A quoi ressemble l’océan derrière la digue ?

Comme vous l’avez découvert dans l’interview d’Isabel Komorebi, son style rime avec douceur, poésie, mélancolie et contemplation. C’est avec des touches d’imaginaire et de science-fiction, qu’elle nous propose sa 3e romance, Le jour de ton arrivée, mêlant fraîcheur, destinée planétaire tragique et amour. Un roman-conte profondément humain qui interroge notre vision sur le devenir de notre terre et de l’être. Sommes-nous encore capables de nous en sortir, de nous aimer ?

le jour de ton arrivée isabel komorebi

Une poésie romantique digne d’un conte des temps moderne

🎼 Mettez-vous dans l’ambiance en écoutant Hostiles, de Max Richter

Je commence à écouter Hostiles, les mots « fantastique » et « science-fiction » sont les bons termes pour désigner l’ambiance sombre et mystérieuse qui s’ouvre à moi. Quelle bonne idée de nous proposer une bande son pour accompagner un livre car je trouve que cela favorise notre immersion dans l’époque où l’auteur souhaite nous plonger.

Un monde où l’homme est « vide de cœur »…

Un sujet aussi frappant que celui-ci a guidé l’écriture de la 3e romance de l’autrice qui nourrit une passion pour l’imaginaire et la mélancolie. A travers ce dernier, nous découvrons, dans une ambiance glacière, annonçant la fin d’un monde qui se meurt, la rencontre entre Lui et Elle. Deux êtres que tout oppose mais dont la singularité et la détermination sont fortes et axées vers un monde meilleur. L’espoir n’est pas totalement mort et j’aime à penser que l’homme, de manière générale, puisse encore ressentir cela et chercher des solutions pour améliorer son quotidien. La solidarité peut être un des choix possibles.

Ici, deux êtres évoluent dans un environnement où les émotions sont comme gelées par trop égocentrisme et d’indifférence.
Pourtant, quelque part dans le monde, vivent des êtres dotées d’une intelligence supérieure, favorisant leur adaptabilité et leur créativité au niveau des solutions à envisager pour un avenir certain et plus joyeux. Des êtres à l’écoute surtout. L’écoute devenant une précieuse qualité de nos jours où la performance, la compétition et la supériorité règnent dans les couloirs de nos entreprises et des écoles. Ainsi, Elle, lui propose de partir loin, pendant qu’il est encore temps.

Et toi, si tu avais été à la place de Logan (Lui), serait-tu parti(e) ?

Sachant que la terre se meurt, que plus rien n’existera bientôt, que seul l’amour peut sauver l’humanité ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans cette fabuleuse romance.

Un roman-conte saisissant

Comme nous le suggère l’autrice en début d’ouvrage, ce roman emprunte au conte ses qualités de transmission, nous permettant de mieux appréhender les changements, les difficultés de l’existence et de dompter avec plus de facilité, nos angoisses. Ainsi, Quand Lui, ne se sent pas à sa place parmi la foule qui ère sans but précis, Elle seule peut, à travers l’amour qu’elle lui porte, lui faire espérer un avenir plus radieux.

J’ai beaucoup aimé la poésie qui se dégage de la plume de l’autrice. Les mots et expressions sont choisis avec soin et précision mais surtout avec musicalité. C’est pourquoi, pour davantage nous plonger dans le contexte cosmique de ce roman, Isabel nous invite à écouter en musique de fond, l’un des album de Max Richter.

La structure du roman nous offre des descriptions de scènes variées tantôt romantiques, tantôt apocalyptiques. J’ai apprécié le rythme proposé par l’autrice où une certaine forme de tension dicte les choix de chacun mais où leur liberté est respectée. En effet, à aucun moment, les personnages sont forcées de faire une tâche ou de prendre une décision radicale. Au contraire, la liberté de chacun prime sur le confort collectif, au regard des objectifs personnels poursuivis par chacun.

Une nostalgie à cœur ouvert

J’ai beaucoup aimé cette notion de « secret » qui plane au-dessus de la tête du lecteur. J’aime être mise dans la confidence du devenir de la terre.

De plus, j’ai adoré la façon dont l’autrice nous dépeint un futur où la nostalgie du passé tient le rôle principal. Notre capacité à nous tourner vers un futur que nous n’avons pas choisi, effondre les rêves projetés de chacun. La place à l’originalité n’est plus, seule demeure de vagues possibilités d’un futur monochrome.

Il coulait de la bouche de mon père touts les palettes des émotions humaines.

Sommes-nous en droit de nous interroger sur l’existence de l’amour ? Isabel, elle, ose s’y préoccuper. Elle nous invite à en faire de même et à ne pas se laisser diriger par la peur de l’autre, qu’elle naisse de notre peur de l’inconnu ou de celle de notre manque de curiosité.
Sommes-nous en droit de nous interroger sur l’écologie et le sort que nous nous préparons avec tant d’acharnement technologique ? Voilà une question placée comme l’un des sujets qu’abordent ce roman, avec respect et distance. Ce roman m’a sensibilisée davantage quant à mes choix écologiques mais également sur mes choix en matière de construction d’un vivre-mieux.

Ces romans ont quelque chose de particulier qui m’attire sans que je puisse clairement définir de quoi il s’agit. Je sais seulement qu’ils m’apaisent, qu’ils provoquent en moi une espèce de calme intérieur. Ils ont quelque chose de vrai, d’authentique. Le romantisme et la poésie qui s’en échappent m’aide à prendre conscience du moment présent.

J’ai l’impression de lire un essai philosophique déguisé en conte, ce que je trouve particulièrement atypique et intriguant. Les mots me manquent pour vous décrire davantage ce roman pour lequel, seule comptera votre ressenti.

Mais comme je n’aime pas vous quitter ainsi, je vous propose le mot d’Isabel, créé spécialement pour vous…

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Je lis des auto éditésAuto-publié le 17 octobre 2019
Romance / 207 pages
Format e-book (2,99€) et broché (9,90€)
Disponible sur Kobo, Amazon et abonnement Kindle, Ibooks et Google Play

 

Et toi, si tu avais été à la place de Logan (Lui), serait-tu parti(e) ?

Merci à Isabel pour sa collaboration lors de notre interview vidéo ainsi que pour bousculer la vision que j’ai de notre monde. Merci pour la douceur de ta plume.

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Isabel Komorebi sur le Grill !

▶️ En exclusivité et sous format vidéo pour la première fois, découvrez l’interview de la romancière Isabel Komorebi à propos de son dernier 📕 :

Le jour de ton arrivée
Disponible en version électronique ou en version brochée sur Kobo, Amazon et abonnement Kindle, Ibooks et Google Play

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🙏 Merci Isabel pour cette opportunité et merci à vous d’avoir visionné cette vidéo !

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Maya AGORA sur le grill !

Que serai-je sans écrire ?
Écrire, c’est laisser couler ce flux sur du papier lorsqu’il commence à me hanter. J’écris partout, j’écris-là où je ressens cette nécessité.

Et là, vous vous dites : ça, c’est du lourd, univers atypique :o, autrice à part ?
Et vous ne croyez pas si bien dire…

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Une biographie à sa manière…

Alexandra : vous êtes l’héroïne d’un univers que je trouve assez atypique et surprenant, pouvez-nous dire qui est Maya Agora ?

