Chloé Guillot Elouard sur le grill !

Pour vous mettre dans le bain, commencez par écouter ceci, puis, poursuivez votre route vers le bar à cocktails…

Vidéo de promotion réalisée par – ©Chloé Guillot Elouard –

Alexandra : Bonjour Chloé ! Vous aviez envie de passer sur le grill ? Très bien, nous y sommes. J’espère que vous vous êtes assez badigeonnée d’écran total…

Chloé : J’habite au pays du barbecue, je suis parée à toute éventualité !

Excellent ! Où est la sauce andalouse ?

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Chloé Guillot Elouard, une professeure de français, expatriée aux États-Unis…

Alexandra : Entrons tout de suite dans le vif du sujet avec une question qui nous turlupine tous ! (ou surtout moi…). Comme nous l’apprenons sur les réseaux sociaux, vous avez fait le choix de vivre aux États-Unis, que souhaitiez-vous trouver là-bas ? Quelles grandes différences notez-vous ?

Il y a d'autres choses curieuses que je n'ai pas encore goûté... Par exemple le humus au chocolat !!

Il y a d’autres choses curieuses que je n’ai pas encore goûté… Par exemple le humus au chocolat !! ©Chloé Guillot Elouard –

Chloé : Alors en vérité, c’est provisoire, et c’est dû au travail de la personne qui partage ma vie. Mais nous avons choisi la destination : un pays anglophone pour faciliter notre intégration et avec tellement de coins mythiques à visiter ! Sauf que je me suis vite rendue compte que parler anglais ne suffisait pas, il fallait aussi s’habituer à toute une culture du langage : les Américains sont plus directs que nous et aussi plus extravertis, ce qui peut être déroutant parfois ! Charline, qui est mon personnage préféré dans Mémoires d’éléphant, est une jeune Franco-Américaine qui n’a pas sa langue dans sa poche ! Aussi, puisque votre blog parle de goût, sachez que j’ai eu l’occasion de tester le PBJ, le sandwich beurre de cacahuète – confiture de fraise, que l’on voit dans beaucoup de films américains et que Charline adore… Et moi aussi !

Alexandra : Wow ! Il me faudra tester cela prochainement alors. Parlons travail… Vous êtes professeure de français. Écrire des livres est pour vous une passion ou souhaitez-vous en faire votre métier ?

Chloé : En fait, on peut dire qu’actuellement, écrivaine et professeure sont mes deux métiers « à égalité ». Concrètement, je suis auto-entrepreneuse, donc mes revenus de livres apparaissent sur mes impôts, à côté de mes cours particuliers !
J’ai toujours aimé écrire, c’est une passion dans ce sens-là, mais pendant longtemps je n’envisageais pas de devenir professionnelle car les conditions sont difficiles et je ne voulais pas être obligée de contraindre mon écriture pour gagner ma vie (par exemple, devoir écrire plus ou plus vite, m’interdire certains sujets).
Aux États-Unis, les auteurs indépendants ne sont pas mal vus : c’est un travail d’artisan, on investit beaucoup d’énergie dans l’écriture, la publication, la promotion et les lecteurs sont seuls juges de la qualité. Donc, j’ai fait de mon rêve un projet et maintenant c’est mon activité professionnelle. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être autrice à temps plein, pour les raisons que j’ai évoquées au début (précarité, contraintes) et aussi parce qu’en étant professeure, je rencontre beaucoup de monde, et ça m’inspire toujours pour mes histoires. Et ça c’est très précieux !

Alexandra : Que pensez-vous alors de la formule suivante : « Se sentir écrivain » ? Et vous, vous sentez-vous écrivaine ?

Chloé : Je pense qu’à partir du moment où l’on écrit assez régulièrement, que l’on aime écrire, on peut se sentir écrivain ; et si on est prêt à partager ses textes, alors on est écrivain, parce qu’on a achevé un travail d’écriture. On peut tous se sentir écrivain, avoir cette passion, comme on pourrait avoir la passion de la musique sans forcément faire des concerts. Quand on accepte de mettre le point final à une histoire après l’avoir retravaillée, qu’on la donne au monde, on est écrivain, ça devient un « statut ». Moi, j’ai les deux : je me sens écrivaine, et je suis écrivaine, mais je ne me considère comme telle que depuis que je suis allée au bout du processus. Avant d’avoir publié et d’avoir des lecteurs, je ne le disais pas ; maintenant je me présente toujours en tant que « romancière et professeure ».

Photo spéciale exclusive pour Papiers mâchés

Photo spéciale exclusive pour Papiers mâchés réalisée par – ©Chloé Guillot Elouard –

 

J’en profite pour préciser : être écrivain n’est pas mieux que se sentir écrivain ! Si l’on aime écrire mais pas partager, cela ne veut pas dire qu’on est moins bon, ou moins légitime. Cela veut plutôt dire que c’est une activité qu’on aime faire pour soi, plutôt qu’une activité professionnelle !

Second roman, destination : le handicap. Chloé sensibilise ses lecteurs sur l’acceptation de soi avant de combler les attentes des autres…

Alexandra : Merci pour nous avoir éclairés et de nous avoir transmis vos ressentis sur la question. Parlons de vos romans. – Mémoires d’éléphant – publié le 16 février 2019 est donc votre second roman après – Irrégulières – (dont vous trouverez toutes les informations sur le site web de l’autrice, juste ici). Cette fois, vous abordez le sujet épineux du handicap. Pouvez-vous nous résumer votre ouvrage en nous expliquant votre choix ? En quoi ce sujet vous touche-t-il particulièrement ?

Chloé : Mémoires d’éléphant, c’est la rencontre entre deux mondes. D’un côté, un garçon beaucoup trop sérieux et appliqué ; de l’autre un homme différent, touché par un handicap, et qui du fait de cette différence ne fera jamais ce qu’on attend d’un adulte ordinaire.
Mémoires d’éléphant, c’est le besoin permanent des personnages de satisfaire les attentes des autres ; besoin qui va être ébranlé par un personnage libre d’être lui-même entièrement, avec ses forces et ses faiblesses. Le livre va révéler une série d’évènements qui font qu’à la fin, plus personne ne rentre dans la case dans laquelle il ou elle s’était forcé à entrer !

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de travailler avec des jeunes en situation de handicap, et ils étaient souvent confrontés à ce besoin de faire comme les autres, quitte à souffrir pour les imiter ou à se mettre des objectifs inatteignables. Je trouvais ça révoltant que ces adolescents, parce qu’ils ne pouvaient pas faire les choses « comme tout le monde » devaient faire semblant, au lieu de faire différemment ! C’est pour ça que j’avais envie d’aborder ce sujet : je trouve que les personnes en situation de handicap sont encore plus contraintes que les valides à rester dans des limites fixées par d’autres.

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Photo de couverture du roman de Chloé Guillot Elouard

Alexandra : Le message que vous faites passer est très fort et outre le handicap, Mémoires d’Éléphant traite donc de la tolérance ou encore de l’acception de soi. Comment définiriez-vous ces notions ? Que souhaitiez-vous transmettre aux lecteurs ?

