Politiquement correct ?

Je lis des auto éditéslogo-d! SP The Prison Experiment II, thriller psychologique de l’auteur Eric Costa, 573 pages officielles, auto-publié en juin 2019. Son roman est disponible en versions brochée et électronique (Kindle) sur le site d’Amazon. Je vous conseille vivement de vous rendre sur le site de l’auteur pour vous tenir informé de son actualité. C’est par ici.

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Rapport J-3 : nous sommes toujours dans un face à face avec le vide. Une composante renforce davantage ce thriller psychologique : le politiquement correct. Pendant que certains luttent pour leur survie en enfer, d’autres sont contraints de faire un choix : dire la vérité et rien que la vérité ou se rallier au complot du secret. Il est l’heure de faire un choix. Laisserez-vous gagner vos démons les plus tenaces ou oserez-vous lâcher prise ?

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Une question avant de vous livrer mon ressenti : où sont les 300 pages manquantes ? Je veux dire, ma lecture a défilé à toute vitesse, moi qui avait tellement hâte de découvrir ce deuxième tome, j’ai couru dans la boue, les ronces, les bois. J’ai avancé dans le noir, sous la pluie, sous une chaleur étouffante ; pour me retrouver toujours coincée dans cette prison ? Bon, je vous rassure, j’ai adoré ce deuxième tome et ne reste pas totalement sur ma faim…

Nous avons une fâcheuse crédibilité à croire en une forme de neutralité des articles de presse que nous lisons au petit-déjeuner. Quoi qu’il en soit, voici un livre qui semble contrebalancer l’information cachée aux premières loges dans notre liste de priorités.

Quand les caméras s’éteignent, l’Oeuvre prend vie. Est-ce une sorte de télé-réalité qui nécessite de vous connecter aux réseaux sociaux ? Peut-être bien. A la seule différence que dans cette prison, nous y sommes scellés pour plus d’une saison, plus qu’un été sous un soleil artificiel, sans air pur. Au risque d’en décevoir plus d’un, nous ne sommes pas dans Koh-Lanta, même si le verbe survivre pourrait se porter garant d’un cadre commun, certes un peu faible malgré tout. L’air reste irrespirable, la peur omniprésente et omnisciente, la mort, une vieille amie. Un système de débrouille aussi infecte en dehors qu’en dedans est entretenu au milieu de ce dédale organisé et vénéneux.

Ce qu’il y a de bien dans cette énigme c’est qu’il nous faudra un troisième tome pour la résoudre. L’auteur nous embarque une fois de plus à travers les immenses salles, où les relations sont mortelles et crues, l’ambiance lourde. Malgré cette immensité, l’auteur nous fait très bien ressentir la sensation de claustrophobie que ses habitants développent.

L’argent, un des point majeur et sensible dans ce roman, nous tient en otage mais ne peut se troquer aussi bien que la vie et la souffrance. Ce que l’on pense être un panseur de plaie s’avère en réalité un moyen de pression pour garder le silence sur ses traumatismes. L’ordre moral n’existe plus, il nous faut composer avec sa propre forme de dignité et de respect, en bravant les interdits et les normes.

Croyez-vous que l’on puisse tout faire, si une autorité nous en donne l’ordre ? Comment savoir ? Comment connaître les conséquences de faits qui n’ont encore jamais eu lieu ?

Nous avons affaire à d’autres types de changements de mentalités. Les hommes et Elena, seule femme dans l’Oeuvre, sont à nouveau enfermés dans ce gouffre tordu qui ne semble avoir de sortie. J’aime que son caractère s’affirme. Aucun autre choix que de réfléchir par soi-même. J’aime ainsi le parallèle qui se fait avec d’un côté ces hommes et cette femme étant livrés à eux-mêmes et ceux respirant à l’extérieur qui ne sont plus maître de leur destin et esclaves de leurs ombres. Comment être sûr dans les deux cas, de ses valeurs, ses priorités, sa confiance en soi et en les autres ? Comment rester lucide ?

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Pas qu’une vulgaire soupe, une raison de troquer un peu plus sa liberté et ajouter un jour de plus à son calendrier funeste…

Les chapitres se succèdent à un rythme enivrant qui nous tient en haleine du début à la fin. Plusieurs fois, j’ai prié pour rester en vie ! Entre mutisme, désocialisation, haine, privation de liberté et enfermement, l’issue s’avère périlleuse.

Au sein de ce thriller psychologique se glisse une réflexion philosophique sur la question de la liberté de l’Homme, ses limites et ses dérives. Y a-t-il encore de l’espoir ou ne vivons-nous pas déjà dans un champ d’illusions ?

