Intensité transparente déstructurante

Je lis des auto éditéslogo-d! SP Opalescence, le secret de Pripyat, thriller psychologique de l’auteur Amaury Dreher, 246 pages officielles, auto-publié en mars 2019. Son roman est disponible en versions brochée et électronique sur le site d’Amazon.

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Opalescence : N.F. Définition littéraire : teinte, reflet d’opale (transparence). Synonymes : fluorescence – irisation. – Larousse.

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Au début de ma lecture, je fus troublée par le fait de ne pas saisir le message que l’auteur a voulu transmettre dans son roman. Je trouve que l’ambiance est longue à démarrer, les actions peu entraînantes et le style décousu. Je me demande où l’auteur veut en venir, si je vais être bousculée ou déstabilisée dans cette routine calme à mon goût. A moitié frustrée, je cherchais en vain, une accroche me permettant de continuer sereinement ma lecture sur un sujet assez sensible : la catastrophe de Tchernobyl. Curieuse d’en découvrir davantage malgré tout, et de dépasser le roman historique pour entrer dans la partie thriller, je me décidai alors à poursuivre, non sans appréhension, ma lecture. Je me laisse le temps de m’immerger dans les mots de l’auteur. Voilà ce qui me manquait : l’immersion. Je décèle alors plusieurs angles d’attaques que l’auteur a su brillamment emprunter t retranscrire pour captiver le lecteur dans sa soif de réponses à la question : qui suis-je ? Je découvre alors le labyrinthe psychologique de construction identitaire d’un homme, retournant sur les traces de son passé dont il ne sortira pas indemne…

J’ai perdu tout raisonnement, toute cohérence d’esprit et j’y suis entré.

Me voilà captivée, perdue, décontenancée. Plus je m’enfonce dans les vestiges que relatent l’auteur concernant cette l’explosion de la centrale de Tchernobyl, plus je découvre la part sombre, cachée, qu’elle recèle. Je souligne les recherches de l’auteur, complètes et honnêtes car j’ai la sensation de me trouver à ses côtés, au milieu de ces débris et de ses survivants, menant une enquête.

J’en viens à être totalement consternée par l’absence de réactions des autorités ou leurs désirs de cacher à la population les retombées néfastes que cette explosion fait apparaître. La prise de position de chercheur du protagoniste principal, un jeune garçon ayant habité Pripyat, invite le lecteur à se faire son propre avis sur la question, ce que j’apprécie.

Comme vous l’aurez constaté, un fort enjeux pour l’environnement politico-économique est exprimé à travers ce roman au style de journalisme d’investigation. Les chapitres sont relativement courts et les personnages peu détaillés, ce qui ajoute mystère et suspense. Mais ce qui lui donne sa force et son caractère noir, tendu et angoissant est sans conteste son thème principal axé sur la construction identitaire. Percer à jour les secrets liés à son enfance, à son histoire est ici comme tenter de remplir un gant de toilette avec de l’eau.

Ai-je le droit de reprendre mon souffle ?

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Une gamelle de hachis parmentier au thon fait maison, le temps d’un arrêt entre deux maisons…

Ce livre a vraiment le don de me perdre, j’adore cette sensation que tout m’échappe finalement. J’avance à tâtons, je trébuche sur des cadavres et des vestiges du passé. Suis-je devenue aussi bipolaire que ce roman ? Je passe de paysage en paysage ne sachant vers où me diriger. Je lutte telle une acharnée pour retrouver un semblant d’équilibre à la hauteur des découvertes que je fais. A croire que je sens les radiations de la zone jusqu’ici.

Ce roman réserve aux lecteurs une plongée enivrante dans les profondeurs de la construction identitaire, sa complexité et sa déchéance. Je me risquerai même à parler d’obsession anxieuse vu le niveau auquel l’élève l’auteur. Je lui tire mon chapeau pour cette fin qui me laisse sans voix ! Cette lecture vous laissera des traces, prenez garde.

Le mot d’Amaury
Tchernobyl me fascinait depuis toujours et lorsque je suis rentré de mon voyage en Ukraine, j’ai tout de suite senti que je devais écrire un roman dessus. C’était une visite tellement intense…
A mi-chemin entre le roman noir et le thriller psychologique, cette quête identitaire sombre et glaçante vous emportera dans les tréfonds de Tchernobyl.
Bon voyage !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aurez-vous la force de vous relever ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Un immense merci à Amaury pour sa gentillesse, sa patience et son roman qui, même s’il m’a donné du fil à retordre, a réussi à me plonger au cœur d’une quête identitaire sombre et rondement menée.

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Le livre indispensable de l’été !

Je lis des auto édités

Journal intime d’une parfaite imparfaite, de l’autrice Marie-Laure Étienne, 321 pages officielles, auto-édité en 2019. Son roman est disponible en version brochée et en version électronique sur Amazon. L’autrice est présente sur Facebook et Instagram 🙂

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Cher journal… : Je m’appelle Anaé, j’ai trente-ans, je suis d’origine antillaise. Mon cœur est à prendre (que le futur père de mes enfants se manifeste ! Je me meurs !). Si vous passez outre mes côtés gaffeuse, naïve et tête en l’air, je crois que nous pourrions aller nous éclater sur un son de Beyoncé ! Puis, ça m’aidera à oublier mon ex, et peut-être même le fait que mon job craint un max… Attendez de connaître les membres de ma famille, vous allez les adorer !

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Un grand merci à Marie-Laure pour son roman qui apporte un vent frais et pétillant avec lui ! J’ai passé 321 pages à pleurer de rire ! Entre une histoire entraînante, des personnages débordant d’énergie positive (pour la plupart car je déteste son ex !), j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture ! Une histoire simple qui fonctionne et reprend les grandes lignes d’un quotidien que nous traversons tous.

Ce livre se lit en peu de temps (j’ai dû ralentir ma lecture). Comme j’ai été triste de l’avoir terminé… Car, tout a été conçu pour nous faire oublier nos problèmes et faire une trêve à la déprime. En effet, les chapitres sont courts et addictifs, je me suis rendue compte de la difficulté que j’avais à m’arrêter de lire, tant l’histoire est légère et prenante. L’écriture fluide, en gros caractères, et la plume humoristique et vive de l’autrice sauront vous rassasier. En parlant de manger…

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Un chick-lit qui, accompagné de St-Jacques au vin blanc, se savoure en un rien de temps !

Parce-que, la nourriture tient une place importante dans ce roman, ce thème souligne avec subtilité l’importance d’un bon repas comme remède, surtout dans les esprits des antillais.

Si je reviens au livre, au début, j’ai été un peu surprise du résumé (qui comme vous pouvez le constater sur la photo de la 4e de couverture, est une fiche d’identité. Assez atypique pour un chick-lit. Peut-être qu’une autre forme pourrait davantage souligner le côté drôle et léger de ce livre ? Quoi qu’il en soit, ma curiosité a été titillée à bon escient. Très vite, je me retrouve en compagnie d’Anaé, une trentenaire qui a la pèche et qui va devoir affronter les aventures d’un quotidien qui se veut proche de notre réalité. Entre un ex qui ne lui lâche pas la grappe, son boss et son collègue qui lui mènent la vie dure, elle n’a pas vraiment de quoi se réjouir et être heureuse. Pour contre-balancer ce contexte un peu maussade et sombre, les personnalités et caractères des autres personnages qui gravitent autour d’elle,  à savoir sa mère, sa grand-mère, sa collègue et sa meilleure amie ; sont plus que nécessaires. Des personnages hauts en couleur qui abordent chacun un style loufoque et amical, voire antisocial pour un.

Je souligne l’effort de l’autrice de simuler un accent antillais en remplaçant les « r » par des « w », ce qui fonctionne très bien ! Petit bémol, de temps à autre, certains « r » ont été oubliés. De plus, souvent, le « e » pour marquer le féminin est absent. Cela n’a pas pour autant terni mon envie de poursuivre ma lecture.

J’apprécie qu’au fur et à mesure de ses rencontres et mésaventures, Anaé puisse changer de point de vue et mûrir. Certains de ses raisonnements peuvent sembler un peu puérils, mais je trouve qu’elle prend du poil de la bête et revêt une armure plus affirmée en fin d’ouvrage. Et puis, la roue tourne ! Comme quoi, il faut toujours croire en son destin, tôt ou tard, tout finit par arriver. Car, il faut avouer qu’Anaé semble attirer le mauvais œil, ce qui fait de ce personnage, une personne touchante et sensible. Son peps et son énergie mettent du baume au cœur.

