne s’en trouvent pas ainsi malmenés ? Quel sens leur donner ? Autant de questions qui se cachent derrière cette première saison policière qui somme toute, peut vous sembler légère à première vue.

Le mot de Chris
Brooklyn Paradis est ma deuxième série littéraire. Je n’aime pas les fins, et pourtant, il me faut l’admettre, même les meilleures séries ont une fin.
D’abord publiée, chez un éditeur qui a fermé, c’est ma spécialité (2 en 7 ans), j’ai décidé de reprendre mes droits et de la continuer en l’auto-éditant.
L’idée de départ combine un fait divers que j’ai lu, il y a une quinzaine d’années dans le New York Times et un scandale pharmaceutique récent aux États-Unis (vous avez peut-être entendu parlé de cet anti-douleur, l’Oxycodone ?). Je voulais écrire un polar humoristique sans enquête, sans testostérone, j’ai donc mis une femme au centre de l’histoire qui ne soit pas dans la police, erreur, même les femmes à talons ont de la testostérone.
J’ai inventé Courtney Burden, je l’ai plongée dans un monde de trafiquants par accident. J’aime divertir tout en instruisant mon lecteur. J’aime traiter de sujet grave avec une certaine légèreté et de l’humour. Le rire est une attitude zen contre la noirceur du monde. Le roman noir social et l’humour sont deux outils très puissants pour éclairer sur l’économie mondiale actuelle et l’ambiance sociale qui en découle. Qui sont les trafiquants ? Des individus isolés sans foi ni loi, des laboratoires pharmaceutiques, des investisseurs peu scrupuleux ?
Pourquoi New York ? Parce que j’y ai vécu la moitié de ma vie et que j’avais envie de faire de cette ville un peu la vôtre.
Brooklyn Paradis en 4 tomes met en scène deux mondes différents à travers une jeune femme, mère, riche et protégée de tout jusqu’au matin où elle trouve un canapé sur un parking de Brooklyn…
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L’addition, s’il vous plaît

Brooklyn Paradi$ - Saison 1 - Chris SIMON.jpg

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Connaissez-vous d’autres séries littéraires ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Chris SIMON de m’avoir permis de lire pour la première fois une série littéraire. Je ne regrette pas mon choix et espère en découvrir d’autres !

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Mon 7e partenaire gourmand, rencontre avec un audacieux rêveur…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Et si nous parlions rêves aujourd’hui en compagnie du nouveau membre de l’équipe de mes partenaires gourmands : l’Auteur Dimitri DEMONT ?

StoryStar1557986808042Auteur indépendant auto-publié sur Librinova et deux fois finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017 et 2018, Dimitri DEMONT est un rêveur à toute heure et un audacieux entrepreneur. C’est la force tranquille qui vous propose deux livres : un premier roman de 213 pages – Le ciel n’envahira pas la mer – et un second livre – La fragilité des rêves – que je me ferais une joie de chroniquer prochainement. Le sujet de sa nouvelle de 222 pages raconte les destins croisés de trois femmes en quête de bonheur. Entre désillusions et joies, elles devront affronter des tempêtes et faire des choix. Ses livres sont disponibles sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré en version électronique à seulement 3.99€ ou en version brochée (respectivement) à 12.90€ et 13.90€.

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur ses livres en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Merci à Dimitri de rejoindre l’équipe de mes partenaires gourmands !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !

Dimitri DEMONT

{Se consacrer à l’écriture} je crois qu’à un moment, si c’est réellement ce qui nous tient à cœur, il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard.

Portrait littéraire

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Âgé de trente-deux ans, j’écris depuis l’adolescence. Il y a deux ans, j’ai plaqué ma carrière dans la production audiovisuelle pour me consacrer à ma vocation littéraire.

J’ai sorti en décembre 2017 mon premier roman “Le ciel n’envahira pas la mer”, finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017.
Mon deuxième livre “La Fragilité des rêves” est sorti en décembre 2018. Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Le livre a été finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2018.

Je poste régulièrement sur mon site dimitridemont.com des textes courts inédits et j’y tiens un journal littéraire. Un Deuxième roman est en cours d’écriture et annoncé pour fin 2019.

Ses romans

« Le ciel n’envahira pas la mer » est son premier roman de 213 pages, disponible en version électronique pour 3.99€ ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 13.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

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Quand Jen, son premier et son grand amour, le quitte, Simon part se réfugier dans sa maison de famille, en Bretagne, là où ils se sont rencontrés et aimés pour la première fois. Au fil de ses discussions avec ses grands-parents, de ses rencontres et de ses longues errances dans la station balnéaire hors-saison, Simon retrace le fil de leur histoire d’amour. Pourquoi Jen, jeune fille modèle, issue d’une famille traditionnelle bourgeoise l’a-t-elle choisi, lui qui vient d’un milieu modeste qu’il n’a jamais totalement assumé ? A mesure que les souvenirs remontent – les étés joyeux entourés de copains, les premières amours, la peur d’être différent – Simon arrive petit à petit à un constat : n’est-il pas temps pour lui de s’accepter enfin entièrement lui-même, et d’arrêter de se soucier du regard des autres ? 

Fort de ce premier roman, Dimitri auto-édite avec le soutien de l’équipe de Librinova, son deuxième livre « La fragilité des rêves » qui se présente sous la forme d’une nouvelle de 222 pages à la couverture flash et soignée. Son livre est disponible en version électronique à 1.99€ (en promo actuellement) ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 12.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Un polar comme on en fait plus !

bitmoji-20190427111825Livre reçu dans le cadre de l’opération Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com !

Editions denoël, explorateurs du polar 2019 avec lecteurscom

Une affaire comme les autres, Pasquale RUJU, 286 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, publié en 2019 par les Éditions DENOËL.

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En lisant ce titre j’ai pensé tout de suite à un banal feuilleton policier dans lequel l’auteur joue la carte des stéréotypes italiens à fond. Une affaire banale, presque celle de trop. Mais je n’y étais pas du tout !

Tout de suite, je plonge dans une cellule d’interrogatoire, toutes mes autres pensées s’effacent. Tout comme celles d’Annamaria, veuve et suspectée de meurtre, seule face à son raisonnement interne. Quand elle doute, nous doutons avec elle. Quand elle s’interroge, nous nous interrogeons également. Dois-je craquer, pleurer ? Qui est le bon flic, le mauvais ? Voici les questions auxquelles doit faire face la veuve, qui ne perd pas son sang-froid une seule seconde. Je pressens au loin un retournement de situation qui me bouleverse, cette carapace ne me semble pas naturelle. Vais-je avoir raison ?
Ici débute le plus long interrogatoire que j’ai lu, sentant chaque seconde peser comme le ferait l’épée de Damoclès au-dessus d’une tête.

En tant que lectrice, je suis suspendue à ce que Annamaria va bien vouloir nous livrer. L’histoire elle l’a connaît, personne d’autre. Et c’est ce qui met le lecteur sous tension. C’est énorme !

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Un Polar noir mêlant meurtres, silence et amour à l’image du saumon cru délicat et addictif. Assiette composée au Wok Garden à Seraing.

Je ressens une certaine forme de pudeur dans la façon qu’à d’Annamaria de se confier. Comme une fragilité qu’elle tente tant bien que mal de camoufler derrière une rigidité et une froideur durant l’interrogatoire.

Je suis vraiment en adoration devant le style de l’auteur qui sait manier sa plume pour me faire ressentir cette tension qui se joue à chaque page et qui ne s’essouffle pas à chaque chapitre. L’ambiance pesante du huis-clos s’est refermée sur moi. Je perçois de la perversion, de la brutalité et du narcissisme dans les descriptions des faits et les silences d’Annamaria. J’apprends en même temps que Sylvia est la procureure adjointe en charge d’interroger la suspecte. Une femme aussi froide qu’Annamaria, qui me donne l’impression d’une attitude en miroir, c’est-à-dire que chacune à leur tour sera l’interrogatrice de l’autre, la victime et la coupable. En ça, la tension est remarquablement bien menée.

Puis, je découvre à pas de loup, la naissance de l’histoire d’amour entre Annamaria et Marcello, un homme qui inspire tant le respect que la crainte. Il y a beaucoup de mystère autour de cet homme ce qui est très prenant et titille volontiers ma curiosité. L’amour que ressent Annamaria envers Marcello est très fort voire passionnel. S’adonner de la sorte à cet homme dont elle semble n’échanger que des relations sexuelles est troublant. Rien ne vient perturber son amour pour cet homme dont elle ne connaît pas les réelles activités. Elle lui est simplement dévouée. Puis, vint le temps où l’amour s’essouffle pour laisser place à une forme de tendresse maternelle.
Carmela, une amie du couple, me fait penser à une menthe religieuse qui joue un double jeu. Elle paraît fourbe mais sait quelle stratégie adopter. Elle m’impressionne un peu pour tout vous avouer. Serait-elle manipulatrice ?

Petit à petit, l’illusion sur la banalité de l’histoire rend le suspense haletant. Les chapitres sont courts et très addictifs ! Ma lecture est très fluide et vive. Chaque mot me donne envie de savoir la suite. Le silence devient une violence sourde et un jeu de pouvoir, le machisme aidant à se mettre dans l’ambiance.
Les notes de la traductrice en fin d’ouvrage sont très appréciables pour les lecteurs qui, comme moi, ne connaissent en rien l’organisation des clans mafieux italiens. Je perçois un monde très dur et violent.

Ce livre parle outre la dureté de l’organisation mafieuse et de ce business souterrain florissant et sanglant, des relations familiales. Des enfants « utilisés » comme gage d’une réussite, d’une fierté. Ce lourd héritage familial est source de tension au sein des familles. Je ressens la difficulté de prendre son envol et de devenir véritablement « soi » au sein d’une famille qui ne pense qu’à faire un maximum de profit. Profit au détriment d’un amour chaleureux, de relations tendres pour le compte d’un monde violent et dangereux. Les nombreuses activités mafieuses sont partout et ce roman nous le montre bien. Comme une toile d’araignée que l’on aurait tisser sur le monde. A la manière dont elle recouvre le raisonnement d’Annamaria qui vit dans la crainte d’être rejetée par son mari. C’est terrible.

C’était comme cela, désormais, et s’adapter à la situation semblait être la meilleure des solutions pour tout le monde.

La place et le poids du regard sont très symboliques dans ce roman car ils désignent le pouvoir et le contrôle sur l’autre. Demander l’approbation pour agir est courant au sein de ces fratries. C’est impressionnant la manière dont tous rendent compte à un seul homme qui pourrait être comparé à « Dieu ». Cette forme de hiérarchie nous invite à prendre conscience de l’enchevêtrement de la mafia et de la difficulté qu’ont les forces de l’ordre à trouver l’homme ou le groupe d’hommes à la tête d’un seul clan. Le pouvoir est argent, l’argent s’achète en vies. Chaque personnage remplit son rôle à merveille nous faisant basculer dans une cruauté extrême, mais toujours silencieuse. Le silence est ce qui m’a le plus marquée dans ce roman et qui rend la lecture captivante. Je regrette seulement qu’il n’y ait pas de traduction pour certains mots en anglais.

Mais est-ce que je m’attendais à cette fin ? Mon dieu ! Non !!