Chloé : Une chose qui me tient très très à cœur dans toutes mes histoires, c’est la manière dont les autres nous influencent. Qu’il s’agisse du couple, de la famille, de l’école ou de la société entière, on se construit souvent par rapport à des attentes qu’on prête aux autres.
On voudrait, consciemment ou non, correspondre à ces attentes, ou les décevoir ; et à force de ne penser qu’aux autres, on passe à côté de soi-même.
Mes personnages sont souvent des gens imparfaits, qui ne veulent pas montrer qu’ils le sont : ils se cachent, ils s’infligent des contraintes, ils sont incapables d’être sincères et… la vie se charge de leur mettre un grand choc qui va les faire s’arrêter et se dire : « Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer à faire semblant ? ».

Quand j’écris un livre, j’espère que mes lecteurs s’identifient à ces personnages en difficulté, et du coup, qu’ils ont envie d’être bienveillants ET bien dans leurs baskets ! Il n’est jamais trop tard pour devenir une meilleure version de soi-même, plus fidèle à ses envies et pour s’aimer.

Alexandra : C’est bien vrai ! Je remarque que vous écrivez « Mémoires » au pluriel, quels sont les différents aspects de la mémoire que vous souhaitiez aborder ? Ce titre a-t-il un sens particulier pour vous ?

Chloé : Au départ, c’était plutôt un clin d’œil aux Mémoires en tant que genre littéraire : les Mémoires sont des autobiographies de personnes qui ont été témoins d’évènements importants, et lorsque l’on termine le livre, on se rend bien compte que ce petit éléphant en peluche tient une place très très particulière dans les secrets d’une famille… Mais je ne vais pas tout vous révéler, je vous laisse enquêter !
Évidemment, c’est aussi un jeu de mots avec l’expression « avoir une mémoire d’éléphant », qui veut dire « se souvenir clairement de tout », alors que tous mes personnages luttent pour oublier certains éléments de leur passé qui les font souffrir !

Alexandra : De nombreuses métaphores enrichissent votre roman et m’ont beaucoup interpellées, pourquoi avoir fait ce choix ? N’avez-vous pas peur que certains lecteurs passent à côté de ce qu’elles signifient ?

Chloé : Ça fait partie de mon « style » si on peut appeler ça comme ça, et je l’assume puisque j’essaye d’être moi-même. J’ai une mémoire visuelle, donc les images ont beaucoup d’importance pour moi et c’est souvent pour ça que j’intègre des métaphores. C’est aussi un pari que j’aime bien faire avec le lecteur : sur une image que je donne, aura t-il le même ressenti que moi ?

Dans un livre, il y a toujours deux histoires : celle que j’écris, et celle que le lecteur va réinventer en me lisant. Les métaphores permettent cette liberté d’interprétation. Ça ne me pose aucun problème si elles sont comprises différemment : bien souvent, j’écris des choses avec une intention que personne ne voit, et d’autres choses gratuites sont interprétées. Quand on est écrivain, il faut accepter l’idée que le lecteur rendra le livre un peu différent ! Tout va bien tant que mon message général reste clair : « Soyez bienveillant avec vous-mêmes, embrassez vos imperfections ! »

Alexandra : Le métier de professeure d’Agnès, la mère de Jimmy, serait-il un clin d’œil pour souligner le fait que l’apprentissage de l’amour familial (et l’acceptation de soi) est un travail à réaliser pour Agnès ? De plus, sa fonction est-elle à mettre en lien avec votre propre métier de professeure ? Est-ce seulement ce trait qui vous lie à votre personnage ?

Chloé : Vous venez de donner un exemple parfait de ce que j’expliquais juste avant : vous avez vu dans ce livre un élément que je n’avais pas forcément mis dans cette intention (et c’est génial, c’est là toute la beauté d’un livre !). En fait, j’ai choisi enseignante-chercheuse à l’université parce que cela fait partie, d’après moi, des métiers qu’on peut avoir du mal à laisser à la porte de chez soi en rentrant le soir. Pourquoi ? Parce que c’est une passion, une vocation qui peut toujours s’enrichir et qui est en interaction avec de l’humain, donc de l’affectif. C’était donc un bon point de départ pour faire craquer un personnage trop studieux !
Mais vous avez raison, il y a un parallèle à faire entre le travail d’Agnès et sa relation à son fils : c’est parfois plus facile de régler les problèmes des autres que de toucher à ses propres blessures, à ses propres erreurs.
Mon métier est assez différent de celui d’Agnès car je ne suis pas chercheuse, et d’ailleurs, on m’a un jour reproché d’avoir un regard un peu cliché sur l’enseignement à l’université, car il y avait un personnage similaire à Agnès dans Irrégulières ! Mais j’ai choisi cet environnement, parce que c’est un exemple de métier qui peut occuper vos pensées constamment si vous n’y prenez pas garde ; alors on peut dire que ça se rapproche de moi, quand je me réveille au milieu de la nuit pour noter une idée pour un roman !

Le t-shirt que je porte en dédicace Fais gaffe ou tu finiras dans mon roman

Le T-shirt que je porte en dédicace : Fais gaffe ou tu vas finir dans mon roman – ©Chloé Guillot Elouard –

Je ne pense pas avoir beaucoup de points communs avec mes personnages, dans le sens où je serais incapable d’écrire sur ce que je vis ou ressens actuellement. J’ai besoin de prendre du recul pour raconter une histoire en entier : depuis le personnage de départ jusqu’à son évolution finale. Donc, mes personnages sont plutôt en lien avec des choses que j’ai vues ou connues personnellement, mais que j’ai dépassées : le désir de correspondre aux attentes des autres, le burn-out, les troubles du comportement alimentaire…

Alexandra : Ce qui confirme la place importante qu’ont les émotions au sein d’un roman. L’un de vos personnages principaux, Jimmy, est un petit garçon plutôt introverti et très angoissé. A plusieurs reprises, il sent le besoin de se nourrir de sucreries. Que cherche-t-il à combler ?

Chloé : Jimmy est un garçon qui veut être à la hauteur des attentes (supposées) de sa mère, pour qu’elle l’aime toujours et qu’il ne se retrouve pas tout seul. Une peur de l’abandon assez classique, mais renforcée par le fait qu’il n’a plus qu’un parent, car son père est mort de manière brutale. Jimmy veut donc être un fils parfait, mais c’est impossible d’être parfait ! Alors pour garder le contrôle sur lui-même et donner le change, il se rabat sur la seule chose qui est à sa portée : la nourriture. Avec la nourriture, il peut se consoler tout seul quand il a peur, ou se punir quand il se sent nul. Ça lui donne un cadre, et il a désespérément besoin de se sentir tout le temps cadré.

Alexandra : Pensez-vous que pour protéger son enfant porteur d’un handicap, il faille le cacher au reste du monde ?

Chloé : Surtout pas ! Les personnes en situation de handicap ont autant le droit de vivre leur vie que les personnes valides ; et c’est important qu’elles soient visibles, représentées et acceptées telles qu’elles sont ! Simplement, faire partie du monde n’oblige pas à faire partie du moule : il faut que cet enfant puisse être pleinement lui-même, pas qu’il soit avec les autres pour faire comme les autres.

