Chloé Guillot Elouard sur le grill !

Pour vous mettre dans le bain, commencez par écouter ceci, puis, poursuivez votre route vers le bar à cocktails…

Vidéo de promotion réalisée par – ©Chloé Guillot Elouard –

Alexandra : Bonjour Chloé ! Vous aviez envie de passer sur le grill ? Très bien, nous y sommes. J’espère que vous vous êtes assez badigeonnée d’écran total…

Chloé : J’habite au pays du barbecue, je suis parée à toute éventualité !

Excellent ! Où est la sauce andalouse ?

bitmoji-20190427112232

Chloé Guillot Elouard, une professeure de français, expatriée aux États-Unis…

Alexandra : Entrons tout de suite dans le vif du sujet avec une question qui nous turlupine tous ! (ou surtout moi…). Comme nous l’apprenons sur les réseaux sociaux, vous avez fait le choix de vivre aux États-Unis, que souhaitiez-vous trouver là-bas ? Quelles grandes différences notez-vous ?

Il y a d'autres choses curieuses que je n'ai pas encore goûté... Par exemple le humus au chocolat !!

Il y a d’autres choses curieuses que je n’ai pas encore goûté… Par exemple le humus au chocolat !! ©Chloé Guillot Elouard –

Chloé : Alors en vérité, c’est provisoire, et c’est dû au travail de la personne qui partage ma vie. Mais nous avons choisi la destination : un pays anglophone pour faciliter notre intégration et avec tellement de coins mythiques à visiter ! Sauf que je me suis vite rendue compte que parler anglais ne suffisait pas, il fallait aussi s’habituer à toute une culture du langage : les Américains sont plus directs que nous et aussi plus extravertis, ce qui peut être déroutant parfois ! Charline, qui est mon personnage préféré dans Mémoires d’éléphant, est une jeune Franco-Américaine qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Aussi, puisque votre blog parle de goût, sachez que j’ai eu l’occasion de tester le PBJ, le sandwich beurre de cacahuète – confiture de fraise, que l’on voit dans beaucoup de films américains et que Charline adore… Et moi aussi !

Alexandra : Wow ! Il me faudra tester cela prochainement alors. Parlons travail… Vous êtes professeure de français. Écrire des livres est pour vous une passion ou souhaitez-vous en faire votre métier ?

Chloé : En fait, on peut dire qu’actuellement, écrivaine et professeure sont mes deux métiers « à égalité ». Concrètement, je suis auto-entrepreneuse, donc mes revenus de livres apparaissent sur mes impôts, à côté de mes cours particuliers !
J’ai toujours aimé écrire, c’est une passion dans ce sens-là, mais pendant longtemps je n’envisageais pas de devenir professionnelle car les conditions sont difficiles et je ne voulais pas être obligée de contraindre mon écriture pour gagner ma vie (par exemple, devoir écrire plus ou plus vite, m’interdire certains sujets).
Aux États-Unis, les auteurs indépendants ne sont pas mal vus : c’est un travail d’artisan, on investit beaucoup d’énergie dans l’écriture, la publication, la promotion et les lecteurs sont seuls juges de la qualité. Donc, j’ai fait de mon rêve un projet et maintenant c’est mon activité professionnelle. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être autrice à temps plein, pour les raisons que j’ai évoquées au début (précarité, contraintes) et aussi parce qu’en étant professeure, je rencontre beaucoup de monde, et ça m’inspire toujours pour mes histoires. Et ça c’est très précieux !

Alexandra : Que pensez-vous alors de la formule suivante : « Se sentir écrivain » ? Et vous, vous sentez-vous écrivaine ?

Chloé : Je pense qu’à partir du moment où l’on écrit assez régulièrement, que l’on aime écrire, on peut se sentir écrivain ; et si on est prêt à partager ses textes, alors on est écrivain, parce qu’on a achevé un travail d’écriture. On peut tous se sentir écrivain, avoir cette passion, comme on pourrait avoir la passion de la musique sans forcément faire des concerts. Quand on accepte de mettre le point final à une histoire après l’avoir retravaillée, qu’on la donne au monde, on est écrivain, ça devient un « statut ». Moi, j’ai les deux : je me sens écrivaine, et je suis écrivaine, mais je ne me considère comme telle que depuis que je suis allée au bout du processus. Avant d’avoir publié et d’avoir des lecteurs, je ne le disais pas ; maintenant je me présente toujours en tant que « romancière et professeure ».

Photo spéciale exclusive pour Papiers mâchés

Photo spéciale exclusive pour Papiers mâchés réalisée par – ©Chloé Guillot Elouard –

 

J’en profite pour préciser : être écrivain n’est pas mieux que se sentir écrivain ! Si l’on aime écrire mais pas partager, cela ne veut pas dire qu’on est moins bon, ou moins légitime. Cela veut plutôt dire que c’est une activité qu’on aime faire pour soi, plutôt qu’une activité professionnelle !

Second roman, destination : le handicap. Chloé sensibilise ses lecteurs sur l’acceptation de soi avant de combler les attentes des autres…

Alexandra : Merci pour nous avoir éclairés et de nous avoir transmis vos ressentis sur la question. Parlons de vos romans. – Mémoires d’éléphant – publié le 16 février 2019 est donc votre second roman après – Irrégulières – (dont vous trouverez toutes les informations sur le site web de l’autrice, juste ici). Cette fois, vous abordez le sujet épineux du handicap. Pouvez-vous nous résumer votre ouvrage en nous expliquant votre choix ? En quoi ce sujet vous touche-t-il particulièrement ?

Chloé : Mémoires d’éléphant, c’est la rencontre entre deux mondes. D’un côté, un garçon beaucoup trop sérieux et appliqué ; de l’autre un homme différent, touché par un handicap, et qui du fait de cette différence ne fera jamais ce qu’on attend d’un adulte ordinaire.
Mémoires d’éléphant, c’est le besoin permanent des personnages de satisfaire les attentes des autres ; besoin qui va être ébranlé par un personnage libre d’être lui-même entièrement, avec ses forces et ses faiblesses. Le livre va révéler une série d’évènements qui font qu’à la fin, plus personne ne rentre dans la case dans laquelle il ou elle s’était forcé à entrer !

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de travailler avec des jeunes en situation de handicap, et ils étaient souvent confrontés à ce besoin de faire comme les autres, quitte à souffrir pour les imiter ou à se mettre des objectifs inatteignables. Je trouvais ça révoltant que ces adolescents, parce qu’ils ne pouvaient pas faire les choses « comme tout le monde » devaient faire semblant, au lieu de faire différemment ! C’est pour ça que j’avais envie d’aborder ce sujet : je trouve que les personnes en situation de handicap sont encore plus contraintes que les valides à rester dans des limites fixées par d’autres.

m--moires-d---l--phant---chloe(1)

Photo de couverture du roman de Chloé Guillot Elouard

Alexandra : Le message que vous faites passer est très fort et outre le handicap, Mémoires d’Éléphant traite donc de la tolérance ou encore de l’acception de soi. Comment définiriez-vous ces notions ? Que souhaitiez-vous transmettre aux lecteurs ?

Chloé : Une chose qui me tient très très à cœur dans toutes mes histoires, c’est la manière dont les autres nous influencent. Qu’il s’agisse du couple, de la famille, de l’école ou de la société entière, on se construit souvent par rapport à des attentes qu’on prête aux autres.
On voudrait, consciemment ou non, correspondre à ces attentes, ou les décevoir ; et à force de ne penser qu’aux autres, on passe à côté de soi-même.
Mes personnages sont souvent des gens imparfaits, qui ne veulent pas montrer qu’ils le sont : ils se cachent, ils s’infligent des contraintes, ils sont incapables d’être sincères et… la vie se charge de leur mettre un grand choc qui va les faire s’arrêter et se dire : « Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer à faire semblant ? ».

Quand j’écris un livre, j’espère que mes lecteurs s’identifient à ces personnages en difficulté, et du coup, qu’ils ont envie d’être bienveillants ET bien dans leurs baskets ! Il n’est jamais trop tard pour devenir une meilleure version de soi-même, plus fidèle à ses envies et pour s’aimer.

Alexandra : C’est bien vrai ! Je remarque que vous écrivez « Mémoires » au pluriel, quels sont les différents aspects de la mémoire que vous souhaitiez aborder ? Ce titre a-t-il un sens particulier pour vous ?

Chloé : Au départ, c’était plutôt un clin d’œil aux Mémoires en tant que genre littéraire : les Mémoires sont des autobiographies de personnes qui ont été témoins d’évènements importants, et lorsque l’on termine le livre, on se rend bien compte que ce petit éléphant en peluche tient une place très très particulière dans les secrets d’une famille… Mais je ne vais pas tout vous révéler, je vous laisse enquêter !
Évidemment, c’est aussi un jeu de mots avec l’expression « avoir une mémoire d’éléphant », qui veut dire « se souvenir clairement de tout », alors que tous mes personnages luttent pour oublier certains éléments de leur passé qui les font souffrir !

Alexandra : De nombreuses métaphores enrichissent votre roman et m’ont beaucoup interpellées, pourquoi avoir fait ce choix ? N’avez-vous pas peur que certains lecteurs passent à côté de ce qu’elles signifient ?

Chloé : Ça fait partie de mon « style » si on peut appeler ça comme ça, et je l’assume puisque j’essaye d’être moi-même. J’ai une mémoire visuelle, donc les images ont beaucoup d’importance pour moi et c’est souvent pour ça que j’intègre des métaphores. C’est aussi un pari que j’aime bien faire avec le lecteur : sur une image que je donne, aura t-il le même ressenti que moi ?

Dans un livre, il y a toujours deux histoires : celle que j’écris, et celle que le lecteur va réinventer en me lisant. Les métaphores permettent cette liberté d’interprétation. Ça ne me pose aucun problème si elles sont comprises différemment : bien souvent, j’écris des choses avec une intention que personne ne voit, et d’autres choses gratuites sont interprétées. Quand on est écrivain, il faut accepter l’idée que le lecteur rendra le livre un peu différent ! Tout va bien tant que mon message général reste clair : « Soyez bienveillant avec vous-mêmes, embrassez vos imperfections ! »

Alexandra : Le métier de professeure d’Agnès, la mère de Jimmy, serait-il un clin d’œil pour souligner le fait que l’apprentissage de l’amour familial (et l’acceptation de soi) est un travail à réaliser pour Agnès ? De plus, sa fonction est-elle à mettre en lien avec votre propre métier de professeure ? Est-ce seulement ce trait qui vous lie à votre personnage ?