Maya : je n’ai jamais essayé de trouver une définition à ce que je suis ni à ce que je représente comme autrice ou comme personne. Je crois que ma définition de moi-même, si je la donne maintenant, changera sûrement au fil du temps. Ma conviction de ce que je suis aujourd’hui ne sera pas la même dans 10 ans par exemple. Je ne suis pas celle que j’étais auparavant. Mais une chose est sûre, à 28 ans, je suis toujours cette personne qui rêve, qui vit dans un univers parallèle, qui vit dans un monde parfait, dans son imagination, et je resterai toujours cette personne-là.

Depuis toute petite, je suis fascinée par les histoires. Lorsque je regardais un film ou je lisais un livre, j’essayais de changer la fin pour y vivre plus longtemps. L’essentiel pour moi est d’écrire des histoires. Maya Agora est plutôt ce que l’on appelle en anglais « story teller » beaucoup plus qu’écrivaine. Mes histoires et mon imagination n’ont de limite que la raison parfois. Le doute peut survenir à chaque instant et me faire de moi, son esclave. Malgré cela, rien ne m’arrête. Mon imagination est telle un phénix. Au moment où l’on croit qu’il est mort, il renaît de ses propres cendres, aussi fort et aussi beau qu’auparavant.

Maya Agora apprécie tout ce qui raconte une histoire. Elle adore l’art qui s’exprime en notes, en mots ou en couleurs sur un tableau. Tout ce qui est beau et naturel l’inspire et lui donne envie de créer elle-même, dans son univers, quelque chose d’exceptionnel.

Alexandra : nous pouvons constater à quel point l’écriture tient une place importante dans votre vie. Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Avez-vous un espace dédiée à votre passion ?

Maya : « L’écriture est toute ma vie ». Tout le monde peut répéter cette phrase, je le sais. En tout cas, moi, j’écris depuis longtemps. Pour être plus précise, j’ai commencé à écrire lorsque j’avais 12 ans. Pendant une période de mon adolescence, l’écriture était une échappatoire. J’écrivais des poèmes pour décrire ce que je ressentais. J’ai écrit des histoires perdues, mais qui m’ont convaincue d’emprunter ce chemin.

J’ai découvert que, lorsque je commence à écrire, je transporte une partie de mon monde imaginaire autre part, là où elle peut vivre au lieu de me chuchoter dans la tête. Ces personnages vont me quitter tour à tour, pour que je puisse en concevoir d’autres. C’est un peu fou, mais c’est vrai. J’en avais marre d’avoir ces personnages en moi, d’entendre leurs voix, de garder leurs mélancolies à la fin…

J’attends toujours le moment où je suis le plus inspirée. Qu’est-ce qui m’inspire exactement ? Je ne sais pas. Je me fie à mon intuition. Cette force difficile à expliquer, me montre le moment propice. Je donne voie à cette voix que j’entends en la transportant quelque part sur mon ordinateur ou sur du papier. Le moment propice est lorsque les personnages crient liberté. J’écris partout, j’écris-là où je ressens cette nécessité. J’ai toujours mon téléphone avec moi. Quand le moment vient, même si je suis dans mon lit, je prends mon téléphone et j’écris pour ne pas perdre le personnage ou les idées. Ce n’est ni orienté ni organisé.

Alexandra : j’aime la poésie qui se dégage de vos mots ! A la lecture de votre premier roman, vous écrivez à de nombreuses reprises le mot « âme ». Que signifie-t-il pour vous ?

Maya : « Nous faisons partie de l’âme « . J’essaie de trouver ma vérité sur cette chose que je trouve mystérieuse, que j’essaie de comprendre. C’est quelque chose qui regroupe beaucoup de notions. Elle est en nous, mais elle n’est pas nous tant que nous l’ignorons. Nous sommes trop focalisés sur un monde extérieur alors que l’âme est abstraite, elle représente tout ce que nous sommes réellement. Nous devons vivre une éternité espérant saisir ce qu’est notre vraie âme – ma propre âme – non semblable à celle des autres.

L’âme dans le roman est un peu différente, c’est un aspect plus large de la personnalité d’Emma, elle lui montre la bonne voie. Et avec le temps qui passe, Emma développe d’autres facettes de son âme pour connaître une sorte de complétude.

Parlons amour…

Alexandra : dans votre roman, Miroirs et Ombres, vous évoquez un amour mélancolique à la fois réconfortant et destructeur, pouvez-vous nous parler davantage de ce que vous avez voulu transmettre aux lecteurs ? Votre roman parle-t-il seulement d’amour ?

Maya : ça, c’est une très bonne question. Si mon roman parle seulement d’amour ? Non.

Ce que je veux réellement transmettre est simple. La vie est une dualité. Chaque opposé mène à un autre, car ils sont pareils. C’est un peu compliqué à comprendre, toutefois les personnages principaux reflètent cet aspect. L’un est libre, l’autre est esclave de ses peurs. Malgré cela, ils ont réussi à s’accepter. Les peurs existent à l’intérieur de tout individu, mais chacun les traite d’une manière différente, réagit d’une manière différente, etc. Emma, malgré ce qu’elle reflète, était esclave de ses peurs. Elles ont fini par tout détruire, par créer cette sorte de dépendance qui n’était pas apparente. Elle s’est libérée au moment où elle est devenue consciente de cette vérité. À la fin, la personnalité d’Emma se rapprochera de celle du vrai Michael. La raison de leur séparation vers la fin était pour se détacher d’une dépendance, pour atteindre l’ultime vérité. Il a fallu un long chemin à Emma afin de comprendre cette vérité.

Il est clair que nous avons tous besoin de nous libérer afin de vivre en paix et réussir. Le plus important, c’est de devenir conscient de notre prison et de nos dépendances.

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Montage réalisé par ©Maya Agora

Dans mon roman, j’ai parlé de souvenirs. J’ai voulu montrer à quel point le temps passé peut être destructeur. Chacun l’interprète à sa manière : Emma voulait oublier, Michael voulait se rappeler, et les deux ont raison. Ils oublient tout de même que le bonheur est dans l’instant présent.

Il est également question d’amour. L’amour, c’est beau, c’est parfait même dans l’imperfection, et ça fait rêver. Tout le monde désire aimer être aimé en retour. On se sent spécial ainsi, le héros de son propre conte. Il est essentiel de transmettre la beauté de ce sentiment et ce qu’il fait naître dans notre esprit, qu’elles que soient nos créations.

Alexandra : comment définiriez-vous alors, l’amour et le rejet  amoureux ?

Maya : nous avons une mauvaise compréhension de l’amour, il est souvent un besoin de complétude. Si nous cherchons quelque chose à l’extérieur pour nous compléter ou nous rendre heureux, c’est que nous ne le possédons pas. Michael et Emma ont réussi à s’aimer même séparés, c’est un très beau message. Si seulement on arrive à aimer sans attentes et sans conditions.

Je ne sais pas trop pour le rejet amoureux. Si nous aimons quelqu’un qui nous rejette ou ne nous accepte pas, alors il faut reconsidérer cet amour ou plutôt cette relation. N’est-ce pas ?

Alexandra : je suis d’accord avec vous sur ce point. Une chose qui m’a tout de suite frappée est la psychologie de vos personnages poussée à son apogée. Pourquoi et comment faites-vous pour inviter les lecteurs dans la tête de ces derniers ? Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez des scènes assez fortes comme le retour inespéré du mari d’Emma ?

