« Elle a peur et elle a confiance, la vie se chargera de trancher. » Delphine De Vigan

Je lis des auto édités! SP – Avant-PremièreAcceptez-moi comme je suis, romance optimiste de la romancière et partenaire Émilie Varrier, 243 pages officielles, auto-publié le 12 octobre 2019. Son roman est disponible sur Amazon, en version kindle au prix de 0.99€ !

Je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur sa page Facebook ainsi que sur son site internet. N’hésitez pas à lui faire part de vos ressentis, elle se fera une joie de vous répondre !

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Résumé : A la suite d’un drame familial, Edwige, trentenaire, est déterminée à reprendre sa vie en main et à rester optimiste malgré les épreuves qu’elle traverse. Elle sera aidée par Aaron, un conseiller financier de talent mais au caractère rigide et tranchant.
Débute alors une relation atypique entre eux, forgée par le soutien mutuel mais entravée par la peur et l’incertitude. Ils devront d’abord guérir leurs anciennes blessures et apprendre à pardonner pour avancer dans leur recherche du bonheur.

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Cette chronique est rédigée par Alexandra Papiers Mâchés,
Chroniqueuse Officielle de la Romancière Émilie Varrier !

Émilie nous plonge d’entrée de jeu dans la souffrance muette et figée que ressent Edwige, à la suite d’un drame familial violent et inattendu. Quand certains d’entre nous expriment haut et fort leur désarroi et leur souffrance, d’autres choisissent de se réfugier dans le déni le plus total. Le blocage d’Edwige à exprimer ses émotions a de quoi être perturbant et nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur la façon dont elle traversera cette épreuve…

Persuadée que le hasard nous force à croiser le chemin de personnes jouant un rôle important dans notre vie, Aaron fera ainsi irruption dans la vie cadrée d’Edwige. Je ne le savais pas encore, mais Aaron est l’homme le plus réglé, discret et sous contrôle de tous les personnages que j’ai rencontré jusqu’à présent. Certaines de ses manies, plutôt abusives, ont de quoi faire sourire un être lambda. Son extrémisme quoique attachant, cache pourtant une grande souffrance que l’autrice nous propose de découvrir à pas de loup en instaurant un climat de confiance qui pose les prémisses de cette histoire hors du commun.

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Du miel et du curry pour un produit aussi noble que l’amour…

Je suis saisie par le réalisme qui se dégage des attitudes et comportements de nos deux protagonistes. Leur maladresse en amour et la distance qu’ils se forcent à établir entre eux est déroutante dans le sens paradoxal où le lecteur est le témoin privilégié des points qui les rassemblent. Pourtant, cette distance est d’or dans cette relation qui évolue très lentement. Cependant, les signes d’attachement qu’ils vont ressentir scellera leur destin commun à tout jamais. Pendant qu’Edwige cherche de plus en plus à approcher Aaron, ce dernier ne se laisse pas séduire si facilement bien que l’on sente qu’il meurt d’envie de se blottir dans les bras d’Edwige. J’aime l’angle d’attaque qu’à choisit Émilie : l’argent, soit, un objet de froid, d’ordre matériel, qui contraste à merveille avec les émotions et ressentis qui apportent eux, beaucoup de chaleur à cette relation et humanisent les sentiments mis en avant.

Ce roman nous dévoile les difficultés à accepter l’autre (ici l’amour, le lâcher-prise) tant que l’on n’est pas en paix avec nous-même. La recherche d’un modèle dans notre entourage, peut sembler être une bonne béquille. Seulement, lorsque cette figure paternelle a développé une forme atypique d’amour envers son enfant, comment ne pas influencer nos décisions et orienter notre attraction naturelle vers des personnes du même genre ? L’autrice nous propose alors de nous questionner sur nos capacité à faire le bon choix et à la manière dont on peut en assumer les conséquences. Notre besoin de contrôle peut devenir très envahissant et handicapant dans nos prises de décision. Se défaire de son passé est également un des points mis en avant dans cette romance. La recherche du moment présent et des sensations présentes dans notre corps sont de bons ancrages pour recharger nos batteries !