Alexandra : Est-ce que d’après vous, le regard plutôt froid que nous portons sur le handicap a évolué ces dernières années ? Si oui ou si non, en quoi ?

Chloé : Je pense que ça évolue très lentement, et que le manque de connaissances des différents handicaps provoque des situations terribles. J’ai souvent vu des gens faire des raccourcis vraiment dégradants : Untel a du mal à écrire, alors il doit être idiot, une autre dit qu’elle est handicapée mais ça ne se voit pas, alors ça ne doit pas être si grave… Bref, je pense qu’on gagnerait tous à échanger avec des personnes concernées plutôt que de décider à leur place de ce qu’elles sont capables ou non de faire… Tiens en fait, ce conseil fonctionne aussi pour les personnes valides !

Merci de vous être livrée à plusieurs confidences et de nous avoir éclairés quant à vos intentions cachées derrière votre roman. Deux questions avant d’être prête à déguster…

Alexandra : Est-ce un choix de vendre vos livres sur Amazon ?

Chloé : Oui et non. Être indépendante est un choix que j’ai fait au moment de publier Irrégulières, car comme je l’ai dit : aux USA, c’est un vrai métier et en plus la thématique plutôt féministe de ce roman ne correspondait pas à énormément de maisons d’édition.

Amazon est extrêmement pratique pour vendre mes livres partout, c’est l’idéal en expatriation. D’un autre côté, j’aimerais avoir d’autres moyens de diffuser, car ce site fait de l’ombre à des passionnés (libraires, éditeurs, imprimeurs) qui ont plus besoin de notre soutien qu’un milliardaire ! C’est donc à réfléchir pour mon retour en France…

Quand on m'achète mes deux livres d'un coup et que je ne sais plus quoi dédicacer sur le

Quand on m’achète mes deux romans d’un coup et que je ne sais plus quoi dédicacer – ©Chloé Guillot Elouard –

Alexandra : Un troisième roman est-il en cours de cuisson ?

Chloé : Deux projets marinent dans mon cerveau en ce moment, je grattouille un peu, mais je ne sais pas encore lequel sera cuisiné le premier !

Alexandra : Merci beaucoup Chloé pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Chloé : J’espère ne pas avoir éteint les braises à force de souffler d’aussi longues réponses ! 😉

Chloé Guillot Elouard a été cuite avec virtuosité par ©Alexandra Papiers Mâchés.

Chloé : Merci beaucoup Alexandra pour ces questions très intéressantes ! C’était un plaisir !

Un plaisir partagé !

Son roman est disponible sur
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Retrouvez ma chronique gourmande sur le roman de Chloé Guillot Elouard – Mémoires d’Eléphant – juste ici.

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir à quelle sauce vous allez être mangé, rendez-vous dans la rubrique – contact – 🙂

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Émilie VARRIER sur le grill !

Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

Ah oui ?
Voyons voir ça…

Comme un échos au livre de Françoise HÉRITIER, « Le sel de la vie »

Profil Emilie

C’est moi ! Mon site web juste ici.

 

Alexandra : Bonjour Émilie ! Rentrons dans le vif du sujet. Je suis sûre que les lecteurs ont envie d’en savoir plus sur vous. Pouvez-vous vous décrire en quelques phrases en évoquant votre pire défaut et votre meilleure qualité ?

Émilie : Ça commence fort ! Bonjour tout le monde. 🙂

J’ai trente ans et je vis ma vie comme une aventure. Chaque jour, je fais de mon mieux pour vivre de la douceur et de la joie. Je savoure le bonheur à chaque instant et je le partage autour de moi. Originaire du nord de la France, j’ai décidé de tout quitter et de changer pour une vie meilleure. Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

J’aime la lecture, les sourires ainsi que le partage. C’est donc naturellement que j’écris des romans optimistes, pour lesquelles je m’inspire de mon cheminement personnel, de mes proches et de mes songes. Je réfléchis à mon vécu et j’espère transmettre ce que je retire de mes expériences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

J’adore écrire, mais pas seulement. On dit de moi que je suis simple et positive, et qu’il en faut peu pour me combler ! Et c’est tant mieux. 😉 J’ai un tas de hobbies pour ça et qui améliorent ma créativité et mon esprit positif. J’aime les voyages, la marche, la navigation en voilier, les produits naturels et sains ainsi que le sport, la musique et la danse… et le dépassement de soi. Ce que je préfère, c’est la lecture, les apéros entre amis, les séries, les surprises, les heures passées au téléphone avec les copines et le thé !

Bref, toutes ces petites choses qui me donnent le sourire et me permettent de le partager avec mon entourage.

Maintenant, la question fatidique… Mon pire défaut est aussi ma meilleure qualité : je suis sensible. Je prends tout à cœur, ce qui m’arrive, ce que je vis et ce que l’on me dit. Mais cela fait de moi une personne douce et à l’écoute, des autres et de moi-même. Je perçois les émotions et les sentiments qui gravitent autour de moi et m’impactent, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.

Alexandra : J’ai souvent entendu que les auteurs sont des êtres « à part ». Partagez-vous ce point de vue ? A ce propos, avez-vous des manies ou un rituel spécial ?

Émilie : Je ne sais pas si en tant qu’auteur nous sommes « à part ». Lorsque nous nous investissons dans une passion, nous entrons dans une communauté. Et celle qui regroupe les auteurs est autant « à part » que ceux qui font du triathlon où du maquettisme. ^^

Mais il est vrai que notre imagination fait de nous des individus différents. Nous observons le monde d’un autre œil. Et nous avons le pouvoir de créer un univers, le nôtre, parallèle à celui dans lequel nous gravitons, et sur lequel nous avons le pouvoir de tout changer ! C’est grisant.

Pour ce qui est des manies, j’en ai des tas ! Mais la plus flagrante c’est que je joue avec mes cheveux, particulièrement lorsque j’effectue une tâche qui me demande de la réflexion. Cela devient compliqué lorsque j’écris mes romans car j’ai à la fois l’envie furieuse de faire des nœuds et des tresses, tout en ayant besoin de mes mains pour taper sur mon clavier ! Je passe donc de l’un à l’autre avec frénésie. Ce manège amuse les personnes qui m’observent et cela me fait rire.

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Je vous prépare un deuxième roman…

 

Émilie VARRIER, Romancière, a écrit – Un binôme idéal –, une bulle de douceur…

Alexandra : Pouvez-nous nous parler un peu de votre livre sans trop en dévoiler ?

Émilie : Je n’en dévoilerais pas trop, promis ! Mon premier livre est une romance optimiste, il s’intitule « Un binôme idéal ». C’est l’histoire d’une rencontre entre deux trentenaires. Mike est un bel homme, charmeur et à l’écoute. Cathy est sensible – tien tien… 😉 – et doute beaucoup. Elle a dû mal à se lâcher et à faire confiance, elle se protège pour éviter de souffrir.