Maya : si l’on est fasciné par l’âme, on doit étudier la psychologie et découvrir ce mystère de près. J’apprécie tout ce qui est profond, abstrait et que la plupart des gens ne voient pas. C’est ce qui contrôle le monde. J’essaie d’aller vers l’extrême. J’ai cette forte conviction que nous sommes tous pareils. Ce qui nous différencie ne sont pas les langues, la culture ou notre aspect physique. C’est plutôt nos convictions, notre personnalité et les choix que nous faisons durant toute notre existence. Et je m’inspire de cette conviction, de moi-même, de mon entourage, de l’humanité. Je forme toute une personnalité avec des peurs, des préférences, des complexes et je la libère. Je laisse mon inconscient s’exprimer.

Lorsque j’écris, je ne suis pas consciente en général. Je ne réponds pas parce-que je suis dans mon monde. Un instant est suffisant pour me perdre dedans. Je préfère être seule quand c’est très profond, très intime.

Alexandra : vous êtes-vous inspirée d’autres auteurs pour écrire votre roman ?

Maya : il y a forcément des auteurs qui m’inspirent et que j’adore. Néanmoins, mes histoires sont le fruit de mon imagination. Je me mets dans la peau du personnage et je raconte son histoire. C’est moi qui l’ai créé, je suis lui. J’écris ce qu’il me dit, et ce, à quoi il réfléchit.

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Montage réalisé par ©Maya Agora

Alexandra : il est aussi question de « destin » dans votre roman et de « résilience », croyez-vous en votre bonne étoile ? Ce roman vous aurait-il aidé à surmonter une étape difficile de votre vie ?

Maya : je crois au choix et aux opportunités qui s’offrent à nous. Être consciente de ces éléments est ce qui fait la différence. Le destin n’est qu’une appellation que l’on aime donner à un choix par exemple pour camoufler ou accepter le résultat. Lorsqu’on est incapable de rendre l’inconscient conscient, on le laisse nous contrôler et on l’appelle destin, c’est ce que Carl Jung avait dit et je le crois à 100 %.

Alexandra : en parlant de psychologie, je constate que votre première de couverture est truffée de symboles forts que l’on retrouve tout au long de notre lecture, comment l’avez-vous pensée et travaillée ?

Maya : au début, j’avais une vision plus différente de ma couverture. Je voulais qu’elle soit simple. Malheureusement, je n’ai pas réussi à projeter ce que j’avais comme idée dans la réalité, le résultat ne m’a pas trop plu. Je me suis dit pourquoi ne pas essayer de mettre des illustrations pour refléter un peu ce qu’il y a dans l’histoire (puisque le titre est un peu vague et c’est difficile de deviner ce qui se passe réellement à l’intérieur de ce bouquin). J’ai travaillé cette couverture avec un professionnel.

Parce que nous sommes curieux…

Alexandra : merci pour ces précisions. Sautons du coq à l’âne, voulez-vous. Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant qu’autrice auto-éditée ? À quelles difficultés vous êtes-vous heurtées ? Qu’en retirez-vous comme bénéfices ?

Maya : c’est un océan, et il faut apprendre à nager avant de plonger dedans. Il est vrai qu’avec des plateformes comme Amazon, il est devenu plus facile de publier son livre, sans avoir à penser aux maisons d’éditions. Toutefois, il ne faut pas omettre les contraintes. L’auto-édition signifie faire tout le travail de A à Z. L’auteur est en même temps l’éditeur de son livre. Du coup, il faut qu’il s’occupe de pas mal de choses qu’il ne maîtrise pas : concevoir la couverture, faire de la publicité, etc. Bien analyser les plateformes sur lesquelles il va publier est essentiel également. Il n’y a pas de hasard. L’auto-édition fait rêver, mais il existe tout un travail qu’il ne faut pas négliger si l’on veut vraiment réussir. Pour moi, dans tout ce que j’entreprends, il y a une leçon que j’apprends à la fin. Ceci est une règle générale. Si l’on commence un travail, à la fin nous ne sommes jamais la même personne.

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Montage réalisé par ©Maya Agora

Alexandra : ne plus être aimée par quelqu’un vous fait-il peur ?

Maya : non. Je crois que dès le moment où nous avons aimé quelqu’un, nous n’allons  jamais cesser de l’aimer. L’amour, s’il naît, est difficile à tuer, il reste vivant avec nous. Nous devons accepter cette vérité pour ne plus nous blesser et blesser les autres. Si quelqu’un ne m’aime plus, c’est qu’il n’a jamais réussi à m’aimer dès le début ou qu’il vit dans le déni.

Alexandra : pensez-vous que l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Maya : chacun joue un rôle dans la société. La particularité de l’écrivain est qu’il est artiste à moitié, il fait rêver, donne de l’espoir à travers ses histoires, apprend une morale et s’il réussit à le faire d’une bonne manière ses œuvres seront une leçon pour les générations. J’ai dit à moitié, car pour moi un écrivain n’est artiste en entier que lorsqu’il est poète.

Alexandra : Un dernier mot?

Maya : j’ai épuisé tous mes mots, mon dernier,je te le dédie à Alexandra. Il y a des rencontres qui nous marquent beaucoup plus que d’autres, et je suis reconnaissante parce-que nos chemins se sont croisés. Merci pour ces questions mûres et réfléchies. Cela reflète ta passion pour les livres et montre à quel point tu es impliquée dans ce que tu entreprends. Comme d’habitude, tu assures à la perfection.

Alexandra : merci beaucoup Maya pour cette charmante dédicace qui me vont droit au cœur et un énorme merci pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Maya Agora a été cuite par Alexandra Papiers Mâchés.

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Miroirs et Ombres, publié en version électronique sur Amazon en 2018, au prix de 2.99€, 372 pages.

Dans ce roman, j’ai peint le temps en un miroir, les souvenirs en une ombre que nous transportons et la liberté en une lumière qui nous permet de bien distinguer l’ombre, de profiter du présent et voir clair le futur afin de ne pas tomber dans le tourbillon d’un temps obscur.

 

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Retrouvez ma chronique gourmande du roman de Maya Agora – Miroirs et Ombres – juste ici.

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PAL – Juin 2019

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Hellow mes petits gourmands 🙂 Comment allez-vous ?

Je tiens à vous informer que je n’écrirai pas mon bilan du mois de mai. Mais, pour me rattraper, je vous livrerai d’autres informations croustillantes me concernant très bientôt 🙂

Aujourd’hui je vous fais découvrir ma PAL du mois de juin.

Au menu

  • L’inconnue de l’équation Xavier MASSÉ
  • Écueil de poésie – Alexandre MAJORCZYK
  • La fragilité des rêves – Dimitri DEMONT (partenaire gourmand)
  • L’étrange affaire Laprades – Jean JOLLY
  • La contemplation des lignes –  Isabel KOMOREBI
  • Suivre les vagues – Tome 1 – Anaïs W.

(Oui je sais, les livres ne sont pas classés par ordre alphabétique, c’est normal ! Comme beaucoup d’autres lecteurs, j’organise ma petite popote au gré de mes envies et des arrivées gourmandes)

Pour ce mois de juin, je me laisse séduire par un recueil de poésie. Toujours un soupçon de romance avec en toile de fond le dernier thriller de Xavier Massé et un policier. On ne change pas des genres littéraires qui gagnent à me séduire !^^

Vous retrouverez prochainement toutes mes chroniques en cliquant sur les titres des ouvrages dans ma PAL rubrique « Inventaire livresque ». Elles sont également disponibles dans mon bar culturel en cliquant sur les rubriques « Livres par titres » et « Livres par auteurs ».