Lorsque la peur nous paralyse et obscurcie notre point de vue, comment pouvons-nous tout de même ne pas se laisser emporter par le tourbillon de contradictions qui nous assaille ? En parler à ses amis ? Edwidge aura l’occasion de tester cette possibilité. Accueillir ses émotions pour pardonner à des parents peu présents ? C’est également une des pistes qu’empruntera Edwidge. J’aime sa force de volonté, son courage et la détermination dont elle fait preuve tout au long de ce roman. J’aime à penser qu’Émilie nous donne une vision complète des chemins que l’on peut emprunter dans le parcours de l’acceptation de soi. Elle a choisit de nous livrer sans tabous, deux exemples de reconstructions identitaires à travers deux personnages réels, perdus mais confiants. Leur attachement mutuel nous prouve qu’il faut croire en l’avenir, se donner le temps d’apprendre de ses erreurs et surtout en ses capacités à changer, à évoluer en se servant d’évènements négatifs voire douloureux comme forces pour aller de l’avant.

Comme il peut être difficile de se reconnaître à travers les yeux d’un personnage, Émilie vous propose donc deux versions, deux histoires entrecroisées ayant pour objectif le lâcher-prise de soi. La fluidité et la douceur de la plume de l’autrice nous permet de nous immerger très facilement dans cette romance optimiste et nous apporte des clés pour avancer plus sereinement vers l’avenir. Ce roman aborde donc des pistes de solutions pour dédramatiser, relativiser et surtout reprendre confiance en soi.

Parfois c’est en prenant des risques que l’on obtient le meilleur.

Le mot d’Émilie
***

Dans cette romance, je vous parle d’empathie, d’entraide, de bons moments entre amies, de la difficulté de faire des choix et surtout, d’acceptation.

Car accepter l’autre sans chercher à le changer est essentiel dans toute relation, qu’elle soit amicale, amoureuse ou familiale. Mais pas seulement, car s’accepter soi-même, tel que nous sommes me semble primordial dans notre quête du bonheur.

À travers l’histoire d’Edwige, j’insuffle l’envie d’aimer et de faire de son mieux pour être heureux, chaque jour. Ce personnage frais et positif est inspirant de par sa force et sa volonté d’aller de l’avant, et ce avec courage et sourire.

J’espère que cette lecture vous apportera autant de bonheur que j’en ai ressenti en l’écrivant.

Je vous souhaite le meilleur !

Emilie

***

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Besoin d’un moment de réconfort ?

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Je remercie plus que chaleureusement la Romancière et partenaire Émilie Varrier pour cette collaboration très enrichissante et bienveillante. Merci pour ce SP en avant-première, ta gentillesse, ta douceur et ton enthousiasme ! Très vite, je partage avec vous des photos inédites de la seconde romance optimiste de l’autrice !

 

 

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Pardonner, entreprendre, accueillir

le lys bleu éditions.png! SPLa légende de la Gardienne : l’œil de l’univers, Tome 1, fantastique/développement personnel de l’auteur Frédéric Angelucci, 260 pages officielles, publié par Le Lys Bleu Editions en février 2019. Son roman est disponible  également sur Amazon et la Fnac en version kindle et en version brochée au prix de 5.99€ et de 18.20€. Mais aussi à la librairie la Commanderie sur Liège et dans votre librairie préférée.

L’auteur donne souvent des conférences et est présent sur Facebook ! Pour suivre son activité de développement personnel, je vous recommande d’aller voir son site internet : Libérer mon potentiel.

Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance de l’auteur en sirotant un délicieux café à la librairie : La commanderie sur Liège (que je vous conseille au passage pour la gentillesse de son patron mais également pour le large choix d’ouvrages qu’il propose).