 

Le mot de Pasquale (traduit de l’italien rien que pour vous^^)
Ma formation a été celle d’un cinéaste indépendant, puis d’un scénariste, en particulier de bande dessinée.
« Une affaire comme les autres » est née en 2008 en tant que court métrage, réalisé avec un groupe d’amis acteurs et cinéastes et une magnifique protagoniste, Stella Bevilacqua, qui malheureusement n’est plus présente. Le roman lui est dédié, développant l’idée de base et les personnages des protagonistes de ce petit film. Il y a des personnages et des histoires qui vous tourmentent l’esprit, même des années après les avoir remises dans le tiroir. Et l’histoire d’« Une affaire comme les autres » avait besoin d’être racontée de manière plus articulée. Pour compléter le roman, au cours des années suivantes, j’ai effectué un long travail de documentation.
L’histoire d’Annamaria et de Nicotra est évidemment inventée, mais le contexte criminel dans lequel ils vivent et travaillent est malheureusement très réel. Et toujours profondément enracinée dans de nombreuses communautés du nord de l’Italie, ainsi que dans celles du sud. Comme le disait l’écrivain Massimo Carlotto et mieux que moi, le noir peut être un outil très puissant pour éclairer certains aspects obscurs et opaques de notre société, venant parfois à l’appui du journalisme d’investigation, de plus en plus rare dans les médias contemporains. Ce que tu lis dans un bon noir reste à l’intérieur de toi, même longtemps. Et parfois, pourquoi pas, cela vous fait prendre conscience de la réalité qui vous entoure. Des choses que vous avez peut-être choisies de ne pas voir jusque-là. Les mots génèrent des pensées et les pensées donnent la force de changer. C’est pourquoi nous ne pouvons pas renoncer à la lecture, tout comme nous ne pouvons pas renoncer à la culture. Toutes les mafias, se nourrissent de l’ignorance. Vous ne pouvez pas contrôler un peuple qui peut penser par lui-même. Essayer d’écrire sur la mafia, dans ce roman, a été ma petite contribution à cette bataille.

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Jusqu’où iriez-vous par amour ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’équipe de Lecteurs.com pour l’opportunité de faire partie de l’opération « Explorateurs du Polar 2019 ». Un grand merci aux Éditions DENOËL pour leur générosité. Enfin Mille merci à l’auteur pour sa gentillesse et ce mot qui me touche particulièrement, sa réactivité et son militantisme.

PAL – Mai 2019

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Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de mai.

Au menu

  • La voleuse des toits Laure DARGELOS
  • Brooklyn Paradi$ – Tome 1 Chris SIMON
  • Deaf – Tome 3 – Joseph KOCHMANN
  • Ciao Bella, la vie l’emportera – Mélinda SCHLINGE
  • Une affaire comme les autres – Pasquale RUJU (Exploratrice du Polar avec lecteurs.com)
  • Qui a tué l’homme Homard ?J.M. ERRE
  • Le rosier de Julia – Frédéric DOILLON

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de mai, je suis ravie de participer aux Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com.

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?

Bilan du mois d’avril 2019

Hellow mes petits gourmands 🙂 J’espère que vous allez bien ?

Un mois de lecture chargé mais très riche en émotions ! Je vous laisse juger par vous même mes petites découvertes 🙂 Et vous, avez-vous passé un bon mois de lecture, racontez-moi tout en commentaire mes gourmands !

En ce mois d’avril, mes coups de cœur ont été…

The Prison Expériment - Eric COSTA (2)

 

J’ai tremblé de frisson avec le triller d’Eric COSTA – « The Prison Expériment ». Un vrai tour de main avec des détails à couper le souffle ! Je me suis sentie prise au piège dans cette prison sophistiquée à l’extrême. J’ai aimé le style de l’auteur qui ne nous laisse pas une seule seconde de répits avec un suspense à chaque chapitre. Vivement le tome 2 !

Ma chronique gourmande juste .

 

 

Lignées - Sophie ZIMMERMANN« Lignées » de l’autrice Sophie ZIMERMANN est sans conteste une très belle découverte ! Il fallait oser écrire sur un monde où les émotions sont atténuées et les contacts physiques oubliés. Le style de l’autrice est simple, son roman bourré d’actions, toutes suivant une logique claire et très surprenante. Saurez-vous déchiffrer mon titre de chronique ?

Ma chronique gourmande en cliquant ici.

 

Mes autres lectures…

Le programmeur Tome 1 - marguerite BLANCHARDJ’ai été plus que déçue de lire le roman de Marguerite BLANCHARD qui s’intitule « Le Programmeur ». Malgré une belle promesse de départ traitant du harcèlement scolaire et d’une sorte de vengeance par intelligence artificielle, le sujet a été bâclé et mal amené. Dommage. Une bonne relecture et une correction permettraient à l’ouvrage de tenir sa promesse.

Ma chronique gourmande en cliquant juste .

 

Crysten SULLIVAN - Le vol d'une autrucheLe roman Rock&Roll « Le Vol de l’Autruche » de Crysten SULLIVAN m’a fait oublier mes déboires et passer un très bon moment. J’ai ri, pleuré et hurlé de joie avec Maggie, l’héroïne de ce roman atypique. Aborder le thème du surpoids et du mal-être qu’il engendre, avec cette touche d’humour bien placée à l’Américaine, fait passer le message de l’autrice de s’aimer avant tout, en douceur. je vous le recommande vivement !

Envolez-vous en lisant ma chronique gourmande juste ici.

 

Lament Lake - Jo RILEY-BLACKL’autrice Jo RILEY-BLACK a su parfaitement me transmettre des émotions très dures et trash relatives à la dépression à travers son roman « Lament Lake ». Je prends ce roman comme une claque avec une fin surprenante ! Je vous le recommande si vous aimez les romans qui traitent du mal-être, il comblera toutes vos attentes les plus virulentes.

Sombrez avec ma chronique gourmande en allant juste .

 

La fille Faucon - Martine BATICLEUn peu de magie à présent avec le roman de Martine BATICLE qui s’intitule « La Fille Faucon ». Ce roman young adult m’a fait voyager au temps des brigands et autres brutes. L’héroïne, Camille, a le don de se métamorphoser en faucon Elle vous permettra de prendre de la hauteur, de vous sentir léger. Une écriture fluide et simple pour un agréable moment.

Métamorphosez-vous en lisant ma chronique gourmande juste .

 

instasize_190420195423.pngLe récit de voyage « Parenthèse Nomade » écrit à quatre mains par Carine & Nicolas POIRIER vous fera voyager à travers l’Amérique de l’Ouest, le Canada et le Mexique. De paysages en paysages, vous aurez l’impression d’être libre de vos mouvements et de vous évader vers d’autres univers tous plus surprenants les uns que les autres. Je vous conseille de compléter votre lecture en allant jeter un coup d’œil à leur blog.

Ma chronique gourmande voyage juste .

 

Et vous, comment avez-vous vécu ce mois d’avril 2019 ?

Retrouvez les livres que je vais découvrir en mars en vous rendant dans ma PAL, rubrique « Presse Mensuelle ».

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publishroomlogo-dLignées, Sophie ZIMMERMANN, 337 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, paru en 2019 via la Maison d’Auto-Editions pour auteurs indépendants, Publishroom Factory.

Résumé de la fusion : Contacts corporels inexistants. Émotions atténuées. Composition d’un monde de Lignées d’individus. Bienvenue dans la fusion cellulaire. Ava L., Ligneuse et professeure, sera celle qui se battra pour que le monde ne bascule pas dans l’horreur. Pour cela elle devra choisir son camp. Mais à qui faire confiance ? Entre secrets, manipulation, espionnage, ce roman d’anticipation ne vous laissera pas une minute de répit. Et si vous lisez ou avez lu ce livre, alors vous saurez déchiffrer mon titre… curieux ?

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Je n’en suis qu’aux premiers chapitres mais je suis déjà captivée par l’histoire. Le résumé me promet une belle intrigue. La plume de l’autrice me donne envie d’en savoir davantage. Elle est simple mais fluide malgré les petites coquilles repérées. Je m’arrête un instant pour reprendre mon souffle et regarder la couverture. Je trouve intéressant cet effet miroir qui me fait penser à deux faces d’un même monde. Une visible et une seconde laissant imaginer un projet souterrain volontairement secret. Cette couverture peut aussi faire penser à une symétrie au niveau des personnages semblable au Ying et au Yang. Suis-je dans la bonne direction pour comprendre ce livre ? 

Très vite, je découvre que la population est divisée en plusieurs lignées. Chaque personnage est doté de caractéristiques propres à chacun, qui permet de les distinguer facilement et de ne pas perdre le fil de l’histoire. Le concept est excellent car différent des univers que nous connaissons bien aujourd’hui comme Hunger Games, Divergente ou Mortal Engines. Chaque lignée a une fonction définie. Ce qui diffère d’avec ces autres livres de science-fiction, est que l’autrice y intègre l’absence de contacts corporels et l’essence même du projet Conceptio. Je ne peux pas vous en dire davantage sur ce que contient ce projet sans vous spoiler ! Je m’arrête donc ici, mais ce qui est sûr, c’est que vous serez très surpris !
Je me demandais comment l’autrice allait intégrer ce manque de contacts corporels et ces émotions atténuées. Et bien, je ne suis pas déçue, car chaque détail est soigné. Je suis embarquée dans un monde que je connais mais qui ici, est obsolète. J’aime beaucoup cette capacité de savoir camoufler ses émotions et de ne pas les extérioriser. Cela me renvoie à une forme d’automatisation. De nos jours, il pourrait s’agir de la robotique (mais c’est sans compter les avancées technologiques qui poussent à doter les robots de sentiments et de pensées humaines…).

C’est sans temps mort que je découvre Ava L. professeure-ligneuse, deux êtres non-issus de la fusion et un projet : Conceptio. Un mystère se noue autour de ce projet dont on ne sait rien. Ce mystère me pousse à en savoir plus et rend chaque action utile au bon déroulement de l’intrigue, que je trouve vraiment bien ficelée. De découverte en découverte, je navigue en terrain inconnu, à la recherche d’indices sur ce fameux projet. Le thème du mensonge est très présent dans ce livre, et peut être interprété comme suit : mentir à un ami sur ses réelles activités et mener une double vie. Le mensonge a donc les traits de la protection.

Ce mode de vie futuriste a pour avantage de ne pas montrer sa faiblesse devant les autres, et de garder son sang-froid en toutes circonstances. L’inconvénient, est que les personnages issus de la fusion, peuvent être vus comme des êtres dépourvus de cœur. Je trouve donc super intéressant que l’autrice mêle à la fois ces êtres issus de la fusion en décalage complet avec d’autres qui n’y sont pas. Ainsi, la notion de différence et de marginalité sont sous-entendues, mettant en débat les questions sensibles des normes tolérées ou non par la population. Comment accepter ces règles de vie ? Tout le monde est-il capable de s’y adapter et s’y conformer ?

Je perçois chaque différence dans les comportements, pensées et mots, de chaque partie (être issus de la fusion et les non-issus de la fusion). L’autrice réussit donc à nous rendre accessible ce nouveau monde à travers les yeux d’Ava L. Ce personnage emprunte les traits d’un être hybride à mes yeux. Ses doutes, peurs, pensées… sont très bien décrits et rendent ce personnage réel, dynamique, fort, attachant, orgueilleux, déterminé et intelligent. Cette héroïne est décrite de manière, à ce que le lecteur traverse chaque étape de sa vie avec elle. Elle est le témoin et l’incarnation d’une construction identitaire (amour, haine, joie…), j’adore ! L’amour devient un concept abstrait et complexe.
A travers Ava L., l’autrice nous fait réfléchir quant à notre propre rapport au corps, au touché et à la capacité à aimer et ressentir des émotions. Bien que ce soient des notions très subjectives, le lecteur se retrouve aisément dans ses propres réactions. Je retrouve par exemple la pression exercée pour se connecter à une autre personne, que l’on pourrait comparer au mariage. Rien n’est donc laissé au hasard et est transformé en version futuriste qui pourrait faire peur si nous devions vivre ainsi. Ava L. ne sortira pas indemne de ses différentes rencontres…

Les questions liées à l’attachement qu’on retrouve dans le domaine de la psychanalyse et de la psychologie (en majorité), sont remises en question dans cet ouvrage, lourd de sens. Comme il n’est pas coutume d’être élevé par ses parents, les questions d’héritage familiale (des gênes, des ressemblances avec tel et tel parent, des souvenirs chaleureux, d’albums de famille…) ne se posent plus. Cela peut être perturbant pour nous qui avons besoin de ressentir les choses pour les matérialiser. Le seul point qui correspond à notre époque est le secret de famille (pas étonnant qu’on en dise qu’il a la dent dure ^^). Cette notion donne encore plus d’attrait au livre et renforce d’autant plus l’intrigue et l’énigme qui l’entourent.