Anaé est une personne sociable et aimée, ce qui souligne et introduit l’importante notion de réseau social qui gravite autour d’une personne et nous rappelle utilement, la nécessité de pouvoir compter sur des amis ou avoir le soutien de sa famille en cas de doute, de souhait d’abandon ou d’échec.

Des moments de suspense et de doutes viennent au gré de notre lecture, peaufiner certains détails importants, et engendrent des réflexions utiles concernant les choix que nous devons effectuer et les dilemmes que nous sommes amener à croiser sur notre parcours.

J’apprécie que ce livre traite le côté professionnel qui impacte beaucoup notre vie privée. En effet, ne pas aimer son travail, vivre au moins huit heures par jours avec des collègues imbuvables n’est franchement pas aidant à l’épanouissement personnel. Nous le voyons clairement dans ce roman. La difficulté apparaît au moment de faire des choix de vie, d’avoir la force de quitter ses habitudes pour l’inconnu. Car, par ironie du sort, c’est bien connu, cet inconnu fait peur, mais peut être source de liberté en fin de compte.

Une joie sans pareille planait dans l’air.

Je retiens de se roman qu’il nous dit d’oser, de ne pas abandonner en chemin. Un livre qui nous rappelle également que les imprévus font partie intégrante de notre vie et qu’il ne faut pas les combattre au risque de s’épuiser, mais au contraire les accepter même s’ils sont douloureux, car ils nous aident à mûrir nos réflexions. Un message fort et puissant abordé avec légèreté et humour ! Un mélange parfait, non ? Ce roman est tout simplement une personnification de la joie de vivre.

Le mot de Marie-Laure
Parce-que nous avons besoin de sourire.
Parce-que nous avons besoin de rire.
Parce-que nous avons besoin de croire en nous, en nos rêves, et en notre avenir.
Belle lecture !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Êtes-vous à la recherche d’un livre pour l’été ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Marie-Laure d’être venue me présenter son livre et de m’en avoir offert une version brochée. J’ai adoré ma lecture estivale. Merci pour ton humour et ta joie de vivre !

Virginie Vanos sur le grill !

Virginie VANOS, autrice du roman – Anna Plurielle – entre autres…

Alexandra : Bonjour Virginie, bienvenue dans « Auteurs sur le grill ! », pas trop stressée j’espère ? Ça devait arriver tôt ou tard… !

Virginie : Par écrit, mon seul stress est de faire des fautes d’orthographe, prise par l’action, mes pensées vont plus vite que mes doigts sur le clavier !

Dommage que vous n’ayez pas d’échappatoire…

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Passons en cuisine pour une présentation succincte de l’autrice et de son roman, Anna Plurielle…

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Alexandra : Entre reportages photos, voyages au bout du monde, autrice… vous semblez être une femme qui a la bougeotte ! Pouvez-vous nous dire qui est Virginie Vanos derrière ces multiples facettes ? Ces nombreux paysages vous aident-ils à écrire vos fictions ?

Virginie : Ah ça, c’est la question que j’ai arrêté de me poser, sous peine de frôler la méningite ! Vous définissez une partie de ce que je réalise… Mais ce que je suis… ? Mon Dieu, si  je le savais ! Une espèce de nomade, un curieux mélange d’introversion et d’extraversion, tantôt dure, tantôt douce… Une seule chose est vraie : mes voyages m’inspirent parfois, mais toujours, ils me permettent le recul nécessaire pour aborder de nouveaux romans. Les rencontres que je fais à l’étranger impactent aussi énormément mon écriture, ainsi que le ou les sujet(s) que je choisis d’aborder.

Alexandra : J’ai eu la chance de lire un de vos nombreux romans : Anna Plurielle. Vous embarquez les lecteurs à travers les limites de l’immortalité avec un style humoristique. Pourquoi avoir choisi un tel thème et quel message souhaitiez-vous faire passer ?

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Photo de couverture réalisée par ©Marc Naesen, photographe

Virginie : En fait, la Genèse de ce roman est beaucoup plus bête et prosaïque que cela ! Une de mes amie s’est plainte que mes romans n’étaient pas toujours d’une folle gaîté et qu’il y avait toujours minimum un décès tragique par récit. J’ai répondu « Chiche que j’écris un  livre où ça meurt toutes les dix pages tout en restant positif, optimiste et joyeux ! ». J’ai eu l’idée des réincarnations d’Anna et de son évolution à chacune d’entre elles. Je ne voulais pas faire dans le prêchi-prêcha spirituel ou religieux, je crois que je voulais juste parler du destin multiple d’un personnage. Ce qu’Anna réalise au cours de 8 incarnations est à mes yeux chose possible pour chacun d’entre nous en une seule vie… Si on en a le cœur, la motivation et l’envie, bien sûr !

Je ne voulais pas non plus tomber dans le bouquin feelgood, vu l’horreur que j’ai de ses manuels ou romans qui semblent nous dicter la recette miracle pour être heureux. Par exemple, quand j’ai un grand choc émotionnel négatif, je passe par une phase de chutes de tension à répétions, qui finissent toujours par quelques jours au lit,  pioncer 14 heures par jour, à lire et jouer avec mon chat. Je récupère ainsi en maximum une semaine, tant physiquement que moralement. Dans notre société qui met sans cesse la productivité en avant, qui condamnent ceux  qui ne vont pas de l’avant constamment, et qui se rit des peines, des deuils et des traumas, ça fait désordre. Si vous saviez tout ce que je peux entendre comme critiques et conseils à la con pour « maîtriser et contrôler » mes phrases de repli sur moi et sur mon petit monde sécurisant ! Je ne crois pas abuser avec une semaine grand max par an passée dans mon plumard à me ressourcer. C’est peut-être ma façon d’être un peu une Anna qui se pose, le temps de souffler, entre deux incarnations.

Bref, mon message serait « Évoluez si bon vous semble, faites comme vous le sentez, mais sachez qu’il est naturel d’avoir besoin de moments de respiration dans l’existence. »

Alexandra : Faites-vous une différence entre l’immortalité et la réincarnation ?

Virginie : Pas vraiment, en tout cas, je n’en suis pas tout à fait certaine… Je crois en l’immortalité de l’âme, et au fait que l’on continuer à évoluer même après notre mort physique. Je pense que la réincarnation doit sans doute exister, mais je ne peux pas dire que j’y crois tout le temps. J’ai trop de doutes, trop de questions et trop peu de réponses, le sujet est trop grand et je me sens bien petite et bien humble face à tout cela.

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Photo prise par ©Sonia Willems lors d’une séance de dédicace

Alexandra : Comme Anna, avez-vous la capacité de vous réinventer à travers vos personnages ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

Virginie : Je ne pense pas me réinventer autour de mes personnages. C’est plutôt mes changements de vie, mes humeurs, mes phrases émotionnelles, mes découvertes qui font surgir les personnages en moi et devant moi.

Parce-que vous vous intéressez également à la beauté, ses normes…

Alexandra : Anna, malgré ses nombreuses réincarnations, garde entre autre, ses yeux bleus. Est-ce là un symbole sensibilisant le public au regard que nous portons sur autrui ?

Virginie : Plutôt le regard que nous portons sur nous-mêmes, nos actes, nos rêves nos joies, nos regrets et nos chagrins. Les yeux d’Anna sont d’abord des ouvertures sur son monde intérieur. Si elle ne sait pas qui elle est et ce qu’elle veut, comment pourrait-elle alors considérer le monde avec justesse et bonté ? Celui ne se connaît pas n’aura jamais le don d’altruisme, d’amour et d’amitié à l’égard d’autrui.

Alexandra : À plus large sens, les critères de la beauté et de ses normes sont d’or dans notre société. Diriez-vous que l’apparence physique peut être source de discrimination ?

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©Virginie Vanos – Coup de gueule !