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La quête de votre vie : Deux amis d’enfance voient leur vie changer à la suite de l’accident mortel de leurs filles respectives. Jethro décide de pardonner et de travailler sur lui-même, Aaron choisit une autre voie, celle de la haine et de la vengeance. Tous deux vont faire la découverte de leur part d’ombre et de lumière. Dans cette quête de pardon, Jethro va découvrir qu’il est le descendant de la Gardienne du Monde la seule à pouvoir repousser le terrible Gelyn, Maître du monde des ombres. De manière surprenante, Jethro va endosser le rôle qui revenait à sa fille et ainsi protéger le monde en tant que Gardien. Accompagné d’amis fidèles et valeureux, il poursuivra sa quête de protection du Monde. Il rencontrera des amis venus d’un univers parallèle après la rencontre avec son mentor : Almwa. Beaucoup de conflits et de retournements de situations vont accompagner les amis d’enfance. Jusqu’au moment où une gardienne va naître et reprendre le pouvoir de l’œil de l’Univers : l’amulette appelée Mentaliste.

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Avez-vous déjà ressenti une colère que vous ne comprenez pas ? Lu un livre de développement personnel sans en saisir l’essentiel ? Ressenti de la culpabilité à ne pas réussir à appliquer tel ou tel outil ? Moi oui. On essaie de se mettre à la page, d’être dans le moment présent, sans vraiment y parvenir. Pourquoi ? Peut-être n’était-ce pas le bon moment, pas le bon mot pour nourrir notre potentiel ou tout simplement parce-qu’on se pose trop de questions au lieu de se concentrer sur notre vécu ? Quoi qu’il en soit, il semble très difficile de trouver la méthode qui nous correspond et nous fait évoluer, comprendre, grandir. Je remercie ma curiosité de m’avoir permis de lire le premier tome de la trilogie de Frédéric. Car ce livre est avant tout un partage, un cadeau qu’il offre à notre inconscient.

Et là, vous vous dites : mais qu’est-ce qu’elle a fumé ?

Je vous dirai que j’ai implémenté. Ce livre mêle deux concepts que nous croyons opposés : l’imaginaire et le développement personnel. Libre à vous d’y prendre ce que vous désirez, car c’est aussi ça, La Légende de la Gardienne : permettre à chacun de puiser ce qui l’intéresse, ce qui lui parle pour aller plus loin dans sa réflexion personnelle. L’auteur nous offre une vision romancée du sens que l’on souhaite donner à notre vie et notre devenir. Il y aborde avec justesse des thèmes aux fortes complexités comme l’amour de soi, la honte, la confiance en soi, le pardon et surtout la peur et la colère. Deux visions de ce que l’homme peut ressentir face à un deuil, deux réactions qui nous entraînent dans des dérives.

Ce roman commence par un choc brutal. Une entrée fracassante dans un monde inconnu qui découle sur un tourbillon de questionnements. Comment avoir accès à sa nature profonde ? Je trouve que ce livre est bouleversant et intimidant dans son approche d’avec des notions de développement personnel et de bien-être. Bouleversant car il peut faire ressurgir des souvenirs enfouis profondément en nous. Grâce au fantastique, notre imaginaire nous fait voyager à travers plusieurs strates de notre personnalité et nous permet parfois, d’accepter nos ressentis ou du moins de mieux les comprendre. Ce roman nous illustre donc la quête de devenir soi, cette lente ascension, ce parcours tantôt difficile, tantôt fluide. Même si l’on peut s’interroger sur le public visé, je trouve que la générosité de l’écriture et sa simplicité font de ce roman, un ouvrage accessible tant aux enfants qu’aux adultes.

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Prendre le temps de… Ne plus avoir peur de… Savourer de délicieux roulés à la cannelle sans aller en Suède…

Très vite, au fil de notre lecture,  nous sommes pris dans un dilemme. Rester positif ou sombrer. Deux portes que les protagonistes enfoncent. Encore une fois il s’agit d’un choix personnel. Ce que j’ai particulièrement apprécié est que l’auteur nous permet de visualiser deux réactions différentes (une positive et l’autre négative) face à la perte d’un être cher et la souffrance qu’elle transmet au corps.