Avec les autres personnages, dont je tais volontairement les caractéristiques pour ne pas vous casser le suspense très bien construit ici, l’autrice appuie sur l’importance d’être une équipe pour faire face au danger. Cette intelligence collective est très importante tout au long de l’histoire car elle permet le dynamisme des actions contre la partie adverse qui bien sûr est toxique. Des amitiés se nouent, des alliances se complètent pendant que des trahisons prennent forme.

Même en stéréotypant les comportements et en promouvant la place utile de chaque être humain dans notre environnement, nous avions sous-estimé la part de noirceur de l’humanité qui, telle une maladie chronique, resurgissait au fil de notre évolution.

Pourra-t-on s’en défaire un jour ?

Ce que j’ai par dessous apprécié, est l’univers créé par l’autrice. Tout est lisse, sans faille, propre, blanc à la manière d’un plat monochrome. Chaque élément qu’elle apporte à son histoire permet une compréhension du projet Conceptio et n’est pas abandonné. Si je devais imager l’univers de ce livre, il ressemblerait à ça :

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Un Futuriste qui s’accompagne en transparence et sans superflu par les premières fraises de la saison.

 

Vous saurez tout en temps voulu. J’ai adoré n’être pas maître de la situation. Impossible de ne pas être surpris de découvrir, que ce qu’on pensait savoir, n’est qu’une miette, comparée à ce qui se trame dans les coulisses, tant il y a de rebondissements imprévisibles. Le suspense est maintenu pendant 337 pages ! Toutes mes stratégies et plans étaient bien loin de la vérité ! Le lecteur est mené en bateau, dans le sens où on ne s’attend pas à ce qui va se passer.

Le mot de Sophie
J’ai eu la chance qu’Ava me guide pour raconter son histoire.
A travers ses yeux, j’ai découvert une société qui pourrait être une des versions possibles de notre futur. Je l’ai vue évoluer au gré de ses rencontres et de ses découvertes.
J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à partager ses aventures.

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L’addition, s’il vous plaît

Lignées - Sophie ZIMMERMANN

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Seriez-vous capables de vivre sans montrer vos émotions ?

 

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice de sa gentillesse, sa réactivité et sa simplicité. Voilà un roman qui devrait être davantage connu mes gourmands !

Une lecture (presque) parfaite !

Puisque l’on cote un plat, on cote également un livre.

Mes petits gourmands,

Je vous dévoile ma façon de coter un ouvrage !

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Connaissez-vous l’émission « Un dîner (presque) parfait » ? Si non, il s’agit d’une émission où 5 convives habitant la même région s’invitent à dîner. A tour de rôle, chacun concocte un dîner d’exception avec gourmandise, créativité et générosité aux invités qui eux, vont noter la décoration, l’animation de la soirée et le talent culinaire.

Et bien de mon côté, je me prête à l’exercice d’une lecture (presque) parfaite, non sans difficultés. En effet, depuis que j’utilise le site Simplement Pro, dont j’ai expliqué le fonctionnement en donnant mon avis sur la plateforme de Service Presse (à lire ici), il m’est demandé d’attribuer une note à un livre. Je tiens à vous souligner, que je n’ai jamais noté un livre, je n’aime pas le faire, ma chronique gourmande étant suffisante selon moi. Mais puisque j’y suis contrainte, au lieu de coter de façon aléatoire, j’adapte mon évaluation à mon concept. Ainsi, toutes mes chroniques gourmandes seront évaluées de la même façon.

Mes premiers pas furent donc hésitants, peu cohérents et non concluants. J’avais tendance à inclure dans ma note, la qualité des échanges avec les auteurs et professionnels des ME. Or, c’est le livre que je juge !

Me voyant patauger dans la semoule, mon Grumpy m’a suggéré de construire une grille d’évaluation pour que les cotations soient cohérentes les unes par rapport aux autres et que je me sente rassurer par rapport à la cotation. Par exemple, un 14/20 peut paraître faible mais en relativisant, cette note équivaut à un 7/10 ou 70%. C’est-à-dire, un bon livre.

> La voici :

grille avec explications des critères

Je tiens à préciser que je note sur 19 et non sur 20. Ce qui signifie qu’un livre remplissant tous les critères au maximum sera évalué d’un 19/20 car selon moi, un livre ne peut jamais être parfait. Mais je le jugerai ainsi par gourmandise et ajouterai 1 point à la note finale s’il remplit la condition de mon concept c’est-à-dire, que j’ai ressenti un goût lors de la lecture. Ou au contraire, j’enlèverai 1 point si je me suis forcée à le lire.

Ainsi, afin que vous, auteurs, autrices, puissiez mieux comprendre les notes que je mets sur vos livres et, pour me donner l’occasion de prendre le pli de noter avec plus d’aisance, j’enserrerai à la fin de chacune de mes chroniques gourmandes, ce tableau dûment complété. Bien sûr, j’adapterai ma notation et mes commentaires en fonction du genre littéraire lu.

J’espère que vous appréciez ma transparence vis-à-vis de ma manière de coter un ouvrage 🙂 Et, puisque vos remarques, commentaires ou avis sont importants à mes yeux, que pensez-vous de ma grille d’évaluation ?

 

Et vous, comment notez-vous un livre ?

La mise à nu…

Hellow mes petits gourmands ! Comment allez-vous ? 🙂

 

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Plus j’avance dans le raffinement de mon concept, plus mes réflexions se précisent. Aujourd’hui, je m’aperçois que pour ajouter une âme derrière les fourneaux de ma cuisine, il est temps que je vous livre des informations inédites sur moi, les coulisses de la rédaction de mes chroniques gourmandes et la façon dont je lis, mais également ma façon de noter un livre. J’ai déjà mentionné mon envie d’associer la littérature au domaine culinaire. Mais je trouve important de vous faire part de mes doutes, mes envies et mes projets. J’ai également mis en avant mon besoin de me plonger dans les divers univers offerts par les nombreux auteurs que je rencontre. Cette fois, à vous de vous plonger davantage dans le mien. J’espère que cet exercice de mise à nu vous plaira. N’hésitez pas à me dire comment vous trouvez mon initiative.

Dans ma rubrique – Derrière les fourneaux -, vous trouverez donc ces parts de moi, qui vous feront ressentir tout un panel d’émotions fortes. La sincérité guide ma plume…

La catégorie – Dans le tablier -, vous permettra de découvrir des informations inédites sur moi. De ma façon de chroniquer à mes projets, je vous dis tout !

La sous-rubrique – Ils parlent de moi ! – regroupe quant à elle, des avis, des commentaires sur la qualité de mon travail qu’ont apprécié les auteurs et autres professionnels du milieu du livre.

Il m’est apparu nécessaire de vous livrer ma façon de coter un livre, afin que vous compreniez mieux les notes que je mets après chacune de mes lectures. Vous retrouverez donc tous les détails dans la catégorie – Tarification de la dégustation -.

Enfin, je partage avec vous mon expérience unique d’Exploratrice du Polar 2019 avec Lecteurs.com. En espérant que d’autres expériences m’attendent !

Que pensez-vous de ma nouvelle rubrique – Derrière les fourneaux – ?

Quelle est votre façon de chroniquer ?

L’aventure c’est extra ? Chronique d’un départ

! Avant-Première !

Je lis des auto éditéslogo-dParenthèse nomade, récit de voyage à quatre mains par Carine et Nicolas POIRIER, 287 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié le 13 avril 2019.

 

Résumé de l’aventure : Quitter travail, maison, habitudes, amis… c’est le pari que s’est lancé Carine et Nicolas, accompagnés de leurs deux enfants. Un an de voyage en famille ça fait rêver non ? Et pourtant, ils ont combiné mésaventures et désillusions mais aussi moments drôles et paysages inoubliables, à travers 326 jours de voyages en camping-car. Prenez le large, partez à l’aventure avec eux.

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Carine et Nicolas POIRIER, deux aventuriers des temps modernes et leurs deux moussaillons, ont décidé de partir pour un périple de 326 jours en camping-car. Dingue ? Pas tant que ça ! D’emblée, je ne sais pas si j’aurai eu les crans de le faire. Alors, j’ai souhaité découvrir cette aventure par procuration, et partir à la découverte des États-Unis, du Canada et du Mexique à leurs côtés. Le temps de m’armer de mes tablettes de chocolats préférées, je m’installe pour quelques pages d’évasion…

Un récit de voyage familial unique à déguster en savourant chaque miette des tablettes de chocolat fait maison Le chocolat de poche !

Dès le début de ma lecture, je repense à cette phrase qu’on se dit souvent pour se motiver « Quand on veut, on peut ». Et bien elle se concrétise avec ce récit de voyage. Prendre la décision de tout laisser pour un an, est-ce possible ? Oui, répond la famille POIRIER. J’aime ce début de lecture où ils nous décrivent la préparation et la concrétisation de leur de projet de prendre la route. Souvent, on enfouit ses rêves par peur de l’inconnu ou par manque financier. Cependant, il est possible, en organisant son départ, de plonger dans le grand bain. J’aime cette audace et ce culot de partir en terres inconnues. Un des sujets principaux de ce roman est selon moi, cette quête de liberté qui passe par cette envie d’ailleurs, cette soif d’aventure et de nouveauté, de cette volonté de donner un autre sens à notre vie. J’aime beaucoup la façon dont le voyage s’annonce et prend forme. Nous suivons pas à pas les préparatifs qui génèrent beaucoup de stress. J’ai l’impression que les auteurs se sont, l’espace d’un instant, mis dans la peau de managers d’entreprise. Puis, je trouve assez comique et osé, l’idée de se retrouver à quatre dans un espace si restreint.

Le fait que leurs deux enfants les suivent dans cette aventure (condition sine qua non), apporte une dimension familiale qui enrichit la notion de partage et qui me fait rêver. Cette parenthèse nomade ne pouvait se faire sans l’accord de tous les membres de la famille. Dans cette parenthèse se confond alors partage, convivialité, amour et permettrait de resserrer les liens familiaux. Ce fort accent familial me fait me poser diverses questions comme : comment définir l’espace de chacun dans un environnement réduit ? Le fait de rester à quatre, collés les uns aux autres, contribuent-ils à préserver le jardin secret de chacun ? Puis, en tant que parents, peut-on uniquement compter sur les divers paysages pour divertir nos enfants ? Que partage-t-on réellement avec nos enfants durant ces longs mois ? Quels apprentissages en ressortent ? Comment trouver un équilibre entre ma liberté et les obligations parentales qui m’incombent (devoirs, autorité, épanouissement et développement personnel, inimité…) ?

Et nous restons là une journée de plus, à profiter du temps qui passe et du temps qu’il fait, à observer l’environnement qui nous entoure, à écouter les chants des oiseaux, à sentir le parfum de l’automne, à goûter aux joies de la vie de famille, à toucher du doigt le bonheur d’être là.