Virginie : Oui, mille fois oui ! C’est presque une obligation légale d’être beau, jeune, enthousiaste et en bonne santé ! Si je dois juste parler de mon histoire, j’ai eu un cancer du sein 2017 qui a été résolu avec une « simple » mammectomie avec reconstruction immédiate et sans traitement adjuvant. Lors des premiers mois, j’étais vue comme un genre de Superwoman qui avait vaincu le cancer avec élégance et brio. Ensuite, j’ai cumulé les soucis suivants : staphylocoque, abcès, épanchement lymphatique, fibrose et aggravation de mon endométriose. On ne peut pas dire que j’étais marrante, fun et sexy durant les deux dernières années.

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©Virginie Vanos

J’ai eu droit à un sacré paquet de rumeurs infamantes, d’insultes sur mon état physique et psychologique présumé et surtout, j’ai été rejetée par bon nombre de gens. J’étais (et je le suis encore un peu aujourd’hui) taxée de personne toxique. J’ai perdu des potes, une partie de mes projets, une bonne part de mes économies… Mais le pire était d’entendre que j’étais une emmerdeuse vieille, moche et puante (dixit !). Un de mes anciens amoureux, pourtant nettement plus âgé que moi, m’a traitée de vieille femme dégueulasse. Quand j’ai voulu lui répondre, il m’a rétorqué « C’est pas de ma faute si tu es moche ! ». Des histoires pareilles, je pourrais en raconter plusieurs dizaines…

Alexandra : Ainsi va le modèle de notre société… Selon vous, sommes-nous à la poursuite d’un idéal de beauté élusif ? Portez-vous des expériences négatives, discriminantes ou raciales ?

Virginie : Pour les femmes, interdiction d’avoir plus de trente ans (sauf si on est une « honorable épouse et mère de famille »), il faut être fine comme un roseau mais avec une belle poitrine, n’avoir ni rides ni acné, être toujours souriante et péter le feu côté sexuel et sexualisation ! Bien sur, être de type caucasien est un avantage. Mais être Russe ou du Sud-est asiatique est aussi un énorme bonus.  Il faut être élégante, intelligente mais ne pas trop la ramener et se cacher si on a le malheur d’être enrhumée ou d’avoir une gastro. Oui, j’ai dû faire face à des discriminations face à mon état de santé, mon âge (le spectre de la quarantaine est doucement en train  de se dessiner à l’horizon….), de mon orientation sexuelle (que je qualifierais d’initialement bisexuelle évoluant ensuite vers une hétérosexualité très romantique et moyennement charnelle pour s’achever enfin en asexualité presque totale), mes croyances religieuses (je me considère comme monothéiste non-identifiée à tendance ésotériste et imprégnée de philosophie orientale), des mes opinions sociopolitiques et de mon absence totale de désir d’enfants. Bref, je ne rentre dans aucun schéma préétabli. Ça dérange, ça perturbe, et occasionne des rejets fréquents de tout ce que je suis et de ce que je ressens.

Alexandra : Je ne rentre pas dans ces pseudos critères ni vous d’ailleurs, cela fait de nous des femmes différentes… mais tellement riches ! En quoi cette recherche d’idéal peut freiner l’acceptation de notre image ? Peut-on parler de « stratégie » à adopter pour ne pas affecter notre estime de soi et notre confiance en soi, selon vous ?

Virginie : Je ne crois pas qu’il y ait de bonne stratégie, en tout cas, je n’en ai pas développé. J’avance au jour le jour. Il y a des jours où j’ai envie de hurler « Arrêtez-moi, empêchez-moi de nuire, je suis une atteinte au bon goût élémentaire !), d’autres où je suis moyennement satisfaite de ce que je suis, intérieurement et extérieurement. Je ne me suis jamais aimée, d’aussi loin que je m’en souvienne. J‘ai des parents, des amis et des collaborateurs qui m’aiment à ma place, cela me suffit et c’est mieux comme ça. Le système est loin d’être idéal, je ne pense pas que ce soit la meilleure voie, mais c’est la seule qui me convienne sur le long-terme.

Alexandra : Trouver sa place pour Anna est très difficile au même titre que jongler avec différentes personnalités. L’une de ses missions est de « vivre un véritable amour ». Pensez-vous que cela soit possible de nos jours ?

Virginie : Me demander cela, c’est comme demander conseil à un avocat qui sort de prison ! Oui, je connais des couples, homos et hétéros, mixtes comme homogames ; heureux et harmonieux sur la durée. Mais ce n’est pas mon cas et ne l’a jamais été, même si certains êtres m’ont apporté joie et bonheur pendant quelques semaines à quelques mois.  En ce qui me concerne, je n’attends rien, je ne cherche pas, mais qui sait ? L’avenir peut réserver des surprises.

Alexandra : Sa dernière mission est d’ »avoir une pensée philosophique faisant avancer l’ensemble de la pensée humaine et la diffuser ». Quelle serait la votre ?

Virginie : Mieux vaut se tromper d’idéal que de ne pas en avoir du tout. Aimer, même sans espoir de retour, car le don de cœur n’est jamais perdu. Ayez autant de rêves que de projets. Dites oui ou non, mais soyez toujours sincère. N’ayez pas peur de prendre des risques. Osez, soyez libres dans vos têtes et dans vos cœurs, gardez les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.

Une dernière question avant d’être prête à dégustée…

Alexandra : Des projets en cours ?

Virginie : Mon dernier roman, « Negombo », est dès à présent disponible !

 

J’ai quelques voyages photo sur le feu, encore 4 jusqu’ la fin de l’année 2019. Deux stages de plongée sous marine (sport dont je suis follement éprise !) en plus de mon entraînement bihebdomadaire. La reprise des séances photo  comme modèle, peut-être, pour autant que je sois en bonne forme physique et morale. Et sans doute, en décembre prochain, comme chaque année, je vais commencer à réfléchir à un prochain roman…

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©Jean-Luc du Relax Diving Club de Bruxelles

Alexandra : Merci beaucoup Virginie pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Virginie : Non, les propos que  nous avons échangés a été pour moi comme un grand vent frais !

Virginie Vanos a été cuite à feu doux  par ©Alexandra Papiers Mâchés.

Cuite à point, comme une bonne petite brioche dorée ! Merci Alexandra !

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Je lis des auto édités

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Suivre les vagues – Tome 1 : A contre-courant, de l’autrice Anaïs W., 260 pages officielles, auto-édité en mai 2019. Son roman est disponible en version brochée et en version électronique sur Amazon. Je ne peux que vous encourager à suivre l’actualité de l’autrice, en vous inscrivant à sa newsletter juste ici. Vous êtes auteur et vous avez besoin d’un conseil ? L’autrice vous aide à vivre de vos romans ! C’est par ici.

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L’appel des vagues : Imaginez-vous loin de tout, loin de vos repères, des personnes auxquelles vous tenez. Mettez-vous dans la peau d’une personne en mal de vivre, en perte totale d’ambition et de projet de vie. Maintenant imaginez-vous au bord de l’eau et laissez-vous porter par les murmures des vagues qui tentent de redonner corps et vie à votre âme… C’est l’ambiance dans laquelle nous plonge l’autrice avec son dernier roman. Il met en scène Eléa, une femme en quête d’un épanouissement futur et une ambiance marine. Là où vos pieds vous emmènent, vous serez au bon endroit pour apprécier la lecture de ce fabuleux roman de développement personnel.

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Un livre de développement personnel ? Oui, mais pas que… Il ne s’agit pas d’un énième livre qui vous dira comment allez mieux (pour faire court), mais bien d’un témoignage romancé qui vous invite à la réflexion personnelle, à l’auto-analyse. Et c’est ce qui en fait un très bon livre, en témoigne la fluidité de sa lecture ! J’ai apprécié ne pas perdre mon temps, ne pas lire des phrases toutes faites qui n’ont pas de sens pour moi. Ce que j’ai trouvé dans ce roman, c’est une ouverture d’esprit, une plume réfléchie, sincère et enthousiaste ; des touches de poésies et une expérience salvatrice.

Partir seul. Pour se retrouver avec soi-même ? Partir loin. De tout. Entreprendre un voyage afin de retrouver sa nature profonde cachée sous des couches de goudron. Affronter ses peurs, même les plus sombres. Mais doit-on nécessairement partir pour se retrouver ? Pas toujours, mais c’est le choix d’Eléa, une jeune femme en demande d’ouverture, de liberté. Une envie de faire taire ses angoisses et ses questionnements qui l’ont enfermée dans une boîte et mise au placard trop tôt.