Les actions jonchent ce récit à un rythme rapide, nous permettant de découvrir trois clés, trois outils pertinents sur la quête de devenir soi. La visualisation des lieux tirée de l’imaginaire, nous permet aisément de passer de chapitre en chapitre sans interrogation quant au réalisme des choses évoquées. Car si ce récit est tiré de l’imaginaire, il en n’est rien quant aux véritables outils qu’apportent ce roman. Je fais le choix de ne pas vous en révéler la nature, pour vous permettre un meilleur cheminement personnel. On ne connaît jamais l’issue d’une action dans ce livre, le dénouement d’une aventure, que nous pouvons mettre en lien avec la fluctuation de nos ressentis, de nos doutes et de notre peur de l’échec.

Il vous faut vous réconcilier avec l’amour de vous et accueillir ce qui donne du pouvoir aux cadavres : la peur. Vous êtes un cosmos à vous tout seuls !

Le style de l’auteur est donc sans superflu, sans discours incohérent. Les transformations et évolutions des personnages peuvent être perçues comme trop rapides ou pas assez creusées, mais je garde à l’esprit qu’il mentionne avant tout des clés ayant la volonté de nous aider à traverser différentes étapes de notre vie. Y prendre part ou non, nous regarde. Selon moi, ce livre me permet de mieux saisir des notions parfois trop abstraites relatives au domaine de l’épanouissement personnel. Son angle d’attaque par le roman, marque pour l’auteur une version presque inédite d’un nouveau genre de livre sur un thème vu et revu. J’aime qu’il y aborde une possibilité de changement, de prise de conscience de ce que l’on ressent au plus profond de nous.

Si après cette lecture, vous ne vous posez pas de question ou ne comprenez rien à ma chronique, participez à une conférence que donne l’auteur en province de Liège et posez-lui toutes les questions qui vous passent par la tête. Personnellement, je cerne mieux certains points après ma participation à deux d’entre elles.

Le mot de Frédéric
Tout d’abord je tiens à remercier Alexandra de m’avoir fait confiance en lisant mon premier roman.
Ce roman comportera 3 tomes avec 9 clés de confiance en soi. 3 dans chaque tome. Ce n’est donc pas un simple livre mais aussi un apport vers ce qui nous fait vibrer à l’intérieur de nous-même. Il s’adresse aussi bien à nos ados qu’aux adultes qui se questionnent sur notre monde intérieur.
Perdre un être cher, se distancer d’un ami et se faire ensorceler par une beauté farouche sont autant d’épreuves qui vous mène à votre mission de vie. La vie est ainsi faite, les difficultés sont des apprentissages sur qui nous sommes vraiment.
Jethro l’apprend rapidement et libère son potentiel intérieur pour sauver le monde.
Des bisous, vivez une merveilleuse lecture.
Frédéric

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L’addition, s’il vous plaît

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 Prêts à commencer votre quête ?

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Un immense merci à Frédéric pour ses conseils, son énergie, sa simplicité et son envie de partager avec nous, ce qui fait de lui un homme actif et bienveillant.

L’insolente douleur du corps

Je lis des auto édités

logo-dLament Lake, de l’autrice Jo RILEY-BLACK, 284 pages officielles. Disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon, publié en décembre 2018.

Résumé : Que savez-vous de la dépression et de ses vices ? Êtes-vous sensibles à l’isolement, la folie, la déchéance totale ? Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour renaître de vos cendres ? Voici le récit de Maisie, sa vie, sa destruction, sa ville pourrie, ses amis… Plongez avec elle dans l’enfer de la dépression. Questionnez votre propre vie, vos propres regrets, en lisant cette dark romance.

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Je commence pour une fois, ma chronique avec une bouteille de vieux rhum, quelques allumettes, des rails de coke, des morceaux de pizza… Si vous ne comprenez pas pourquoi, attendez de lire le drame qui se joue durant les 284 pages du roman.

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Un Sanglot qu’il vous faudra déguster avec des parts de la pizza Chilly Cheese de chez Domino’s Une bonne bouteille de Rhum ne sera pas de refus… histoire de pimenter la soirée.