A toutes ces questions, le récit de Carine et Nicolas, tente de donner des esquisses de réponses. Bien sûr, il s’agit de leurs perceptions et de leurs ressentis que je trouve très bien décrits. Car, peut-être l’avez-vous deviné, il s’agit d’un roman écrit à quatre mains ! J’adore le concept ! Nous trouvons ainsi deux visions et deux plumes différentes. Au fil de ma lecture, j’apprends que Nicolas est doué pour réparer le camping-car et le diriger et que Carine a un rôle rassurant auprès des enfants et une bonne intuition (girl power oblige ^^). L’un est fan de basket ball, l’autre victime d’insomnies. Ce sont ces petits détails que j’aime découvrir dans un récit de voyage car ils donnent une authenticité au récit et ils nourrissent aussi notre curiosité. J’ai ainsi retrouvé la liberté d’expression (une des nombreuses formes de la liberté qu’aborde le couple), les deux plumes étant très fluides, singulières et poétiques. Je note une touche de virilité et de rigidité dans celle de Nicolas, mais qui ne m’a pas dérangée.
J’ai apprécié retrouver une partie de moi dans ce roman où il est question de penser simplement mais néanmoins, en retrouvant une touche de complexité féminine. L’envie de profiter de l’instant présent, de persévérer pour atteindre ma liberté, l’organisation des itinéraires. De plus, le nombre 18 (ici synonyme du début du voyage familial) est important pour moi, car il signifie le début de ma propre aventure. Une organisation préalable presque aussi longue que pour qu’un bébé se forme dans le ventre de la future mère. Ce projet de voyage m’apparaît alors comme une naissance, celle d’un renouveau, l’amorce d’une nouvelle vie.

Il est vrai que l’on pourrait trouver plutôt « lourd » les nombreux passages où les mauvais côtés du voyage sont évoqués. Comme les recherches d’une place de campement, les désillusions qui se font sentir malgré les recommandations des guides touristiques…, mais je trouve que les auteurs ont bien fait de les intégrer à leur récit tant ces mésaventures font aussi parties du jeu. C’est en ce sens que j’apprécie que les auteurs ne nous vendent pas du « rêve », en nous disant simplement que tout est beau et magique, car ce n’est pas le cas dans la réalité, nous ne sommes pas non plus à Disneyland.

J’apprécie donc la sincérité du récit qui n’est pas enjolivé avec uniquement les jours où tout se passaient pour le mieux. Il ne s’agit pas ici d’un voyage idyllique mais de faits qui se sont réellement déroulés et qui peuvent aider à rationaliser l’aventure sans en enlever le côté magique.
Voyager hors des sentiers battus peut s’avérer payant. Ici, j’aime l’apprivoisement de l’inconnu. Les décisions se prennent en famille, dans le respect des envies de chacun, c’est appréciable. La difficulté que soulèvent les auteurs quant aux emplacements à trouver, aux barrières de la langue, au lâcher prise et au fait de s’autoriser à ne rien faire est très intéressant. Ils relatent ainsi les obstacles auxquels il faut se préparer et les stratégies à mettre en place, changeant parfois nos habitudes bien rodées. Puis n’aimons-nous pas cadrer notre vie au maximum ?

J’ai apprécié la lecture fluide de ce récit de voyage authentique que je ne trouve pas lourd, mais riche en apprentissages, parfois en désaccord avec les conseils des guides touristiques. Paradoxalement, je trouve ma progression de lecture lente. Étape après étape, on m’offre un voyage sans bouger de mon lit, j’adore ! Peut-être que je m’accorde ce temps de calme pour savourer mon aventure littéraire. Être confronté à un paysage différent chaque jour est à la fois source de bien-être mais également peut s’avérer déstabilisant ou « blasant ». Mais, quelle meilleure source d’apprentissage que le monde lui-même ? Cela doit être merveilleux d’apprendre le monde à travers des sorties grandeur nature et pas seulement via la description d’un livre d’histoire. En apprendre davantage sur les différents us et coutumes de chaque village, population ou tribus est une vraie mine d’or. J’ai vraiment adoré voyager et découvrir le quotidien d’une famille de nomades pour un an. Parce qu’outre les paysages à couper le souffle, il est aussi question d’inégalités sociales préservées du fait de la vente illusoire d’une authenticité qui abordent davantage les traits de la pauvreté (fait que les auteurs expliquent très bien dans leur livre) et d’une vision déformée que l’on se fait d’un pays et de leurs règles via des publicités presque mensongères des guident touristiques.

Enfin, j’adore l’idée du blog qu’ont créé les auteurs, à travers lequel ils nous exposent l’organisation de leur voyage, leurs rencontres et l’écriture de leur roman. Je vous conseille fortement d’aller y jeter un coup d’œil pour compléter votre lecture, en cliquant juste . Bravo à eux pour ce travail !

Le roman Parenthèse Nomade ce sont des moments de stress, d’angoisses, de peurs, mais aussi de joie, de souvenirs immortels, de moments de partage et de convivialité. Ce sont des rencontres inoubliables et des paysages à couper le souffle. Je remercie les auteurs pour m’avoir fait voyager à travers leurs plumes, de ne pas m’avoir vendu du « rêve » mais au contraire d’avoir relaté leurs aventures avec ses côtés merveilleux et moins roses. Je me dis à la fin de ma lecture, que tout est possible. Le mieux est encore de concrétiser ses rêves et de partir à la découverte du monde qui nous entoure pour nous forger notre propre opinion de ce dernier. Une vraie remise en question de nos habitudes est traduite dans ce roman aux allures de journal de bord, sans le côté « redondant » des dates et la forme plutôt « stricte » que peut avoir ce journal. Si je devais juste donner un petit conseil, j’aurais aimé trouver quelques photos pour illustrer les étapes clés de ce récit. Mis à part cela, j’aime ces plumes honnêtes et drôles. Parenthèse Nomade m’a offert un moment suspendu de rêve et me pousse à oser quitter ma routine.

Le mot de Carine & Nicolas
Quelques mois après le retour de notre Parenthèse nomade, la rencontre avec Alexandra et ses papiers mâchés est, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau pour des grands gourmands comme nous.
Nous sommes ravis qu’Alexandra n’ait pu résister à la tentation de notre résumé. Que sa critique soit douce ou piquante, son enthousiasme débordant aura sans doute été l’artisan d’une savoureuse présentation de notre récit de voyage.
Nous espérons, chers lecteurs, qu’Alexandra vous aura mis l’eau à la bouche et que notre histoire étanchera votre soif de découverte, le temps d’une lecture.

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Sommes-nous fait pour voyager en nomade pendant un an ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie les auteurs pour leur style unique et leur merveilleux récit de voyage. J’adore discuter avec eux tant leur authenticité et leur simplicité m’ont touchée. Merci encore pour ce mot de l’auteur qui ne se veut pas commercial mais qui respire la joie de vivre et le partage.

Émilie VARRIER sur le grill !

Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

Ah oui ?
Voyons voir ça…

Comme un échos au livre de Françoise HÉRITIER, « Le sel de la vie »

Profil Emilie

C’est moi ! Mon site web juste ici.

 

Alexandra : Bonjour Émilie ! Rentrons dans le vif du sujet. Je suis sûre que les lecteurs ont envie d’en savoir plus sur vous. Pouvez-vous vous décrire en quelques phrases en évoquant votre pire défaut et votre meilleure qualité ?

Émilie : Ça commence fort ! Bonjour tout le monde. 🙂

J’ai trente ans et je vis ma vie comme une aventure. Chaque jour, je fais de mon mieux pour vivre de la douceur et de la joie. Je savoure le bonheur à chaque instant et je le partage autour de moi. Originaire du nord de la France, j’ai décidé de tout quitter et de changer pour une vie meilleure. Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

J’aime la lecture, les sourires ainsi que le partage. C’est donc naturellement que j’écris des romans optimistes, pour lesquelles je m’inspire de mon cheminement personnel, de mes proches et de mes songes. Je réfléchis à mon vécu et j’espère transmettre ce que je retire de mes expériences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

J’adore écrire, mais pas seulement. On dit de moi que je suis simple et positive, et qu’il en faut peu pour me combler ! Et c’est tant mieux. 😉 J’ai un tas de hobbies pour ça et qui améliorent ma créativité et mon esprit positif. J’aime les voyages, la marche, la navigation en voilier, les produits naturels et sains ainsi que le sport, la musique et la danse… et le dépassement de soi. Ce que je préfère, c’est la lecture, les apéros entre amis, les séries, les surprises, les heures passées au téléphone avec les copines et le thé !

Bref, toutes ces petites choses qui me donnent le sourire et me permettent de le partager avec mon entourage.

Maintenant, la question fatidique… Mon pire défaut est aussi ma meilleure qualité : je suis sensible. Je prends tout à cœur, ce qui m’arrive, ce que je vis et ce que l’on me dit. Mais cela fait de moi une personne douce et à l’écoute, des autres et de moi-même. Je perçois les émotions et les sentiments qui gravitent autour de moi et m’impactent, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.

Alexandra : J’ai souvent entendu que les auteurs sont des êtres « à part ». Partagez-vous ce point de vue ? A ce propos, avez-vous des manies ou un rituel spécial ?

Émilie : Je ne sais pas si en tant qu’auteur nous sommes « à part ». Lorsque nous nous investissons dans une passion, nous entrons dans une communauté. Et celle qui regroupe les auteurs est autant « à part » que ceux qui font du triathlon où du maquettisme. ^^

Mais il est vrai que notre imagination fait de nous des individus différents. Nous observons le monde d’un autre œil. Et nous avons le pouvoir de créer un univers, le nôtre, parallèle à celui dans lequel nous gravitons, et sur lequel nous avons le pouvoir de tout changer ! C’est grisant.

Pour ce qui est des manies, j’en ai des tas ! Mais la plus flagrante c’est que je joue avec mes cheveux, particulièrement lorsque j’effectue une tâche qui me demande de la réflexion. Cela devient compliqué lorsque j’écris mes romans car j’ai à la fois l’envie furieuse de faire des nœuds et des tresses, tout en ayant besoin de mes mains pour taper sur mon clavier ! Je passe donc de l’un à l’autre avec frénésie. Ce manège amuse les personnes qui m’observent et cela me fait rire.

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Je vous prépare un deuxième roman…

 

Émilie VARRIER, Romancière, a écrit – Un binôme idéal –, une bulle de douceur…

Alexandra : Pouvez-nous nous parler un peu de votre livre sans trop en dévoiler ?

Émilie : Je n’en dévoilerais pas trop, promis ! Mon premier livre est une romance optimiste, il s’intitule « Un binôme idéal ». C’est l’histoire d’une rencontre entre deux trentenaires. Mike est un bel homme, charmeur et à l’écoute. Cathy est sensible – tien tien… 😉 – et doute beaucoup. Elle a dû mal à se lâcher et à faire confiance, elle se protège pour éviter de souffrir.

Dans cette histoire d’amour, je parle aussi des relations entre collègues de travail et d’amitié. L’univers que j’ai créé est serein, tranquille, malgré les tourments internes de la jeune femme qui se questionne beaucoup (trop), comme nombre d’entre nous !

Alexandra : En quoi votre roman se démarque-t-il des autres qui se veulent être dans le même esprit ?

Émilie : « Un binôme idéal » est à la fois une jolie romance et un roman optimiste. Les lectrices (et lecteurs occasionnels) de New Romance, de Romance Feel-good… apprécieront le côté romantique. Les personnages sont beaux et séducteurs. Mais pas seulement. Le côté optimiste apporte un côté franchement positif. Je raconte leur histoire d’un point de vue chaleureux et doux. Je les protège d’un cocon afin qu’il ne leur arrive rien de grave. C’est mon côté idyllique que je contrebalance de détails réalistes. J’aime à penser que Mike et Cathy auraient pu exister et se rencontrer. Leurs doutes, leurs peurs et leurs sentiments sont réalistes et ressentis par nombre d’entre nous. Leur relation se construit comme elle aurait pu l’être dans la « vraie » vie. Bien sûr, j’enjolive les événements afin qu’ils soient embellis dans l’imaginaire du lecteur. C’est aussi ça l’utilité d’une fiction.