Dans cette histoire d’amour, je parle aussi des relations entre collègues de travail et d’amitié. L’univers que j’ai créé est serein, tranquille, malgré les tourments internes de la jeune femme qui se questionne beaucoup (trop), comme nombre d’entre nous !

Alexandra : En quoi votre roman se démarque-t-il des autres qui se veulent être dans le même esprit ?

Émilie : « Un binôme idéal » est à la fois une jolie romance et un roman optimiste. Les lectrices (et lecteurs occasionnels) de New Romance, de Romance Feel-good… apprécieront le côté romantique. Les personnages sont beaux et séducteurs. Mais pas seulement. Le côté optimiste apporte un côté franchement positif. Je raconte leur histoire d’un point de vue chaleureux et doux. Je les protège d’un cocon afin qu’il ne leur arrive rien de grave. C’est mon côté idyllique que je contrebalance de détails réalistes. J’aime à penser que Mike et Cathy auraient pu exister et se rencontrer. Leurs doutes, leurs peurs et leurs sentiments sont réalistes et ressentis par nombre d’entre nous. Leur relation se construit comme elle aurait pu l’être dans la « vraie » vie. Bien sûr, j’enjolive les événements afin qu’ils soient embellis dans l’imaginaire du lecteur. C’est aussi ça l’utilité d’une fiction.

Bref, ce qui démarque ce roman des autres se résume à quelques mots : rêver et y croire.

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Qu’il est joli !

 

Alexandra : Vous définissez votre roman comme un roman optimiste. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il se définit comme tel et nous donner votre conception de l’optimisme ?

Émilie : Comme son nom l’indique, « Un binôme idéal » parle de la relation entre deux individus qui, si elle existait, serait parfaite pour nous contenter et nous rendre heureux.

Cette romance est optimiste car elle pousse à avoir confiance en l’avenir. Dans ce récit, le monde est décrit comme le meilleur possible. J’ai tendance à voir les belles choses de la vie et j’ai retranscrit cette vision.

Le lecteur termine cette romance avec un sentiment de confiance en l’amour, en l’amitié et en la vie. Mais pas seulement. Tout au long de la lecture, il ressent cette attitude positive grâce aux personnages, à leur vie et à leurs réactions. Il envisage l’avenir avec le sourire. Il ressort optimiste et prêt à affronter ses propres difficultés !

Profil Emilie avec fleur

J’adore les fleurs.

Alexandra : D’où vous est venue l’idée de ce roman et à qui le conseillez-vous ?

Émilie : L’idée de départ me vient d’un rêve, un songe plus précisément. C’est toujours de là que me vient mon inspiration. Vous savez ? Ces instants où vous vous échappez de la réalité et vous vous dites « et si… ». Et si je rencontrais un homme charmant, qui me séduise tout en étant à l’écoute, patient et gentil ? J’aimerais être courtisée « à l’ancienne », avec des marques d’attention qui montre que la relation qui en découlera sera basée sur la confiance et la simplicité. L’homme devra être respectueux et compréhensif, afin de former un couple idéal. Et puis je rêve que l’on m’offre des fleurs, de celles que l’on ne trouve pas partout… des roses anciennes, dans les tons pastel.

« Un binôme idéal » est à destination des femmes qui souhaitent s’accorder une pause dans leur vie. Qu’elles soient heureuses ou non en amour, c’est une bulle de bonheur, un instant d’espoir qui vous aide à croire que tout est possible et que le bonheur est à portée de main.

Pour les hommes, c’est un bon moyen de découvrir le point de vue féminin : les doutes, les peurs, le manque de confiance, les hauts et les bas qui nous empêchent parfois de profiter de l’instant tel qu’il est. Mais aussi de recueillir quelques techniques pour séduire les femmes comme Cathy !

Écrire, relire, écrire, relire… enfin, s’autopublier

Alexandra : Vous remercier vos bêtas lecteurs à la fin de votre ouvrage. Quel rôle ont-ils joué pour vous ?

Émilie : Les bêtas-lecteurs sont essentiels, surtout lorsque l’on publie notre premier roman en autoédition. Mes premières lectrices ont découvert mon histoire sur Scribay. Elles m’ont aidée en me donnant confiance en moi. C’est là que j’ai pris conscience de l’impact positif et de la frénésie de lecture que mes mots ont sur les lectrices qui aiment ce genre.

Lorsque j’ai décidé de m’autopublier, j’ai ajouté des passages afin de renforcer mon message. Puis j’ai envoyé mon manuscrit à des bêtas-lectrices. Celles-ci m’ont aidé à approfondir mes personnages. Grâce à elles, Cathy et Mike sont encore plus réalistes et touchants. Enfin, elles m’ont permis de prendre du recul sur mon livre et de mettre le doigt sur des faiblesses que je n’avais pas vues ou que je ne préférais pas travailler. Je me suis remise en question et j’ai grandi en tant que romancière.

Alexandra : Qu’avez-vous voulu transmettre comme messages à vos lecteurs, avec ce premier roman ?

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Bannière de blog réalisée par ©Émilie VARRIER

Émilie : Les relations amoureuses sont au centre de toutes nos attentions. L’amour influence nos décisions. Que l’on recherche le partenaire idéal, que l’on souhaite améliorer notre relation, où que l’on soit heureux en amour, il est toujours question se soi, de l’autre, de séduction, de bonheur au quotidien et d’espoir.

J’ai eu envie d’écrire pour donner vie à une relation comme il serait beau d’en vivre. J’aimerais que ce rêve soit accessible aux autres et les inspire. Certains mots sont des déclencheurs pour faire de sa vie un rêve. Je voudrais que la joie, simple et naturelle d’aimer et de croire en l’amour atteigne le cœur des lecteurs. Alors si mes mots peuvent aider, j’en serais heureuse.

L’histoire de Cathy et Mike est l’occasion de passer un moment agréable. Elle peut aussi donner l’impulsion nécessaire à se lever et changer les choses afin de profiter de la vie et de ses bonheurs. Elle peut aussi aider à prendre des décisions afin de construire une vie dans laquelle nous sommes nous-même et heureux.

Alexandra : Cathy a vécu une rupture violente avec son ex petit-ami. Comment arrive-t-elle à surmonter cette épreuve et à refaire confiance à Mike, l’homme qui lui a tapé dans l’œil et qui n’est rien d’autre que le frère de son patron ? Vous êtes-vous inspiré d’une situation vécue pour écrire ce moment et ces ressentis ?

Émilie : Ha ! Ha ! Non… Je ne suis jamais sortie avec le frère de mon patron ! 😉

Par contre, une rupture est douloureuse et les personnes ayant connu cette peine se reconnaissant entre-elles. C’est pourquoi ce thème est souvent abordé. Sans doute parce que les déceptions amoureuses sont impactantes, surtout pour les décisions à venir. C’est toujours un problème de confiance. Par peur de souffrir, de vivre de nouveau une peine de cœur, nous nous protégeons, au point de rejeter l’amour. On se cache derrière des excuses et une carapace protectrice.