Chloé : Vous venez de donner un exemple parfait de ce que j’expliquais juste avant : vous avez vu dans ce livre un élément que je n’avais pas forcément mis dans cette intention (et c’est génial, c’est là toute la beauté d’un livre !). En fait, j’ai choisi enseignante-chercheuse à l’université parce que cela fait partie, d’après moi, des métiers qu’on peut avoir du mal à laisser à la porte de chez soi en rentrant le soir. Pourquoi ? Parce que c’est une passion, une vocation qui peut toujours s’enrichir et qui est en interaction avec de l’humain, donc de l’affectif. C’était donc un bon point de départ pour faire craquer un personnage trop studieux !
Mais vous avez raison, il y a un parallèle à faire entre le travail d’Agnès et sa relation à son fils : c’est parfois plus facile de régler les problèmes des autres que de toucher à ses propres blessures, à ses propres erreurs.
Mon métier est assez différent de celui d’Agnès car je ne suis pas chercheuse, et d’ailleurs, on m’a un jour reproché d’avoir un regard un peu cliché sur l’enseignement à l’université, car il y avait un personnage similaire à Agnès dans Irrégulières ! Mais j’ai choisi cet environnement, parce que c’est un exemple de métier qui peut occuper vos pensées constamment si vous n’y prenez pas garde ; alors on peut dire que ça se rapproche de moi, quand je me réveille au milieu de la nuit pour noter une idée pour un roman !

Le t-shirt que je porte en dédicace Fais gaffe ou tu finiras dans mon roman

Le T-shirt que je porte en dédicace : Fais gaffe ou tu vas finir dans mon roman – ©Chloé Guillot Elouard –

Je ne pense pas avoir beaucoup de points communs avec mes personnages, dans le sens où je serais incapable d’écrire sur ce que je vis ou ressens actuellement. J’ai besoin de prendre du recul pour raconter une histoire en entier : depuis le personnage de départ jusqu’à son évolution finale. Donc, mes personnages sont plutôt en lien avec des choses que j’ai vues ou connues personnellement, mais que j’ai dépassées : le désir de correspondre aux attentes des autres, le burn-out, les troubles du comportement alimentaire…

Alexandra : Ce qui confirme la place importante qu’ont les émotions au sein d’un roman. L’un de vos personnages principaux, Jimmy, est un petit garçon plutôt introverti et très angoissé. A plusieurs reprises, il sent le besoin de se nourrir de sucreries. Que cherche-t-il à combler ?

Chloé : Jimmy est un garçon qui veut être à la hauteur des attentes (supposées) de sa mère, pour qu’elle l’aime toujours et qu’il ne se retrouve pas tout seul. Une peur de l’abandon assez classique, mais renforcée par le fait qu’il n’a plus qu’un parent, car son père est mort de manière brutale. Jimmy veut donc être un fils parfait, mais c’est impossible d’être parfait ! Alors pour garder le contrôle sur lui-même et donner le change, il se rabat sur la seule chose qui est à sa portée : la nourriture. Avec la nourriture, il peut se consoler tout seul quand il a peur, ou se punir quand il se sent nul. Ça lui donne un cadre, et il a désespérément besoin de se sentir tout le temps cadré.

Alexandra : Pensez-vous que pour protéger son enfant porteur d’un handicap, il faille le cacher au reste du monde ?

Chloé : Surtout pas ! Les personnes en situation de handicap ont autant le droit de vivre leur vie que les personnes valides ; et c’est important qu’elles soient visibles, représentées et acceptées telles qu’elles sont ! Simplement, faire partie du monde n’oblige pas à faire partie du moule : il faut que cet enfant puisse être pleinement lui-même, pas qu’il soit avec les autres pour faire comme les autres.

Alexandra : Est-ce que d’après vous, le regard plutôt froid que nous portons sur le handicap a évolué ces dernières années ? Si oui ou si non, en quoi ?

Chloé : Je pense que ça évolue très lentement, et que le manque de connaissances des différents handicaps provoque des situations terribles. J’ai souvent vu des gens faire des raccourcis vraiment dégradants : Untel a du mal à écrire, alors il doit être idiot, une autre dit qu’elle est handicapée mais ça ne se voit pas, alors ça ne doit pas être si grave… Bref, je pense qu’on gagnerait tous à échanger avec des personnes concernées plutôt que de décider à leur place de ce qu’elles sont capables ou non de faire… Tiens en fait, ce conseil fonctionne aussi pour les personnes valides !

Merci de vous être livrée à plusieurs confidences et de nous avoir éclairés quant à vos intentions cachées derrière votre roman. Deux questions avant d’être prête à déguster…

Alexandra : Est-ce un choix de vendre vos livres sur Amazon ?

Chloé : Oui et non. Être indépendante est un choix que j’ai fait au moment de publier Irrégulières, car comme je l’ai dit : aux USA, c’est un vrai métier et en plus la thématique plutôt féministe de ce roman ne correspondait pas à énormément de maisons d’édition.

Amazon est extrêmement pratique pour vendre mes livres partout, c’est l’idéal en expatriation. D’un autre côté, j’aimerais avoir d’autres moyens de diffuser, car ce site fait de l’ombre à des passionnés (libraires, éditeurs, imprimeurs) qui ont plus besoin de notre soutien qu’un milliardaire ! C’est donc à réfléchir pour mon retour en France…

Quand on m'achète mes deux livres d'un coup et que je ne sais plus quoi dédicacer sur le

Quand on m’achète mes deux romans d’un coup et que je ne sais plus quoi dédicacer – ©Chloé Guillot Elouard –

Alexandra : Un troisième roman est-il en cours de cuisson ?

Chloé : Deux projets marinent dans mon cerveau en ce moment, je grattouille un peu, mais je ne sais pas encore lequel sera cuisiné le premier !

Alexandra : Merci beaucoup Chloé pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Chloé : J’espère ne pas avoir éteint les braises à force de souffler d’aussi longues réponses ! 😉

Chloé Guillot Elouard a été cuite avec virtuosité par ©Alexandra Papiers Mâchés.

Chloé : Merci beaucoup Alexandra pour ces questions très intéressantes ! C’était un plaisir !

Un plaisir partagé !

Son roman est disponible sur
Retrouvez et suivez Chloé Guillot Elouard sur les réseaux sociaux

Instagram @chloeguielouromans – #chloeguillotelouard – #memoiresdelephant – #irregulieres

Facebook Chloe Guillot Elouard Romanciere Page / @ChloeGuillotElouardRomancierePage

twitter@ChloeGuiElou

Retrouvez ma chronique gourmande sur le roman de Chloé Guillot Elouard – Mémoires d’Eléphant – juste ici.

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir à quelle sauce vous allez être mangé, rendez-vous dans la rubrique – contact – 🙂

Publicités

Un meurtre étrange

Je lis des auto éditéslogo-dL’étrange affaire Laprades, de l’auteur Jean Jolly, 246 pages officielles, auto-édité en décembre 2018. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon.

 

BarreSeparation

Les faits : Qualifiés « d’étranges ». Étrange n.m. : caractère de ce qui est étrange, qui sort des normes. Étrange adj. : qui frappe par son caractère singulier, insolite, surprenant, bizarre. Un avocat anxieux, un industriel arrogant, une épouse infidèle, une adolescente arrogante et passionnée, des policiers équivoques, un commissaire célèbre mais trop discret, un détective désinvolte mais efficace, un antiquaire de renom mal à l’aise, un expert mondain fasciné par l’argent et les femmes, un étudiant en médecine mêlé à un trafic douteux, une concierge aigrie et prétentieuse, un avocat général féroce et borné, des truands dangereux… Un meurtre.

BarreSeparation

Dans l’ensemble, j’ai aimé l’histoire et l’enquête où le suspense est marqué. Cependant, même si la plume de l’auteur est fluide, je regrette le manque de descriptions et de précisions notamment pour les personnages et les lieux. Je tiens à préciser que malgré tout, cette histoire se lit très facilement. L’intrigue de l’enquête policière nous est amenée de façon logique et à ce que le lecteur puisse douter et s’interroger sur le ou les coupables. Une tension se créée via l’attente de la révélation finale. Certaines phrases comportent des coquilles mais ces dernières ne sont pas nombreuses. Les chapitres sont courts alternant action, suspense et, description.

La couverture de ce roman me fait penser à un classeur comme on pourrait trouver dans un bureau d’avocat. Le rouge pouvant symboliser la passion (car il s’agit également d’une histoire d’amour dans ce roman), mais également la vengeance, le sang.

L'étrange affaire Laprades - Jean JOLLY.jpg

Un policier classique au doux goût du poireau et des tagliatelles aux œufs.

La rivalité entre la mère et la fille Laprades est sous-entendue et pousse le lecteur à s’interroger sur la relation qu’entretienne ces deux femmes. Une notion de vengeance est vaguement présente à l’esprit du lecteur et pourrait servir de motif au meurtre…

Les personnages sont nombreux mais interviennent chacun à leur tour, ce qui évite au lecteur de les confondre. Je n’ai pas été perdue durant ma lecture. Leurs profils sont intéressants mais manquent parfois de ce petit « punch » qui les rendrait davantage attrayants et profonds. Par exemple, j’aimerai que l’accusé Laprades, puisse avoir une personnalité plus affirmée encore qu’une simple façade froide. De plus, j’aurai aimé que ce dernier soit davantage présent durant le déroulement de l’histoire étant donné qu’il est accusé de meurtre. Il me manque ses réactions.

Ce que j’ai le plus apprécié est le duo avocat-détective. L’alliance de la justice et de l’enquête privée apporte à l’histoire un certain dynamisme qui ne se refuse pas. Les méthodes peu orthodoxes du détective dénotent avec celles plus cadrées de l’avocat en charge de l’affaire Laprades. Cette complémentarité basée sur une opposition est fortement bien trouvée et travaillée ici. Mystère et amusement sont donc au rendez-vous.

Du fait que le contexte de l’histoire place les personnages dans un milieu aisé, je note alors un enjeu derrière cette enquête qui pointe du doigt l’ambiguïté de faire front à des personnes haut placées et leurs stratagèmes pour faire apparaître et disparaître des preuves. De plus, elles ont un pouvoir supérieur aux autres, ce qui oblige l’opposition à doubler de précaution ainsi que de prudence. Optimisation et irréprochabilité doivent être de rigueur.

Ce roman montre également la difficulté de mener à bien une enquête tant le champ d’investigation est vaste et qu’il implique beaucoup de personnes. Chaque hypothèse doit être vérifiée, infirmée ou validée. Toutes les personnes impliquées peuvent représenter le coupable idéal. L’auteur aime jouer avec le lecteur et l’emporter vers de fausses directions, ce qui en fait un bon policier classique. Nous ne sommes pas ici dans un polar noir. Des indices sont récoltés au fur et à mesure de l’enquête mais, je doute sur la validité de certains dans la vie réelle car trouvés parfois de façon illégales.

Beaucoup de duos se font face dans ce roman ce qui pourrait signifier une forme de confrontation mais aussi, un combat ou une opposition entre le bien et le mal, la vie et la mort ou encore, entre la justice et le crime. Ainsi, j’aime le binôme avocat-juge d’instruction mais également celui de la mère et de la fille Laprades.

Le hasard ? Il faut savoir l’aider pour qu’il soit favorable.

Le mot de Jean
Intéressé par les nouvelles technologies, j’avais relevé avec confiance et enthousiasme le défi de l’édition numérique en présentant un premier roman policier – « L’étrange affaire Laprades » – à Amazon.
Agréablement surpris et flatté par les critiques élogieuses de nombreux chroniqueurs, j’ai cru naïvement que la partie était gagnée.
En fait, ma vocation tardive pour le roman policier fut rapidement déçue et contrariée. Elle s’est heurtée à une dure réalité : le crime paie encore moins dans l’édition numérique en plein essor que dans l’édition traditionnelle en perdition.