Dès les premiers mots, un début de débauche, de lâcher-prise morbide qui me donne mal au ventre et mal à la tête. Un maigre espoir d’une quête de liberté intense, éprouvée par le seul désir de se détruire, de se déposséder de son enveloppe corporelle et de son âme. Voilà ce que m’évoque le début de ce roman. Je perçois une terrible souffrance. Elle se répand dans mon intérieur comme un serpent en traque, non loin de cette atmosphère pesante qui agrippe Maisie, une jeune lycéenne, dépressive.
Car oui, si vous ne l’aviez pas encore compris, l’autrice aborde avec ses mots et ses émotions, la douloureuse maladie de la dépression, de la perte d’une jeunesse et d’une vitalité promise, mais également, l’anorexie, qui n’est pas prônée ici mais qui vit tapis dans l’ombre de Maisie. J’apprends à la connaître. L’abandon de son corps a débuté depuis de nombreuses années maintenant. C’est étrange, comme je me sens mal à l’aise de lire ces lignes. Non pas parce que je n’apprécie pas le style de l’autrice mais au contraire, car elle me fait vivre une mort lente mise en mots, tous plus trash les uns que les autres. L’autrice ne maquille pas et ne mâche pas ses mots pour améliorer ce quotidien ternis par le rejet parental, l’abandon de soi, la disparition du moindre souffle de vie. Si bien, que ma lecture me laisse, l’espace de plusieurs chapitres, sans voix, avec un sentiment d’écœurement, tant la description du mal qui ronge Maisie, est détaillé avec précision et tragisme.

J’ai donc fait la connaissance de Maisie, une jeune fille en perte de repères, abattue, et, de son groupe d’amis, tout aussi mal en point, abritant au fond d’eux remords, regrets et envie d’ailleurs.
Notre personnage principale entretient des relations plus que toxiques avec sa mère, absente et détruite. Ces personnages sont plus que réels, et expriment une forme de rage qui fait sens.
James, le frère jumeaux de Luke, qui est aussi le meilleur ami de Maisie, cache un lourd passé qui le pousse également à s’auto-détruire. Son côté « bad boy » fait de lui un garçon attachant et intriguant, malgré le fait qu’on puisse par moment lui trouver un coté agaçant, tant il s’énerve vite contre Maisie, dont j’apprécie le franc-parler. James, comme Maisie sont des personnages très solitaires et mystérieux. Ils sont à eux deux, la personnification de « l’agir » c’est-à-dire qu’ils préfèrent, lorsque l’émotion est trop forte, la fuite et la casse. Frapper leurs corps et les corps, aussi fort qu’ils le peuvent pour laisser s’échapper ce trop-plein de vie en eux.
James et Luke entretiennent des relations tendues en mode – Je t’aime, moi non plus- que je trouve assez curieuse. J’aime que l’autrice souligne la difficulté d’être jumeaux avec un autre qui vous ressemble, mais qui s’oppose à tout ce que l’un aspire. Ce lien fragilisé par la distance de personnalité et de caractère, est parfaitement mis en scène du début à la fin.

Cette distance/amour/haine se traduit également autour des liens familiaux distendus, chaotiques et déstructurés pour tous les personnages de ce roman. L’absence de repères, d’autorité, de fragilité parentale est renforcée par l’image d’un père abandonnique et pervers.

Je ressens des frissons à la lecture de certains passages tranchants avec le silence de la souffrance qui s’extirpe du souffle de Maisie. C’est intolérable, je suis là, en train de lire, pendant que de l’autre côté de ces pages se joue des drames. C’est indécent la manière dont la violence des scènes est décrite de façon aussi fluide, presque simplement et avec une distance qui m’inquiète et me fascine à la fois. Un grand bravo à l’autrice qui réussit à me faire aimer cette violence silencieuse par ses mots et une certaine douceur, car il me prend l’envie par moment, d’enlacer et de réconforter Maisie. Peut-être suis-je un peu psychopathe ? Les scènes sont d’une décadence totale qui parfois me mettent mal à l’aise tant elles sont animales. C’est si paradoxal de dire que l’autrice décrit avec émotion l’écœurement…

Sa tête était lourde, mais son esprit était vide. Ça bourdonnait dans ses oreilles. Une vague de chaleur. Puis la nausée. Au-revoir le chaud. Bonjour le froid. Tout était immobile. Sauf elle. C’était asphyxiant. Elle aurait voulu crier mais le son resta bloquer à la lisière de ses lèvres. Elle s’adossa alors à un arbre, et ne se concentra plus que sur l’écorce acérée labourant son dos. Les larmes percèrent des tranchées entre ses paupières closes. Elle inspira. Dieu que ça faisait mal.