Comme beaucoup d’entre nous, Cathy a vécu une peine de cœur. Cela complique davantage les choses pour Mike. Mais cela force le jeune homme à l’apprivoiser afin qu’elle lui accorde sa confiance, à son rythme et lorsqu’elle est prête. La jeune femme, quant à elle, prend enfin le temps de se poser les bonnes questions. Elle fait face à ses peurs et se remet en question.

Comme je le disais au début, je suis sensible. J’utilise donc mes propres ressentis pour décrire ceux de mes personnages. Je pense qu’en tant que romancière, nous mettons un peu de nous-mêmes dans nos récits, sans que le lecteur sache différencier la fiction du vécu. 😉

Alexandra : Souvent, les secrétaires sont mal vues et perçues comme des blondes écervelées qui passent parfois par la case « canapé-promotion ». Or, Cathy est à l’opposé de ces préjugés. Pourquoi décidez-vous de casser cette image ?

Émilie : Cette image me fait rire ! On ne s’imagine pas la quantité de secrétaires ou d’assistantes sans lesquelles nos vies seraient bien difficiles. Que ce soit dans nos démarches légales, sanitaires ou privées, nous avons constamment une relation d’échange de service avec les secrétaires, assistantes et hôtesses d’accueil.

Sans ces professionnels (même si les « professionnelles » sont plus répandues) nous pourrions difficilement travailler et échanger avec les spécialistes à qui nous faisons appel. Alors imaginer que tout ce petit monde « passe sous le bureau » est à mourir de rire. J’avoue être friand des blagues, que ce soient sur les blondes ou les assistantes personnelles, mais je sais faire la différence entre une boutade et la réalité. C’est pourquoi je ne pensais pas défendre la cause des secrétaires avec mon récit. Mais si c’est le cas, alors tant mieux !

Je n’avais pas cet objectif en tête car je ne pense pas devoir casser cette image. Mais je suis mal placée pour en parler, puisque je suis moi-même assistante. Je vous l’ai dit, j’ai rêvé cette histoire pour qu’elle soit réaliste !

C'est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy

C’est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy. ©Pexels – Image libre de droit

Alexandra : Cathy et Mike semblent former un duo qui résiste à toute épreuve. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il forme un « binôme idéal » ?

Émilie : Cathy et Mike sont un binôme comme nous en rêverions. Peu importe les projets qu’ils entreprennent, ils réussissent car à deux, ils sont plus forts. Les deux trentenaires sont complémentaires et s’entraident avec bienveillance. Leur relation est basée sur l’écoute et le partage. C’est sans doute ce que toute relation devrait être, qu’elle soit amoureuse, amicale ou professionnelle. C’est pourquoi ils sont complémentaires dans tous leurs projets, tout en gardant leur autonomie et leur individualité.

Alexandra : Vous avez choisi de vous autoéditer pour publier votre premier roman, comment assurez-vous la promotion de votre livre ? Est-ce un pari risqué ?

Photo avec logo mars 2019

Bannière réalisée par ©Émilie VARRIER pour son site web professionnel, c’est juste ici.

Émilie : L’autopublication, j’y baigne et j’y travaille. J’ai choisi cette option car je n’étais pas du tout tentée par la machine infernale de l’édition par voie traditionnelle. J’ai failli être éditée par une maison d’édition qui devait ouvrir ses portes en 2018, mais elle n’a pas survécu jusque-là.

Pour ce qui de la promotion, je m’appuie principalement sur Facebook, et depuis peu sur Instagram. Les réseaux sociaux me portent et je tente de les utiliser le mieux possible afin de favoriser un échange agréable et positif avec leurs utilisateurs. Le but et de rencontrer les lecteurs, malgré la distante, et d’échanger avec eux, de partager nos ressentis et nos passions. Je m’entends bien avec mes lecteurs, sans doute parce que s’ils ont aimé mon roman, c’est que nous partageons de nombreux points en commun, une même vision du monde et des espoirs identiques.

Pour ce qui est du risque, je n’en prends pas ! Mon livre est disponible, je partage l’information et les lecteurs, qui en entendent parler et sont tentés de le découvrir, se le procurent. La difficulté et qu’ils sachent que mon livre existe ! Alors je distribue l’information et je compte sur les lecteurs pour en faire de même. 😉

Ma famille et mes amis, ainsi que les auteurs avec qui j’échange régulièrement, m’aident dans cette démarche. C’est une belle communauté lorsque nous sommes bien entourés.

Alexandra : Pour satisfaire notre curiosité : quels sont vos projets futurs ?

Émilie : Oh là ! Ça, les projets, j’en ai beaucoup !

Bureau 1

En exclusivité : mon bureau ! 

 

Tout d’abord, me faire connaître sur Instagram. Les images sont un bon moyen de partage mon univers. Je risque d’y prendre goût. 🙂 En même temps, je suis en pleine réécriture de mon deuxième roman. C’est une histoire écrite l’année dernière, peu de temps après « Un binôme idéal ». J’y passe beaucoup de temps afin qu’elle apporte le plus de bien-être possible aux lecteurs. J’ai d’autres projets en tête, comme par exemple organiser des séances de dédicaces et faire imprimer mes livres chez un imprimeur. Ma vie de romancière ne fait que commencer !

Alexandra : Merci beaucoup Émilie pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Émilie : Arf ! Si mais c’est l’émotion ! Merci à vous pour cette interview qui m’a poussée à chercher les mots justes afin de décrire au mieux ma pensée. Ce fut un plaisir !

Émilie VARRIER a été cuite en toute confiance par ©Alexandra Papiers Mâchés.

 

Son roman est disponible sur
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Émilie VARRIER, Romancière

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Instagram @varrieremilie – #unbinomeideal – #romanceoptimiste – #emilievarrier – #bonheur

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scribay  Emilie Varrier Romancière

Photo avec logo mars 2019

Émilie VARRIER, assistante administrative

Site web soutien à l’auto-édition

Facebook  Emilie Varrier Assistante administrative à distance / @emilievarrierassistante

 

 

Retrouvez ma chronique gourmande sur la romance d’Émilie VARRIER – Un binôme idéal – juste ici.

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir à quelle sauce vous allez être mangé, rendez-vous dans la rubrique – contact – 🙂

Sam RIVERSAG sur le grill !

« On dit qu’il faut être un peu schizophrène pour pouvoir écrire des fictions !  »

Qu’en est-il pour Sam RIVERSAG ?

Découvrez les détails croustillants de cette auteure à l’humour So British !

 

Commençons par en apprendre davantage sur elle

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Le site web de Sam RIVERSAG juste . ©Sam RIVERSAG

Alexandra : Vous êtes auteure depuis combien de temps ? Votre parcours en quelques mots, d’où venez-vous ? Quel est votre visage caché ?