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

L'étrange affaire Laprades - jean Jolly.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Que pensez-vous de cette dualité ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’auteur de mettre en avant la difficulté de se faire publier en maison d’éditions classique. L’ère du numérique n’est pas sans déplaire mais n’est pas gagnant à coup sûr non plus.

PAL – Juin 2019

juin 2019.png

Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Je tiens à vous informer que je n’écrirai pas mon bilan du mois de mai. Mais, pour me rattraper, je vous livrerai d’autres informations croustillantes me concernant très bientôt 🙂

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de juin.

Au menu

  • L’inconnue de l’équation Xavier MASSÉ
  • Écueil de poésie – Alexandre MAJORCZYK
  • La fragilité des rêves – Dimitri DEMONT (partenaire gourmand)
  • L’étrange affaire Laprades – Jean JOLLY
  • La contemplation des lignes –  Isabel KOMOREBI
  • Suivre les vagues – Tome 1 – Anaïs W.

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de juin, je me laisse séduire par un recueil de poésie. Toujours un soupçon de romance avec en toile de fond le dernier thriller de Xavier Massé et un policier. On ne change pas des genres littéraires qui gagnent à me séduire !^^

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?

La puissance du savoir

Je lis des auto éditéslogo-dLa Voleuse des toits, de l’autrice Laure DARGELOS, 676 pages officielles, auto-édité en février 2019. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon. Je vous conseille d’aller faire un tour sur ses blogs en cliquant ici et . De très bons conseils d’écriture s’y trouvent ainsi que l’actualité de l’autrice et de ses romans.

BarreSeparation

Loi du 31 mai 2019 : Vous vous perdrez à travers le temps en remontant en 1798. Vous ferez la connaissance d’Éléonore Herrenstein (alias Plume), jeune aristocrate, fille de l’Ambassadeur de la ville de Seräen ainsi que d’Élias d’Aubrey, l’un des hommes les plus puissants du royaume, fiancé d’Éléonore. Vous craindrez les règles écarlates et sa ligue. Vous suivrez Plume sur les toits. Vous ne manquerez aucun combat pour sauver votre honneur. N’oubliez pas de percer le mystère de la toile…

BarreSeparation

Bienvenue à Seräen. Ça y est, j’y suis, en 1798 je veux dire. Tout a été pensé pour nous faire voyager à cette époque, des lieux aux dialogues en passant par les personnages et leurs façons de s’exprimer. Vraiment, je me prends une grosse claque en pleine face tellement je suis conquise. Je commence donc ma lecture, sous le charme. Mais, très vite, je me rends compte qu’il y a beaucoup de personnages, que je n’arrive pas à suivre comme j’aimerai cette histoire très prometteuse. Pas d’Index présent au cas où notre mémoire nous jouerait des tours. Je commence à perdre espoir, quelque chose me retient de savourer ce roman et j’en suis très peinée. D’autant plus que cela fait longtemps que j’ai ce roman en ma possession. Une idée me passe par la tête : et si je transformais la version brochée en livre audio ? J’ai toujours aimé le fait qu’on me conte des histoires. Alors, ni une ni deux, je traduis le roman (mais je suis le déroulé de l’histoire en même temps que la lecture car, il faut bien que je traque les coquilles, moi qui en fait ^^). Le test est positif : 600 pages de lecture… soit un peu plus de 16 heures de lecture et d’écoute m’attendent. En avant !

Pendant que le fichier charge, je prends un instant pour observer la couverture de plus près. Je la trouve juste sublime, très soignée et travaillée ! Nous comprenons pourquoi une montre à gousset y figure car, c’est un extraordinaire voyage dans le temps qui attend le lecteur.

L’autrice a fait le choix de diviser son roman en trois livres. Le premier nous présente la ville de Seräen et les lois écarlates qui la fondent. D’entrée de jeu, le lecteur est averti : toutes formes d’art sont prohibées. Vous imaginez-vous vivre sans pouvoir exprimer votre créativité ? Je trouve très intéressant de nous plonger dans cet univers car, j’ai eu l’impression d’être en possession d’un livre interdit. Ma lecture est devenue à ce moment-là, une violation de la loi et moi, une hors-la-loi, j’ai les frissons, j’adore !
Le deuxième nous dessine en toile de fond le dessein d’une romance et nous promet un combat entre les sentiments flous du jeune aristocrate, Élias et de ceux d’Éléonore. Un splendide voyage dans le passé aux paysages colorés attend le lecteur. Gare à vous si vous perdez la notion du temps. Je vous conseille de faire attention aux détails qui jonchent votre route (n’oubliez pas la toile mystérieuse…) pour comprendre ce roman.
Enfin, le troisième livre est quant à lui, plus sombre que les deux premiers et, a le goût de la révolte avec en tête de fil, une Éléonore plus déterminée que jamais à renverser le pouvoir. Mais y arrivera-t-elle seulement ?

La voleuse des toits Laure Dargelos.jpg

Une pause s’impose à base de pâtes au pesto accompagnées de sa salade de roquette : deux aliments qui se marient à merveille comme Éléonore et Élias…

L’autrice, via un style très descriptif et romanico-héroïque (permettez-moi l’invention) permet une certaine fluidité dans le récit et le déroulement d’une intrigue que je trouve cohérente et réfléchie. Cependant, j’ai trouvé certaines descriptions lourdes etn dans ces moments-là, j’ai eu tendance à décrocher un peu. Malgré tout, le lecteur est invité à imaginer toutes les scènes et les nombreuses actions qui composent ce roman. Pour le coup, vous ne serez pas déçus ! Je ne pouvais prévoir aucuns des retournements de situations que j’ai découverts au gré des chapitres, et pour cela, je tire mon chapeau à l’autrice. Car, après tout, quel lecteur n’aime pas être surpris ?

Au fil de ma lecture, je cerne de plus en plus les psychologies et caractères des personnages principaux de ce récit. Je m’identifie aisément à Éléonore ou à Élias. J’irai même jusqu’à dire que je suis un mixte des deux protagonistes.
Le jeu amoureux qui se dégagent d’eux me fait penser à un « je t’aime, moi non plus », où le doute s’installe pour déterminer dans les esprits pour déterminer si Élias est vraiment sincère dans les sentiments qu’il dit éprouver pour Éléonore.
Cette dernière, ayant un caractère très fort, n’aimant pas se laisser marcher sur les pieds, osera plus d’une fois s’interposer et répondre à un aristocrate, drôle de par son cynisme, ses répliques sarcastiques et, son habileté à manier l’épée. J’aime l’introduction d’une rivalité fraternelle entre son frère cadet et lui qui introduit la notion de pouvoir, de force et de contrôle.

La double identité de l’héroïne quant à elle, pourrait être comparée à notre envie d’être libre et à l’apparence soignée que les normes nous imposent.
La complicité qu’entretiennent Éléonore et sa femme de chambre, qui connaît comme le lecteur, le secret d’Éléonore, celui d’être une voleuse courant sur les toits; est très bien décrite et apporte un peu plus de légèreté à ce roman. De plus, cela permet à mon sens, de parler de la notion de loyauté. Plus tard, ce thème reviendra, renforcé par celui de l’amour.
Je comprends que le fait de monter sur les toits pour Plume est avant tout une recherche de liberté. La légèreté de son pseudonyme contraste parfaitement avec la force dont la jeune femme fait preuve. Agile, souple, mais au caractère de plomb (un kilo de plume vaut-il un kilo de plomb ?). Son attirance pour les arts vient à contre sens d’une prohibition de celui-ci et interroge quant à son rôle pour renverser ce gouvernement trop strict. Les arts sont-ils salvateurs ?

L’autrice a fait le choix de ne pas polluer son récit de nombreux dialogues car, même si nous en avons, ils sont placés avec pertinence et dynamisent le récit, rendant  plus que réels encore, les échanges entre les personnages. De plus, le ton employé et le vocabulaire choisi donnent un côté ancien faisant ainsi écho à l’année dans laquelle se déroule l’histoire. Vraiment, j’adore, on y croit ! Je trouve que cette prouesse doit être soulignée car garder ce style pendant près de 700 pages est un énorme talent.

Ce que j’ai apprécié est, l’idée de mettre l’image des galeries souterraines, qui amplifie le mystère qui rode dans la ville. De plus, cette image peut être le reflet de la notion de secret qu’on enfouit sous terre, ou encore, synonyme des mystères qu’abrite une ville et ses habitants. L’introduction d’une toile mystérieuse ne laisse donc pas le lecteur sur sa fin, ceci marquant le début d’une quête de sens autour de cet objet prohibé. Enfin, le troc est un des sujets évoqués dans ce roman qui se marie avec l’époque choisie ajoutant une notion d’échange. Les jeux de pouvoirs entre les habitants des bas-fonds et les aristocrates étant vifs. La visibilité d’une forme de hiérarchie à Séräen est marquée par le statut de l’Oméga représentant Dieu, celui de la ligue écarlate pour l’armée, celui des aristocrates mentionnant la classe supérieure et celui des bas-fonds pour la pauvreté.
La force de la politique et le pouvoir qu’elle exerce sont très marqués dans ce roman et sont révoltants. Cette restriction de liberté des habitants fait exploser la marmite du supportable et fait naître une rébellion secrète jusqu’à la révolte. A ce moment-là, Plume m’apparaît comme Katniss Éverdeen dans Hunger Games : une stratège et combattante hors pair, courageuse défenseure de ses valeurs dont prime celle de la justice. Peut-être pouvons-nous y voir une référence à des révolutions comme mai 1968 ?

Durant ses périples, Plume est protégée par un valeureux, et fidèle courtiers qui prend sa mission très à cœur, bien que son apparence de manipulateur fasse croire le contraire. Enfin, j’aime beaucoup l’introduction de la magie blanche et noire, qui laisse à penser à une forme de lutte contre le Bien et le Mal. J’ai ainsi fait la rencontre folle du Ranaghar pouvant représenter une sorte de Juge et la peur de l’être humain.
J’ai été déchirée, bouleversée, affligée ou heureuse avec Plume des événements qui l’attendent ! Il y a de vrais rebondissements dans ce roman où présent et passé se confondent.

Je note le parallèle entre le bruit et le silence, l’autrice a su instaurer un climat de doute et a su garder le lecteur en alerte (pour la majorité des scènes pour ma part, même si cela m’a parfois un peu coûté). Ce roman représente pour moi un combat entre la vie, la mort et l’immortalité.

Je m’appelle Éléonore Herrenstein, déclara-t-elle, je suis la fille de l’ambassadeur. J’avais huit ans le jour où j’ai compris que dans cette société, il n’y aurait jamais de justice…

Le mot de Laure
Recette de « La Voleuse des toits« 
Prenez un grand saladier et mélangez ensemble :
– trois règles écarlates
– une dictature
– une jeune aristocrate en quête de liberté
– un seigneur de la Ligue
– un groupe de rebelles
– un courtier à l’honnêteté douteuse
– un peintre du passé
– une mystérieuse toile

Saupoudrez avec une pincée de magie, une cuillère à soupe de romance et n’oubliez pas d’ajouter 500 g de voyage dans le temps. Versez la pâte dans un moule beurré et faites cuire au four (180°C) 35 minutes.