Bref, ce qui démarque ce roman des autres se résume à quelques mots : rêver et y croire.

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Qu’il est joli !

 

Alexandra : Vous définissez votre roman comme un roman optimiste. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il se définit comme tel et nous donner votre conception de l’optimisme ?

Émilie : Comme son nom l’indique, « Un binôme idéal » parle de la relation entre deux individus qui, si elle existait, serait parfaite pour nous contenter et nous rendre heureux.

Cette romance est optimiste car elle pousse à avoir confiance en l’avenir. Dans ce récit, le monde est décrit comme le meilleur possible. J’ai tendance à voir les belles choses de la vie et j’ai retranscrit cette vision.

Le lecteur termine cette romance avec un sentiment de confiance en l’amour, en l’amitié et en la vie. Mais pas seulement. Tout au long de la lecture, il ressent cette attitude positive grâce aux personnages, à leur vie et à leurs réactions. Il envisage l’avenir avec le sourire. Il ressort optimiste et prêt à affronter ses propres difficultés !

Profil Emilie avec fleur

J’adore les fleurs.

Alexandra : D’où vous est venue l’idée de ce roman et à qui le conseillez-vous ?

Émilie : L’idée de départ me vient d’un rêve, un songe plus précisément. C’est toujours de là que me vient mon inspiration. Vous savez ? Ces instants où vous vous échappez de la réalité et vous vous dites « et si… ». Et si je rencontrais un homme charmant, qui me séduise tout en étant à l’écoute, patient et gentil ? J’aimerais être courtisée « à l’ancienne », avec des marques d’attention qui montre que la relation qui en découlera sera basée sur la confiance et la simplicité. L’homme devra être respectueux et compréhensif, afin de former un couple idéal. Et puis je rêve que l’on m’offre des fleurs, de celles que l’on ne trouve pas partout… des roses anciennes, dans les tons pastel.

« Un binôme idéal » est à destination des femmes qui souhaitent s’accorder une pause dans leur vie. Qu’elles soient heureuses ou non en amour, c’est une bulle de bonheur, un instant d’espoir qui vous aide à croire que tout est possible et que le bonheur est à portée de main.

Pour les hommes, c’est un bon moyen de découvrir le point de vue féminin : les doutes, les peurs, le manque de confiance, les hauts et les bas qui nous empêchent parfois de profiter de l’instant tel qu’il est. Mais aussi de recueillir quelques techniques pour séduire les femmes comme Cathy !

Écrire, relire, écrire, relire… enfin, s’autopublier

Alexandra : Vous remercier vos bêtas lecteurs à la fin de votre ouvrage. Quel rôle ont-ils joué pour vous ?

Émilie : Les bêtas-lecteurs sont essentiels, surtout lorsque l’on publie notre premier roman en autoédition. Mes premières lectrices ont découvert mon histoire sur Scribay. Elles m’ont aidée en me donnant confiance en moi. C’est là que j’ai pris conscience de l’impact positif et de la frénésie de lecture que mes mots ont sur les lectrices qui aiment ce genre.

Lorsque j’ai décidé de m’autopublier, j’ai ajouté des passages afin de renforcer mon message. Puis j’ai envoyé mon manuscrit à des bêtas-lectrices. Celles-ci m’ont aidé à approfondir mes personnages. Grâce à elles, Cathy et Mike sont encore plus réalistes et touchants. Enfin, elles m’ont permis de prendre du recul sur mon livre et de mettre le doigt sur des faiblesses que je n’avais pas vues ou que je ne préférais pas travailler. Je me suis remise en question et j’ai grandi en tant que romancière.

Alexandra : Qu’avez-vous voulu transmettre comme messages à vos lecteurs, avec ce premier roman ?

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Bannière de blog réalisée par ©Émilie VARRIER

Émilie : Les relations amoureuses sont au centre de toutes nos attentions. L’amour influence nos décisions. Que l’on recherche le partenaire idéal, que l’on souhaite améliorer notre relation, où que l’on soit heureux en amour, il est toujours question se soi, de l’autre, de séduction, de bonheur au quotidien et d’espoir.

J’ai eu envie d’écrire pour donner vie à une relation comme il serait beau d’en vivre. J’aimerais que ce rêve soit accessible aux autres et les inspire. Certains mots sont des déclencheurs pour faire de sa vie un rêve. Je voudrais que la joie, simple et naturelle d’aimer et de croire en l’amour atteigne le cœur des lecteurs. Alors si mes mots peuvent aider, j’en serais heureuse.

L’histoire de Cathy et Mike est l’occasion de passer un moment agréable. Elle peut aussi donner l’impulsion nécessaire à se lever et changer les choses afin de profiter de la vie et de ses bonheurs. Elle peut aussi aider à prendre des décisions afin de construire une vie dans laquelle nous sommes nous-même et heureux.

Alexandra : Cathy a vécu une rupture violente avec son ex petit-ami. Comment arrive-t-elle à surmonter cette épreuve et à refaire confiance à Mike, l’homme qui lui a tapé dans l’œil et qui n’est rien d’autre que le frère de son patron ? Vous êtes-vous inspiré d’une situation vécue pour écrire ce moment et ces ressentis ?

Émilie : Ha ! Ha ! Non… Je ne suis jamais sortie avec le frère de mon patron ! 😉

Par contre, une rupture est douloureuse et les personnes ayant connu cette peine se reconnaissant entre-elles. C’est pourquoi ce thème est souvent abordé. Sans doute parce que les déceptions amoureuses sont impactantes, surtout pour les décisions à venir. C’est toujours un problème de confiance. Par peur de souffrir, de vivre de nouveau une peine de cœur, nous nous protégeons, au point de rejeter l’amour. On se cache derrière des excuses et une carapace protectrice.

Comme beaucoup d’entre nous, Cathy a vécu une peine de cœur. Cela complique davantage les choses pour Mike. Mais cela force le jeune homme à l’apprivoiser afin qu’elle lui accorde sa confiance, à son rythme et lorsqu’elle est prête. La jeune femme, quant à elle, prend enfin le temps de se poser les bonnes questions. Elle fait face à ses peurs et se remet en question.

Comme je le disais au début, je suis sensible. J’utilise donc mes propres ressentis pour décrire ceux de mes personnages. Je pense qu’en tant que romancière, nous mettons un peu de nous-mêmes dans nos récits, sans que le lecteur sache différencier la fiction du vécu. 😉

Alexandra : Souvent, les secrétaires sont mal vues et perçues comme des blondes écervelées qui passent parfois par la case « canapé-promotion ». Or, Cathy est à l’opposé de ces préjugés. Pourquoi décidez-vous de casser cette image ?

Émilie : Cette image me fait rire ! On ne s’imagine pas la quantité de secrétaires ou d’assistantes sans lesquelles nos vies seraient bien difficiles. Que ce soit dans nos démarches légales, sanitaires ou privées, nous avons constamment une relation d’échange de service avec les secrétaires, assistantes et hôtesses d’accueil.

Sans ces professionnels (même si les « professionnelles » sont plus répandues) nous pourrions difficilement travailler et échanger avec les spécialistes à qui nous faisons appel. Alors imaginer que tout ce petit monde « passe sous le bureau » est à mourir de rire. J’avoue être friand des blagues, que ce soient sur les blondes ou les assistantes personnelles, mais je sais faire la différence entre une boutade et la réalité. C’est pourquoi je ne pensais pas défendre la cause des secrétaires avec mon récit. Mais si c’est le cas, alors tant mieux !

Je n’avais pas cet objectif en tête car je ne pense pas devoir casser cette image. Mais je suis mal placée pour en parler, puisque je suis moi-même assistante. Je vous l’ai dit, j’ai rêvé cette histoire pour qu’elle soit réaliste !

C'est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy

C’est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy. ©Pexels – Image libre de droit

Alexandra : Cathy et Mike semblent former un duo qui résiste à toute épreuve. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il forme un « binôme idéal » ?

Émilie : Cathy et Mike sont un binôme comme nous en rêverions. Peu importe les projets qu’ils entreprennent, ils réussissent car à deux, ils sont plus forts. Les deux trentenaires sont complémentaires et s’entraident avec bienveillance. Leur relation est basée sur l’écoute et le partage. C’est sans doute ce que toute relation devrait être, qu’elle soit amoureuse, amicale ou professionnelle. C’est pourquoi ils sont complémentaires dans tous leurs projets, tout en gardant leur autonomie et leur individualité.

Alexandra : Vous avez choisi de vous autoéditer pour publier votre premier roman, comment assurez-vous la promotion de votre livre ? Est-ce un pari risqué ?

Photo avec logo mars 2019

Bannière réalisée par ©Émilie VARRIER pour son site web professionnel, c’est juste ici.

Émilie : L’autopublication, j’y baigne et j’y travaille. J’ai choisi cette option car je n’étais pas du tout tentée par la machine infernale de l’édition par voie traditionnelle. J’ai failli être éditée par une maison d’édition qui devait ouvrir ses portes en 2018, mais elle n’a pas survécu jusque-là.

Pour ce qui de la promotion, je m’appuie principalement sur Facebook, et depuis peu sur Instagram. Les réseaux sociaux me portent et je tente de les utiliser le mieux possible afin de favoriser un échange agréable et positif avec leurs utilisateurs. Le but et de rencontrer les lecteurs, malgré la distante, et d’échanger avec eux, de partager nos ressentis et nos passions. Je m’entends bien avec mes lecteurs, sans doute parce que s’ils ont aimé mon roman, c’est que nous partageons de nombreux points en commun, une même vision du monde et des espoirs identiques.

Pour ce qui est du risque, je n’en prends pas ! Mon livre est disponible, je partage l’information et les lecteurs, qui en entendent parler et sont tentés de le découvrir, se le procurent. La difficulté et qu’ils sachent que mon livre existe ! Alors je distribue l’information et je compte sur les lecteurs pour en faire de même. 😉

Ma famille et mes amis, ainsi que les auteurs avec qui j’échange régulièrement, m’aident dans cette démarche. C’est une belle communauté lorsque nous sommes bien entourés.

Alexandra : Pour satisfaire notre curiosité : quels sont vos projets futurs ?

Émilie : Oh là ! Ça, les projets, j’en ai beaucoup !

Bureau 1

En exclusivité : mon bureau ! 

 

Tout d’abord, me faire connaître sur Instagram. Les images sont un bon moyen de partage mon univers. Je risque d’y prendre goût. 🙂 En même temps, je suis en pleine réécriture de mon deuxième roman. C’est une histoire écrite l’année dernière, peu de temps après « Un binôme idéal ». J’y passe beaucoup de temps afin qu’elle apporte le plus de bien-être possible aux lecteurs. J’ai d’autres projets en tête, comme par exemple organiser des séances de dédicaces et faire imprimer mes livres chez un imprimeur. Ma vie de romancière ne fait que commencer !

Alexandra : Merci beaucoup Émilie pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Émilie : Arf ! Si mais c’est l’émotion ! Merci à vous pour cette interview qui m’a poussée à chercher les mots justes afin de décrire au mieux ma pensée. Ce fut un plaisir !

Émilie VARRIER a été cuite en toute confiance par ©Alexandra Papiers Mâchés.

 

Son roman est disponible sur
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Émilie VARRIER, Romancière

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Retrouvez ma chronique gourmande sur la romance d’Émilie VARRIER – Un binôme idéal – juste ici.

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir à quelle sauce vous allez être mangé, rendez-vous dans la rubrique – contact – 🙂

La métamorphose au service de la bravoure

Je lis des auto éditéslogo-dlabel wibibook

 

 

 

La Fille Faucon, de l’autrice Martine BATICLE (autrice auto-éditée du label Wibibook), 337 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié en mars 2018.