Sam : Je viens de publier mon premier roman. Cette idée me trottait dans la tête depuis longtemps. J’écris depuis l’enfance, des lettres, des nouvelles, des poèmes, au gré des envies et des rencontres. J’ai commencé par écrire des lettres à ma mère, puis j’ai imaginé des histoires avec des animaux, composé des textes poétiques, en vers, même en alexandrins, je me suis lancée dans un roman policier. Après l’avoir terminé, j’ai eu une autre inspiration « fulgurante », et j’ai écrit « Pour un selfie avec lui ». Je n’étais pas préparée à l’édition, je viens du monde juridique, j’ai découvert un domaine tout à fait inconnu et inattendu. J’ai suivi des études de droit, j’ai un parcours classique, après mon troisième cycle, j’ai travaillé en Cabinet, mais comme mes goûts me portaient vers la littérature et le cinéma, j’ai tout naturellement emmagasiné beaucoup d’idées et d’images. C’est fou le nombre de films que j’ai pu voir… Je suis artiste et juriste, parce que j’éprouve le besoin irrépressible d’avoir une activité créatrice, d’explorer et d’inventer. J’aime imaginer, vivre deux vies parallèles, la mienne et une autre, plus drôle, plus intense. En vérité, on écrit pour soi. Ce que j’adore le plus, c’est créer des personnages tourmentés, décortiquer leur psychologie, les mettre dans des situations délicates, et j’aime inventer des caractères attachants, des êtres que l’on a envie de revoir, que l’on quitte avec regret à la fin du livre. Il faut qu’ils aient des doutes, qu’ils transmettent aux lecteurs leur sentiment d’impuissance face à la difficulté du choix, le dilemme qui est le leur, face aux épreuves de la vie.

Alexandra : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Votre cheminement pour suivre cette voix ? Comment avez-vous puisé votre inspiration ?

Sam : Je dirais que je n’écris pas par hasard, mais que l’origine de mes deux premiers romans a été tout à fait anecdotique : Un beau matin je me suis réveillée, surgissant d’un rêve où j’écrivais un roman policier, et j’ai couché sur le papier l’intrigue que je venais de rêver. Ce roman ne fait que reprendre cette idée, le coup de théâtre final m’a emballée. De ce fait, qu’est-ce qui m’a donné envie de passer aux romans, le hasard, le destin, le timing, comme vous voudrez. Mon cheminement intellectuel est tout à fait chaotique, c’est la muse qui décide, elle ordonne, décide quand et comment. Je vis dans l’inspiration du moment, j’aime les romans riches d’idées. J’ai un tempérament passionné. D’où me vient l’inspiration ? Ma muse encore une fois. Elle me mène où bon lui semble, elle fluctue de jour en jour, de saison en saison… J’ai écrit « Pour un selfie avec lui » en automne par exemple, le livre aurait été différent si je l’avais écrit en été. Le policier a été écrit en hiver.

Alexandra : Comment écrivez-vous ? (anecdotes loufoques ?) Faites vous des plans de vos personnages, des schémas, des montages de paragraphes… ?

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Il faut croire que Sam a tapé un peu trop fort sur les touches! – ©Sam RIVERSAG

Sam : Je tape directement sur l’ordinateur, je n’aime pas la tablette, l’écran est trop petit. Un jour j’ai passé quatre ou cinq heures à écrire un chapitre dont j’étais très contente, au niveau du style, sur ma Remington, mais quand j’ai voulu imprimer, on m’a dit qu’il aurait fallu mettre du papier ! Depuis, j’utilise un ordinateur!  (Je plaisante).

J’écris d’une façon très simple, en visualisant. Pour commencer, j’ai l’idée des personnages. Souvent, ils empruntent les traits d’acteurs de cinéma, et le film se déroule dans ma tête, déjà prêt pour l’adaptation cinématographique. Je les affectionne, je les fais vivre les uns au contact des autres, et inévitablement, il y a des conflits, des amitiés, des amours…

Je ne fais pas de fiches de personnages, par exemple, Lola est venue tout naturellement comme l’opposée de Mary. C’est parce que j’aime jouer sur le comique de contraste. Elle est espagnole parce que pour moi c’est l’élément feu et la couleur rouge, alors que Mary est anglaise, impassible, flegmatique, c’est l’élément eau et la couleur bleue. J’aime soigner la description des personnages, physiquement je donne peu de détails, chacun peut les imaginer à sa façon. C’est leur mental qui m’importe.

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Sam adore jouer du piano, le sens du rythme se retrouve dans son écriture – ©Sam RIVERSAG

Je ne fais ni schémas ni montages de paragraphes, je fais le choix d’une écriture libre. Mais le style est rigoureux. Le rythme, avec les renvois à la ligne, les changements de paragraphe, la ponctuation, la musicalité des mots. Je peux écrire des pages de phrases qui ne veulent rien dire, rien que pour la beauté des sons. Les métaphores, les jeux de mots, l’emploi des temps, par exemple un imparfait du subjonctif glissé là juste pour son effet comique. Je m’amuse de l’opposition langage affecté et argot fleuri, je fais des allusions qui ont un double sens. Je suscite la réflexion.

Alexandra : Faites-vous des recherches particulières ou écrivez-vous au « feeling » ?

Sam : Je n’ai pas fait de recherches pour ce roman, mais j’en ai fait pour mon policier. J’écris néanmoins au feeling, parce que les idées me viennent très vite et très nombreuses, et que je dois donc les noter le plus vite possible avant que d’autres n’arrivent.

Alexandra : Comment arrivez-vous à exprimer la joie, la peur, la déception … ?

Sam : Pour exprimer les sentiments humains, je puise dans mes propres émotions, je me remémore les évènements douloureux… ou heureux. Les espoirs, les coups du sort, les contrariétés. Il y a mille façons de les raconter. Je me demande ce que je ferais à la place de tel personnage… Pour l’instant, je choisis de les servir à ma sauce, avec beaucoup d’humour et d’autodérision. J’ai la faculté de me couler dans la peau des personnages, qu’ils soient masculins, féminins ou animaux. Mais c’est le propre de tout auteur… On dit qu’il faut être un peu schizophrène pour pouvoir écrire des fictions !

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Le Mac argenté de Mary avec sa précieuse tablette de chocolat au caramel et aux noisettes ! ©Sam RIVERSAG

Pour être plus précise le style d’écriture est essentiel. J’aime écrire à la première personne, et sur le mode de la confidence. Cela crée une intimité avec le lecteur et je peux l’embarquer avec moi, lui proposer d’entrer dans mon monde inventé et le lui rendre réel. C’est formidable de l’entraîner dans des divagations d’écrivain, et de voir qu’il vous suit. Le plus intéressant, c’est de lui donner un point de vue subjectif, car c’est celui du narrateur. Dans « Pour un selfie avec lui », par exemple, des lectrices ont détesté Simon. Pourtant on le voit au travers des yeux de Mary, qui est loin d’être objective, et dans un couple, les torts sont rarement d’un seul côté. C’est pourquoi je lui ai donné la parole à la fin. Les lectrices se sont retrouvées en Mary parce qu’elles ont ressenti sa peine, sa déception, ses espoirs, son besoin d’amour, et ce malgré son tempérament excessif et l’extravagance des situations. Elles ont eu envie de la secouer, mais elles ont compris et excusé sa faiblesse, parce que tout le monde peut se montrer faible quand il s’agit d’amour, en couple comme en famille. Mais ce mode narratif n’a rien de nouveau, Dante écrivait déjà « La divine comédie » à la première personne. Et le recours à la voix off est un procédé très Dickensien, je ne l’ai pas inventé ! Quant aux flash- back, vous les retrouvez dans « Lettre d’une inconnue » de Stefan Zweig.