À déguster sans modération 😊

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

La Voleuse des toits - laure DARGELOS.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aimez-vous la fantsy ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour sa gentillesse et sa patience, mais aussi de m’avoir fait parvenir son roman en version brochée. De plus, je suis admirative du travail titanesque qu’elle a abattu pour confectionner son histoire ! Enfin, que dire de ce mot de l’auteur, juste parfait ! Un grand merci pour tout.

Interview exclusive d’Alexandra Papiers Mâchés

* S C O O P *

Je vous l’avais annoncé avec tellement d’enthousiasme, que je n’en reviens pas d’enfin vous le confirmer : je suis passée sur le grill de Virginie Vanos dans le Webzine Bernieshoot, le 30 mai 2019, entre deux chapitres…

J’ai pour habitude de faire griller les auteurs aux univers atypiques sur mon grill, mais cette fois-ci, c’est moi qui me prête au jeu de l’interview.

Je vous parle sans tabou de ma quête du bonheur, de mes passions, de ma rage d’être libre… J’évoque aussi sans pudeur, la difficulté de trouver ce qui fait sens dans notre vie, les obstacles qui nous empêchent de nous réaliser pleinement.

>>> INTERVIEW <<<

soyez curieux, cliquez 😉

RÉVÉLATIONS…

Comment est née ma rencontre avec Virginie ?

Très simplement à vrai dire. Quand je dis simplement, je fais écho à la plateforme Simplement Pro, mon partenaire version SP, dont vous trouverez une présentation détaillée juste .

Je connais avant tout Virginie en tant qu’autrice. J’ai donc collaboré avec elle afin de recevoir et de chroniquer un de ses ouvrages qui s’intitule – Anna Plurielle -. Pour vous rafraîchir la mémoire, vous trouverez ma chronique gourmande juste ici.

La ligne directrice que suit Virginie est simple et efficace : « donner la parole à … » Comprenez : à toutes celles et tous ceux qui ont un quotidien qui sort de l’ordinaire, qui ont des personnalités fortes et atypiques, qui écrivent, qui lisent, qui font les deux en même temps… < Hey ! Je crois que c’est ici que j’interviens !

Lorsque Virginie m’a proposé de m’interviewer sur un thème qui faisait sens pour moi, j’ai tout de suite accepté, emballée par son idée et puis, parce-que je m’entends bien avec elle ^^. Puis, je me suis dis : heu… ouép, de quoi vais-je pouvoir parler ? Je n’ai pas cédé à la panique, la méditation quotidienne y contribuant à 70%. Il me vint un mot :

passion mot.png

Pour moi, écrire et lire sont comme deux poumons, l’un ne va pas sans l’autre.

photo site interview

©Alexandra Papiers Mâchés a été cuite en toute honnêteté par Virginie Vanos.

Je vous laisse rencontrer mes mots et je serai ravie de partager avec vous, vos ressentis en commentaire sur cet article, sur ma page FB ou en commentaire sur la page du Webzine Bernieshoot 🙂

MERCI MERCI MERCI à Virginie pour m’avoir proposé cet agréable moment de confidences et à Bernard d’accueillir entre deux chapitres, une chroniqueuse littéraire passionnée et gourmande.

bitmoji-20190427112232

Mémoire – Technologie – Sécurité

Je lis des auto éditéslogo-dCiao Bella, la vie l’emportera, de l’autrice Mélinda SCHILGE, 200 pages officielles, auto-édité en janvier 2019. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon. Je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog en cliquant juste . De très bons conseils d’écriture s’y trouvent ainsi que l’actualité de l’autrice et de ses romans.

BarreSeparation

Projet n°145-547B : Une technologie à la pointe, un projet d’envergure, un ingénieur de talent mais un ennemi : le passé. Partagé entre son métier et les dérives possibles des drones, Benjamin, ingénieur, va tenter le tout pour le tout. Parviendra-t-il à recouvrer l’envie de se battre ? En aura-t-il les moyens ? Sera-t-il de taille face à l’ambition démesurée des Français, et à la détermination de Khan à la rancœur tenace ?

BarreSeparation

Pourquoi tu n’y retournes pas ? questionna innocemment Stella.
Benjamin ne répondit pas.

A cet endroit s’arrêtait ses rêves. (…)

Et lui, l’ingénieur, il avait gardé le silence.

La peur.

La honte.

Le silence est d’or quand il s’agit d’argent et offre une tension au roman. C’est la première chose qui me saute aux yeux à la lecture et me plonge dans l’univers très sélect et impitoyable de Buleo. Agence qui prône les avancées technologiques à la pointe du réel. Elle reste cependant dépendante de l’intérêt financier d’hommes de pouvoir. Oubliant la notion de sécurité, chaque employé œuvre à la mise en route trop rapide, de nouveaux drones, permettant des prises de mesure sur le terrain et, la surveillance des citoyens.
Nous découvrons ainsi Tanya, chargée de communication du groupe. Une femme exigeante à l’allure sévère et aux décisions tranchées. Elle fait face à Benjamin, un ingénieur globe-trotteur, missionné pour mener à terme un projet de drones autonomes. Seulement, telle une conscience zappée, il est apparemment le seul à avoir peur des dérives possibles de ces engins et tentera de le signifier aux puissants dirigeants, pantins exécutants des ordres. Marque du passé ? Pour appuyer ses propos de manière subtile, l’autrice place le mot « mouton ». Je pense qu’il ne s’agit pas d’un hasard si elle utilise ce mot lourd de sens et parfaitement choisi.  Le symbole des suiveurs est ainsi introduit , et permet une réflexion pour le lecteur quant à la conscience et aux sens de nos actions.

J’ai vraiment aimé l’audace de Benjamin, son côté stratège et sensible. Il lui reste des valeurs malgré un passé dévastateur qui le ronge de l’intérieur. Il tente de s’appuyer sur des alliés même si cela lui coûte beaucoup. Quelques-uns lui sont encore fidèles. Le fait que Benjamin ait un secret que seuls les lecteurs connaissent est une bonne idée. J’ai ainsi l’impression de faire partie de son camp, m’en faisant un allié de taille.
En parallèle, nous apprenons au fur et à mesure, des brides de son passé, dont le suicide de sa tante. Est-ce uniquement parce qu’elle était homosexuelle ? Nous pouvons nous poser la question étant donné le contexte de l’action qui se situe sur les terres musulmanes. Nous connaissons tous les controverses qu’il peut exister dans certaines parties de l’Afghanistan. Alors, lorsqu’il doit faire face à des mésententes et des tensions concernant le nouveau projet dont il est à la tête, son passé resurgit nous montrant ainsi la puissance de la mémoire. Tant que nous n’avons pas fait la paix avec ce dernier, il nous est presque impossible d’avancer. Tel un château de Mikado, tout peut s’écrouler du jour au lendemain : nos espoirs, notre confiance.

Ciao Bella, la vie l'emportera - Mélinda SCHILGE.jpg

Un roman contemporain pour nous sensibiliser à la notion de sécurité et de contrôle. Cela vaut bien un Mikado au chocolat noir, n’est-ce pas ?

L’autrice évoque également la difficulté de quitter sa terre natale, d’où le puzzle que représente la vie de Benjamin. Ayant moi-même migré, je ne peux que confirmer la peur de l’inconnu qui se mêle à la tristesse de quitter un bout de soi. La désillusion pour certains n’est que le reflet d’un profond désarroi quotidien se traduisant parfois par des formes de discrimination, une fois installé ailleurs. C’est le cas pour deux personnages que nous suivons en arrière-plan : Mahdi et Asima. Des morceaux de destins croisés qu’il nous faudra comprendre et assembler pour déterminer les réelles intentions de Benjamin à être contre ce projet de drones autonomes.

Le sujet central de ce roman est donc la surveillance, par les drones, d’une population exclue de la compréhension totale de ce projet. Les décisions se prennent-elles toujours de façon tyranniques ? Où se situe la démocratie en politique ? Être surveillés constamment, ne reviendrait-il pas à se forcer à montrer une image de soi qui soit toujours propre, sans bavure ?
Cette forme d’esclavagisme est contrastée avec le personnage de Stella, une enfant douce et pleine de vie. Je pense que son rôle est d’apporter à l’histoire un peu de légèreté. Elle pourrait alors représenter l’innocence face à un projet terroriste qui consiste à piétiner la liberté des citoyens. Benjamin et Stella se battent tous les deux contre la vie finalement. Une lutte pour se tenir droite et l’autre pour ne pas (re)tomber. Je trouve ce symbole très poétique et beau. De plus, j’aime l’idée que Benjamin ne sache pas où se trouve sa place, ni quel rôle il peut jouer finalement. Il tente d’apporter son aide en protégeant un secret qui le ronge de l’intérieur, comme s’il tentait en vain de rassembler des parts de lui-même, éparpillées au gré de ses voyages à travers le monde. J’assiste à la mise à nue du doute.

Ce roman parle enfin de justice. Il peut être vu comme un enseignement à la patience et au triomphe de l’espoir sur le noir. Même si l’histoire ne me transporte pas plus que cela, nous sentons à la lecture que l’autrice a su mener à bien des recherches pour nous expliquer avec facilité, une technologies aussi complexes, sans transformer son roman en documentaire scientifique. De plus, elle nous permet de réfléchir quant aux avancées technologiques qui règlent nos vies et parfois la détériorent. J’ai éprouvé un peu de mal à suivre tous les personnages mis en scène. Néanmoins, le sujet est interpellant et peut en intéresser plus d’un.

Le mot de Mélinda
Mon aventure d’écrivaine est portée par une envie de découvrir ; dans ce livre, j’ai exploré le monde des drones, objets controversés, agissant pour le meilleur et pour le pire. Ils m’ont emmenée en Afghanistan, dont on peut parcourir des images et des témoignages magnifiques ; on y trouve aussi une violence extrême, qui se mêle à d’autres dans mon roman : au départ, il devait s’intituler ‘Dans trois ans, ma mère s’est tuée’.
Heureusement, un collègue m’a poussé à lever les yeux au ciel, mon roman s’est lancé vers d’autres horizons, à la limite de l’anticipation.Benjamin, notre ingénieur globe-trotter aux prises à des interrogations contemporaines, se bat certes contre un marasme personnel… mais aussi contre le danger d’un projet pharaonique mal maîtrisé qui pourraient conduire à des conséquences désastreuses.

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

Ciao Bella, la vie l'emportera - Mélinda SCHILGE

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Que pensez-vous de cette technologie ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour m’avoir proposé son roman car, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livre.

Des lignes de tendresse

Je lis des auto éditéslogo-dLe rosier de Julia, de l’auteur Frédéric DOILLON,  77 pages officielles, auto-édité en 2018. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon.

 

BarreSeparation

Résumé : Qu’est- ce que la vie ? Qu’est-ce que la mort ? Qu’est-ce que l’enfance et l’âge adulte ? Frédéric DOILLON tente de nous éclaircir les idées à travers Julia, une jeune fille devenue femme à la sensibilité émouvante.