L’émotion est palpable et se déploie en fil d’Ariane. La peur nous tient entre ses griffes et le soupçon de politique vient nous achever.

Le mot d’Eric
« Le cœur de la jeune femme n’a jamais cogné aussi fort qu’en ce moment. Lorsqu’elle sort de l’anfractuosité, la lumière extérieure l’aveugle durant quelques secondes. Puis elle s’habitue à nouveau à elle, et, levant la tête, scrute les collines qui se déploient à l’infini. Le soleil réchauffe sa peau. Quelques silhouettes indistinctes, occupées à sonder le terrain, se détachent par petits groupes derrière les buissons. Pour l’instant, tout n’est que lumière et chaleur. Pas un souffle ne trouble le silence des collines. Bientôt, pourtant, une effroyable tempête grondera. »
– Extrait –

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

 Survivre ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Merci Eric de nous faire réfléchir autant et de nous offrir de fortes émotions ! Vivement le tome 3 !

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Nostalgie version karaoké

Je lis des auto éditésLibrinova! SPÇa fait marrer les oiseaux qui s’envolent, chick-lit/feel-good de l’autrice Dominique Jonin, 144 pages officielles, publié via l’agence d’auto-édition Librinova en juin 2019. Son roman est disponible sur la plateforme et également via Amazon, en version kindle au prix de 2.99€. L’autrice est présente sur Facebook !

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Paroles de chanson : Michel Sardou, Véronique Sanson, Yves Duteil, Patricia Kaas, Pierre Bachelet, Patrick Bruel, Herbert Léonard, La Compagnie Créole… oui, nous en avons tous entendu parler. Mais que feriez-vous si comme Louise, vous vous mettiez à les croiser au coin de votre rue ? Ils sont tous là, mais il n’y a qu’elle qui les voit ! Louise serait-elle devenue folle ? Lorsqu’elle apprend que dans un petit village des Vosges, un journaliste à la retraite affirme vivre entouré de sosies d’acteurs français de l’après-guerre, elle décide de lui rendre visite…

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Le fait que cette histoire nous propose une construction atypique et originale en soi comme en témoigne le résumé, est indéniable. En revanche, je pense être passé à côté de quelque chose avec le roman musical que nous propose Dominique (avis mitigé). En effet, je dois avouer qu’au bout d’un certain temps, je me suis lassée des paroles de chanson à répétition (bien qu’il s’agisse d’un roman porté dessus, j’en ai conscience) car j’ai eu l’impression de tourner en rond. Je n’ai malheureusement pas trop accroché à cette lecture qui selon moi est trop axée sur l’insertion des morceaux de chansons des années 80 et pas assez creusée au niveau de la construction de l’histoire. Je dirai donc que ce roman dégage une ambiance agréable pour un bon moment de lecture mais qu’il ne m’a pas fait voyager assez. Peut-être le format de la nouvelle m’aurait davantage mise dans le bain ?

Malgré cela, je reconnais le style frais et gai de l’autrice, qui, à travers les tubes de variétés françaises, m’a fait me remémorer quelques moments passés à chanter ces tubes avec en fond sonore, la radio « Nostalgie ».

Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas identifiée à Louise, dont le côté naïve et enfantine m’a laissée sur ma faim. La jeune femme pense être folle suite aux visions de sosies des chanteurs qu’elle croise à tout bout de champ. Qui ne le penserait pas ? Je dois quand même avouer qu’on sent une certaine évolution dans sa mentalité qui la pousse à accepter les aléas de la vie, tant bien que mal.

Je tournais en rond et je m’interrogeais sur ma nouvelle condition : maintenant que j’étais folle, est-ce que j’avais le droit d’entrer sans frapper et de faire un scandale pour qu’elle s’enfuie ?

Il est vrai que cette histoire rocambolesque a de quoi faire sourire et rire le lecteur. J’aurai apprécié que la psychologie de cette protagoniste principale soit davantage poussée pour ainsi avoir moi-même l’impression de devenir dingue. De plus, lorsqu’elle rencontre Romain à travers un voyage en train mouvementé, leur rapprochement par la suite est pour moi trop rapide. Romain est un personnage assez effacé par rapport à Louise qui, de son côté se bat pour que sa situation retrouve sa normalité. Je n’ai pas aimé son absence de soutien envers Louise.
En revanche, j’ai aimé le personnage de la mère de Louise, qui proche de sa fille et ayant un côté moins « terre à terre », nous rappelle qu’il faut profiter de la vie et savoir accueillir les évènements positifs et négatifs. Ne pas se prendre au sérieux fait parfois du bien ! Et pourquoi pas avec un éclair au café, histoire de reprendre des forces ?

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Un éclair au café revigorant, histoire de voir si on perd la boule ou non ;p

Ce que j’ai beaucoup apprécié est le soin apporté à la couverture, très colorée et vive, ce qui a tout de suite attirée ma curiosité et mon envie de me plonger dans cette lecture. De plus, je souligne la performance de l’autrice de raccrocher chaque situation a une parole de chanson qui est tout a fait en rapport avec le moment vécu et le contexte de l’histoire. Une lecture-détente pour nous faire passer un bon moment tant la générosité de l’autrice se lit à travers les lignes et les chapitres courts aux aventures loufoques. Sa plume est fluide, ce qui rend cette lecture rapide.

Le mot de Dominique
J’avais envie d’écrire une histoire qui ne se prenait pas au sérieux.
Puis j’ai entendu cette chanson de Cabrel qui passait à la radio et je me suis dit que ça ferait un excellent titre. Mais il me fallait encore imaginer l’histoire…
J’ai pris plaisir à écrire ce roman loufoque, à écouter des dizaines de vieux « tubes » de chanson française des années 80, à arpenter les rues de Mulhouse sur les traces de Louise… mais je n’ai finalement jamais répondu à cette question : « pourquoi les oiseaux se marrent-ils lorsqu’ils s’envolent ? »

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

« Est-ce que ce monde est sérieux ? »

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Dominique Jonin pour sa proposition de SP, pour cette lecture légère et fraîche.

Mon 7e partenaire gourmand, rencontre avec un audacieux rêveur…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Et si nous parlions rêves aujourd’hui en compagnie du nouveau membre de l’équipe de mes partenaires gourmands : l’Auteur Dimitri DEMONT ?

StoryStar1557986808042Auteur indépendant auto-publié sur Librinova et deux fois finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017 et 2018, Dimitri DEMONT est un rêveur à toute heure et un audacieux entrepreneur. C’est la force tranquille qui vous propose deux livres : un premier roman de 213 pages – Le ciel n’envahira pas la mer – et un second livre – La fragilité des rêves – que je me ferais une joie de chroniquer prochainement. Le sujet de sa nouvelle de 222 pages raconte les destins croisés de trois femmes en quête de bonheur. Entre désillusions et joies, elles devront affronter des tempêtes et faire des choix. Ses livres sont disponibles sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré en version électronique à seulement 3.99€ ou en version brochée (respectivement) à 12.90€ et 13.90€.

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur ses livres en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Merci à Dimitri de rejoindre l’équipe de mes partenaires gourmands !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !

Dimitri DEMONT

{Se consacrer à l’écriture} je crois qu’à un moment, si c’est réellement ce qui nous tient à cœur, il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard.

Portrait littéraire

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Âgé de trente-deux ans, j’écris depuis l’adolescence. Il y a deux ans, j’ai plaqué ma carrière dans la production audiovisuelle pour me consacrer à ma vocation littéraire.

J’ai sorti en décembre 2017 mon premier roman “Le ciel n’envahira pas la mer”, finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017.
Mon deuxième livre “La Fragilité des rêves” est sorti en décembre 2018. Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Le livre a été finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2018.

Je poste régulièrement sur mon site dimitridemont.com des textes courts inédits et j’y tiens un journal littéraire. Un Deuxième roman est en cours d’écriture et annoncé pour fin 2019.

Ses romans

« Le ciel n’envahira pas la mer » est son premier roman de 213 pages, disponible en version électronique pour 3.99€ ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 13.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

1dim

 

Quand Jen, son premier et son grand amour, le quitte, Simon part se réfugier dans sa maison de famille, en Bretagne, là où ils se sont rencontrés et aimés pour la première fois. Au fil de ses discussions avec ses grands-parents, de ses rencontres et de ses longues errances dans la station balnéaire hors-saison, Simon retrace le fil de leur histoire d’amour. Pourquoi Jen, jeune fille modèle, issue d’une famille traditionnelle bourgeoise l’a-t-elle choisi, lui qui vient d’un milieu modeste qu’il n’a jamais totalement assumé ? A mesure que les souvenirs remontent – les étés joyeux entourés de copains, les premières amours, la peur d’être différent – Simon arrive petit à petit à un constat : n’est-il pas temps pour lui de s’accepter enfin entièrement lui-même, et d’arrêter de se soucier du regard des autres ? 

Fort de ce premier roman, Dimitri auto-édite avec le soutien de l’équipe de Librinova, son deuxième livre « La fragilité des rêves » qui se présente sous la forme d’une nouvelle de 222 pages à la couverture flash et soignée. Son livre est disponible en version électronique à 1.99€ (en promo actuellement) ! entre autres sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré. Disponible en version brochée au prix de 12.90€ peut-être dans votre librairie préférée et en ligne !

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com