L’histoire que Sam a voulu nous transmettre…

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Le premier roman de Sam RIVERSAG ! Pour vous le procurez c’est par ici ou et même par ! – ©Sam RIVERSAG

Alexandra : Comment vous est venue cette histoire précisément ? S’agit-il d’un évènement personnel ou d’une pure fiction ? Où est la part de votre personnalité dans cette histoire ?

Sam : C’est une pure fiction, mais elle a des bases personnelles. Dès l’incipit, Mary se présente comme une groupie. Moi je suis une fan. Elle est donc mon double ultra libéré, parfois ultra verrouillé. C’est cette dualité qui est intéressante. Et comique. Sa personnalité est assez insaisissable. J’ai moi-même de nombreuses facettes et je m’intéresse à beaucoup de domaines. Et puis j’aime surprendre.

Alexandra : Vous utilisez l’humour comme style nourricier de l’ambiance générale de votre roman. Cependant, je lis en toile de fond des sujets profonds comme l’infidélité ou encore la jalousie, le mensonge, la manipulation… Pourquoi utiliser l’humour pour parler de ces thèmes ? N’avez-vous pas peur que les lecteurs passent à côté de ces derniers, préférant se focaliser sur les mésaventures rocambolesques de Mary ?

Sam : Ce roman est humoristique parce que j’avais envie d’explorer ce genre, je suis folle de P.G. WODEHOUSE, et je voulais lui rendre hommage. En vérité, les thèmes dont vous parlez auraient pu être traités sous un angle dramatique. Mon parti-pris est celui de Gérard Oury, qui a fait de « RuyBlas » de Victor Hugo « La folie des grandeurs », c’est fort, non ? A mon avis, il est plus difficile de faire rire que de faire pleurer. C’est un art difficile. Je n’ai pas un tempérament à aimer la facilité. Je pense que l’auteur écrit quelque chose, et que c’est le lecteur qui y voit ce qu’il veut, parce que cela interfère avec son vécu, et c’est ce qui rend le livre vivant, sinon il meurt, c’est cet échange qui lui donne sa couleur. Et le plus fabuleux, c’est que cette perception change avec le temps, les avis évoluent. S’il faut une deuxième lecture, c’est encore plus satisfaisant. Mon intention en écrivant ce livre était de faire rire, de délasser, du début à la fin. C’était mon challenge. Mais je ne suis pas contre une vision plus approfondie, bien au contraire, je suis ravie que vous ayez remarqué que j’ai sondé les profondeurs de l’âme humaine.

Alexandra : Pourquoi avoir choisi ces thèmes en particulier ?

Sam : L’infidélité est le sujet de nombreux vaudevilles, chez Feydeau, mais aussi en Angleterre : « Le canard à l’orange » de William Douglas-Home est une pièce que j’adore. Ce thème se prêtait bien à mon désir de portes qui claquent, comme au théâtre, aux quiproquos, aux multiples rebondissements…
Au-delà de la moquerie, c’est un sujet grave, parce que c’est une véritable souffrance que de découvrir que l’on a été trahi, et c’est difficile de s’en remettre, surtout quand l’engagement était total et que l’on a vécu beaucoup de choses avec l’être aimé. Je voulais montrer que quelle que soit la peine que l’on ressent, le destin nous propose des solutions de remplacement, jusqu’à la guérison.

La jalousie est un sentiment humain très intéressant à décortiquer. Dès notre enfance, nous sommes naturellement jaloux, on commence par le complexe d’Œdipe, dont on s’émancipe, on voit alors nos frères et sœurs comme  des rivaux, puis c’est le temps des amours et on projette ce sentiment sur l’élu(e). Quand on a nos propres enfants, parfois on voudrait bien être le parent préféré… On est tout le temps jaloux. Mais on lutte contre cet état qui empoisonne notre vie et celle de nos proches. La maturité affective nous en écarte. Mais il en faut peu pour réveiller le monstre. Ayant traité de l’infidélité, je ne pouvais qu’y adjoindre la jalousie, sans quoi la première n’aurait pas d’intérêt comique, mon but premier étant d’écrire une comédie, un vaudeville moderne.

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Un jeu dangereux à ne pas laisser entre toutes les mains. ©Sam RIVERSAG

Le mensonge est source de bien des plaisirs pour l’auteur, qui est un menteur de premier ordre, qui se permet de vous raconter une histoire entièrement inventée, et de vouloir vous y faire croire. C’est donc avec délice que je me suis vautrée dans des mensonges abominables, créant des situations comiques irrésistibles, parce que chaque fois que Mary ment, cela tourne mal pour elle. La morale de l’histoire, serait donc qu’il faut dire la vérité… Mais quand elle le fait, c’est pire. Ainsi donc elle apprend à être malhonnête… parce qu’elle n’a pas le choix. C’est une satire sociale. Dans un monde de méchants, mieux vaut-il se conduire comme eux ou tout perdre ? Le mensonge est aussi la solution de Lola pour faire face à l’intrusion des deux familles qui se mêlent inévitablement de tout comme dans la comédie dramatique « Éclair de lune », où la mère fait semblant de mourir, dans une famille italienne, comme quoi le chantage est universel.

La manipulation est un sujet formidable pour un auteur. Les personnages manipulateurs ont une longueur d’avance sur les autres, on les déteste, mais ne les envie-t-on pas ? Parfois on aimerait bien être aussi capables qu’eux, parfois on l’est. C’est immoral, mais on les admire un peu. Dans une comédie, on peut les aimer. Sherlock Holmes manipule John Watson, mais il le fait avec affection, et on lui pardonne. Comme j’aime l’humour, j’écris ce que j’aime lire, ce qui me séduit en tant que lectrice. Ou spectatrice. Pour moi les deux plaisirs se confondent.

Alexandra : Pouvez-vous revenir sur un des symboles que vous avez glissés dans votre roman et nous préciser ce qu’il signifie ?

Sam : Mon livre est un one man show. Je fais un clin d’œil à Cumberbatch en employant à dessein le monologue, effet miroir du fameux soliloque d’Hamlet, « To be or not to be », Mary elle aussi se pose bien des questions ! Elle vit un véritable dilemme, elle est aussi tourmentée que lui, il ne lui manque que le crâne dans la main ! (Dernière trace d’humour… Souhaitons à ce soliloque une aussi belle carrière que celui de Shakespeare !)

Alexandra : L’Angleterre est le décor de votre roman : quel lien avez-vous avec ce pays ?

Sam : Je l’aime beaucoup. Dans mon enfance, ma grand-tante m’en parlait tout le temps, elle était anglaise, et cela m’est resté. Je l’aime parce qu’elle est verte, belle, traditionnelle, riche de châteaux, de musées… que sa lumière est extraordinaire, et que je regarde beaucoup de films anglais, sans compter les séries Sherlock et DowntonAbbey !

Quelques mots sur les personnages de son roman…

Alexandra : De qui vous êtes-vous inspiré pour créer vos personnages ? Existent-ils dans la vie réelle ? Est-ce votre histoire que vous romancez ?