Bonne dégustation !

Et vous, que lisez-vous ?

La puissance du savoir

Je lis des auto éditéslogo-dLa Voleuse des toits, de l’autrice Laure DARGELOS, 676 pages officielles, auto-édité en février 2019. Disponible en version numérique et en version brochée sur Amzon. Je vous conseille d’aller faire un tour sur ses blogs en cliquant ici et . De très bons conseils d’écriture s’y trouvent ainsi que l’actualité de l’autrice et de ses romans.

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Loi du 31 mai 2019 : Vous vous perdrez à travers le temps en remontant en 1798. Vous ferez la connaissance d’Éléonore Herrenstein (alias Plume), jeune aristocrate, fille de l’Ambassadeur de la ville de Seräen ainsi que d’Élias d’Aubrey, l’un des hommes les plus puissants du royaume, fiancé d’Éléonore. Vous craindrez les règles écarlates et sa ligue. Vous suivrez Plume sur les toits. Vous ne manquerez aucun combat pour sauver votre honneur. N’oubliez pas de percer le mystère de la toile…

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Bienvenue à Seräen. Ça y est, j’y suis, en 1798 je veux dire. Tout a été pensé pour nous faire voyager à cette époque, des lieux aux dialogues en passant par les personnages et leurs façons de s’exprimer. Vraiment, je me prends une grosse claque en pleine face tellement je suis conquise. Je commence donc ma lecture, sous le charme. Mais, très vite, je me rends compte qu’il y a beaucoup de personnages, que je n’arrive pas à suivre comme j’aimerai cette histoire très prometteuse. Pas d’Index présent au cas où notre mémoire nous jouerait des tours. Je commence à perdre espoir, quelque chose me retient de savourer ce roman et j’en suis très peinée. D’autant plus que cela fait longtemps que j’ai ce roman en ma possession. Une idée me passe par la tête : et si je transformais la version brochée en livre audio ? J’ai toujours aimé le fait qu’on me conte des histoires. Alors, ni une ni deux, je traduis le roman (mais je suis le déroulé de l’histoire en même temps que la lecture car, il faut bien que je traque les coquilles, moi qui en fait ^^). Le test est positif : 600 pages de lecture… soit un peu plus de 16 heures de lecture et d’écoute m’attendent. En avant !

Pendant que le fichier charge, je prends un instant pour observer la couverture de plus près. Je la trouve juste sublime, très soignée et travaillée ! Nous comprenons pourquoi une montre à gousset y figure car, c’est un extraordinaire voyage dans le temps qui attend le lecteur.

L’autrice a fait le choix de diviser son roman en trois livres. Le premier nous présente la ville de Seräen et les lois écarlates qui la fondent. D’entrée de jeu, le lecteur est averti : toutes formes d’art sont prohibées. Vous imaginez-vous vivre sans pouvoir exprimer votre créativité ? Je trouve très intéressant de nous plonger dans cet univers car, j’ai eu l’impression d’être en possession d’un livre interdit. Ma lecture est devenue à ce moment-là, une violation de la loi et moi, une hors-la-loi, j’ai les frissons, j’adore !
Le deuxième nous dessine en toile de fond le dessein d’une romance et nous promet un combat entre les sentiments flous du jeune aristocrate, Élias et de ceux d’Éléonore. Un splendide voyage dans le passé aux paysages colorés attend le lecteur. Gare à vous si vous perdez la notion du temps. Je vous conseille de faire attention aux détails qui jonchent votre route (n’oubliez pas la toile mystérieuse…) pour comprendre ce roman.
Enfin, le troisième livre est quant à lui, plus sombre que les deux premiers et, a le goût de la révolte avec en tête de fil, une Éléonore plus déterminée que jamais à renverser le pouvoir. Mais y arrivera-t-elle seulement ?

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Une pause s’impose à base de pâtes au pesto accompagnées de sa salade de roquette : deux aliments qui se marient à merveille comme Éléonore et Élias…

L’autrice, via un style très descriptif et romanico-héroïque (permettez-moi l’invention) permet une certaine fluidité dans le récit et le déroulement d’une intrigue que je trouve cohérente et réfléchie. Cependant, j’ai trouvé certaines descriptions lourdes etn dans ces moments-là, j’ai eu tendance à décrocher un peu. Malgré tout, le lecteur est invité à imaginer toutes les scènes et les nombreuses actions qui composent ce roman. Pour le coup, vous ne serez pas déçus ! Je ne pouvais prévoir aucuns des retournements de situations que j’ai découverts au gré des chapitres, et pour cela, je tire mon chapeau à l’autrice. Car, après tout, quel lecteur n’aime pas être surpris ?

Au fil de ma lecture, je cerne de plus en plus les psychologies et caractères des personnages principaux de ce récit. Je m’identifie aisément à Éléonore ou à Élias. J’irai même jusqu’à dire que je suis un mixte des deux protagonistes.
Le jeu amoureux qui se dégagent d’eux me fait penser à un « je t’aime, moi non plus », où le doute s’installe pour déterminer dans les esprits pour déterminer si Élias est vraiment sincère dans les sentiments qu’il dit éprouver pour Éléonore.
Cette dernière, ayant un caractère très fort, n’aimant pas se laisser marcher sur les pieds, osera plus d’une fois s’interposer et répondre à un aristocrate, drôle de par son cynisme, ses répliques sarcastiques et, son habileté à manier l’épée. J’aime l’introduction d’une rivalité fraternelle entre son frère cadet et lui qui introduit la notion de pouvoir, de force et de contrôle.

La double identité de l’héroïne quant à elle, pourrait être comparée à notre envie d’être libre et à l’apparence soignée que les normes nous imposent.
La complicité qu’entretiennent Éléonore et sa femme de chambre, qui connaît comme le lecteur, le secret d’Éléonore, celui d’être une voleuse courant sur les toits; est très bien décrite et apporte un peu plus de légèreté à ce roman. De plus, cela permet à mon sens, de parler de la notion de loyauté. Plus tard, ce thème reviendra, renforcé par celui de l’amour.
Je comprends que le fait de monter sur les toits pour Plume est avant tout une recherche de liberté. La légèreté de son pseudonyme contraste parfaitement avec la force dont la jeune femme fait preuve. Agile, souple, mais au caractère de plomb (un kilo de plume vaut-il un kilo de plomb ?). Son attirance pour les arts vient à contre sens d’une prohibition de celui-ci et interroge quant à son rôle pour renverser ce gouvernement trop strict. Les arts sont-ils salvateurs ?

L’autrice a fait le choix de ne pas polluer son récit de nombreux dialogues car, même si nous en avons, ils sont placés avec pertinence et dynamisent le récit, rendant  plus que réels encore, les échanges entre les personnages. De plus, le ton employé et le vocabulaire choisi donnent un côté ancien faisant ainsi écho à l’année dans laquelle se déroule l’histoire. Vraiment, j’adore, on y croit ! Je trouve que cette prouesse doit être soulignée car garder ce style pendant près de 700 pages est un énorme talent.