Résumé : Camille, une jeune adolescente au pouvoir surprenant de métamorphose va vivre un périple surprenant et croiser sur sa route, des brigands qui n’ont pas peur de tuer. La jeune fille, séparée de son frère à la naissance, va devoir user de toutes les ruses pour leur échapper. Y arrivera-t-elle ?

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Quelques pages après avoir commencé ma lecture, j’énonce la formule suivante :

Horus, Falcon Dei, dominum, me siscipit. Luro ministrae propter iustitiam.

Dieu Faucon, accueille-moi. Je jure de toujours servir la cause de la justice.

J’aime beaucoup d’entrée de jeu, le côté mystique, incantation qui se dégage de ce livre. L’année concorde parfaitement avec ce type de pratique, ce qui rend cette action crédible. De plus, j’adore ce côté « magique » qui apporte à l’histoire un côté mystérieux. Je déduis qu’il sera question de justice dans ce livre. Je me demande alors si cette justice tendra vers le bien ou vers le mal ?
Puis, très vite, je n’ai pas le temps de me questionner davantage. Se déroule un combat. Une scène d’action bien menée qui permet parallèlement de mettre en scène et de porter à la connaissance du public, plusieurs personnages dont l’héroïne : Camille, à ce moment-ci, bébé. Une brutale séparation d’avec ses parents et son frère jumeau, Thomas, s’ensuit.

A l’adolescence, j’apprends qu’un secret lie Camille à sa nourrice qui l’a protégée pendant de nombreuses années. Le mystère continue donc. J’aime beaucoup l’entrée en matière du don de métamorphose dont est capable Camille. La symbolique de l’envol de la jeune fille me fait penser à une quête de liberté souhaitée : voler de ses propres ailes. De plus, j’ai retrouvé les facultés du faucon à travers le personnage de Camille, ce qui est fort appréciable tant la connexion entre son animal totem et elle est complémentaire. La symbolique du mot « vol » est, en plus du sens premier qui est « liberté, prendre son envol », est également travaillée sous le sens de « voler, chaparder ». Lorsque Camille devra apprendre à voler les autres, elle sera alors confrontée à la valeur de la justice qu’elle défend depuis toujours. Arrivera-t-elle à tenir sa promesse de départ : servir toujours la justice ?

La fille Faucon - Martine BATICLE

Tavernier ! Une Redoutable pour accompagner mon roman d’anticipation !

Bravo à l’autrice dont je trouve le style poétique avec un soupçon de magie. Ses mots sont choisis avec justesse. Le suspense est présent du début à la fin. Les actions s’enchaînent sans grand temps mort, ce que j’apprécie beaucoup. Ma lecture est donc rapide et fluide. J’aime le fait qu’il n’y ait pas de description inutile mais qui sert, au contraire, à la logique du déroulement de l’histoire. Malgré que j’aurais aimé un peu plus de description lors de la métamorphose, je ne reste pas sur ma faim car, chacune d’entre elles est décrites avec différents mots, ce qui évite une redondance qui pourrait être ennuyante ou de l’ordre du « déjà vu ».

J’apprécie l’abord du jumelage humain mais surtout le flou créé volontairement par l’autrice avec la notion d’apparence. A la fois homme, femme, animale. Ce flou se retrouve lorsque Camille s’habillera en garçon lors de son périple pour retrouver son frère. Ce mélange des genres appelle selon moi, une réflexion quant au regard que l’on pose sur le physique. Une scène où les passants n’osent s’interposer entre un brigand et Camille (avec l’apparence d’une fille) est flagrante de sincérité car c’est ce que l’on peut observer de nos jours. Ce côté machiste non révolu est bien mis en action. Est-ce uniquement un moyen de se reconnaître ? Serait-ce également une manière de se distinguer ? Passer d’un sexe à l’autre permet je trouve de mettre en lumière les avantages et les inconvénients de chacun d’entre eux.
Petit bémol : Camille est décrite comme ayant les cheveux noirs, j’aurai apprécié que la couverture du livre puisse respecter ce point.

Ce thème de l’apparence est complété avec celui de la confiance, de la peur de l’inconnu et du courage. Du courage, il en faudra à Camille. Sa ruse et son audace lui permettront de s’extirper de dangereuses situations. Tout du long de ma lecture demeure le suspense de savoir si Thomas est encore en vie,et si oui, ce qu’il est devenu et si Camille arrivera à le retrouver. Car Camille est une jeune fille forte, stratège, réfléchi et brave, ce qui en fait un personnage attachant et crédible. La précision du faucon s’allie parfaitement avec son fort caractère et sa détermination à retrouver son frère.
La confiance en autrui sera aussi primordiale dans ces ruelles où brigands et gens honnêtes se côtoient tant bien que mal. Vers qui se tourner pour avancer ? Cette confiance est décrite par l’autrice qui utilise la symbolique de la « main » qui arrache ou réconforte, tue ou protège.

Ce roman traite également de la lutte des classes entre les nobles et les paysans et, des différences sociales qu’il existe encore aujourd’hui. J’ai relevé beaucoup d’oppositions de pouvoir dans ce livre que je trouve bien introduites et mises en scène. Elles peuvent souligner l’acquisition douloureuse d’une place de leader au sein d’un groupe mettant en relief ses côtés positifs et négatifs de ce rôle.

J’ai vraiment aimé ma lecture qui soulève beaucoup de points de réflexion intéressants. Wow ! Quel rebondissement de dernière minute !

Le mot de Martine
Un auteur écrit pour son plaisir et quand il en procure à ses lecteurs, c’est sa meilleure récompense : leur offrir le pouvoir de rêver, s’évader en se libérant des contraintes du monde réel, le temps d’une aventure…
Toutefois, sans être une féministe militante, j’ai voulu aussi montrer qu’une jeune fille pouvait réussi au sein d’un univers masculin parfois hostile.
Que mon héroïne se transforme en faucon peut être vu sous un angle allégorique. Il est possible de se surpasser, de surmonter ses faiblesses pour pouvoir atteindre un but même difficile. L’adversité peut donner des ailes !

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aimeriez-vous vous transformer ? Si oui, en quoi ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice de sa gentillesse et de son authenticité.

Un faux air de Pretty Little Liars…

Je lis des auto éditéslogo-dLe Programmeur – Tome 1, de l’autrice Marguerite BLANCHARD, 347 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié en août 2018.

 

Résumé : Quatre jeunes adolescentes vont être la proie de celui ou de celle qui se fait appeler « Le Programmeur ». Des défis s’accompagnant de la révélation d’un de leur secret en cas d’échec, vont se succéder. Chacune devra jouer le jeu machiavélique de ce programmeur, si elles souhaitent avoir la chance d’être épargnées. Vont-elles y parvenir ?

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A première vue, le résumé m’intéresse fortement car, il me fait penser à celui de la célèbre série Pretty Little Liars imaginée par Sara SHEPARD. Je m’emballe et, je commence à élaborer des plans dans ma tête ^^. En revanche, ici pas de mort annoncée, je ne retrouverai donc pas le côté policier qui me plaît beaucoup dans PLL. Mais qu’à cela ne tienne ! La promesse est belle, alors je me lance !
Premier chapitre, première incohérence. Aie. L’âge des personnages change en quelques lignes, me laissant dans le doute. Dans un premier temps, il est question d’aller à l’université, le lycée terminé, puis, dans un second temps, les adolescents entament une année de lycée. Je ne comprends pas, cela me perturbe et m’agace un peu d’être brouillée dès le début. Puis, arrivent les fautes d’orthographe. Je peux concevoir qu’il puisse demeurer encore une faute ou deux, mais ce livre en comporte plus d’une dizaine ! Je doute qu’il ait été relu plusieurs fois, comme l’autrice l’a annoncé en d’ouvrage. Soit. Je continue de lire, à regret, car, j’ai l’impression de me forcer. Je n’aime pas cela, mais une partie de moi me dit que je serais peut-être étonnée par la suite grâce à un rebondissement inédit. Je poursuis donc. Cependant, à part quelques actions, que je trouve bien construites, je ne suis pas enchantée. Je peux prédire ce qui va se passer, ce qui ma gâche l’effet de surprise. Les actions sont, dans l’ensemble, trop brèves et peu détaillées.

De plus, je trouve que les personnages des adolescentes prises en chasse, n’ont pas chacune, un caractère bien définit. Nous savons que ce sont de vraies pestes, mais leurs actions ne sont pas assez marquées pour les qualifier ainsi, je pense. Par exemple, j’aurais aimé que le personnage de Véronica, soit davantage empreint de colère, de rage avec un vocabulaire plus « assassin ». De plus, j’aurais aimé que les dialogues soient mieux construits car, je les trouve un peu « bateau » par moment et peu empruntés au vocabulaire adolescent, qui est une vraie mine d’or. Malgré cela, j’aime d’entrée de jeu être confrontée à un inconnu, ce qui impulse une note de mystère. Je me demande s’il va avoir un rôle à jouer par la suite. Ce garçon est aussi invisible que la décoration de sa chambre, ce qui est bien vu comme image ! Avec cela, l’autrice marque le thème du harcèlement scolaire, dont sont victimes beaucoup d’enfants et d’adolescents.

J’aime beaucoup l’idée de règles à respecter (il n’y en a pas trois comme annoncé mais quatre). Les adolescents ont besoin d’être entourés d’un cadre et, ce cadre passe en partie, par un certain nombre de règles, pour harmoniser les relations. C’est donc bien vu pour ce point. La notion de secret, vient parfaire le contexte et, renforce la période adolescente. Ces secrets vont-ils uniquement se baser sur les relations amoureuses ? Les différents niveaux du jeu créés par le programmeur, vont-ils être de plus en plus intenses ? Le sous-entendu d’un duel entre le mensonge et la vérité est présent dans cette histoire. Le tout me fait penser à une forme de lutte contre le contrôle par le pouvoir. De plus, j’aime l’idée de se « racheter » une conduite, il s’agit d’une deuxième chance qui est accordée aux personnages. Une seconde chance qui doit être « payée » via une vérité. Je pense que l’autrice souhaite mettre en avant, que les erreurs de jeunesse puissent servir de monnaie d’échange, ce qui est bien vu et renforce le message « tôt ou tard, tout se paie ». D’où l’importance de penser aux conséquences de ses actes.

Les chapitres sont relativement courts. Pour ma part, il ne s’enchaînent pas assez vite (car ma lecture ne me plaît pas). Je trouve qu’intégrer des flash-back est une bonne idée, mais ici, ils ne sont pas assez marqués, ne s’harmonisant pas assez avec le récit au temps présent.

 » Une invitation unique t’es envoyée t’incitant à jouer à Populars Secrets. Tu n’as pas été choisie au hasard et ce n’est pas un divertissement comme les autres. On va dire que c’est un jeu à réalité augmentée car toi et tes amies avaient été mauvaises l’an dernier. Vous avez utilisé votre popularité pour vous croire au-dessus de tout le monde et le karma s’en souvient toujours. Ce jeu se présentera comme votre purgatoire et vous pourrez y échapper qu’une fois que vous aurez terminé l’ensemble des niveaux. Il y en a quinze. A chaque niveau, une joueuse parmi vous quatre est désignée afin d’accomplir la mission qui lui sera confiée. Gare à vos secrets si vous refusez… Je reviendrais vers vous.
Bonne chance les filles car vous en aurez besoin.

Le programmeur « .

Le programmeur Tome 1 - marguerite BLANCHARD.jpg

Comme une invitation flash à jouer à un jeu malsain, un menu Big King XXL s’impose pour ce livre. Merci Burger King !