J’aime l’idée que chacune de nos rencontres ne se fait pas par hasard. C’est le cas de celle d’Eléa et de Farès, un jeune homme impulsif, secret, brut, mais vrai. J’admire la relation que les deux protagonistes vont entretenir. Tous deux sont enveloppés de gênes, de silences qui mettent parfois le lecteur en tension douce. Peu de dialogues rythment leur apprivoisement, mais je traduis ce choix comme une béquille pour attirer notre attention davantage sur les bienfaits de la présence de l’autre, sa chaleur qui parfois suffisent à nous faire nous sentir bien et à notre place.
Apprivoiser l’autre, sa personnalité, ses réactions, ne sont pas des actions si simples, en témoigne ce duo atypique mais complémentaire. En effet, la peur de l’inconnu est un sujet fort et très présent dans ce roman. La fougue de Farès semble être un levier pour qu’Eléa traverse au mieux les émotions qui vont la bouleverser tout au long de son périple. Je me surprends à en avoir parfois des frissons tant ce duo décrit des faits réels et non fictifs.

En partant, Eléa va apprendre à dompter sa solitude. Une lourde entreprise qui nécessitera pour elle et son entourage, de se plonger à l’intérieur de ses pensées. Pensez-vous que l’on en soit capable ? Certainement, oui. Mais à quel prix ? Apprendre à vivre seule est l’objectif qu’elle se fixe. L’autrice glisse le joli symbole de l’apprentissage de la vie avec la scène où Eléa et Farès se retrouvent à cuisiner ensemble, avec dans le rôle paradoxal de l’enseignante, Eléa, la novice en matière de liberté et de regard bienveillant posé sur soi.

Rien n’est perpétuel, tout change. Il suffit d’observer ce qui se passe et de laisser faire.

Apprendre à s’aimer passe par l’autorisation que l’on se donne, d’aimer son image. J’aime que l’autrice souligne subtilement le rôle divertissant de la TV, qui nous empêche quelque part, de nous regarder dans le miroir. Un objet dynamique qui ne reflète qu’un corps inerte qui le fixe. Que cherche-t-on à faire avec cette activité ? Tromper sa solitude ? Avez-vous remarqué comme le « l » de ce mot se supporte à lui seul ?
Je relève l’abord de la notion des apparences qui peuvent étouffer notre coté naturel. Pourquoi dans le fond, aurions-nous besoin de le faire passer au second plan ? Cette recherche vaine d’une image parfaite nous fait passer à côté de beaucoup de choses… en commençant par s’accepter tel que l’on est, et le temps perdu à penser à des stratégies pour changer. L’estime de soi et la confiance en soi sont mises à mal au profit du costume de Mr Tout Le Monde.

Je ne peux m’empêcher de ressentir, au fil de ma lecture (merci à la publicité et aux normes sociétales et sociales…), une gêne lorsqu’Eléa se retrouve seule sur une plage et qu’elle tente de nouvelles expériences. Ce qui me gêne est cette permission à se montrer, se mettre sur le devant de la scène. C’est vrai non ? Peu de monde de nos jours, ose, se montre sans maquillage, enlève ce masque social qui sourit bêtement, ne camoufle pas ses émotions derrières celles que les autres souhaitent voir. Mais quelle fierté lorsqu’on y parvient !

Pendant cette remise en question, loin de son quotidien habituel, Eléa se questionne autant que je peux le faire. Ne pas avoir peur du silence, d’être en compagnie de soi-même est un long travail comme le mentionnent ces passages du roman. J’ai l’agréable sensation que ce livre résume ma quête du bonheur et les différentes phases de doute, de joie, de culpabilité, de fierté, d’acculturation… qui l’accompagnent. Suivre les vagues c’est un peu comme prendre le temps de s’écouter. Je soupçonne une part de l’autrice dans le personnage d’Eléa, une part souhaitant se libérer de non-dits, de ce sentiment de trop-plein. Je me questionne sur la difficulté de s’accepter en tant que femme, sensible dont les émotions peuvent nous faire vaciller en quelques secondes.

Une petite pause. Je suis prête à déguster à la bonne franquette, cette omelette à base de basilique pour entrevoir la romance à travers ces pages, de poivron piquant rouge pour vous donnez le peps nécessaire, cette impulsion de vie ; de lardons pour bâtir de solides fondations, et de fromage pour arrondir les angles des imprévus de la vie.

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Il suffit parfois d’un peu de simplicité pour entrevoir la porte de sortie…

J’ai vraiment aimé ce roman, proche de mes sensations et questionnements actuels. Un livre qui peut nous accompagner dans l’acceptation de soi. De plus, il pointe du doigt la difficulté de faire des choix personnels, de prendre des décisions importantes qui modifient notre vie. Peut-on s’autoriser à lâcher prise ? est la question transversale de ce livre. Peut-on avancer sans les diktats de la mode ? est également un point sensible. Comment trouver le soutien nécessaire à cette entreprise ? Car même si l’on souhaite être seul pour se recentrer sur soi, un ami n’est pas de refus, comme un point de repère pour ne pas perdre le nord. A l’image de l’amitié distante mais complice qu’entretiennent Eléa et Cathy. Ce roman décrit parfaitement la réalité. Une réalité que l’on n’ose pas s’avouer de peur d’en être déçu, de vaciller, mais qui pourtant est un excellent point de départ avant de prendre rendez-vous avec Soi.

Le mot d’Anaïs
Dans ce nouveau roman, le développement personnel est clairement mis en avant. Je souhaite que les réflexions de mon personnage, les outils qu’elle utilise (la méditation, les affirmations…) soient une source d’inspiration concrète pour mes lecteurs, bien plus que dans mes précédents livres.
Je vous souhaite une belle lecture !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Entendez-vous résonner en vous, le bruit des vagues ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie sincèrement Anaïs pour m’avoir permis de découvrir et d’adorer son dernier roman ! Mais également, pour sa plume honnête et amicale qui me donne l’opportunité de me questionner toujours plus…

PAL – Juin 2019

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Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Je tiens à vous informer que je n’écrirai pas mon bilan du mois de mai. Mais, pour me rattraper, je vous livrerai d’autres informations croustillantes me concernant très bientôt 🙂

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de juin.

Au menu

  • L’inconnue de l’équation Xavier MASSÉ
  • Écueil de poésie – Alexandre MAJORCZYK
  • La fragilité des rêves – Dimitri DEMONT (partenaire gourmand)
  • L’étrange affaire Laprades – Jean JOLLY
  • La contemplation des lignes –  Isabel KOMOREBI
  • Suivre les vagues – Tome 1 – Anaïs W.

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de juin, je me laisse séduire par un recueil de poésie. Toujours un soupçon de romance avec en toile de fond le dernier thriller de Xavier Massé et un policier. On ne change pas des genres littéraires qui gagnent à me séduire !^^

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?

Mémoire – Technologie – Sécurité

Je lis des auto éditéslogo-dCiao Bella, la vie l’emportera, de l’autrice Mélinda SCHILGE, 200 pages officielles, auto-édité en janvier 2019. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon. Je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog en cliquant juste . De très bons conseils d’écriture s’y trouvent ainsi que l’actualité de l’autrice et de ses romans.

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Projet n°145-547B : Une technologie à la pointe, un projet d’envergure, un ingénieur de talent mais un ennemi : le passé. Partagé entre son métier et les dérives possibles des drones, Benjamin, ingénieur, va tenter le tout pour le tout. Parviendra-t-il à recouvrer l’envie de se battre ? En aura-t-il les moyens ? Sera-t-il de taille face à l’ambition démesurée des Français, et à la détermination de Khan à la rancœur tenace ?

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Pourquoi tu n’y retournes pas ? questionna innocemment Stella.
Benjamin ne répondit pas.

A cet endroit s’arrêtait ses rêves. (…)

Et lui, l’ingénieur, il avait gardé le silence.

La peur.

La honte.