Sam : Mes personnages viennent de mon imagination, mais il y a toujours un point de départ. Mary m’est apparue comme je vous l’ai raconté lors de la convention Sherlock, du moins son statut de fan. Ella a d’abord pris le nom de Marion, mais je l’ai rebaptisée Mary pour faire anglais. Je suivais des cours d’espagnol, ça m’a donné l’idée de la flanquer d’une amie hispanique, pour le choc des deux cultures, et j’avais connu une Lola dans mon enfance.

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To be or not to be, Sam a choisi ! – ©Sam RIVERSAG

Ce n’est pas mon histoire, c’est dommage, parce que je me serais bien amusée. Mais il y a une expérience personnelle à la base du récit, un voyage à Londres, une représentation d’Hamlet.

 

 

 

 

Alexandra : Pourquoi avoir créé le personnage de Lola, qui se raccroche à un monde ésotérique ?

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Les terribles cartes de Lola – ©Sam RIVERSAG

Sam : J’ai un faible pour elle. Elle est belle, vivante, plutôt zen, susceptible, boudeuse, extravertie, loyale et c’est une fine mouche. Le seul hic, c’est son goût pour l’ésotérisme. Ainsi donc, Mary se pose la question de savoir si tout cela n’est pas le fruit de leur imagination… Au lecteur de décider ! Lola n’abandonnera jamais les séances de divination, car c’est une source d’humour inépuisable.

 

 

Pour satisfaire notre curiosité…

Alexandra : Quelle est votre devise dans la vie ?

Sam : CARPE DIEM, profites du jour qui vient car tu ne sais pas de quoi demain sera fait.

Alexandra : Qu’est-ce qui vous donne la niaque le matin ?

Sam : Idéalement, le soleil et le ciel bleu.

Alexandra : Quelle est votre vision de l’homme idéal ?

Sam : Mon compagnon, intelligent, gentil, attentionné et amoureux.

Alexandra : Quand sait-on que c’est le bon moment de publier son roman ?

Sam : Je crois que l’on sait quand il faut publier, plus précisément on le sent. Cela s’impose à nous comme une évidence, on est prête. Cela vient tout seul. On en a envie. L’idée du roman a surgi par hasard, comme toutes mes lubies. Je suis une fan de Cumberbatch et j’ai assisté à une convention de la série Sherlock. Au milieu des autres fans, dans cette ambiance survoltée, mais très British, donc très calme, j’ai été saisie par le visage émerveillé d’une jeune fille qui serrait contre son cœur la photo d’elle avec Benedict. Elle avait les joues roses de plaisir, et un sourire à la Julia Roberts. J’ai eu un déclic. Elle serait ma prochaine héroïne. Et j’ai écrit le livre d’une traite dès mon retour, comme un exercice de style, inventant au fur et à mesure des rebondissements de plus en plus loufoques, mais réalistes. Je ne savais pas si les lecteurs me suivraient dans cette voie. Les situations sont un peu tirées par les cheveux, mais elles s’enchaînent avec une logique implacable. Et ça a fonctionné !

Alexandra : Un second livre est-il d’actualité ?

Sam : Pas tout de suite, je publierai d’abord le policier que Mary a écrit pour gagner le concours de la BBC, vous allez être surprise ! Passion, suspense, humour, trahison et une intrigue digne de ce nom !

Alexandra : Merci beaucoup Sam pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Sam RIVERSAG a été cuite aux petits oignons par Alexandra Papiers-mâchés.

 

Son roman est disponible sur

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Retrouvez ma chronique gourmande sur le livre de Sam RIVERSAG – Pour un selfie avec lui – juste ici.

 

 

Mon bloggyword accueille une nouvelle rubrique !

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

J’ai une superbe nouvelle pour vous !

On dit souvent que c’est grâce aux autres qu’on trouve l’inspiration. Et bien, la règle s’applique aussi à moi. C’est en lisant le livre de Corinne RALLO – Bleu Cobalt – et via nos conversations, que j’ai décidé de concrétiser ce nouveau projet, qui j’espère vous plaira :

La rubrique

Auteurs sur le grill !

 

Toutes les informations en cliquant juste ici.

Armez-vous de vos couverts et venez déguster les auteurs qui se sont prêtés au jeu de l’interview !

Qui sera le prochain à passer sur le grill ?

A table !

Un petit creux ?

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Hellow mes petits gourmands 🙂 J’espère que vous allez bien ?

Si vous lisez ceci, c’est que vous avez cliquez dans ma rubrique « Auteurs sur le grill » et je vous en remercie. Dans cette rubrique vous retrouverez toutes mes interview d’auteurs et d’autrices qui ont bien voulu se prêter au jeu de l’interview. Exercice drôlement difficile autant pour l’interviewé que l’interviewer !

Explications sur la raison d’être de ma rubrique

Selon mon enquête, on peut associer un nouveau roman sur le marché littéraire à une nouvelle barquette de « viande » dans les rayons d’un supermarché. Même si cette image peut vous choquer ou vous surprendre, je ne cherche pas à dramatiser la situation ou à en faire une polémique pour autant. Elle part d’un simple constat que vous conviendrez comme un fait avéré si vous y réfléchissez un instant. En effet, beaucoup de livres sont en concurrence permanente dans les rayons de vos librairies préférées ou des rayons Presse où vous adorez flâner pendant des heures. Pour savoir pourquoi un livre se distingue des autres de sa catégorie ou en détailler les sous-entendus, qui de mieux placé que l’auteur lui-même ?

Pour aller plus loin

Les plus curieux iront cliquer sur – Ils ont osé s’y frotter ! -, ce qui leur permettra de découvrir les noms de celles et ceux qui n’ont pas eu peur de passer sur le grill d’Alexandra Papiers-Mâchés. Vous les reconnaîtrez facilement grâce à leur photos.En légende, vous pourrez en cliquant sur leurs noms, atterrir directement sur l’interview. Qu’elles soient préparées ou spontanées, il y en aura pour tous les goûts. En cliquant sur les noms de chaque auteur, vous atterrirez directement sur l’interview, pas mal hein ?

Enfin, la rubrique disponible le 18 mars – « Le passe-plat », me permettra de regrouper toutes mes interviews pour votre plus grand plaisir. Bonne lecture !

NB : Je mentionnerai les auteurs qui se sont prêtés au jeu de l’interview, par ordre alphabétique.

Piquante, sucrée, salée… à quelle sauce vont-ils être mangés ?

Cliquez et savourez !

Qui s’y frotte, s’y pique ?

Hellow mes petits gourmands 🙂 J’espère que vous allez bien ?

Retrouvez par ordre alphabétique les auteurs qui n’ont pas eu peur d’être cuisinés !

Un grand merci à eux pour leur courage et le temps qu’ils m’ont consacré 🙂

Cliquez sur les noms d’auteurs pour atterrir directement sur leurs interviews !

Qui sera le prochain à passer sur le grill ?

G

R

V

N’hésitez pas à me solliciter pour faire partie de la grill’ gagnante !

Bonne dégustation !