Il est également question d’une confession latente de Maisie. Tout au long de la lecture je me demande ce qu’elle cache à ses amis. J’apprécie le lien fait avec la difficulté de confier tout haut son mal être à ceux qui sont censés nous être proche. Cet apprentissage de la vie pour Maisie et ses amis se fait sans nul doute, dans la douleur. Une amitié sauvage, brutale et fragile lie tous les personnages de ce roman. L’autrice utilise des mots durs voire violents pour peindre des émotions torturées. Une amitié comme famille. Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible ?

De plus, il y a beaucoup de désir sexuel pour Maisie. Est-ce seulement le travail des hormones adolescentes ou est-ce que le goût du sexe lui permet de combler une sorte de manque affectif ? Quoi qu’il en soit, un combat se joue quelques pages plus loin entre les liens du sang et les liens de l’amour. Un duel pervers. Qui en sortira gagnant ? Qu’y a-t-il à gagner ?

Le pardon est un des nombreux thèmes que l’autrice met en mots également. Mais taire des actes odieux ne ferait-il pas que de nous en rappeler le traumatisme ? Pardonner les autres est déjà un pas énorme, mais se pardonner soi, de se faire subir l’impossible, est-il moins douloureux et plus facile ? Je ne pense pas.
J’ai songé à un moment où ce pardon serait posé et serein, mais il n’en ai rien De nombreux rebondissements viennent contre balancer mes plans à la vitesse grand V ! La fuite devient un échappatoire correct. Mais pourquoi ? J’ai cette image de l’envol d’un papillon qui quitte le cocon qui lui tenait chaud pour mieux s’épanouir. Il n’en est rien ici. Un arrêt d’urgence est dressé quelques lignes plus loin. Comme un frein à mes propres aspirations d’un « Happy-End ». J’ai l’impression que l’autrice nous peint une forme de renaissance, comme s’il fallait pour vivre, mourir une fois. J’aime cet instant de retour à la vie, ce combat par intraveineuses.

Voici un roman dont la douleur a rythmé ma lecture tant il s’agit du récit d’un drame de vie. Un pur concentré de vérités en ce qui concerne la difficulté de vivre, la peur d’avancer et la descente cruelle aux enfers. Un combat entre le bien et le mal, l’amour et la haine. Mais surtout, une épuisante lutte contre soi. Un peu comme dans le livre de Paul COELHO, « Véronika décide de mourir ». Connaissez-vous ?

Wow !! J’aime cette fin. Mon dieu ! Je ne m’attendais pas du tout à ça !!

Le mot de Jo :
Tout d’abord merci à Alexandra d’avoir pris le temps de lire et de faire une chronique de mon roman.
Merci à ceux qui l’ont déjà lu ou qui maintenant, ont envie de le lire.
Et surtout, si vous écrivez vous aussi, ne laissez rien ni personne se mettre entre vous et vos rêves. Ne laissez personne vous faire croire que ce que vous faites ne compte pas et ne vous comparez à personne d’autre qu’à vous-même.
Vous êtes votre seul obstacle, votre seul rival, mais aussi votre plus grand ami et votre plus bel allié.
Croyez en vous et prenez du plaisir dans tout ce que vous faites.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Est-il douloureux d’aimer ?

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Un grand merci à l’autrice pour sa plume, sa réactivité et sa gentillesse.

 

Les souvenirs de l’espoir, ternis par la cruauté de la mémoire

Je lis des auto éditésMiroirs et Ombres, de l’autrice Maya AGORA, 372 pages officielles, disponible en version électronique et en version brochée sur Amazon, paru en 2018.