Le silence est d’or quand il s’agit d’argent et offre une tension au roman. C’est la première chose qui me saute aux yeux à la lecture et me plonge dans l’univers très sélect et impitoyable de Buleo. Agence qui prône les avancées technologiques à la pointe du réel. Elle reste cependant dépendante de l’intérêt financier d’hommes de pouvoir. Oubliant la notion de sécurité, chaque employé œuvre à la mise en route trop rapide, de nouveaux drones, permettant des prises de mesure sur le terrain et, la surveillance des citoyens.
Nous découvrons ainsi Tanya, chargée de communication du groupe. Une femme exigeante à l’allure sévère et aux décisions tranchées. Elle fait face à Benjamin, un ingénieur globe-trotteur, missionné pour mener à terme un projet de drones autonomes. Seulement, telle une conscience zappée, il est apparemment le seul à avoir peur des dérives possibles de ces engins et tentera de le signifier aux puissants dirigeants, pantins exécutants des ordres. Marque du passé ? Pour appuyer ses propos de manière subtile, l’autrice place le mot « mouton ». Je pense qu’il ne s’agit pas d’un hasard si elle utilise ce mot lourd de sens et parfaitement choisi.  Le symbole des suiveurs est ainsi introduit , et permet une réflexion pour le lecteur quant à la conscience et aux sens de nos actions.

J’ai vraiment aimé l’audace de Benjamin, son côté stratège et sensible. Il lui reste des valeurs malgré un passé dévastateur qui le ronge de l’intérieur. Il tente de s’appuyer sur des alliés même si cela lui coûte beaucoup. Quelques-uns lui sont encore fidèles. Le fait que Benjamin ait un secret que seuls les lecteurs connaissent est une bonne idée. J’ai ainsi l’impression de faire partie de son camp, m’en faisant un allié de taille.
En parallèle, nous apprenons au fur et à mesure, des brides de son passé, dont le suicide de sa tante. Est-ce uniquement parce qu’elle était homosexuelle ? Nous pouvons nous poser la question étant donné le contexte de l’action qui se situe sur les terres musulmanes. Nous connaissons tous les controverses qu’il peut exister dans certaines parties de l’Afghanistan. Alors, lorsqu’il doit faire face à des mésententes et des tensions concernant le nouveau projet dont il est à la tête, son passé resurgit nous montrant ainsi la puissance de la mémoire. Tant que nous n’avons pas fait la paix avec ce dernier, il nous est presque impossible d’avancer. Tel un château de Mikado, tout peut s’écrouler du jour au lendemain : nos espoirs, notre confiance.

Ciao Bella, la vie l'emportera - Mélinda SCHILGE.jpg

Un roman contemporain pour nous sensibiliser à la notion de sécurité et de contrôle. Cela vaut bien un Mikado au chocolat noir, n’est-ce pas ?

L’autrice évoque également la difficulté de quitter sa terre natale, d’où le puzzle que représente la vie de Benjamin. Ayant moi-même migré, je ne peux que confirmer la peur de l’inconnu qui se mêle à la tristesse de quitter un bout de soi. La désillusion pour certains n’est que le reflet d’un profond désarroi quotidien se traduisant parfois par des formes de discrimination, une fois installé ailleurs. C’est le cas pour deux personnages que nous suivons en arrière-plan : Mahdi et Asima. Des morceaux de destins croisés qu’il nous faudra comprendre et assembler pour déterminer les réelles intentions de Benjamin à être contre ce projet de drones autonomes.

Le sujet central de ce roman est donc la surveillance, par les drones, d’une population exclue de la compréhension totale de ce projet. Les décisions se prennent-elles toujours de façon tyranniques ? Où se situe la démocratie en politique ? Être surveillés constamment, ne reviendrait-il pas à se forcer à montrer une image de soi qui soit toujours propre, sans bavure ?
Cette forme d’esclavagisme est contrastée avec le personnage de Stella, une enfant douce et pleine de vie. Je pense que son rôle est d’apporter à l’histoire un peu de légèreté. Elle pourrait alors représenter l’innocence face à un projet terroriste qui consiste à piétiner la liberté des citoyens. Benjamin et Stella se battent tous les deux contre la vie finalement. Une lutte pour se tenir droite et l’autre pour ne pas (re)tomber. Je trouve ce symbole très poétique et beau. De plus, j’aime l’idée que Benjamin ne sache pas où se trouve sa place, ni quel rôle il peut jouer finalement. Il tente d’apporter son aide en protégeant un secret qui le ronge de l’intérieur, comme s’il tentait en vain de rassembler des parts de lui-même, éparpillées au gré de ses voyages à travers le monde. J’assiste à la mise à nue du doute.

Ce roman parle enfin de justice. Il peut être vu comme un enseignement à la patience et au triomphe de l’espoir sur le noir. Même si l’histoire ne me transporte pas plus que cela, nous sentons à la lecture que l’autrice a su mener à bien des recherches pour nous expliquer avec facilité, une technologies aussi complexes, sans transformer son roman en documentaire scientifique. De plus, elle nous permet de réfléchir quant aux avancées technologiques qui règlent nos vies et parfois la détériorent. J’ai éprouvé un peu de mal à suivre tous les personnages mis en scène. Néanmoins, le sujet est interpellant et peut en intéresser plus d’un.

Le mot de Mélinda
Mon aventure d’écrivaine est portée par une envie de découvrir ; dans ce livre, j’ai exploré le monde des drones, objets controversés, agissant pour le meilleur et pour le pire. Ils m’ont emmenée en Afghanistan, dont on peut parcourir des images et des témoignages magnifiques ; on y trouve aussi une violence extrême, qui se mêle à d’autres dans mon roman : au départ, il devait s’intituler ‘Dans trois ans, ma mère s’est tuée’.
Heureusement, un collègue m’a poussé à lever les yeux au ciel, mon roman s’est lancé vers d’autres horizons, à la limite de l’anticipation.Benjamin, notre ingénieur globe-trotter aux prises à des interrogations contemporaines, se bat certes contre un marasme personnel… mais aussi contre le danger d’un projet pharaonique mal maîtrisé qui pourraient conduire à des conséquences désastreuses.

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L’addition, s’il vous plaît

Ciao Bella, la vie l'emportera - Mélinda SCHILGE

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Que pensez-vous de cette technologie ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour m’avoir proposé son roman car, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de livre.

Mon 7e partenaire gourmand, rencontre avec un audacieux rêveur…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Et si nous parlions rêves aujourd’hui en compagnie du nouveau membre de l’équipe de mes partenaires gourmands : l’Auteur Dimitri DEMONT ?

StoryStar1557986808042Auteur indépendant auto-publié sur Librinova et deux fois finaliste du Prix des Étoiles Librinova – 20 Minutes 2017 et 2018, Dimitri DEMONT est un rêveur à toute heure et un audacieux entrepreneur. C’est la force tranquille qui vous propose deux livres : un premier roman de 213 pages – Le ciel n’envahira pas la mer – et un second livre – La fragilité des rêves – que je me ferais une joie de chroniquer prochainement. Le sujet de sa nouvelle de 222 pages raconte les destins croisés de trois femmes en quête de bonheur. Entre désillusions et joies, elles devront affronter des tempêtes et faire des choix. Ses livres sont disponibles sur Amazon, la Fnac, Cultura et chez votre libraire préféré en version électronique à seulement 3.99€ ou en version brochée (respectivement) à 12.90€ et 13.90€.

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur ses livres en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

adresse mail pro dimitridemont@gmail.com 

Instagram @dimdemont – #dimitridimont

Facebook Dimitri Demont / @dimitridemontauteur

Son site web : dimitridemont.com

Merci à Dimitri de rejoindre l’équipe de mes partenaires gourmands !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !

PAL – Mai 2019

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Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de mai.

Au menu

  • La voleuse des toits Laure DARGELOS
  • Brooklyn Paradi$ – Tome 1 Chris SIMON
  • Deaf – Tome 3 – Joseph KOCHMANN
  • Ciao Bella, la vie l’emportera – Mélinda SCHLINGE
  • Une affaire comme les autres – Pasquale RUJU (Exploratrice du Polar avec lecteurs.com)
  • Qui a tué l’homme Homard ?J.M. ERRE
  • Le rosier de Julia – Frédéric DOILLON

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de mai, je suis ravie de participer aux Explorateurs du Polar 2019 avec Lecteurs.com.

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?

Bilan du mois d’avril 2019

Hellow mes petits gourmands 🙂 J’espère que vous allez bien ?