BarreSeparation

Julia grandit vite à travers les mots de l’auteur. C’est un personnage que j’ai l’impression d’avoir connu dans ma jeunesse et, j’ai la sensation que je la croiserai encore dans le futur. Même si l’auteur fait le choix de la faire passer d’enfant à jeune femme, je ne pourrai lui donner un âge, ni identifier physiquement Julia. Elle rejoint la sphère privée des personnages intemporels. Je trouve cela très poétique et fort.
Ce que la plume de l’auteur vient confirmer au bout de quelques pages. Les mots sont choisis avec douceur, générosité et, avec une certaine forme de pudeur. La plume poétique de l’auteur ne m’a embarquée qu’après quelques pages. Il m’a fallu un petit temps pour me mettre dedans. Il est vrai qu’ensuite, j’ai été surprise d’être entraînée dans un flot de mots sensuels et réfléchis. On pourrait croire que les paragraphes s’enchaînent et ne mènent nul part. Or, il y a un vrai cheminement au récit. L’intrigue nous est amenée pas à pas, révélant un peu plus le caractère de Julia à chaque action, une femme forte et fragile à la fois, les frontières étant assez floues en définitif. C’est ce que j’ai préféré dans cette nouvelle : ne pas être coincée dans une boîte, être libre de mes mouvement et, d’avoir le temps de trouver mon propre rythme.
Nous entrons dans l’intimité de Julia, juste assez pour nous faire une idée de son vécu, de ses rêves, mais pas assez pour deviner tous ses secrets. Certaines choses nous échappent et c’est malgré tout un plaisir, après tout, ne préfère-t-on pas être surpris ou décontenancés, bousculés dans nos croyances ? Je pense qu’il s’agit là d’un choix de l’auteur : permettre à chaque lecteur de s’imaginer sa Julia et sa vie.

Je ne pensais pas être touchée à ce point par cette nouvelle car, c’est en premier lieu sa couverture qui m’a attirée et, qui me laisse à penser une certaine initiation aux rêves et au bercement maternel. Les tiges des roses pourraient y représenter les lignes de la main, celles de la vie et des expériences. La quatrième de couverture ne nous en dit pas plus sur ce qui nous attend. Va-t-on être déçu, surpris, touché ou rester indifférent ?

Julia naquit dans un grand rire.

Ciao Bella, la vie l'emportera - Frédéric DOILLON.jpg

Vous prendrez bien une part de cake à la vanille pour vous immerger dans vos souvenirs ?

La petite Julia sauve un rosier et nous sommes partis en quête de bonheur, de frisson, d’amour et de tendresse. Tout comme elle, nous traversons des moments de pluie, d’orage et de chaleur solaire. Le décor est coloré et végétal, la nature étant omniprésente et omnisciente dans cette nouvelle. J’ai l’impression d’assister à un accouchement puis, de découvrir les premiers jours d’un être aimant et aimé. Cet être s’en va faire ses propres expériences, recherchant avant tout la sérénité et l’harmonie ainsi que la justesse et l’amour. L’image des larmes de Julia, source de vie-phoenix est vraiment très belle et me force à croire que tout ne peut être noir à vie. Le lecteur chausse ses yeux d’enfant et se sent vite entouré de souvenirs de son enfance et de ses rêves.
De temps à autre, il me faut faire une pause tant la lecture est simple mais puissante, si bien qu’elle en devient vite addictive. Elle me fait me remémorer mon propre vécu et ma propre conception de la vie et de l’avenir, tantôt joyeuse, tantôt angoissante.

L’auteur nous conte, car il s’agit pour moi d’un conte philosophique, en 77 pages, la difficulté d’aimer, de prendre soin de l’autre. Il nous fait nous interroger sur plusieurs points comme : l’autre sent-il l’amour que l’on lui porte ? Comment fait-on face au deuil ? Peut-on s’en remettre qu’à Dieu dans ces moments-là ?

Cette nouvelle m’apprend également que grandir trop vite, c’est risquer de ne plus croire en la magie que la vie nous offre tous les jours. La transmission est un autre thème qu’aborde l’auteur. Savoir doser ses paroles, mesurer ses actes etc., s’apprend tout au long de la vie et est un chemin où de nombreux obstacles sont présents. Ainsi, il nous faudra faire face à l’inconnu, prendre des décisions parfois brutales ou radicales. Mais n’est-ce pas là le but ultime d’une vie : se retrouver face à soi-même ? Partir à la quête de son propre récit de voyage et de sa propre identité ?

Si vous lisez la nouvelle de Frédéric DOILLON, vous vous rendrez compte de l’évidence : Julia est cette petite voix intérieure qui vous guide et qui vous recommande d’oser. C’est la personnification de la vie et de nos choix mais également de la mort et de nos peurs. Jusqu’à l’épanouissement final, ce que l’auteur résume très bien dans : le mot de l’auteur. Merci.

Le mot de Frédéric
J’aime l’histoire racontée dans Le rosier de Julia car elle est intemporelle, universelle, intergénérationnelle. Je crois bien que chacun peut s’y retrouver.
Un univers poétique.
Une nature magnifiée mais aussi la ville, Paris, son quartier latin et son jardin du Luxembourg.

Une forme de conte moderne, qui traite différents passages de nos existences : la transmission entre générations, l’enfance et ses rêves magiques, la résilience, la différence, les relations amoureuses et par-dessus tout, la transformation du corps, de l’enfance à l’âge adulte, ses transformations intimes que nous sommes seuls à découvrir.

Il y a mille fleurs à ce rosier, à chacun, au travers de sa lecture, de butiner celles qui lui parleront le plus.

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

Le rosier de Julia - Frédéric DOILLON.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Êtes-vous prêts à embarquer dans une boule de tendresse ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Merci à l’auteur pour sa douceur et de m’avoir offert l’opportunité de lire sa nouvelle poétique et philosophique.

Deaf : le livre OVNI de la fiction qui respire

Je lis des auto éditéslogo-dDeaf, tome 3, de l’auteur Joseph KOCHMANN,  306 pages officielles, auto-édité en 2018. Disponible en version numérique sur Amzon.

BarreSeparation

Résumé : Une pièce de théâtre qui tourne mal, des créatures mystérieuses et squelettiques, un Roi sourd. Autant d’ingrédients vous attendent dans les aventures de quatre personnages principaux : Manon Dauphin, combattante courageuse, Camille, artiste, Edward, un fan de livres et Eric, un fermier pas si branché agriculture. Parviendront-ils à survivre à ce monde étrange et ainsi mettre un terme à leurs sordides histoires ?

BarreSeparation

Alors oui, j’ai dû m’adapter au style de l’auteur. Je me suis demandé durant ma lecture si c’est moi qui ne comprenais plus rien ou si l’auteur se jouait de mon intelligence. Je n’ai eu ma réponse qu’à partir de la page 200. C’est juste brillant ! Je suis tombée des nues quand j’ai enfin compris que ce qu’il m’arrivait était décemment voulu par l’auteur. Je crois bien ne jamais avoir été autant baladée par des mots, des émotions contraires et paradoxales.

C’est ça que j’ai compris : on utilise notre ressenti pour parler de choses plus larges.

Je veux utiliser mes émotions pour parler de quelque chose qui touche tout le monde, quelque chose de puissant.

Deaf - Joseph KOCHMANN.png

Une Dark fantasy qu’il vous faudra affronter avec un délicieux verre à café (oui, c’est tordu, comme ce 3e tome de la Trilogie des Singes de la Bêtise) de Péket à la pomme. Santé !

J’ai tenté, comme beaucoup je suppose, de contrôler ma lecture, à tort. C’est-à-dire que j’ai essayé d’analyser (comme je fais toujours) chaque mot, chaque phrase. J’ai voulu trouver des liens, des réponses, en vain. Et c’est ce que je trouve brillant : je n’ai rien compris à ce livre jusqu’à la toute fin où la révélation finale m’a décroché un rictus nerveux et un rire incontrôlé. C’est ce qui peut vous attendre, si vous entreprenez la lecture du troisième tome de – La Trilogie des Singes de la Bêtise -. Rien que le nom de cette dernière vous met dans un contexte atypique, trash mais également sensible et sincère. Vous est-il déjà arrivé de vous retrouver perdus pendant votre lecture mais d’adorer ça ? Réveillez le psychopathe qui sommeille en vous !

Parce-qu’au delà d’un univers fantastique violent et noir, qui peut sembler décousu, il y a des thèmes très forts derrière ce livre. Je trouve que l’auteur traduit à sa sauce une sorte de dissertation philosophique avec en introduction : un décor où un Roi sourd, Deaf, est à la tête de la ville de Dantry. Il y décrit les habitants impuissants, meurtris, sous le règne d’un tyran qui aime le sang, le contrôle et, le pouvoir. Un sous-entendu politique qui nous pousse à nous interroger (en ce temps d’élection) sur la face cachée d’une gouvernance démocratique qui serait peut-être à sens unique… J’ai réussi à percevoir une forme de soumission à adhérer à des idées qui contredisent des valeurs profondes. Mais également la discrimination subie par certain. J’ai beaucoup aimé l’image du mur, utilisée par l’auteur pour souligner cette frontière entre les membres du pouvoir et le peuple.

En thèse, nous avons le thème de l’amour qui vient titiller nos propres ressentis et émotions. Le personnage de Camille est juste parfait dans le rôle de celle qui a un cœur sombre, dépressif et une sensibilité comme nul autre. C’est le personnage auquel je me suis le plus attaché. Déjà parce qu’elle écrit mais également parce qu’elle sait voir au-delà des apparences, un peu comme si elle parvenait à lire dans les cœurs des personnes qu’elle rencontre. Sa pièce de théâtre, bien qu’elle fût un fiasco total, sait pourtant permettre au lecteur de s’attacher à sa vision du monde où l’amour est à la fois salvateur et destructeur. L’amitié y tient une grande place. Jouer avec les sentiments des autres, user de manipulation pour parvenir à toucher l’autre sont autant de ressources et de souffrance que nous retrouvons dans la vie quotidienne. Des thèmes en contradiction avec un monde rose auquel on s’attend. Des tragédies venant clôturer le spectacle de ceux qui se risquent à aimer un peu trop. La difficulté d’aimer est donc abordée ainsi que celle de gérer ses sentiments. Le jugement et la critique sont pointer du doigt : comment comprendre ce qui arrive à l’autre si nous ne traversons pas nous-même une telle situation ? Peut-on simplement compter sur l’empathie ?

En anti-thèse, nous retrouvons des actions qui s’enchaînent, parfois avec des rebondissements imprévisibles, des fins brutales et qui ne font pas sens pour moi. Du moins, pas tout de suite. L’auteur y développe des personnages hors du commun mais aux personnalités qui elles, sont bien réelles : altruiste, sincère, vaillant, cruel, manipulateur. Je note que l’auteur aime jouer avec les cinq sens et les utiliser pour mener à bien son intrigue. Une introduction qui nourrit l’histoire et les personnages mis en scène, chacun à tour de rôle. De plus, l’apparition des créatures hybrides mettant à mal la progression des personnages, pourrait représenter la mort de nos envies et de nos projets, l’amertume de l’amour à sens unique, la rancœur éprouvée vis-à-vis de ceux qui ne nous comprennent pas et le stress d’un quotidien trop lourd à porter. En un mot ? Pression. Je trouve que ce symbole est fort de par les sens multiples qu’il offre à chaque lecteur.