Ce que j’ai apprécié est, l’idée de mettre l’image des galeries souterraines, qui amplifie le mystère qui rode dans la ville. De plus, cette image peut être le reflet de la notion de secret qu’on enfouit sous terre, ou encore, synonyme des mystères qu’abrite une ville et ses habitants. L’introduction d’une toile mystérieuse ne laisse donc pas le lecteur sur sa fin, ceci marquant le début d’une quête de sens autour de cet objet prohibé. Enfin, le troc est un des sujets évoqués dans ce roman qui se marie avec l’époque choisie ajoutant une notion d’échange. Les jeux de pouvoirs entre les habitants des bas-fonds et les aristocrates étant vifs. La visibilité d’une forme de hiérarchie à Séräen est marquée par le statut de l’Oméga représentant Dieu, celui de la ligue écarlate pour l’armée, celui des aristocrates mentionnant la classe supérieure et celui des bas-fonds pour la pauvreté.
La force de la politique et le pouvoir qu’elle exerce sont très marqués dans ce roman et sont révoltants. Cette restriction de liberté des habitants fait exploser la marmite du supportable et fait naître une rébellion secrète jusqu’à la révolte. A ce moment-là, Plume m’apparaît comme Katniss Éverdeen dans Hunger Games : une stratège et combattante hors pair, courageuse défenseure de ses valeurs dont prime celle de la justice. Peut-être pouvons-nous y voir une référence à des révolutions comme mai 1968 ?

Durant ses périples, Plume est protégée par un valeureux, et fidèle courtiers qui prend sa mission très à cœur, bien que son apparence de manipulateur fasse croire le contraire. Enfin, j’aime beaucoup l’introduction de la magie blanche et noire, qui laisse à penser à une forme de lutte contre le Bien et le Mal. J’ai ainsi fait la rencontre folle du Ranaghar pouvant représenter une sorte de Juge et la peur de l’être humain.
J’ai été déchirée, bouleversée, affligée ou heureuse avec Plume des événements qui l’attendent ! Il y a de vrais rebondissements dans ce roman où présent et passé se confondent.

Je note le parallèle entre le bruit et le silence, l’autrice a su instaurer un climat de doute et a su garder le lecteur en alerte (pour la majorité des scènes pour ma part, même si cela m’a parfois un peu coûté). Ce roman représente pour moi un combat entre la vie, la mort et l’immortalité.

Je m’appelle Éléonore Herrenstein, déclara-t-elle, je suis la fille de l’ambassadeur. J’avais huit ans le jour où j’ai compris que dans cette société, il n’y aurait jamais de justice…

Le mot de Laure
Recette de « La Voleuse des toits« 
Prenez un grand saladier et mélangez ensemble :
– trois règles écarlates
– une dictature
– une jeune aristocrate en quête de liberté
– un seigneur de la Ligue
– un groupe de rebelles
– un courtier à l’honnêteté douteuse
– un peintre du passé
– une mystérieuse toile

Saupoudrez avec une pincée de magie, une cuillère à soupe de romance et n’oubliez pas d’ajouter 500 g de voyage dans le temps. Versez la pâte dans un moule beurré et faites cuire au four (180°C) 35 minutes.

À déguster sans modération 😊

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L’addition, s’il vous plaît

La Voleuse des toits - laure DARGELOS.png

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Aimez-vous la fantsy ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie l’autrice pour sa gentillesse et sa patience, mais aussi de m’avoir fait parvenir son roman en version brochée. De plus, je suis admirative du travail titanesque qu’elle a abattu pour confectionner son histoire ! Enfin, que dire de ce mot de l’auteur, juste parfait ! Un grand merci pour tout.

Émilie VARRIER sur le grill !

Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

Ah oui ?
Voyons voir ça…

Comme un échos au livre de Françoise HÉRITIER, « Le sel de la vie »

Profil Emilie

C’est moi ! Mon site web juste ici.

 

Alexandra : Bonjour Émilie ! Rentrons dans le vif du sujet. Je suis sûre que les lecteurs ont envie d’en savoir plus sur vous. Pouvez-vous vous décrire en quelques phrases en évoquant votre pire défaut et votre meilleure qualité ?

Émilie : Ça commence fort ! Bonjour tout le monde. 🙂

J’ai trente ans et je vis ma vie comme une aventure. Chaque jour, je fais de mon mieux pour vivre de la douceur et de la joie. Je savoure le bonheur à chaque instant et je le partage autour de moi. Originaire du nord de la France, j’ai décidé de tout quitter et de changer pour une vie meilleure. Que ce soit d’un point de vue personnel, dans mon métier ou dans mes passions, je fais ce qui me rend heureuse !

J’aime la lecture, les sourires ainsi que le partage. C’est donc naturellement que j’écris des romans optimistes, pour lesquelles je m’inspire de mon cheminement personnel, de mes proches et de mes songes. Je réfléchis à mon vécu et j’espère transmettre ce que je retire de mes expériences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

J’adore écrire, mais pas seulement. On dit de moi que je suis simple et positive, et qu’il en faut peu pour me combler ! Et c’est tant mieux. 😉 J’ai un tas de hobbies pour ça et qui améliorent ma créativité et mon esprit positif. J’aime les voyages, la marche, la navigation en voilier, les produits naturels et sains ainsi que le sport, la musique et la danse… et le dépassement de soi. Ce que je préfère, c’est la lecture, les apéros entre amis, les séries, les surprises, les heures passées au téléphone avec les copines et le thé !

Bref, toutes ces petites choses qui me donnent le sourire et me permettent de le partager avec mon entourage.

Maintenant, la question fatidique… Mon pire défaut est aussi ma meilleure qualité : je suis sensible. Je prends tout à cœur, ce qui m’arrive, ce que je vis et ce que l’on me dit. Mais cela fait de moi une personne douce et à l’écoute, des autres et de moi-même. Je perçois les émotions et les sentiments qui gravitent autour de moi et m’impactent, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.

Alexandra : J’ai souvent entendu que les auteurs sont des êtres « à part ». Partagez-vous ce point de vue ? A ce propos, avez-vous des manies ou un rituel spécial ?

Émilie : Je ne sais pas si en tant qu’auteur nous sommes « à part ». Lorsque nous nous investissons dans une passion, nous entrons dans une communauté. Et celle qui regroupe les auteurs est autant « à part » que ceux qui font du triathlon où du maquettisme. ^^

Mais il est vrai que notre imagination fait de nous des individus différents. Nous observons le monde d’un autre œil. Et nous avons le pouvoir de créer un univers, le nôtre, parallèle à celui dans lequel nous gravitons, et sur lequel nous avons le pouvoir de tout changer ! C’est grisant.

Pour ce qui est des manies, j’en ai des tas ! Mais la plus flagrante c’est que je joue avec mes cheveux, particulièrement lorsque j’effectue une tâche qui me demande de la réflexion. Cela devient compliqué lorsque j’écris mes romans car j’ai à la fois l’envie furieuse de faire des nœuds et des tresses, tout en ayant besoin de mes mains pour taper sur mon clavier ! Je passe donc de l’un à l’autre avec frénésie. Ce manège amuse les personnes qui m’observent et cela me fait rire.

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Je vous prépare un deuxième roman…

 

Émilie VARRIER, Romancière, a écrit – Un binôme idéal –, une bulle de douceur…

Alexandra : Pouvez-nous nous parler un peu de votre livre sans trop en dévoiler ?

Émilie : Je n’en dévoilerais pas trop, promis ! Mon premier livre est une romance optimiste, il s’intitule « Un binôme idéal ». C’est l’histoire d’une rencontre entre deux trentenaires. Mike est un bel homme, charmeur et à l’écoute. Cathy est sensible – tien tien… 😉 – et doute beaucoup. Elle a dû mal à se lâcher et à faire confiance, elle se protège pour éviter de souffrir.