Un mois de lecture chargé mais très riche en émotions ! Je vous laisse juger par vous même mes petites découvertes 🙂 Et vous, avez-vous passé un bon mois de lecture, racontez-moi tout en commentaire mes gourmands !

En ce mois d’avril, mes coups de cœur ont été…

The Prison Expériment - Eric COSTA (2)

 

J’ai tremblé de frisson avec le triller d’Eric COSTA – « The Prison Expériment ». Un vrai tour de main avec des détails à couper le souffle ! Je me suis sentie prise au piège dans cette prison sophistiquée à l’extrême. J’ai aimé le style de l’auteur qui ne nous laisse pas une seule seconde de répits avec un suspense à chaque chapitre. Vivement le tome 2 !

Ma chronique gourmande juste .

 

 

Lignées - Sophie ZIMMERMANN« Lignées » de l’autrice Sophie ZIMERMANN est sans conteste une très belle découverte ! Il fallait oser écrire sur un monde où les émotions sont atténuées et les contacts physiques oubliés. Le style de l’autrice est simple, son roman bourré d’actions, toutes suivant une logique claire et très surprenante. Saurez-vous déchiffrer mon titre de chronique ?

Ma chronique gourmande en cliquant ici.

 

Mes autres lectures…

Le programmeur Tome 1 - marguerite BLANCHARDJ’ai été plus que déçue de lire le roman de Marguerite BLANCHARD qui s’intitule « Le Programmeur ». Malgré une belle promesse de départ traitant du harcèlement scolaire et d’une sorte de vengeance par intelligence artificielle, le sujet a été bâclé et mal amené. Dommage. Une bonne relecture et une correction permettraient à l’ouvrage de tenir sa promesse.

Ma chronique gourmande en cliquant juste .

 

Crysten SULLIVAN - Le vol d'une autrucheLe roman Rock&Roll « Le Vol de l’Autruche » de Crysten SULLIVAN m’a fait oublier mes déboires et passer un très bon moment. J’ai ri, pleuré et hurlé de joie avec Maggie, l’héroïne de ce roman atypique. Aborder le thème du surpoids et du mal-être qu’il engendre, avec cette touche d’humour bien placée à l’Américaine, fait passer le message de l’autrice de s’aimer avant tout, en douceur. je vous le recommande vivement !

Envolez-vous en lisant ma chronique gourmande juste ici.

 

Lament Lake - Jo RILEY-BLACKL’autrice Jo RILEY-BLACK a su parfaitement me transmettre des émotions très dures et trash relatives à la dépression à travers son roman « Lament Lake ». Je prends ce roman comme une claque avec une fin surprenante ! Je vous le recommande si vous aimez les romans qui traitent du mal-être, il comblera toutes vos attentes les plus virulentes.

Sombrez avec ma chronique gourmande en allant juste .

 

La fille Faucon - Martine BATICLEUn peu de magie à présent avec le roman de Martine BATICLE qui s’intitule « La Fille Faucon ». Ce roman young adult m’a fait voyager au temps des brigands et autres brutes. L’héroïne, Camille, a le don de se métamorphoser en faucon Elle vous permettra de prendre de la hauteur, de vous sentir léger. Une écriture fluide et simple pour un agréable moment.

Métamorphosez-vous en lisant ma chronique gourmande juste .

 

instasize_190420195423.pngLe récit de voyage « Parenthèse Nomade » écrit à quatre mains par Carine & Nicolas POIRIER vous fera voyager à travers l’Amérique de l’Ouest, le Canada et le Mexique. De paysages en paysages, vous aurez l’impression d’être libre de vos mouvements et de vous évader vers d’autres univers tous plus surprenants les uns que les autres. Je vous conseille de compléter votre lecture en allant jeter un coup d’œil à leur blog.

Ma chronique gourmande voyage juste .

 

Et vous, comment avez-vous vécu ce mois d’avril 2019 ?

Retrouvez les livres que je vais découvrir en mars en vous rendant dans ma PAL, rubrique « Presse Mensuelle ».

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publishroomlogo-dLignées, Sophie ZIMMERMANN, 337 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et sur le site de la Fnac, paru en 2019 via la Maison d’Auto-Editions pour auteurs indépendants, Publishroom Factory.

Résumé de la fusion : Contacts corporels inexistants. Émotions atténuées. Composition d’un monde de Lignées d’individus. Bienvenue dans la fusion cellulaire. Ava L., Ligneuse et professeure, sera celle qui se battra pour que le monde ne bascule pas dans l’horreur. Pour cela elle devra choisir son camp. Mais à qui faire confiance ? Entre secrets, manipulation, espionnage, ce roman d’anticipation ne vous laissera pas une minute de répit. Et si vous lisez ou avez lu ce livre, alors vous saurez déchiffrer mon titre… curieux ?

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Je n’en suis qu’aux premiers chapitres mais je suis déjà captivée par l’histoire. Le résumé me promet une belle intrigue. La plume de l’autrice me donne envie d’en savoir davantage. Elle est simple mais fluide malgré les petites coquilles repérées. Je m’arrête un instant pour reprendre mon souffle et regarder la couverture. Je trouve intéressant cet effet miroir qui me fait penser à deux faces d’un même monde. Une visible et une seconde laissant imaginer un projet souterrain volontairement secret. Cette couverture peut aussi faire penser à une symétrie au niveau des personnages semblable au Ying et au Yang. Suis-je dans la bonne direction pour comprendre ce livre ? 

Très vite, je découvre que la population est divisée en plusieurs lignées. Chaque personnage est doté de caractéristiques propres à chacun, qui permet de les distinguer facilement et de ne pas perdre le fil de l’histoire. Le concept est excellent car différent des univers que nous connaissons bien aujourd’hui comme Hunger Games, Divergente ou Mortal Engines. Chaque lignée a une fonction définie. Ce qui diffère d’avec ces autres livres de science-fiction, est que l’autrice y intègre l’absence de contacts corporels et l’essence même du projet Conceptio. Je ne peux pas vous en dire davantage sur ce que contient ce projet sans vous spoiler ! Je m’arrête donc ici, mais ce qui est sûr, c’est que vous serez très surpris !
Je me demandais comment l’autrice allait intégrer ce manque de contacts corporels et ces émotions atténuées. Et bien, je ne suis pas déçue, car chaque détail est soigné. Je suis embarquée dans un monde que je connais mais qui ici, est obsolète. J’aime beaucoup cette capacité de savoir camoufler ses émotions et de ne pas les extérioriser. Cela me renvoie à une forme d’automatisation. De nos jours, il pourrait s’agir de la robotique (mais c’est sans compter les avancées technologiques qui poussent à doter les robots de sentiments et de pensées humaines…).

C’est sans temps mort que je découvre Ava L. professeure-ligneuse, deux êtres non-issus de la fusion et un projet : Conceptio. Un mystère se noue autour de ce projet dont on ne sait rien. Ce mystère me pousse à en savoir plus et rend chaque action utile au bon déroulement de l’intrigue, que je trouve vraiment bien ficelée. De découverte en découverte, je navigue en terrain inconnu, à la recherche d’indices sur ce fameux projet. Le thème du mensonge est très présent dans ce livre, et peut être interprété comme suit : mentir à un ami sur ses réelles activités et mener une double vie. Le mensonge a donc les traits de la protection.

Ce mode de vie futuriste a pour avantage de ne pas montrer sa faiblesse devant les autres, et de garder son sang-froid en toutes circonstances. L’inconvénient, est que les personnages issus de la fusion, peuvent être vus comme des êtres dépourvus de cœur. Je trouve donc super intéressant que l’autrice mêle à la fois ces êtres issus de la fusion en décalage complet avec d’autres qui n’y sont pas. Ainsi, la notion de différence et de marginalité sont sous-entendues, mettant en débat les questions sensibles des normes tolérées ou non par la population. Comment accepter ces règles de vie ? Tout le monde est-il capable de s’y adapter et s’y conformer ?