Cependant, beaucoup de sujets sont abordés par la suite comme : l’humiliation qu’on subit et qu’on fait subir, mais aussi, les regrets de s’être mal comporté par le passé et, le fort besoin de se comparer aux autres, prouver que l’on est le meilleur, que l’on fait partie du camp des « populaires ». Je trouve intéressant que cette histoire mette en scène des adolescents, car, en pleine construction et renforcement de leur personnalité et de leur identité, ces thèmes sont plus sensibles à cette période et, peuvent faire l’objet de bouleversements jouant de bascule vers une attirance vers le bien ou, vers le mal.

Finalement, je suis déçue par ma lecture… Fautes d’orthographe, tournures de phrases maladroites, personnages non-attachants et pas assez travaillés à mon goût, secrets tournants autours d’un thème en particulier. Je ne retrouve pas le « sociopathe-vengeur » que j’avais imaginé, il y a des incohérences au niveau de la suite logique des évènements et des détails du contexte. Une plume peu facile à lire jusqu’au bout. Je ne suis pas du tout embarquée et transportée par cette histoire, que je trouve écrite avec peu de suspense. Je ne tiens pas à accuser l’autrice car, si j’ai choisi de lire ce livre, c’est que l’intrigue me plaît beaucoup. Or, je n’ai pas assez ressenti l’angoisse d’être une potentielle cible du programmeur et, la peur de voir un secret révélé. Certaines descriptions alourdissent la lecture et desservent le suspense qui se fait long à arriver et furtif une fois présent. Le rythme de lecture est donc en dent de scie tout du long. Je ne pense pas lire le deuxième tome.
Si l’autrice procède à un re-travail de son livre, je pense qu’il peut être prometteur. Je regrette que la promesse de départ ne soit pas respectée car, l’autrice a tissé une intrigue non-cadrée et mal ficelée. Je vous invite cependant à lire cet ouvrage afin de vous faire votre propre opinion sur la question car, j’ai constaté que d’autres personnes ont apprécié ce livre. Comme on dit souvent, il en faut pour tous les goûts 🙂

Le mot de Marguerite :
Le programmeur est une histoire qui est proche de la réalité tout en ayant son taux de fiction. Elle ne vous laissera pas insensible, chacun s’y reconnaîtra.
Je remercie Alexandra de s’y être intéressé et toute autre personne qui compte le lire.

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Seriez-vous capable de protéger vos secrets ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice de sa gentillesse et de sa réactivité.

L’insolente douleur du corps

Je lis des auto édités

logo-dLament Lake, de l’autrice Jo RILEY-BLACK, 284 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié en décembre 2018.

Résumé : Que savez-vous de la dépression et de ses vices ? Êtes-vous sensibles à l’isolement, la folie, la déchéance totale ? Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour renaître de vos cendres ? Voici le récit de Maisie, sa vie, sa destruction, sa ville pourrie, ses amis… Plongez avec elle dans l’enfer de la dépression. Questionnez votre propre vie, vos propres regrets, en lisant cette dark romance.

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Je commence pour une fois, ma chronique avec une bouteille de vieux rhum, quelques allumettes, des rails de coke, des morceaux de pizza… Si vous ne comprenez pas pourquoi, attendez de lire le drame qui se joue durant les 284 pages du roman.

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Un Sanglot qu’il vous faudra déguster avec des parts de la pizza Chilly Cheese de chez Domino’s Une bonne bouteille de Rhum ne sera pas de refus… histoire de pimenter la soirée.

Dès les premiers mots, un début de débauche, de lâcher-prise morbide qui me donne mal au ventre et mal à la tête. Un maigre espoir d’une quête de liberté intense, éprouvée par le seul désir de se détruire, de se déposséder de son enveloppe corporelle et de son âme. Voilà ce que m’évoque le début de ce roman. Je perçois une terrible souffrance. Elle se répand dans mon intérieur comme un serpent en traque, non loin de cette atmosphère pesante qui agrippe Maisie, une jeune lycéenne, dépressive.
Car oui, si vous ne l’aviez pas encore compris, l’autrice aborde avec ses mots et ses émotions, la douloureuse maladie de la dépression, de la perte d’une jeunesse et d’une vitalité promise, mais également, l’anorexie, qui n’est pas prônée ici mais qui vit tapis dans l’ombre de Maisie. J’apprends à la connaître. L’abandon de son corps a débuté depuis de nombreuses années maintenant. C’est étrange, comme je me sens mal à l’aise de lire ces lignes. Non pas parce que je n’apprécie pas le style de l’autrice mais au contraire, car elle me fait vivre une mort lente mise en mots, tous plus trash les uns que les autres. L’autrice ne maquille pas et ne mâche pas ses mots pour améliorer ce quotidien ternis par le rejet parental, l’abandon de soi, la disparition du moindre souffle de vie. Si bien, que ma lecture me laisse, l’espace de plusieurs chapitres, sans voix, avec un sentiment d’écœurement, tant la description du mal qui ronge Maisie, est détaillé avec précision et tragisme.

J’ai donc fait la connaissance de Maisie, une jeune fille en perte de repères, abattue, et, de son groupe d’amis, tout aussi mal en point, abritant au fond d’eux remords, regrets et envie d’ailleurs.
Notre personnage principale entretient des relations plus que toxiques avec sa mère, absente et détruite. Ces personnages sont plus que réels, et expriment une forme de rage qui fait sens.
James, le frère jumeaux de Luke, qui est aussi le meilleur ami de Maisie, cache un lourd passé qui le pousse également à s’auto-détruire. Son côté « bad boy » fait de lui un garçon attachant et intriguant, malgré le fait qu’on puisse par moment lui trouver un coté agaçant, tant il s’énerve vite contre Maisie, dont j’apprécie le franc-parler. James, comme Maisie sont des personnages très solitaires et mystérieux. Ils sont à eux deux, la personnification de « l’agir » c’est-à-dire qu’ils préfèrent, lorsque l’émotion est trop forte, la fuite et la casse. Frapper leurs corps et les corps, aussi fort qu’ils le peuvent pour laisser s’échapper ce trop-plein de vie en eux.
James et Luke entretiennent des relations tendues en mode – Je t’aime, moi non plus- que je trouve assez curieuse. J’aime que l’autrice souligne la difficulté d’être jumeaux avec un autre qui vous ressemble, mais qui s’oppose à tout ce que l’un aspire. Ce lien fragilisé par la distance de personnalité et de caractère, est parfaitement mis en scène du début à la fin.

Cette distance/amour/haine se traduit également autour des liens familiaux distendus, chaotiques et déstructurés pour tous les personnages de ce roman. L’absence de repères, d’autorité, de fragilité parentale est renforcée par l’image d’un père abandonnique et pervers.

Je ressens des frissons à la lecture de certains passages tranchants avec le silence de la souffrance qui s’extirpe du souffle de Maisie. C’est intolérable, je suis là, en train de lire, pendant que de l’autre côté de ces pages se joue des drames. C’est indécent la manière dont la violence des scènes est décrite de façon aussi fluide, presque simplement et avec une distance qui m’inquiète et me fascine à la fois. Un grand bravo à l’autrice qui réussit à me faire aimer cette violence silencieuse par ses mots et une certaine douceur, car il me prend l’envie par moment, d’enlacer et de réconforter Maisie. Peut-être suis-je un peu psychopathe ? Les scènes sont d’une décadence totale qui parfois me mettent mal à l’aise tant elles sont animales. C’est si paradoxal de dire que l’autrice décrit avec émotion l’écœurement…

Sa tête était lourde, mais son esprit était vide. Ça bourdonnait dans ses oreilles. Une vague de chaleur. Puis la nausée. Au-revoir le chaud. Bonjour le froid. Tout était immobile. Sauf elle. C’était asphyxiant. Elle aurait voulu crier mais le son resta bloquer à la lisière de ses lèvres. Elle s’adossa alors à un arbre, et ne se concentra plus que sur l’écorce acérée labourant son dos. Les larmes percèrent des tranchées entre ses paupières closes. Elle inspira. Dieu que ça faisait mal.

Il est également question d’une confession latente de Maisie. Tout au long de la lecture je me demande ce qu’elle cache à ses amis. J’apprécie le lien fait avec la difficulté de confier tout haut son mal être à ceux qui sont censés nous être proche. Cet apprentissage de la vie pour Maisie et ses amis se fait sans nul doute, dans la douleur. Une amitié sauvage, brutale et fragile lie tous les personnages de ce roman. L’autrice utilise des mots durs voire violents pour peindre des émotions torturées. Une amitié comme famille. Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible ?

De plus, il y a beaucoup de désir sexuel pour Maisie. Est-ce seulement le travail des hormones adolescentes ou est-ce que le goût du sexe lui permet de combler une sorte de manque affectif ? Quoi qu’il en soit, un combat se joue quelques pages plus loin entre les liens du sang et les liens de l’amour. Un duel pervers. Qui en sortira gagnant ? Qu’y a-t-il à gagner ?

Le pardon est un des nombreux thèmes que l’autrice met en mots également. Mais taire des actes odieux ne ferait-il pas que de nous en rappeler le traumatisme ? Pardonner les autres est déjà un pas énorme, mais se pardonner soi, de se faire subir l’impossible, est-il moins douloureux et plus facile ? Je ne pense pas.
J’ai songé à un moment où ce pardon serait posé et serein, mais il n’en ai rien De nombreux rebondissements viennent contre balancer mes plans à la vitesse grand V ! La fuite devient un échappatoire correct. Mais pourquoi ? J’ai cette image de l’envol d’un papillon qui quitte le cocon qui lui tenait chaud pour mieux s’épanouir. Il n’en est rien ici. Un arrêt d’urgence est dressé quelques lignes plus loin. Comme un frein à mes propres aspirations d’un « Happy-End ». J’ai l’impression que l’autrice nous peint une forme de renaissance, comme s’il fallait pour vivre, mourir une fois. J’aime cet instant de retour à la vie, ce combat par intraveineuses.

Voici un roman dont la douleur a rythmé ma lecture tant il s’agit du récit d’un drame de vie. Un pur concentré de vérités en ce qui concerne la difficulté de vivre, la peur d’avancer et la descente cruelle aux enfers. Un combat entre le bien et le mal, l’amour et la haine. Mais surtout, une épuisante lutte contre soi. Un peu comme dans le livre de Paul COELHO, « Véronika décide de mourir ». Connaissez-vous ?

Wow !! J’aime cette fin. Mon dieu ! Je ne m’attendais pas du tout à ça !!

Le mot de Jo :
Tout d’abord merci à Alexandra d’avoir pris le temps de lire et de faire une chronique de mon roman.
Merci à ceux qui l’ont déjà lu ou qui maintenant, ont envie de le lire.
Et surtout, si vous écrivez vous aussi, ne laissez rien ni personne se mettre entre vous et vos rêves. Ne laissez personne vous faire croire que ce que vous faites ne compte pas et ne vous comparez à personne d’autre qu’à vous-même.
Vous êtes votre seul obstacle, votre seul rival, mais aussi votre plus grand ami et votre plus bel allié.
Croyez en vous et prenez du plaisir dans tout ce que vous faites.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Est-il douloureux d’aimer ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un grand merci à l’autrice pour sa plume, sa réactivité et sa gentillesse.

 

La quête d’une liberté version Rock ‘n’ Roll

 ! SERVICE PRESSE – avant-première !

Le vol de l’autruche, de l’autrice Crysten SULLIVAN, 360 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur le site de la Fnac et Amazon (liens en bas de la chronique), publié aux Éditions Carnets Nord, le 5 avril 2019.

Maggie vous résume ce livre : Je suis grosse, autant ne pas y aller par quatre chemins. Je n’ai pas de travail, du moins pas encore… Ma mère m’écrit tous les jours pour me rappeler à quel point ma vie est minable et, que je ne fais aucun effort pour améliorer ma situation. En amour, je croise la route de boulets, plus cons les uns que les autres, qui ne voient en moi qu’une fille grosse et moche. Puis un beau jour… Miracle ! Je décroche un job, dans une entreprise jeune et branchée, où travaillent de jeunes geeks. Est-ce un piège ? Que va-t-il encore m’arriver ? Arriverai-je à survivre ?