En conclusion, j’ai vraiment adoré être malmenée par l’auteur qui instaure un climat décousu, des morts cruelles, agressives et chocs. Ce que je trouve génial, c’est que ce climat de tension et d’incompréhension permanentes qui nous embarque dans une réflexion autour de l’amour, la mort, la haine et le contrôle. L’auteur a su mettre en avant sa capacité à nous retourner le cerveau, jouer avec nos émotions, nous faire douter de notre propre intelligence et finir par nous révéler la supercherie qui n’est rien d’autre que la dissertation sur un thème que nous aimons tous : l’Amour. Merci. N’y aurait-il pas une pointe autobiographique dans ce troisième tome ? La fin en tout cas, en surprendra plus d’un et m’a fait écho aux livres cultes de J.L. STINE, Chair de Poule. Si vous lisez Deaf, vous comprendrez pourquoi. Je n’ajouterai que trois mots : Gloire à l’œil !

 

Le mot de Joseph
Merci beaucoup à Alexandra pour son retour sur le dernier tome de la Trilogie des Singes de la Bêtise.
C’est une grande aventure en trois actes, chacun pouvant être découvert indépendamment, à travers des univers très différents et pourtant tous liés par leurs personnages, leurs secrets et leur violence.
Il m’a fallu dix ans pour terminer cette saga développant des thèmes qui me tiennent très à cœur, notamment la mort, la justice, la créativité, et, surtout l’amour.
J’espère vraiment que vous aimerez Mute, Blind et Deaf autant que j’ai aimé les écrire.

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

Deaf, tome 3 - Joseph KOCHMANN.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Êtes-vous philosophiquement barré ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Merci à l’auteur pour sa disponibilité, sa simplicité et son univers atypique.

Le malheur des uns fait-il toujours le bonheur des autres ?

SP reçu dans le cadre d’un concours organisé par Lecteurs.com

Editions Buchet Chastel

Qui a tué l’homme-homard ?, de l’auteur J.M. ERRE,  368 pages officielles, édité en janvier 2019 par les Éditions Buchet-Chastel. Disponible en version brochée et en version numérique ! Toutes les informations essentielles se trouvent ici.

BarreSeparation

Les faits : Un village de monstres abrite un tueur qui adore découper ses victimes en petits morceaux (non, il ne les fait pas rissoler, mais c’est tout comme). La première victime n’est autre que celui qu’on nomme : L’homme-homard. Je vous laisse découvrir pourquoi même si la couverture vous donne un sacré indice ! L’adjudant Pascalini accompagné de son stagiaire, Babiloune, tentent d’élucider ce meurtre avec les moyens du bord. Il faut dire que les habitants du village de Margoujols sont un peu… spéciaux. Mais c’est sans compter sur le pragmatisme et l’humour décalé de la jeune Julie, fille du Maire, passionnée de romans policiers, que ce polar pimenté, prend forme. Enfin, il y a ces articles mystérieux, du blog d’une certaine Winona Jane. Tous les ingrédients sont réunis pour vous faire passer un excellent moment tordu.

BarreSeparation

Pour une première lecture d’un livre de cet auteur, je ne suis pas du tout déçue ! Enfin si, déçue qu’il n’y ait pas 300 pages en plus car je serais bien restée plus longtemps à enquêter auprès de Julie.
Je ne vous ai pas encore parlé de Julie ? Un de mes personnages préférés de fiction ! Même si je vous avoue que chacun des habitants de Margoujols possède des caractéristiques et une personnalité propre, réaliste et, humaniste, qui les rendent uniques, attachants, mais surtout indispensables pour composer ce village de Freaks !

Mais revenons à Julie. Caractère très fort, sarcastique, dans l’auto-dérision permanente, elle est primordiale au bon déroulement de cette intrigue détaillée et logique. Elle mène avec brio et humour piquant, une enquête pour meurtres auprès d’un inspecteur désabusé et d’un stagiaire pas très futé. Sans elle, le roman pourrait vite devenir plus banal, plus classique. De plus, c’est un angle intéressant que je n’ai pas trouvé ailleurs que de faire intervenir comme narratrice principale et enquêtrice (pas si amateure qu’il n’y parait), une jeune fille handicapée. Cela vous choque ? Il n’y a pas de quoi l’être. Aussi vive que l’éclair, elle impose à sa façon son tempérament à l’inspecteur et son stagiaire. Faut-il préciser qu’elle est tétraplégique et qu’elle se déplace en fauteuil roulant ? Oui ! C’est ce qui rend toutes ses interventions aussi comiques et décalées. Je n’ai pas eu pitié d’elle, ce n’est d’ailleurs pas le but recherché par l’auteur. Elle vit dans un village de freaks autrement dit, de villageois complètement gratinés, atypiques mais tellement drôles. Tout à tour, ils se dévoilent à nous au rythme d’une enquête rythmée et ternie de suspense sur l’identité du tueur.

En déjouant tous les codes de ce qui fait un bon polar classique, l’auteur nous plonge en parallèle dans un univers satirique sur la différence et le handicap. Il met en scène à travers son roman, une représentation de nos peurs dont celle d’être confronté à la différence de l’autre. Peut-être est-ce là une manière de nous sensibiliser au regard que l’on porte sur autrui, à ses ressources et son intelligence ? Quoi qu’il en soit, l’auteur a su y ajouter son style unique et mordant pour ne pas faire de ce roman un appel au don et à la pitié. Au contraire, nous sommes dans un contexte bienveillant malgré les pointes d’humour noir. Mais surtout, il a su pointer du doigts les contraintes que traversent les personnes porteuses d’un handicap (mais pas que) ainsi que les moqueries et les faits dépréciatifs qu’elles subissent plus que des preuves de sympathie. Je trouve alors intelligent de faire de Julie la narratrice principale, contrant ainsi les préjugés et stéréotypes réservés à ces personnes soit-disant inférieures. Car je vous rassure son cerveau fonctionne très bien !

Un polar sert avant tout à mettre en relief des faits de société soit sensibles soit tabous. L’utilisation de l’humour peut être à double tranchant et passer à la trappe jugé trop souple et peu entraînant. Ce n’est pas le cas dans ce roman.  Des sujets sensibles y sont introduits avec précisions, actions délirantes et personnages représentatifs d’une population variée et réelle.
Margoujols. Ce nom me fait penser à « la mare aux joncs » près de chez moi, mare réservée aux grenouilles et crapauds. Pas mal dans le genre, non ? Ironie du sort peut-être ? Coup de poker gagnant pour un décor bien planté laissant libre cours à l’imagination du lecteur.

D’autres thématiques lourdes ressortent nourrissant de réflexions le lecteur. Par exemple, des réflexions portées sur les normes sociétales mais également sur les us et coutumes d’un village. Les normes font références ici à celles de la beauté, de l’intelligence ou encore de la féminité et de la masculinité. Les personnages qui peuplent ce roman ont chacun le rôle de nous rappeler que la beauté est un critère abstrait et subjectif. S’y glisse aussi notre peur de l’inconnu qui nous force à nous conformer aux désirs des autres bien avant les nôtres et, à juger bien trop vite notre voisin. Mais Margoujols peut être désigné comme une invitation à penser différemment concernant le monde qui nous entoure.

La notion de secret vient compléter le tableau d’un sombre village. Au cœur de cette enquête les secrets vont bon train rendant plus complexe encore, son élucidation. Une manière de faire remonter ceux qui composent notre vie et amorcent la création d’imprévus. Personne n’est parfait, si ?

Il est à noter que ce roman quelque part dénonce la recherche d’une vérité que l’on pourrait considérer comme simple, mais qui s’avère renfermer une nébuleuse de complexités. Non, une vérité n’est ni toute noire ni toute blanche. C’est d’ailleurs ce que vient rappeler le genre même de ce roman. Il est nécessaire de prendre en considération le contexte des faits, l’histoire du village où ont eu lieu les meurtres et, les différentes personnalités des âmes qui composent ce joyeux tableau. Cette vérité se teinte également d’ignorance, de médisance et, de jalousie. Nos soupçons du coupable idéal sont propulsés à la vitesse grand V sur ce que l’on oublie de nommer par son vrai prénom : la peur.
Apprendre à se poser les bonnes questions est donc sous-entendu à la suite des réflexions que la lecture de ce roman met en lumière. Les interprétations de chacun des intervenants permettent de semer le trouble dans les esprits les plus rationnels.

Le décor étant planté, les personnages étant déjantés à souhait, parlons des actions à présent. Elles sont prenantes, surprenantes et s’enchaînent si bien qu’on en devient vite accro. Les chapitres courts sont addictifs. J’ai l’impression en lisant d’être plongée dans les pensées de La Vérité, les scènes étant le reflet de ce qu’il se passe dans notre société : ignorance, mépris, cachotteries, contrôle…

Au fil de ma lecture, je me laisse balader par l’auteur avec plaisir ne sachant prévenir le chemin qu’il souhaite me faire emprunter. Une métaphore que je lis comme une traduction romancée de la célèbre expression : Le ridicule ne tue pas. Nous sommes ici en présence d’un roman Cluedo loufoque aromatisé au beurre, que j’ai pris plaisir à déguster avec ce paquet de pop corn crémé… Ce roman se dévore sauvagement et m’a aidé à décompresser grâce à un style cynique et sarcastique de fiction-réalité. Je remercie l’auteur de m’avoir permis de rire de tout, c’est si jouissif !

Qui a tué l'homme homaard  - JM ERRE .jpg

C’est soufflé comme les personnages de ce roman, piquant comme du poivre noir et addictif comme de la crème… Le tout pour seulement 96 calories ! Régime respecté !

A cet instant, vous êtes en train de me plaindre. Action normale qui montre que l’éducation judéo-chrétienne a bien fonctionné sur votre personne. Vous n’êtes pas sociopathe, vous pouvez continuer à émettre vos ondes compassionnelles jusqu’à atteindre un niveau satisfaisant de bonne conscience. Ensuite, vous pourrez opter pour une indifférence gênée et des regards lointains, parce que mine de rien, je bave et c’est dégueu.

Le mot de J.M.
– Menu de l’homme-homard en trois services –
Entrée
Buffet froid de crustacé en capilotade relevé à l’humour noir.
Plat
Assortiment de viandes saignantes sauce aigre-douce et son burlesque de saison.
Dessert
Moelleux lozérien au cœur fondant acidulé, coulis de freaks.
Bonne dégustation !

 

L’addition, s’il vous plaît

Qui a tué l'homme-homard - JM ERRE.jpg

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

D’autres livres de cet auteur à me recommander ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un grand merci à l’équipe de Lecteurs.com en partenariat avec les Éditions Buchet-Chastel pour ce magnifique concours que je suis heureuse d’avoir remporté et un immense merci à J.M. Erre pour son livre à l’humour décalé et au style unique ! Que dire de plus pour ce mot de l’auteur ? J’adore !