Le résumé d’Emma : Je m’appelle Emma MILLER. Après une année passée à rechercher mon mari disparu dans un accident de voiture sans aucune nouvelle, je me retrouve noyée dans les ténèbres d’une vie sans goût. Le seul moyen afin d’apaiser ma douleur d’attente et pour ne pas perdre espoir est : relater nos souvenirs sur du papier. Quelques jours après, je reçois un appel de la police : mon mari est de retour, vivant, comme je l’espérais, mais sans souvenirs de son passé et avec une nouvelle femme. Je me retrouve soudainement devant un étranger, face à des énigmes, à des questions, à des réponses, à des ombres, à des miroirs,… à la mort. 

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Chaque auteur a ses raisons, ses mots pour décrire, écrire ou transmettre. Je suis bouleversée en découvrant l’univers particulier de l’autrice. En effet, je débute la lecture d’un roman qui me semble, à première vue, énigmatique, mystique et dense. Je suis heureuse de partager mes impressions avec vous. Étant en contact avec l’autrice qui m’a vraiment donné envie de lire son roman, j’avais la curiosité de découvrir comment Emma, allait vivre le retour de son mari et, comment l’autrice allait nous embarquer (ou non) dans un mélange de souvenirs passés et d’actions au présent.

Je débute ma lecture avec une citation qui me propose une histoire d’aventure avec en passager, la tristesse. Tout de suite, je perçois que les mots sont choisis avec grâce, sensibilité et honnêteté. L’autrice me livre son cœur sous la forme d’une romance d’aventure. Je suis très touchée de façon crescendo par ce début de roman. Cependant, je n’arrive pas à imaginer à quoi peut ressembler physiquement Emma. En effet, l’autrice ne nous décrit pas son apparence mais nous invite dans la tête de son personnage, ce qui est très bien pensé sachant qu’elle se trouve dans une bulle de désespoir. Elle nous peint avec style le sentiment d’invisibilité que ressent Emma qui vient de perdre son mari et qui tente d’y faire face. J’admire la force de caractère et la persévérance d’Emma, qui se révèle à nous, lecteur, petit à petit. La description de son coup de foudre  envers Michaël me laisse sans voix tellement il est fort. Une véritable romance torturée entre en scène. Le sentiment de culpabilité d’Emma et le jeu de patience qu’elle tente de mettre en œuvre face à un évènement traumatique où la mort tient le premier rôle, me donne des frissons.

Patienter : vous savez ce qui nous fait endurer la patience c’est notre conviction que chaque chose a une fin.

J’ai particulièrement apprécié l’idée des flash-back qui se marient parfaitement au temps présent du récit. Je trouve que ce mélange de passé, présent et futur est parfaitement maîtrisé car à aucun moment je n’ai été perdue au fil de ma lecture. Mais, ce qui m’impressionne davantage, est la faculté avec laquelle l’autrice nous invite à partager les pensées de chaque personnage. En effet, la psychologie de chacun est poussée à son extrême, chaque question, émotion ou acte est pensé à voix haute par le personnage. Enfin, les différents moments du deuil sont présents : en introduction, on plonge dans un décor étouffant et déprimant, puis apparaissent des souvenirs d’une romance heureuse mais un tantinet mélancolique, des retrouvailles angoissantes et douloureuses et l’apprentissage de « vivre avec ».

Je me surprends à être nostalgique de cet amour perdu qui était si fort, c’est terrible ! Si bien que je me demande s’il ne s’agit pas d’un rêve ou d’un malentendu tellement ce qui arrive à Emma est cruel : elle doit composer avec un ex-mari qui ne se souvient nullement de leur vie ensemble. Être si proche et si distant qu’on en devient étranger dans le regard de l’autre. Au fil de pages, je m’interroge sur ce que peut ressentir un être qui vient de perdre la mémoire et à qui, on « greffe » une famille dont il n’a pas souvenir.  Peut-on imposer à quelqu’un qui ne se souvient de rien, une famille, une vie ? Jusqu’où s’imposent les liens du sang et la liberté ? Peut-on refuser de redevenir celui qu’on a été ? Comment réagir lorsque le passé refait surface et qu’il nous piège entre ses griffes ? Car outre la romance, c’est vraiment la question du deuil, des souvenirs entachés et la confrontation entre la vie et la mort que nous propose l’autrice. Comment faire face, se reconstruire ? Est-ce plus douloureux de vivre dans son passé ou de s’imaginer un futur impossible ? Peut-on oublier le goût de l’amour ? A cette question que je me pose, me vient mes propres flash-back, mes propres goûts et représentations de l’amour autour d’un tiramisu fait maison…

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« Parfois il n’y a que dans les adieux qu’on peut être parfait » – Extrait de la série PLL. Sur un son d’Elvis Presley – Mine-, je savoure ce Romanciak-Sanglot avec une cuillère du tiramisu fait maison.