Dans cette histoire d’amour, je parle aussi des relations entre collègues de travail et d’amitié. L’univers que j’ai créé est serein, tranquille, malgré les tourments internes de la jeune femme qui se questionne beaucoup (trop), comme nombre d’entre nous !

Alexandra : En quoi votre roman se démarque-t-il des autres qui se veulent être dans le même esprit ?

Émilie : « Un binôme idéal » est à la fois une jolie romance et un roman optimiste. Les lectrices (et lecteurs occasionnels) de New Romance, de Romance Feel-good… apprécieront le côté romantique. Les personnages sont beaux et séducteurs. Mais pas seulement. Le côté optimiste apporte un côté franchement positif. Je raconte leur histoire d’un point de vue chaleureux et doux. Je les protège d’un cocon afin qu’il ne leur arrive rien de grave. C’est mon côté idyllique que je contrebalance de détails réalistes. J’aime à penser que Mike et Cathy auraient pu exister et se rencontrer. Leurs doutes, leurs peurs et leurs sentiments sont réalistes et ressentis par nombre d’entre nous. Leur relation se construit comme elle aurait pu l’être dans la « vraie » vie. Bien sûr, j’enjolive les événements afin qu’ils soient embellis dans l’imaginaire du lecteur. C’est aussi ça l’utilité d’une fiction.

Bref, ce qui démarque ce roman des autres se résume à quelques mots : rêver et y croire.

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Qu’il est joli !

 

Alexandra : Vous définissez votre roman comme un roman optimiste. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il se définit comme tel et nous donner votre conception de l’optimisme ?

Émilie : Comme son nom l’indique, « Un binôme idéal » parle de la relation entre deux individus qui, si elle existait, serait parfaite pour nous contenter et nous rendre heureux.

Cette romance est optimiste car elle pousse à avoir confiance en l’avenir. Dans ce récit, le monde est décrit comme le meilleur possible. J’ai tendance à voir les belles choses de la vie et j’ai retranscrit cette vision.

Le lecteur termine cette romance avec un sentiment de confiance en l’amour, en l’amitié et en la vie. Mais pas seulement. Tout au long de la lecture, il ressent cette attitude positive grâce aux personnages, à leur vie et à leurs réactions. Il envisage l’avenir avec le sourire. Il ressort optimiste et prêt à affronter ses propres difficultés !

Profil Emilie avec fleur

J’adore les fleurs.

Alexandra : D’où vous est venue l’idée de ce roman et à qui le conseillez-vous ?

Émilie : L’idée de départ me vient d’un rêve, un songe plus précisément. C’est toujours de là que me vient mon inspiration. Vous savez ? Ces instants où vous vous échappez de la réalité et vous vous dites « et si… ». Et si je rencontrais un homme charmant, qui me séduise tout en étant à l’écoute, patient et gentil ? J’aimerais être courtisée « à l’ancienne », avec des marques d’attention qui montre que la relation qui en découlera sera basée sur la confiance et la simplicité. L’homme devra être respectueux et compréhensif, afin de former un couple idéal. Et puis je rêve que l’on m’offre des fleurs, de celles que l’on ne trouve pas partout… des roses anciennes, dans les tons pastel.

« Un binôme idéal » est à destination des femmes qui souhaitent s’accorder une pause dans leur vie. Qu’elles soient heureuses ou non en amour, c’est une bulle de bonheur, un instant d’espoir qui vous aide à croire que tout est possible et que le bonheur est à portée de main.

Pour les hommes, c’est un bon moyen de découvrir le point de vue féminin : les doutes, les peurs, le manque de confiance, les hauts et les bas qui nous empêchent parfois de profiter de l’instant tel qu’il est. Mais aussi de recueillir quelques techniques pour séduire les femmes comme Cathy !

Écrire, relire, écrire, relire… enfin, s’autopublier

Alexandra : Vous remercier vos bêtas lecteurs à la fin de votre ouvrage. Quel rôle ont-ils joué pour vous ?

Émilie : Les bêtas-lecteurs sont essentiels, surtout lorsque l’on publie notre premier roman en autoédition. Mes premières lectrices ont découvert mon histoire sur Scribay. Elles m’ont aidée en me donnant confiance en moi. C’est là que j’ai pris conscience de l’impact positif et de la frénésie de lecture que mes mots ont sur les lectrices qui aiment ce genre.

Lorsque j’ai décidé de m’autopublier, j’ai ajouté des passages afin de renforcer mon message. Puis j’ai envoyé mon manuscrit à des bêtas-lectrices. Celles-ci m’ont aidé à approfondir mes personnages. Grâce à elles, Cathy et Mike sont encore plus réalistes et touchants. Enfin, elles m’ont permis de prendre du recul sur mon livre et de mettre le doigt sur des faiblesses que je n’avais pas vues ou que je ne préférais pas travailler. Je me suis remise en question et j’ai grandi en tant que romancière.

Alexandra : Qu’avez-vous voulu transmettre comme messages à vos lecteurs, avec ce premier roman ?

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Bannière de blog réalisée par ©Émilie VARRIER

Émilie : Les relations amoureuses sont au centre de toutes nos attentions. L’amour influence nos décisions. Que l’on recherche le partenaire idéal, que l’on souhaite améliorer notre relation, où que l’on soit heureux en amour, il est toujours question se soi, de l’autre, de séduction, de bonheur au quotidien et d’espoir.

J’ai eu envie d’écrire pour donner vie à une relation comme il serait beau d’en vivre. J’aimerais que ce rêve soit accessible aux autres et les inspire. Certains mots sont des déclencheurs pour faire de sa vie un rêve. Je voudrais que la joie, simple et naturelle d’aimer et de croire en l’amour atteigne le cœur des lecteurs. Alors si mes mots peuvent aider, j’en serais heureuse.

L’histoire de Cathy et Mike est l’occasion de passer un moment agréable. Elle peut aussi donner l’impulsion nécessaire à se lever et changer les choses afin de profiter de la vie et de ses bonheurs. Elle peut aussi aider à prendre des décisions afin de construire une vie dans laquelle nous sommes nous-même et heureux.

Alexandra : Cathy a vécu une rupture violente avec son ex petit-ami. Comment arrive-t-elle à surmonter cette épreuve et à refaire confiance à Mike, l’homme qui lui a tapé dans l’œil et qui n’est rien d’autre que le frère de son patron ? Vous êtes-vous inspiré d’une situation vécue pour écrire ce moment et ces ressentis ?

Émilie : Ha ! Ha ! Non… Je ne suis jamais sortie avec le frère de mon patron ! 😉

Par contre, une rupture est douloureuse et les personnes ayant connu cette peine se reconnaissant entre-elles. C’est pourquoi ce thème est souvent abordé. Sans doute parce que les déceptions amoureuses sont impactantes, surtout pour les décisions à venir. C’est toujours un problème de confiance. Par peur de souffrir, de vivre de nouveau une peine de cœur, nous nous protégeons, au point de rejeter l’amour. On se cache derrière des excuses et une carapace protectrice.

Comme beaucoup d’entre nous, Cathy a vécu une peine de cœur. Cela complique davantage les choses pour Mike. Mais cela force le jeune homme à l’apprivoiser afin qu’elle lui accorde sa confiance, à son rythme et lorsqu’elle est prête. La jeune femme, quant à elle, prend enfin le temps de se poser les bonnes questions. Elle fait face à ses peurs et se remet en question.