🔎Bilan Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com

Hellow mes petits gourmands 🙂 comment allez-vous ?
Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous mon bilan de l’opération organisée par l’équipe de Lecteurs.com
Explorateurs du Polar 2019
bitmoji-20190427111825
Rappel des faits…
➡️ En mars dernier, j’ai été sélectionnée pour participer à l’opération- Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com.
Dans ce cadre, j’ai choisi et reçu le roman noir de Pasquale RUJU (@pruju sur intagram) édité en 2019 par les Éditions Denoël.
Roman que j’ai dévoré en quelques heures tant le style de l’auteur est fluide et l’histoire prenante. J’ai noté cet ouvrage avec un 9/10 bien mérité !
Plus de 270 lecteurs passionnés ont chroniqué et donné leurs avis sur une sélection de 70 ouvrages !
➡️ Comme toute bonne chose a malheureusement une fin, l’équipe de Lecteurs.com a rendu son verdict. je suis heureuse de constater que le livre que j’ai chroniqué fasse partie des quinze polars retenus ! Oui, 15/70, c’est énorme vous ne trouvez pas ?
Il faut bien avouer que ce roman se devait d’y figurer. D’ailleurs, peut-être le connaissez-vous ou l’avez-vous déjà lu ? Si oui, je serai ravie de partager avec vous votre point de vue sur cette œuvre 🙂
IMG_20190522_082727_043
Vous pouvez lire et relire ma chronique gourmande en cliquant juste ici. Mais également découvrir les chroniques et avis des autres lecteurs sur les 14 autres polars retenus et vous inscrire sur le site de Lecteurs.com en allant juste .
A tout de suite !
 
Ma chronique gourmande est également accessible dans la rubrique « Derrière les fourneaux » > Exploratrice du Polar 2019.
Encore merci à toute l’équipe pour cet évènement, aux ME pour ces partenariats.
J’ai été ravie de participer pour la première fois à ne telle opération et c’est l’occasion pour moi de faire la connaissance de pleins d’autres lecteurs gourmands !
Si l’occasion se représente, je serai ravie de participer à nouveau à cette opération 🙂
wQMfM26D_400x400Editions denoël, explorateurs du polar 2019 avec lecteurscom

Canapé de malheur !

Je lis des auto éditéslogo-dBrooklyn Paradi$ – Saison 1, Chris SIMON,  164 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, auto-édité en janvier 2017. Allez faire un tour sur le site web de l’autrice en cliquant juste ici.

BarreSeparation

Dans les épisodes précédents… Un canapé, un trafic de drogue. Parfois il ne faut pas grand chose pour déclarer la guerre et enclencher la descente aux enfers d’une famille. Mais ça, c’était sans compter sur Courtney Burden et sa manie de chiner tout et n’importe quoi dans les rues de Brooklyn. Avait-elle besoin de ramasser ce canapé au petit matin au bord du fleuve et de le ramener chez elle ? Non, mais elle le croyait abandonné sur ce parking paumé. Sauf qu’il ne l’était pas. Et qu’il appartient à des gars pas cools du tout, qui tiennent à leurs affaires… Et que ces gars, super vénères, vont tout faire pour le récupérer.

BarreSeparation

Oui, ici nous parlons de saison et non d’un tome. Pourquoi ? Parce-qu’il s’agit d’une série littéraire. Récemment, j’ai eu la bonne surprise de découvrir sur instagram le compte @pitchserie_off, qui n’est rien d’autre que le compte d’une plateforme en ligne qui propose des séries TV… à lire ! Connaissiez-vous ce concept ? Je trouve que l’autrice a su tirer partie d’un mélange des genres et des styles permettant aux amateurs de séries TV qui ne souhaitent pas rester confinés devant des heures devant un écran, de proposer des histoires, des saisons, des épisodes (chapitres) en version brochée. Personnellement j’ai apprécié lire pour la première fois ce style de livre version policier, merci Chris ! Du coup, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, alors je me laisse guider et je suis impatiente de découvrir les aventures de Courtney et de sa famille.

Première chose qui me saute aux yeux : il y a beaucoup de dialogues. Et qui dit dialogues dit nombreux personnages. Je précise qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour reconnaître chacun des personnages mis en scène dans cette série. Je trouve néanmoins que les dialogues sont bien construits et très vifs car je n’ai pas eu de mal à me plonger dans l’histoire par la suite. Les dialogues sont courts et animés par des personnages ayant chacun un trait de caractère distinctif qui les rend attachants, loufoques, déjantés et pour certain, sombres. Puis, si vous êtes perdus à un moment, l’autrice à penser à insérer la liste des personnages en début de son ouvrage (comme si on pouvait voir défiler les noms des acteurs en début d’épisode ^.^).
Le personnage auquel je me suis le plus attachée est celui de Courtney qui est complètement dingue et d’un naturel simplet !^^ Sa manie de chiner tout et n’importe quoi est bien trouvé. Je vais la jouer psy du dimanche, mais cette manie ne viendrait-elle pas tenter de combler un manque d’amour ? Il faut dire que son mari n’est pas souvent présent à la maison… Calmer ses angoisses quotidiennes d’être une femme d’affaires active et respectée et une mère dévouée passerait-il par ce TOC ? Quoi qu’il en soit, je trouve que l’autrice déjoue avec subtilité les codes d’un policier classique où l’enquête se transforme en un conflit de rires. Ici point d’enquête minutieuse mais une invitation à réfléchir quant à des sujets politiques, polémiques et sombres.

Niveau ambiance, contexte, je suis servie avec en toile de fond des méchants qui organisent la récupération de ce fameux canapé. Ce que j’ai apprécié, ce sont les nombreux rebondissements auxquels je ne m’attendais pas et qui rythment avec humour et décadence ce roman. Leurs mots sont crus et apportent du piquant à l’histoire à la manière de cette sauce pimentée qui relève mes noix de saint-jacques et mes légumes sautés au wok.

Brooklyn Paradis - Chris SIMON.png

A défaut d’avoir des balles, un wok pimenté aux noix de saint-Jacques fera l’affaire et m’aidera à patienter pour lire la saison 2 de ce policier déjanté.

Certains stéréotypes sont accentués ce qui donne un côté comique mais réel à l’histoire. Derrière cet aspect se cache des thématiques assez lourdes comme la lutte des différentes classes sociales dans la société mais également des faits divers morbides comme des morts suite à des règlements de compte, des trafics de drogues etc.Je vous rassure, point de côté sanglant dans ce livre.

De plus, chiner dans les rues peut sembler anodin mais ici n’est pas synonyme d’un moment shopping. Cette introduction souligne selon moi et avec justesse, les lois de la rue : premier arrivé, premier servit. Des règles dures qui témoignent d’une dimension autre que ce que la réalité nous offre à voir si on ne fait pas partie de ceux qui survivent ainsi. Les trocs, les vols, les arnaques et les négociations sont risqués. En témoignent la traque que des gangsters vont engager pour récupérer leur drogue auprès d’une famille qui semble bien sur tout rapport.
Cette dimension est accentuée par le trafic clandestin qui se joue en parallèle avec l’un des fils de Courtney. Nous pouvons alors nous interroger sur la difficulté ressentie par les parents quant aux fréquentations et aux faits et gestes de leurs enfants. Mais lorsqu’un parent devient complice malgré lui d’une destructuration des liens, comment réagir par une telle situation ?

– Mes enfants ne prendront jamais de drogue.
– Sûr. Mais à quel prix ? Ils vivent en dehors de la société, en dehors du réel. Autant passer sa vie en prison.
– Il n’y a qu’une réalité : Dieu.
Mike reboucha son tube de crème méticuleusement.
– Tu surveilles. J’fais une petite sieste. Tu me réveilles uniquement si le merdeux apparaît.
Dan entama une longue prière par j’ai pêché non intentionnellement devant Toi…

Enfin, la barrière de la langue est également un aspect que pointe l’autrice en faisant intervenir du personnels de maison aux accents forts. Comment se faire comprendre par l’autre qui ne parle pas la même langue que nous ? Peut-on compter sur des traductions à la sauce de Google traduction ? Les liens familiaux, amicaux et professionnels ne s’en trouvent pas ainsi malmenés ? Quel sens leur donner ? Autant de questions qui se cachent derrière cette première saison policière qui somme toute, peut vous sembler légère à première vue.

Le mot de Chris
Brooklyn Paradis est ma deuxième série littéraire. Je n’aime pas les fins, et pourtant, il me faut l’admettre, même les meilleures séries ont une fin.
D’abord publiée, chez un éditeur qui a fermé, c’est ma spécialité (2 en 7 ans), j’ai décidé de reprendre mes droits et de la continuer en l’auto-éditant.
L’idée de départ combine un fait divers que j’ai lu, il y a une quinzaine d’années dans le New York Times et un scandale pharmaceutique récent aux États-Unis (vous avez peut-être entendu parlé de cet anti-douleur, l’Oxycodone ?). Je voulais écrire un polar humoristique sans enquête, sans testostérone, j’ai donc mis une femme au centre de l’histoire qui ne soit pas dans la police, erreur, même les femmes à talons ont de la testostérone.
J’ai inventé Courtney Burden, je l’ai plongée dans un monde de trafiquants par accident. J’aime divertir tout en instruisant mon lecteur. J’aime traiter de sujet grave avec une certaine légèreté et de l’humour. Le rire est une attitude zen contre la noirceur du monde. Le roman noir social et l’humour sont deux outils très puissants pour éclairer sur l’économie mondiale actuelle et l’ambiance sociale qui en découle. Qui sont les trafiquants ? Des individus isolés sans foi ni loi, des laboratoires pharmaceutiques, des investisseurs peu scrupuleux ?
Pourquoi New York ? Parce que j’y ai vécu la moitié de ma vie et que j’avais envie de faire de cette ville un peu la vôtre.
Brooklyn Paradis en 4 tomes met en scène deux mondes différents à travers une jeune femme, mère, riche et protégée de tout jusqu’au matin où elle trouve un canapé sur un parking de Brooklyn…
BarreSeparation
L’addition, s’il vous plaît

Brooklyn Paradi$ - Saison 1 - Chris SIMON.jpg

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Connaissez-vous d’autres séries littéraires ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Chris SIMON de m’avoir permis de lire pour la première fois une série littéraire. Je ne regrette pas mon choix et espère en découvrir d’autres !

Mon 7e partenaire gourmand, rencontre avec un audacieux rêveur…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Et si nous parlions rêves aujourd’hui en compagnie du nouveau membre de l’équipe de mes partenaires gourmands : l’Auteur Dimitri DEMONT ?

StoryStar1557986808042Auteur indépendant auto-publié sur Librinova et deux fois finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017 et 2018, Dimitri DEMONT est un rêveur à toute heure et un audacieux entrepreneur. C’est la force tranquille qui vous propose deux livres : un premier roman de 213 pages – Le ciel n’envahira pas la mer – et un second livre – La fragilité des rêves – que je me ferais une joie de chroniquer prochainement. Le sujet de sa nouvelle de 222 pages raconte les destins croisés de trois femmes en quête de bonheur. Entre désillusions et joies, elles devront affronter des tempêtes et faire des choix. Ses livres sont disponibles sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré en version électronique à seulement 3.99€ ou en version brochée (respectivement) à 12.90€ et 13.90€.

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur ses livres en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Merci à Dimitri de rejoindre l’équipe de mes partenaires gourmands !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !

Dimitri DEMONT

{Se consacrer à l’écriture} je crois qu’à un moment, si c’est réellement ce qui nous tient à cœur, il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard.

Portrait littéraire

Photo profil.png

Âgé de trente-deux ans, j’écris depuis l’adolescence. Il y a deux ans, j’ai plaqué ma carrière dans la production audiovisuelle pour me consacrer à ma vocation littéraire.

J’ai sorti en décembre 2017 mon premier roman “Le ciel n’envahira pas la mer”, finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017.
Mon deuxième livre “La Fragilité des rêves” est sorti en décembre 2018. Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Le livre a été finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2018.

Je poste régulièrement sur mon site dimitridemont.com des textes courts inédits et j’y tiens un journal littéraire. Un Deuxième roman est en cours d’écriture et annoncé pour fin 2019.

Ses romans

« Le ciel n’envahira pas la mer » est son premier roman de 213 pages, disponible en version électronique pour 3.99€ ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 13.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

1dim

 

Quand Jen, son premier et son grand amour, le quitte, Simon part se réfugier dans sa maison de famille, en Bretagne, là où ils se sont rencontrés et aimés pour la première fois. Au fil de ses discussions avec ses grands-parents, de ses rencontres et de ses longues errances dans la station balnéaire hors-saison, Simon retrace le fil de leur histoire d’amour. Pourquoi Jen, jeune fille modèle, issue d’une famille traditionnelle bourgeoise l’a-t-elle choisi, lui qui vient d’un milieu modeste qu’il n’a jamais totalement assumé ? A mesure que les souvenirs remontent – les étés joyeux entourés de copains, les premières amours, la peur d’être différent – Simon arrive petit à petit à un constat : n’est-il pas temps pour lui de s’accepter enfin entièrement lui-même, et d’arrêter de se soucier du regard des autres ? 

Fort de ce premier roman, Dimitri auto-édite avec le soutien de l’équipe de Librinova, son deuxième livre « La fragilité des rêves » qui se présente sous la forme d’une nouvelle de 222 pages à la couverture flash et soignée. Son livre est disponible en version électronique à 1.99€ (en promo actuellement) ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 12.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Un polar comme on en fait plus !

bitmoji-20190427111825Livre reçu dans le cadre de l’opération Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com !

Editions denoël, explorateurs du polar 2019 avec lecteurscom

Une affaire comme les autres, Pasquale RUJU, 286 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, publié en 2019 par les Éditions DENOËL.

BarreSeparation

En lisant ce titre j’ai pensé tout de suite à un banal feuilleton policier dans lequel l’auteur joue la carte des stéréotypes italiens à fond. Une affaire banale, presque celle de trop. Mais je n’y étais pas du tout !

Tout de suite, je plonge dans une cellule d’interrogatoire, toutes mes autres pensées s’effacent. Tout comme celles d’Annamaria, veuve et suspectée de meurtre, seule face à son raisonnement interne. Quand elle doute, nous doutons avec elle. Quand elle s’interroge, nous nous interrogeons également. Dois-je craquer, pleurer ? Qui est le bon flic, le mauvais ? Voici les questions auxquelles doit faire face la veuve, qui ne perd pas son sang-froid une seule seconde. Je pressens au loin un retournement de situation qui me bouleverse, cette carapace ne me semble pas naturelle. Vais-je avoir raison ?
Ici débute le plus long interrogatoire que j’ai lu, sentant chaque seconde peser comme le ferait l’épée de Damoclès au-dessus d’une tête.

En tant que lectrice, je suis suspendue à ce que Annamaria va bien vouloir nous livrer. L’histoire elle l’a connaît, personne d’autre. Et c’est ce qui met le lecteur sous tension. C’est énorme !

Une affaire comme les autres - Pasquale RUJU.png

Un Polar noir mêlant meurtres, silence et amour à l’image du saumon cru délicat et addictif. Assiette composée au Wok Garden à Seraing.

Je ressens une certaine forme de pudeur dans la façon qu’à d’Annamaria de se confier. Comme une fragilité qu’elle tente tant bien que mal de camoufler derrière une rigidité et une froideur durant l’interrogatoire.

Je suis vraiment en adoration devant le style de l’auteur qui sait manier sa plume pour me faire ressentir cette tension qui se joue à chaque page et qui ne s’essouffle pas à chaque chapitre. L’ambiance pesante du huis-clos s’est refermée sur moi. Je perçois de la perversion, de la brutalité et du narcissisme dans les descriptions des faits et les silences d’Annamaria. J’apprends en même temps que Sylvia est la procureure adjointe en charge d’interroger la suspecte. Une femme aussi froide qu’Annamaria, qui me donne l’impression d’une attitude en miroir, c’est-à-dire que chacune à leur tour sera l’interrogatrice de l’autre, la victime et la coupable. En ça, la tension est remarquablement bien menée.

Puis, je découvre à pas de loup, la naissance de l’histoire d’amour entre Annamaria et Marcello, un homme qui inspire tant le respect que la crainte. Il y a beaucoup de mystère autour de cet homme ce qui est très prenant et titille volontiers ma curiosité. L’amour que ressent Annamaria envers Marcello est très fort voire passionnel. S’adonner de la sorte à cet homme dont elle semble n’échanger que des relations sexuelles est troublant. Rien ne vient perturber son amour pour cet homme dont elle ne connaît pas les réelles activités. Elle lui est simplement dévouée. Puis, vint le temps où l’amour s’essouffle pour laisser place à une forme de tendresse maternelle.
Carmela, une amie du couple, me fait penser à une menthe religieuse qui joue un double jeu. Elle paraît fourbe mais sait quelle stratégie adopter. Elle m’impressionne un peu pour tout vous avouer. Serait-elle manipulatrice ?

Petit à petit, l’illusion sur la banalité de l’histoire rend le suspense haletant. Les chapitres sont courts et très addictifs ! Ma lecture est très fluide et vive. Chaque mot me donne envie de savoir la suite. Le silence devient une violence sourde et un jeu de pouvoir, le machisme aidant à se mettre dans l’ambiance.
Les notes de la traductrice en fin d’ouvrage sont très appréciables pour les lecteurs qui, comme moi, ne connaissent en rien l’organisation des clans mafieux italiens. Je perçois un monde très dur et violent.

Ce livre parle outre la dureté de l’organisation mafieuse et de ce business souterrain florissant et sanglant, des relations familiales. Des enfants « utilisés » comme gage d’une réussite, d’une fierté. Ce lourd héritage familial est source de tension au sein des familles. Je ressens la difficulté de prendre son envol et de devenir véritablement « soi » au sein d’une famille qui ne pense qu’à faire un maximum de profit. Profit au détriment d’un amour chaleureux, de relations tendres pour le compte d’un monde violent et dangereux. Les nombreuses activités mafieuses sont partout et ce roman nous le montre bien. Comme une toile d’araignée que l’on aurait tisser sur le monde. A la manière dont elle recouvre le raisonnement d’Annamaria qui vit dans la crainte d’être rejetée par son mari. C’est terrible.

C’était comme cela, désormais, et s’adapter à la situation semblait être la meilleure des solutions pour tout le monde.

La place et le poids du regard sont très symboliques dans ce roman car ils désignent le pouvoir et le contrôle sur l’autre. Demander l’approbation pour agir est courant au sein de ces fratries. C’est impressionnant la manière dont tous rendent compte à un seul homme qui pourrait être comparé à « Dieu ». Cette forme de hiérarchie nous invite à prendre conscience de l’enchevêtrement de la mafia et de la difficulté qu’ont les forces de l’ordre à trouver l’homme ou le groupe d’hommes à la tête d’un seul clan. Le pouvoir est argent, l’argent s’achète en vies. Chaque personnage remplit son rôle à merveille nous faisant basculer dans une cruauté extrême, mais toujours silencieuse. Le silence est ce qui m’a le plus marquée dans ce roman et qui rend la lecture captivante. Je regrette seulement qu’il n’y ait pas de traduction pour certains mots en anglais.

Mais est-ce que je m’attendais à cette fin ? Mon dieu ! Non !!

Le mot de Pasquale (traduit de l’italien rien que pour vous^^)
Ma formation a été celle d’un cinéaste indépendant, puis d’un scénariste, en particulier de bande dessinée.
« Une affaire comme les autres » est née en 2008 en tant que court métrage, réalisé avec un groupe d’amis acteurs et cinéastes et une magnifique protagoniste, Stella Bevilacqua, qui malheureusement n’est plus présente. Le roman lui est dédié, développant l’idée de base et les personnages des protagonistes de ce petit film. Il y a des personnages et des histoires qui vous tourmentent l’esprit, même des années après les avoir remises dans le tiroir. Et l’histoire d’« Une affaire comme les autres » avait besoin d’être racontée de manière plus articulée. Pour compléter le roman, au cours des années suivantes, j’ai effectué un long travail de documentation.
L’histoire d’Annamaria et de Nicotra est évidemment inventée, mais le contexte criminel dans lequel ils vivent et travaillent est malheureusement très réel. Et toujours profondément enracinée dans de nombreuses communautés du nord de l’Italie, ainsi que dans celles du sud. Comme le disait l’écrivain Massimo Carlotto et mieux que moi, le noir peut être un outil très puissant pour éclairer certains aspects obscurs et opaques de notre société, venant parfois à l’appui du journalisme d’investigation, de plus en plus rare dans les médias contemporains. Ce que tu lis dans un bon noir reste à l’intérieur de toi, même longtemps. Et parfois, pourquoi pas, cela vous fait prendre conscience de la réalité qui vous entoure. Des choses que vous avez peut-être choisies de ne pas voir jusque-là. Les mots génèrent des pensées et les pensées donnent la force de changer. C’est pourquoi nous ne pouvons pas renoncer à la lecture, tout comme nous ne pouvons pas renoncer à la culture. Toutes les mafias, se nourrissent de l’ignorance. Vous ne pouvez pas contrôler un peuple qui peut penser par lui-même. Essayer d’écrire sur la mafia, dans ce roman, a été ma petite contribution à cette bataille.

BarreSeparation

L’addition, s’il vous plaît

Une affaire comme les autres - Pasquale RUJU.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Jusqu’où iriez-vous par amour ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’équipe de Lecteurs.com pour l’opportunité de faire partie de l’opération « Explorateurs du Polar 2019 ». Un grand merci aux Éditions DENOËL pour leur générosité. Enfin Mille merci à l’auteur pour sa gentillesse et ce mot qui me touche particulièrement, sa réactivité et son militantisme.

PAL – Mai 2019

mois de mai PAL.jpg

Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de mai.

Au menu

  • La voleuse des toits Laure DARGELOS
  • Brooklyn Paradi$ – Tome 1 Chris SIMON
  • Deaf – Tome 3 – Joseph KOCHMANN
  • Ciao Bella, la vie l’emportera – Mélinda SCHLINGE
  • Une affaire comme les autres – Pasquale RUJU (Exploratrice du Polar avec lecteurs.com)
  • Qui a tué l’homme Homard ?J.M. ERRE
  • Le rosier de Julia – Frédéric DOILLON

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de mai, je suis ravie de participer aux Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com.

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?