Le rejet est également un thème qu’aborde ce roman. J’aime ce double sens que glisse l’autrice lorsqu’elle emploie les termes « Monsieur » et « Madame ». Ces deux mots qui unissent deux êtres et qui les séparent en même temps. Un coup, taquins et romantiques et une autre fois, violents et déchirants. Ces deux parallèles sont renforcés par le vouvoiement entre deux êtres qui autrefois ne pouvaient pas se décoller l’un de l’autre. L’image de l’amour parfait est mis à mal dans cet ouvrage. La tension est de plus en plus forte à chaque page que je tourne. Emma s’accroche à ses souvenirs qui a la fois la réconfortent et à la fois la détruisent. Quelle part de ce dilemme choisir ? S’effondrer et capituler en sombrant dans un passé perdu ou rester debout et construire un futur sans une des pièces maîtresses du puzzle ? Faut-il croire au destin dans des moments aussi insoutenables ?

Je suis accompagnée tout au long de ce roman par des chansons très fortes mais très tristes. Elles m’ont permis de me plonger dans une sorte de mélancolie qui accentue l’émotion ressentie par les personnages. Je tiens également à soulever que j’aime la double identité de la femme qui figure dans ce livre. En effet, deux des personnages féminins sont les exacts opposés : une version douce et une version plus diabolique, ce qui nous rappelle que chaque personne possède sa propre personnalité, plus ou moins accentuée par les souvenirs des expériences connues. Mais aussi qu’on possède tous une part joyeuse et une part toujours en quête de sens de la vie. Nous ne sommes pas « parfaits ».

Il y a des rebondissements à cette histoire, qui pourrait sembler « plate », et qui donnent une nouvelle direction aux lecteurs. On découvre pourquoi l’image de couverture est celle-ci et pourquoi les couleurs verte et mauve sont privilégiées. Je termine avec la notion de « peur ». La peur de l’inconnu lorsqu’on a été blessé et qu’on doit se reconstruire. Je trouve que c’est une romance-phoenix qui est dessinée au grès de ces pages. En effet, l’image d’une reconstruction prime et, toute la difficulté de la mettre en œuvre est décrite. L’autrice nous dit que le temps est un bon conseiller. Finalement, elle nous interroge sur notre propre conception et définition du mot « aimer ». Qu’est-ce que l’amour ?

Le mot de Maya :
J’écris sur la passion, j’écris sur la volonté, j’écris sur la liberté et sur les rêves, sur la vie et sur la mort, mais avant tout, j’écris sur moi. Je m’ouvre pour que toi, mon lecteur, tu puisses me toucher tout comme lorsque mes mots te touchent.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre définition de l’amour ?

Merci à Maya AGORA, ma partenaire gourmande, pour sa générosité, sa disponibilité et sa douceur.

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PAL – Février 2019

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Hellow mes petits gourmands 🙂 J’espère que vous allez bien ?

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de février.

Au menu

  • La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël DICKER
  • Ombres et Miroirs – Maya AGORA
  • Bleu cobalt – Corinne RALLO
  • Bêta lecture – Créoline DE VENFRE
  • Des fous échappés d’un asile (début) – Éliane LANOVAZ
  • Anna Plurielle – Virginie VANOS

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

J’ai vraiment hâte de goûter ces histoires aux styles plus ou moins décalés. En effet, je naviguerai entre policier, drame, thriller et fiction. Même si comme mémé Jacqueline je suis fauchée, lire n’a pas de prix.

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques (sauf ma bêta lecture) en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?