Je perçois chaque différence dans les comportements, pensées et mots, de chaque partie (être issus de la fusion et les non-issus de la fusion). L’autrice réussit donc à nous rendre accessible ce nouveau monde à travers les yeux d’Ava L. Ce personnage emprunte les traits d’un être hybride à mes yeux. Ses doutes, peurs, pensées… sont très bien décrits et rendent ce personnage réel, dynamique, fort, attachant, orgueilleux, déterminé et intelligent. Cette héroïne est décrite de manière, à ce que le lecteur traverse chaque étape de sa vie avec elle. Elle est le témoin et l’incarnation d’une construction identitaire (amour, haine, joie…), j’adore ! L’amour devient un concept abstrait et complexe.
A travers Ava L., l’autrice nous fait réfléchir quant à notre propre rapport au corps, au touché et à la capacité à aimer et ressentir des émotions. Bien que ce soient des notions très subjectives, le lecteur se retrouve aisément dans ses propres réactions. Je retrouve par exemple la pression exercée pour se connecter à une autre personne, que l’on pourrait comparer au mariage. Rien n’est donc laissé au hasard et est transformé en version futuriste qui pourrait faire peur si nous devions vivre ainsi. Ava L. ne sortira pas indemne de ses différentes rencontres…

Les questions liées à l’attachement qu’on retrouve dans le domaine de la psychanalyse et de la psychologie (en majorité), sont remises en question dans cet ouvrage, lourd de sens. Comme il n’est pas coutume d’être élevé par ses parents, les questions d’héritage familiale (des gênes, des ressemblances avec tel et tel parent, des souvenirs chaleureux, d’albums de famille…) ne se posent plus. Cela peut être perturbant pour nous qui avons besoin de ressentir les choses pour les matérialiser. Le seul point qui correspond à notre époque est le secret de famille (pas étonnant qu’on en dise qu’il a la dent dure ^^). Cette notion donne encore plus d’attrait au livre et renforce d’autant plus l’intrigue et l’énigme qui l’entourent.

Avec les autres personnages, dont je tais volontairement les caractéristiques pour ne pas vous casser le suspense très bien construit ici, l’autrice appuie sur l’importance d’être une équipe pour faire face au danger. Cette intelligence collective est très importante tout au long de l’histoire car elle permet le dynamisme des actions contre la partie adverse qui bien sûr est toxique. Des amitiés se nouent, des alliances se complètent pendant que des trahisons prennent forme.

Même en stéréotypant les comportements et en promouvant la place utile de chaque être humain dans notre environnement, nous avions sous-estimé la part de noirceur de l’humanité qui, telle une maladie chronique, resurgissait au fil de notre évolution.

Pourra-t-on s’en défaire un jour ?

Ce que j’ai par dessous apprécié, est l’univers créé par l’autrice. Tout est lisse, sans faille, propre, blanc à la manière d’un plat monochrome. Chaque élément qu’elle apporte à son histoire permet une compréhension du projet Conceptio et n’est pas abandonné. Si je devais imager l’univers de ce livre, il ressemblerait à ça :

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Un Futuriste qui s’accompagne en transparence et sans superflu par les premières fraises de la saison.

 

Vous saurez tout en temps voulu. J’ai adoré n’être pas maître de la situation. Impossible de ne pas être surpris de découvrir, que ce qu’on pensait savoir, n’est qu’une miette, comparée à ce qui se trame dans les coulisses, tant il y a de rebondissements imprévisibles. Le suspense est maintenu pendant 337 pages ! Toutes mes stratégies et plans étaient bien loin de la vérité ! Le lecteur est mené en bateau, dans le sens où on ne s’attend pas à ce qui va se passer.

Le mot de Sophie
J’ai eu la chance qu’Ava me guide pour raconter son histoire.
A travers ses yeux, j’ai découvert une société qui pourrait être une des versions possibles de notre futur. Je l’ai vue évoluer au gré de ses rencontres et de ses découvertes.
J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à partager ses aventures.

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L’addition, s’il vous plaît

Lignées - Sophie ZIMMERMANN

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Seriez-vous capables de vivre sans montrer vos émotions ?

 

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice de sa gentillesse, sa réactivité et sa simplicité. Voilà un roman qui devrait être davantage connu mes gourmands !

La mise à nu…

Hellow mes petits gourmands ! Comment allez-vous ? 🙂

 

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Plus j’avance dans le raffinement de mon concept, plus mes réflexions se précisent. Aujourd’hui, je m’aperçois que pour ajouter une âme derrière les fourneaux de ma cuisine, il est temps que je vous livre des informations inédites sur moi, les coulisses de la rédaction de mes chroniques gourmandes et la façon dont je lis, mais également ma façon de noter un livre. J’ai déjà mentionné mon envie d’associer la littérature au domaine culinaire. Mais je trouve important de vous faire part de mes doutes, mes envies et mes projets. J’ai également mis en avant mon besoin de me plonger dans les divers univers offerts par les nombreux auteurs que je rencontre. Cette fois, à vous de vous plonger davantage dans le mien. J’espère que cet exercice de mise à nu vous plaira. N’hésitez pas à me dire comment vous trouvez mon initiative.

Dans ma rubrique – Derrière les fourneaux -, vous trouverez donc ces parts de moi, qui vous feront ressentir tout un panel d’émotions fortes. La sincérité guide ma plume…

La catégorie – Dans le tablier -, vous permettra de découvrir des informations inédites sur moi. De ma façon de chroniquer à mes projets, je vous dis tout !

La sous-rubrique – Ils parlent de moi ! – regroupe quant à elle, des avis, des commentaires sur la qualité de mon travail qu’ont apprécié les auteurs et autres professionnels du milieu du livre.

Il m’est apparu nécessaire de vous livrer ma façon de coter un livre, afin que vous compreniez mieux les notes que je mets après chacune de mes lectures. Vous retrouverez donc tous les détails dans la catégorie – Tarification de la dégustation -.

Enfin, je partage avec vous mon expérience unique d’Exploratrice du Polar 2019 avec Lecteurs.com. En espérant que d’autres expériences m’attendent !

Que pensez-vous de ma nouvelle rubrique – Derrière les fourneaux – ?

Quelle est votre façon de chroniquer ?

L’aventure c’est extra ? Chronique d’un départ

! Avant-Première !

Je lis des auto éditéslogo-dParenthèse nomade, récit de voyage à quatre mains par Carine et Nicolas POIRIER, 287 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié le 13 avril 2019.

 

Résumé de l’aventure : Quitter travail, maison, habitudes, amis… c’est le pari que s’est lancé Carine et Nicolas, accompagnés de leurs deux enfants. Un an de voyage en famille ça fait rêver non ? Et pourtant, ils ont combiné mésaventures et désillusions mais aussi moments drôles et paysages inoubliables, à travers 326 jours de voyages en camping-car. Prenez le large, partez à l’aventure avec eux.

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Carine et Nicolas POIRIER, deux aventuriers des temps modernes et leurs deux moussaillons, ont décidé de partir pour un périple de 326 jours en camping-car. Dingue ? Pas tant que ça ! D’emblée, je ne sais pas si j’aurai eu les crans de le faire. Alors, j’ai souhaité découvrir cette aventure par procuration, et partir à la découverte des États-Unis, du Canada et du Mexique à leurs côtés. Le temps de m’armer de mes tablettes de chocolats préférées, je m’installe pour quelques pages d’évasion…

Un récit de voyage familial unique à déguster en savourant chaque miette des tablettes de chocolat fait maison Le chocolat de poche !

Dès le début de ma lecture, je repense à cette phrase qu’on se dit souvent pour se motiver « Quand on veut, on peut ». Et bien elle se concrétise avec ce récit de voyage. Prendre la décision de tout laisser pour un an, est-ce possible ? Oui, répond la famille POIRIER. J’aime ce début de lecture où ils nous décrivent la préparation et la concrétisation de leur de projet de prendre la route. Souvent, on enfouit ses rêves par peur de l’inconnu ou par manque financier. Cependant, il est possible, en organisant son départ, de plonger dans le grand bain. J’aime cette audace et ce culot de partir en terres inconnues. Un des sujets principaux de ce roman est selon moi, cette quête de liberté qui passe par cette envie d’ailleurs, cette soif d’aventure et de nouveauté, de cette volonté de donner un autre sens à notre vie. J’aime beaucoup la façon dont le voyage s’annonce et prend forme. Nous suivons pas à pas les préparatifs qui génèrent beaucoup de stress. J’ai l’impression que les auteurs se sont, l’espace d’un instant, mis dans la peau de managers d’entreprise. Puis, je trouve assez comique et osé, l’idée de se retrouver à quatre dans un espace si restreint.