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Le titre du roman me plaît beaucoup et m’intrigue. J’aime le décalé entre le fait qu’une femme aux formes généreuses, soit représentée sur la page de couverture, et que le titre indique qu’une autruche peut voler. Dans les deux cas, cela me semble impossible. L’autruche est un oiseau connu pour se cacher en cas de danger. Je fais donc le lien entre Maggie, femme trop réservée et limite agoraphobe, et le titre. Le mot « vol » me fait écho à un envol, une métamorphose, un changement de cap. Seules les choses ou personnes légères peuvent voler ? Voyons ça de plus près…

L’autrice nous propose un témoignage où Maggie, son héroïne, parle en « Je ». J’ai beaucoup aimé cette forme de récit, que je ne vois pas très souvent. Cela n’est pas écrit de façon journal intime, ce qui me plaît car, cela pourrait vite tourner « adolescente en crise », sujet pas très atypique.
Il s’agit donc d’un témoignage mettant en mots, les maux de Maggie, une jeune américaine obèse.
Un remake du film « l’Amour extra-large » de Peter et Bobby FARRELI ou, une version de différentes séries que vous pouvez retrouver ici ? Pas du tout à mon sens ! Ici, l’autrice souhaite souligner la possibilité de s’aimer, en mettant en scène un personnage, non pas renfermé sur lui, mais une femme ronde qui avance et est dynamique. Maggie tente (à travers les mots de l’autrice) de nous faire prendre conscience de la difficulté d’être obèse et, des évènements néfastes (regards, critiques, difficulté de décrocher un emploi…) qui en découle.

Alors comme Maggie, je ne vais pas y aller par quatre chemins. J’ai juste adoré ce roman ! Maggie est un personnage haut en couleur, au franc parler à pleurer de rire, elle y va cash ! Elle a un tempérament de feu, ce qui fait d’elle un personnage attachant et dynamique. Son côté trash et décalé a su maintenir mon attention, dès le début de ma lecture. J’aime son côté rebelle et Rock & Roll, un peu moins son côté pessimiste et victime de ses kilos en trop. Son mal être a tendance à la rendre agressive avec tout le monde.
Je vais vous faire une petite confidence… comme elle, j’adore m’empiffrer de glace. Pas vous ?

Crysten SULLIVAN - Le vol d'une autruche.jpg


Un True qui accompagnera vos soirée déjantées et « remonte-moral » façon Ben & Jerry’s

La mère de Maggie est l’incarnation de l’angoisse. Une personnification maternelle, qui n’arrive pas à couper le cordon avec sa fille. Elle est « hors-sujet » la plupart du temps, mais, son humour et son amour maladroits m’ont amusée. Elle s’inquiète comme c’est le « rôle » d’une mère de le faire, quant à l’avenir de son enfant. La distance géographique qui les sépare, ne font qu’amplifier ses interrogations sur l’avenir de sa fille. Va-t-elle enfin vivre une vie saine et sereine, se demande-t-elle.
Jason, le meilleur ami de Maggie, est un personnage attachant, qui aurait pu s’appeler aussi « m’as-tu vu ? ». Néanmoins, son discours transpire la sincérité quand il renvoi à Maggie son côté « victime de la vie ». Il sait très bien lui demander d’arrêter de pleurer sa vie minable et de se bouger. Je trouve quand même qu’il a un discours un peu « bateau », par exemple, dire à Maggie d’assumer ses kilos en trop pour se sentir mieux dans sa peau. Mais comment Maggie peut-elle faire cela ?
Enfin, nous avons Bouddha, l’ami obèse de Maggie, dont le prénom, je pense, n’est pas choisi au hasard. Il pourrait représenter une forme de conscience de l’instant présent, permettant à Maggie de reprendre confiance en elle. Ses paroles son sensées et positives, malgré sa propre situation.

L’entraide amicale est, un des thèmes évoqués à travers ces pages. Je constate qu’il a quand même ses limites. Comment un ami peut nous aider à chasser le mal qui nous ronge, si lui-même ne vit directement pas ce que l’on traverse ? Cette entraide se retrouve aussi via les réseaux sociaux, qui de nos jours, permettent à beaucoup de dialoguer sur des sujets sensibles. Ici, il s’agit de mettre en avant la difficulté de s’assumer, de se regarder dans un miroir, de s’aimer.  Les diktats d’une société pèsent beaucoup sur les conditions et les actes des personnes qui s’y confrontent chaque jour. Ils empêchent de se réaliser et d’être pleinement soi. Le regard des autres sur soi et son parcours est un autre thème abordé dans ce roman. J’aime qu’il représente le poids qui pèse sur une personne et, la façon dont il nous conditionne et nous catégorise.
Enfin, étant donné qu’il s’agit de l’abord du surpoids dans ce roman, l’autrice souligne également, le fait que toutes les méthodes pour perdre du poids, être heureux etc. ne sont pas adaptées à tous, et, qu’elles peuvent faire plus de dégâts, qu’aider.

Au tribunal physique, aucun défaut n’est innocenté. Tout doit être accusé, jugé, condamné, expié. Les bons avocats se font rares et ne triomphent que rarement. Les prisons finissent par être bondées de criminels seulement coupables d’être ce qu’ils sont.

Et puis, ça y est, Maggie entre dans une multinationale. Elle y fait la rencontre de Louis-Valentin, le médecin de l’entreprise. Je l’avoue, tout au long de ma lecture je n’ai pu m’empêcher de penser que Louis Valentin se moquait de Maggie (mais ça doit être mon côté trop parano). C’est si étrange qu’il soit mielleux avec elle sans attendre en retour le moment où il l’achèvera… Un grand rebondissement se joue par la suite auquel je ne m’attendais pas du tout ! J’adore !
J’aime la relation qui s’installe entre Maggie et Louis-Valentin. La façon dont les deux personnages se cherchent, se rapprochent, s’éloignent. Cela me fait penser à une danse, où chacun apprend à connaître l’autre, ses peines mais aussi ses espoirs.

Qui dit travail, évoque malheureusement le côté sombre de la rivalité et de la jalousie. C’est ce qu’incarne le personnage de la boss – La RENARD-. Rien que son nom ne présume rien qui vaille. Il m’évoque la ruse, la jalousie et les plans foireux, pour voler la vedette aux autres. Pourquoi cette femme jalouse autant Maggie ? Je dois bien avouer que j’ai beaucoup constaté l’existence d’une forme de rivalité dans le travail et, l’autrice a su mettre en scène un personnage à la hauteur de cette dernière. C’est gagné ! Je suis révoltée par l’attitude de la boss !

Ce livre m’a fait réfléchir également sur le thème de la confiance en soi, qui regroupe selon moi, plusieurs facettes comme : l’enveloppe corporelle (le physique, la beauté …), mais aussi l’audace (toutes ces petites choses à demander à son boss pour travailler dans de meilleures conditions). L’apprentissage de cette confiance et de cette estime de soi est selon moi, une forme de liberté, qui nécessite certains sacrifices comme, se confronter à ses peurs ou à ses doutes. Ce que Maggie apprend à la suite de ses nombreuses expériences. J’ai beaucoup aimé sa remise en question et sa détermination. J’aime le fait que Maggie souhaite exister dans le regard d’un autre, mais pas à n’importe quel prix. Cette notion de confiance, est à mettre en lien, selon moi, avec celle de l’honnêteté dont il est question également. Être honnête envers soi -même et envers les autres.
La remise en question progressive de Maggie envers sa vie, la met sur le chemin de l’excentrique Gabriele. J’ai adoré ce personnage quoiqu’un peu excentrique ^^. Ce moment de rencontre n’est pas une improvisation, et je remercie l’autrice d’y glisser le symbole d’une renaissance, d’un rachat, d’une demande de pardon, pour mieux aller de l’avant et tout recommencer.

Le titre du roman soulignerait donc une préparation physique et mentale, pour s’envoler du nid, être seul maître à bord de sa vie, être suffisamment solide, pour affronter sans l’aide de ses parents, les obstacles de la vie. Ce roman aborde aussi en toile de fond, les relations compliquées entre parents et enfants, qui n’imaginent pas l’avenir de la même façon et, dont les envies se heurtent parfois à l’incompréhension ou au rejet.
De plus, ce livre me fait prendre conscience de la difficulté de vivre au quotidien pour une personne obèse. Le mal être et la souffrance que ces personnes retiennent en elles, les poussent à s’isoler du monde, se couper de tout lien, anesthésiant par la même occasion les sentiments. On ne peut s’empêcher de comparer notre souffrance à celle des autres et, de mesurer leur impact sur notre quotidien, si bien, que par moment, on n’est plus à l’écoute de l’autre, mais en résonance avec ses propres maux. Maggie apprendra a apprivoiser sa propre culpabilité et sa colère.

Ce roman aborde donc les normes sociales liées à un poids idéal. Ce livre parle aussi d’immigration. Je me sens touchée ayant immigrée de France en Belgique. Comme Maggie je ne regrette pas un pays pour un autre car ce que j’y trouve me ravie. Cette lecture nous offre la vision d’une possibilité de s’aimer, de changer le regard que l’on porte sur nous-même, pour le transformer en quelque chose de positif qui vient booster notre productivité et notre confiance en soi. Je me risque à associer une perte de kilos à l’envol des soucis qui nous pèsent au quotidien. Un formidable témoignage qui devrait donner du courage à beaucoup de personne tant le style est léger, drôle et l’écriture fluide et addictive.  Le grand plus de ce livre est sans nul doute sa couverture qui me donne du peps et transpire la vitamine D ! On sent un côté Rock & Roll qui me plaît bien. Peut-être aurait-il fallu traduire les mots et expressions utilisés en anglais, pour permettre à tous de comprendre ? Cependant, je trouve que l’utilisation de l’anglais, de temps en temps, renforce l’authenticité du personnage de Maggie, la rendant plus « authentique ». Cette utilisation donne également plus de cachet et de crédibilité au récit. Le style est fluide, ma lecture addictive et pleine d’humour. Les dialogues sont très bien construits je trouve. Maggie s’envole-t-elle ? Découvrez-le en lisant « Le Vol de l’autruche ».

Le mot de Crysten :
Quand j’ai pensé à écrire Le Vol de l’Autruche, j’étais étudiante à Londres et j’avais l’âge de Maggie, l’héroïne du livre.
Dans l’une des chambres de mon couloir de résidence étudiante vivait une jeune femme, J., qui était obèse. À chaque fois que je la croisais, je sentais qu’elle allait mal. Son regard me fuyait, elle rasait les murs. Nous ne nous parlions pas souvent ensemble, mais elle me touchait.
Un soir, j’ai parlé d’elle à ma meilleure amie de Londres, étudiante en psychologie. Je ne sais pas pourquoi, mais après quelques minutes de discussion, j’ai promis à cette amie qu’un jour, j’écrirais un roman ayant pour héroïne une jeune femme en surpoids, comme J. . Des années après, en souvenir de cette promesse, je me suis attaquée à l’écriture de ce livre. Je voulais que ce roman :
. soit à la fois touchant et enlevé
. qu’il redonne le sourire à des personnes souffrant d’une mauvaise image d’elles-mêmes à cause de leur poids
. qu’il sensibilise les personnes ne rencontrant pas de problème de poids

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre propre définition de la beauté ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un grand merci à l’autrice pour sa bonne humeur et sa gentillesse ainsi que d’avoir fait le lien avec sa ME, bienveillante et au top, m’ayant permis de lire ce magnifique roman en avant-première.

Pour vous procurer ce roman allez visiter le site web de la ME juste . Vous pouvez aussi vous rendre sur Amazon ou sur le site web de la Fnac.