Comme je le disais au début, je suis sensible. J’utilise donc mes propres ressentis pour décrire ceux de mes personnages. Je pense qu’en tant que romancière, nous mettons un peu de nous-mêmes dans nos récits, sans que le lecteur sache différencier la fiction du vécu. 😉

Alexandra : Souvent, les secrétaires sont mal vues et perçues comme des blondes écervelées qui passent parfois par la case « canapé-promotion ». Or, Cathy est à l’opposé de ces préjugés. Pourquoi décidez-vous de casser cette image ?

Émilie : Cette image me fait rire ! On ne s’imagine pas la quantité de secrétaires ou d’assistantes sans lesquelles nos vies seraient bien difficiles. Que ce soit dans nos démarches légales, sanitaires ou privées, nous avons constamment une relation d’échange de service avec les secrétaires, assistantes et hôtesses d’accueil.

Sans ces professionnels (même si les « professionnelles » sont plus répandues) nous pourrions difficilement travailler et échanger avec les spécialistes à qui nous faisons appel. Alors imaginer que tout ce petit monde « passe sous le bureau » est à mourir de rire. J’avoue être friand des blagues, que ce soient sur les blondes ou les assistantes personnelles, mais je sais faire la différence entre une boutade et la réalité. C’est pourquoi je ne pensais pas défendre la cause des secrétaires avec mon récit. Mais si c’est le cas, alors tant mieux !

Je n’avais pas cet objectif en tête car je ne pense pas devoir casser cette image. Mais je suis mal placée pour en parler, puisque je suis moi-même assistante. Je vous l’ai dit, j’ai rêvé cette histoire pour qu’elle soit réaliste !

C'est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy

C’est un bouquet comme celui que Mike offre à Cathy. ©Pexels – Image libre de droit

Alexandra : Cathy et Mike semblent former un duo qui résiste à toute épreuve. Pouvez-vous nous expliquer en quoi il forme un « binôme idéal » ?

Émilie : Cathy et Mike sont un binôme comme nous en rêverions. Peu importe les projets qu’ils entreprennent, ils réussissent car à deux, ils sont plus forts. Les deux trentenaires sont complémentaires et s’entraident avec bienveillance. Leur relation est basée sur l’écoute et le partage. C’est sans doute ce que toute relation devrait être, qu’elle soit amoureuse, amicale ou professionnelle. C’est pourquoi ils sont complémentaires dans tous leurs projets, tout en gardant leur autonomie et leur individualité.

Alexandra : Vous avez choisi de vous autoéditer pour publier votre premier roman, comment assurez-vous la promotion de votre livre ? Est-ce un pari risqué ?

Photo avec logo mars 2019

Bannière réalisée par ©Émilie VARRIER pour son site web professionnel, c’est juste ici.

Émilie : L’autopublication, j’y baigne et j’y travaille. J’ai choisi cette option car je n’étais pas du tout tentée par la machine infernale de l’édition par voie traditionnelle. J’ai failli être éditée par une maison d’édition qui devait ouvrir ses portes en 2018, mais elle n’a pas survécu jusque-là.

Pour ce qui de la promotion, je m’appuie principalement sur Facebook, et depuis peu sur Instagram. Les réseaux sociaux me portent et je tente de les utiliser le mieux possible afin de favoriser un échange agréable et positif avec leurs utilisateurs. Le but et de rencontrer les lecteurs, malgré la distante, et d’échanger avec eux, de partager nos ressentis et nos passions. Je m’entends bien avec mes lecteurs, sans doute parce que s’ils ont aimé mon roman, c’est que nous partageons de nombreux points en commun, une même vision du monde et des espoirs identiques.

Pour ce qui est du risque, je n’en prends pas ! Mon livre est disponible, je partage l’information et les lecteurs, qui en entendent parler et sont tentés de le découvrir, se le procurent. La difficulté et qu’ils sachent que mon livre existe ! Alors je distribue l’information et je compte sur les lecteurs pour en faire de même. 😉

Ma famille et mes amis, ainsi que les auteurs avec qui j’échange régulièrement, m’aident dans cette démarche. C’est une belle communauté lorsque nous sommes bien entourés.

Alexandra : Pour satisfaire notre curiosité : quels sont vos projets futurs ?

Émilie : Oh là ! Ça, les projets, j’en ai beaucoup !

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En exclusivité : mon bureau ! 

 

Tout d’abord, me faire connaître sur Instagram. Les images sont un bon moyen de partage mon univers. Je risque d’y prendre goût. 🙂 En même temps, je suis en pleine réécriture de mon deuxième roman. C’est une histoire écrite l’année dernière, peu de temps après « Un binôme idéal ». J’y passe beaucoup de temps afin qu’elle apporte le plus de bien-être possible aux lecteurs. J’ai d’autres projets en tête, comme par exemple organiser des séances de dédicaces et faire imprimer mes livres chez un imprimeur. Ma vie de romancière ne fait que commencer !

Alexandra : Merci beaucoup Émilie pour le temps que vous avez passé sur le grill. J’espère que vous n’avez pas eu trop chaud !

Émilie : Arf ! Si mais c’est l’émotion ! Merci à vous pour cette interview qui m’a poussée à chercher les mots justes afin de décrire au mieux ma pensée. Ce fut un plaisir !

Émilie VARRIER a été cuite en toute confiance par ©Alexandra Papiers Mâchés.

 

Son roman est disponible sur
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Émilie VARRIER, Romancière

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Facebook  Emilie Varrier Assistante administrative à distance / @emilievarrierassistante

 

 

Retrouvez ma chronique gourmande sur la romance d’Émilie VARRIER – Un binôme idéal – juste ici.

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir à quelle sauce vous allez être mangé, rendez-vous dans la rubrique – contact – 🙂

Les souvenirs de l’espoir, ternis par la cruauté de la mémoire

Je lis des auto éditésMiroirs et Ombres, de l’autrice Maya AGORA, 372 pages officielles, disponible en version électronique et en version brochée sur Amazon, paru en 2018.

Le résumé d’Emma : Je m’appelle Emma MILLER. Après une année passée à rechercher mon mari disparu dans un accident de voiture sans aucune nouvelle, je me retrouve noyée dans les ténèbres d’une vie sans goût. Le seul moyen afin d’apaiser ma douleur d’attente et pour ne pas perdre espoir est : relater nos souvenirs sur du papier. Quelques jours après, je reçois un appel de la police : mon mari est de retour, vivant, comme je l’espérais, mais sans souvenirs de son passé et avec une nouvelle femme. Je me retrouve soudainement devant un étranger, face à des énigmes, à des questions, à des réponses, à des ombres, à des miroirs,… à la mort. 

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Chaque auteur a ses raisons, ses mots pour décrire, écrire ou transmettre. Je suis bouleversée en découvrant l’univers particulier de l’autrice. En effet, je débute la lecture d’un roman qui me semble, à première vue, énigmatique, mystique et dense. Je suis heureuse de partager mes impressions avec vous. Étant en contact avec l’autrice qui m’a vraiment donné envie de lire son roman, j’avais la curiosité de découvrir comment Emma, allait vivre le retour de son mari et, comment l’autrice allait nous embarquer (ou non) dans un mélange de souvenirs passés et d’actions au présent.