Le fait que leurs deux enfants les suivent dans cette aventure (condition sine qua non), apporte une dimension familiale qui enrichit la notion de partage et qui me fait rêver. Cette parenthèse nomade ne pouvait se faire sans l’accord de tous les membres de la famille. Dans cette parenthèse se confond alors partage, convivialité, amour et permettrait de resserrer les liens familiaux. Ce fort accent familial me fait me poser diverses questions comme : comment définir l’espace de chacun dans un environnement réduit ? Le fait de rester à quatre, collés les uns aux autres, contribuent-ils à préserver le jardin secret de chacun ? Puis, en tant que parents, peut-on uniquement compter sur les divers paysages pour divertir nos enfants ? Que partage-t-on réellement avec nos enfants durant ces longs mois ? Quels apprentissages en ressortent ? Comment trouver un équilibre entre ma liberté et les obligations parentales qui m’incombent (devoirs, autorité, épanouissement et développement personnel, inimité…) ?

Et nous restons là une journée de plus, à profiter du temps qui passe et du temps qu’il fait, à observer l’environnement qui nous entoure, à écouter les chants des oiseaux, à sentir le parfum de l’automne, à goûter aux joies de la vie de famille, à toucher du doigt le bonheur d’être là.

A toutes ces questions, le récit de Carine et Nicolas, tente de donner des esquisses de réponses. Bien sûr, il s’agit de leurs perceptions et de leurs ressentis que je trouve très bien décrits. Car, peut-être l’avez-vous deviné, il s’agit d’un roman écrit à quatre mains ! J’adore le concept ! Nous trouvons ainsi deux visions et deux plumes différentes. Au fil de ma lecture, j’apprends que Nicolas est doué pour réparer le camping-car et le diriger et que Carine a un rôle rassurant auprès des enfants et une bonne intuition (girl power oblige ^^). L’un est fan de basket ball, l’autre victime d’insomnies. Ce sont ces petits détails que j’aime découvrir dans un récit de voyage car ils donnent une authenticité au récit et ils nourrissent aussi notre curiosité. J’ai ainsi retrouvé la liberté d’expression (une des nombreuses formes de la liberté qu’aborde le couple), les deux plumes étant très fluides, singulières et poétiques. Je note une touche de virilité et de rigidité dans celle de Nicolas, mais qui ne m’a pas dérangée.
J’ai apprécié retrouver une partie de moi dans ce roman où il est question de penser simplement mais néanmoins, en retrouvant une touche de complexité féminine. L’envie de profiter de l’instant présent, de persévérer pour atteindre ma liberté, l’organisation des itinéraires. De plus, le nombre 18 (ici synonyme du début du voyage familial) est important pour moi, car il signifie le début de ma propre aventure. Une organisation préalable presque aussi longue que pour qu’un bébé se forme dans le ventre de la future mère. Ce projet de voyage m’apparaît alors comme une naissance, celle d’un renouveau, l’amorce d’une nouvelle vie.

Il est vrai que l’on pourrait trouver plutôt « lourd » les nombreux passages où les mauvais côtés du voyage sont évoqués. Comme les recherches d’une place de campement, les désillusions qui se font sentir malgré les recommandations des guides touristiques…, mais je trouve que les auteurs ont bien fait de les intégrer à leur récit tant ces mésaventures font aussi parties du jeu. C’est en ce sens que j’apprécie que les auteurs ne nous vendent pas du « rêve », en nous disant simplement que tout est beau et magique, car ce n’est pas le cas dans la réalité, nous ne sommes pas non plus à Disneyland.

J’apprécie donc la sincérité du récit qui n’est pas enjolivé avec uniquement les jours où tout se passaient pour le mieux. Il ne s’agit pas ici d’un voyage idyllique mais de faits qui se sont réellement déroulés et qui peuvent aider à rationaliser l’aventure sans en enlever le côté magique.
Voyager hors des sentiers battus peut s’avérer payant. Ici, j’aime l’apprivoisement de l’inconnu. Les décisions se prennent en famille, dans le respect des envies de chacun, c’est appréciable. La difficulté que soulèvent les auteurs quant aux emplacements à trouver, aux barrières de la langue, au lâcher prise et au fait de s’autoriser à ne rien faire est très intéressant. Ils relatent ainsi les obstacles auxquels il faut se préparer et les stratégies à mettre en place, changeant parfois nos habitudes bien rodées. Puis n’aimons-nous pas cadrer notre vie au maximum ?

J’ai apprécié la lecture fluide de ce récit de voyage authentique que je ne trouve pas lourd, mais riche en apprentissages, parfois en désaccord avec les conseils des guides touristiques. Paradoxalement, je trouve ma progression de lecture lente. Étape après étape, on m’offre un voyage sans bouger de mon lit, j’adore ! Peut-être que je m’accorde ce temps de calme pour savourer mon aventure littéraire. Être confronté à un paysage différent chaque jour est à la fois source de bien-être mais également peut s’avérer déstabilisant ou « blasant ». Mais, quelle meilleure source d’apprentissage que le monde lui-même ? Cela doit être merveilleux d’apprendre le monde à travers des sorties grandeur nature et pas seulement via la description d’un livre d’histoire. En apprendre davantage sur les différents us et coutumes de chaque village, population ou tribus est une vraie mine d’or. J’ai vraiment adoré voyager et découvrir le quotidien d’une famille de nomades pour un an. Parce qu’outre les paysages à couper le souffle, il est aussi question d’inégalités sociales préservées du fait de la vente illusoire d’une authenticité qui abordent davantage les traits de la pauvreté (fait que les auteurs expliquent très bien dans leur livre) et d’une vision déformée que l’on se fait d’un pays et de leurs règles via des publicités presque mensongères des guident touristiques.

Enfin, j’adore l’idée du blog qu’ont créé les auteurs, à travers lequel ils nous exposent l’organisation de leur voyage, leurs rencontres et l’écriture de leur roman. Je vous conseille fortement d’aller y jeter un coup d’œil pour compléter votre lecture, en cliquant juste . Bravo à eux pour ce travail !

Le roman Parenthèse Nomade ce sont des moments de stress, d’angoisses, de peurs, mais aussi de joie, de souvenirs immortels, de moments de partage et de convivialité. Ce sont des rencontres inoubliables et des paysages à couper le souffle. Je remercie les auteurs pour m’avoir fait voyager à travers leurs plumes, de ne pas m’avoir vendu du « rêve » mais au contraire d’avoir relaté leurs aventures avec ses côtés merveilleux et moins roses. Je me dis à la fin de ma lecture, que tout est possible. Le mieux est encore de concrétiser ses rêves et de partir à la découverte du monde qui nous entoure pour nous forger notre propre opinion de ce dernier. Une vraie remise en question de nos habitudes est traduite dans ce roman aux allures de journal de bord, sans le côté « redondant » des dates et la forme plutôt « stricte » que peut avoir ce journal. Si je devais juste donner un petit conseil, j’aurais aimé trouver quelques photos pour illustrer les étapes clés de ce récit. Mis à part cela, j’aime ces plumes honnêtes et drôles. Parenthèse Nomade m’a offert un moment suspendu de rêve et me pousse à oser quitter ma routine.

Le mot de Carine & Nicolas
Quelques mois après le retour de notre Parenthèse nomade, la rencontre avec Alexandra et ses papiers mâchés est, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau pour des grands gourmands comme nous.
Nous sommes ravis qu’Alexandra n’ait pu résister à la tentation de notre résumé. Que sa critique soit douce ou piquante, son enthousiasme débordant aura sans doute été l’artisan d’une savoureuse présentation de notre récit de voyage.
Nous espérons, chers lecteurs, qu’Alexandra vous aura mis l’eau à la bouche et que notre histoire étanchera votre soif de découverte, le temps d’une lecture.

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Sommes-nous fait pour voyager en nomade pendant un an ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie les auteurs pour leur style unique et leur merveilleux récit de voyage. J’adore discuter avec eux tant leur authenticité et leur simplicité m’ont touchée. Merci encore pour ce mot de l’auteur qui ne se veut pas commercial mais qui respire la joie de vivre et le partage.