Je débute ma lecture avec une citation qui me propose une histoire d’aventure avec en passager, la tristesse. Tout de suite, je perçois que les mots sont choisis avec grâce, sensibilité et honnêteté. L’autrice me livre son cœur sous la forme d’une romance d’aventure. Je suis très touchée de façon crescendo par ce début de roman. Cependant, je n’arrive pas à imaginer à quoi peut ressembler physiquement Emma. En effet, l’autrice ne nous décrit pas son apparence mais nous invite dans la tête de son personnage, ce qui est très bien pensé sachant qu’elle se trouve dans une bulle de désespoir. Elle nous peint avec style le sentiment d’invisibilité que ressent Emma qui vient de perdre son mari et qui tente d’y faire face. J’admire la force de caractère et la persévérance d’Emma, qui se révèle à nous, lecteur, petit à petit. La description de son coup de foudre  envers Michaël me laisse sans voix tellement il est fort. Une véritable romance torturée entre en scène. Le sentiment de culpabilité d’Emma et le jeu de patience qu’elle tente de mettre en œuvre face à un évènement traumatique où la mort tient le premier rôle, me donne des frissons.

Patienter : vous savez ce qui nous fait endurer la patience c’est notre conviction que chaque chose a une fin.

J’ai particulièrement apprécié l’idée des flash-back qui se marient parfaitement au temps présent du récit. Je trouve que ce mélange de passé, présent et futur est parfaitement maîtrisé car à aucun moment je n’ai été perdue au fil de ma lecture. Mais, ce qui m’impressionne davantage, est la faculté avec laquelle l’autrice nous invite à partager les pensées de chaque personnage. En effet, la psychologie de chacun est poussée à son extrême, chaque question, émotion ou acte est pensé à voix haute par le personnage. Enfin, les différents moments du deuil sont présents : en introduction, on plonge dans un décor étouffant et déprimant, puis apparaissent des souvenirs d’une romance heureuse mais un tantinet mélancolique, des retrouvailles angoissantes et douloureuses et l’apprentissage de « vivre avec ».

Je me surprends à être nostalgique de cet amour perdu qui était si fort, c’est terrible ! Si bien que je me demande s’il ne s’agit pas d’un rêve ou d’un malentendu tellement ce qui arrive à Emma est cruel : elle doit composer avec un ex-mari qui ne se souvient nullement de leur vie ensemble. Être si proche et si distant qu’on en devient étranger dans le regard de l’autre. Au fil de pages, je m’interroge sur ce que peut ressentir un être qui vient de perdre la mémoire et à qui, on « greffe » une famille dont il n’a pas souvenir.  Peut-on imposer à quelqu’un qui ne se souvient de rien, une famille, une vie ? Jusqu’où s’imposent les liens du sang et la liberté ? Peut-on refuser de redevenir celui qu’on a été ? Comment réagir lorsque le passé refait surface et qu’il nous piège entre ses griffes ? Car outre la romance, c’est vraiment la question du deuil, des souvenirs entachés et la confrontation entre la vie et la mort que nous propose l’autrice. Comment faire face, se reconstruire ? Est-ce plus douloureux de vivre dans son passé ou de s’imaginer un futur impossible ? Peut-on oublier le goût de l’amour ? A cette question que je me pose, me vient mes propres flash-back, mes propres goûts et représentations de l’amour autour d’un tiramisu fait maison…

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« Parfois il n’y a que dans les adieux qu’on peut être parfait » – Extrait de la série PLL. Sur un son d’Elvis Presley – Mine-, je savoure ce Romanciak-Sanglot avec une cuillère du tiramisu fait maison.

Le rejet est également un thème qu’aborde ce roman. J’aime ce double sens que glisse l’autrice lorsqu’elle emploie les termes « Monsieur » et « Madame ». Ces deux mots qui unissent deux êtres et qui les séparent en même temps. Un coup, taquins et romantiques et une autre fois, violents et déchirants. Ces deux parallèles sont renforcés par le vouvoiement entre deux êtres qui autrefois ne pouvaient pas se décoller l’un de l’autre. L’image de l’amour parfait est mis à mal dans cet ouvrage. La tension est de plus en plus forte à chaque page que je tourne. Emma s’accroche à ses souvenirs qui a la fois la réconfortent et à la fois la détruisent. Quelle part de ce dilemme choisir ? S’effondrer et capituler en sombrant dans un passé perdu ou rester debout et construire un futur sans une des pièces maîtresses du puzzle ? Faut-il croire au destin dans des moments aussi insoutenables ?

Je suis accompagnée tout au long de ce roman par des chansons très fortes mais très tristes. Elles m’ont permis de me plonger dans une sorte de mélancolie qui accentue l’émotion ressentie par les personnages. Je tiens également à soulever que j’aime la double identité de la femme qui figure dans ce livre. En effet, deux des personnages féminins sont les exacts opposés : une version douce et une version plus diabolique, ce qui nous rappelle que chaque personne possède sa propre personnalité, plus ou moins accentuée par les souvenirs des expériences connues. Mais aussi qu’on possède tous une part joyeuse et une part toujours en quête de sens de la vie. Nous ne sommes pas « parfaits ».

Il y a des rebondissements à cette histoire, qui pourrait sembler « plate », et qui donnent une nouvelle direction aux lecteurs. On découvre pourquoi l’image de couverture est celle-ci et pourquoi les couleurs verte et mauve sont privilégiées. Je termine avec la notion de « peur ». La peur de l’inconnu lorsqu’on a été blessé et qu’on doit se reconstruire. Je trouve que c’est une romance-phoenix qui est dessinée au grès de ces pages. En effet, l’image d’une reconstruction prime et, toute la difficulté de la mettre en œuvre est décrite. L’autrice nous dit que le temps est un bon conseiller. Finalement, elle nous interroge sur notre propre conception et définition du mot « aimer ». Qu’est-ce que l’amour ?

Le mot de Maya :
J’écris sur la passion, j’écris sur la volonté, j’écris sur la liberté et sur les rêves, sur la vie et sur la mort, mais avant tout, j’écris sur moi. Je m’ouvre pour que toi, mon lecteur, tu puisses me toucher tout comme lorsque mes mots te touchent.

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre définition de l’amour ?

Merci à Maya AGORA, ma partenaire gourmande, pour sa générosité, sa disponibilité et sa douceur.

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Une 4ème rencontre partenariale où le mystique s’introduit avec – romance-…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Vous êtes-vous déjà sentis bousculé par l’univers d’un auteur ou d’une autrice ? Moi, oui, sauf que depuis très longtemps je n’avais pas rencontré un être à part. Je suis heureuse de vous faire partager ma joie d’être partenaire gourmande avec l’Autrice Maya AGORA !

Son roman « Miroirs et Ombres » se compose de 372 pages et, est disponible en version électronique sur Amazon au prix de 2.99€ seulement ! Cliquez sur le titre de son roman pour découvrir son résumé. Vous ne verrez plus jamais ni un miroir ni une ombre de la même façon…

Découvrez ce qui a rendu ma rencontre si riche en vous plongeant prochainement dans la biographie de Maya dans la rubrique  « Biographie des Auteurs ». Vous pourrez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

 

Pour découvrir son univers c’est par ici 

adresse mail pro mayaagora@gmail.com

Instagram @mayaagora, #miroirsetombres #mayaagora

Facebook@MayaAgora

Merci à Maya pour m’avoir sollicitée, d’avoir pris le temps de découvrir mon univers et de me laisser découvrir le sien !

Une autrice qui mérite quoi qu’elle en dise, d’être relayée sur les réseaux sociaux !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !