Troublante vision d’une réalité parallèle qui nous échappe

Je lis des auto éditésBleu Cobalt, de l’autrice Corinne RALLO, 377 pages officielles, versions électronique et brochée disponible via Librinova, paru en 2018.

 

L’émission du Dos Au Mur présente aujourd’hui deux portraits atypiques : D’un côté nous avons Samouraï, un puissant critique littéraire qui vit reclus dans son immense maison depuis 17 ans. De l’autre côté, nous avons Mérédith, une présentatrice TV aussi sulfureuse que scandaleuse. Un secret les lie. Sauront-ils faire face à leur transgression passée ?

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Une émotion particulière m’envahit. Pourquoi ? Car, je chronique pour la première fois le roman de Corinne RALLO (quelle pression sur l’exclusivité !). Mais aussi car, ce fut une rencontre extraordinaire ! Vous découvrirez très vite pourquoi si vous lisez le roman de Gilles VOIRIN « La Pierre et le Bocal ».

Revenons à nos moutons. Nous avons affaire à un combat silencieux sur un thème polémique du clonage humain. Vous y êtes-vous déjà seulement intéressés ? Personnellement, je n’ai jamais creusé sur le sujet, j’ai juste, comme beaucoup peut-être, regarder des films et reportages aux visions parfois déformées ou incomplètes. Ce que j’ai particulièrement apprécié de prime à bord, est le fait que l’autrice ne nous donne pas son point de vue sur le sujet. En même temps, nous ne sommes pas à Green Peace… Au contraire, elle expose des faits, empruntant à la fiction ses images, ses métaphores et ses aventures. Bien que les dérives qu’elles mentionnent peuvent réellement se produire, il ne s’agit pas pour elle de faire l’apologie du clonage ou de pointer du doigts ce que l’on appelle vulgairement, le progrès scientifique.
La reproduction humaine est abordée sous les traits d’un commando assez spécial nommé « le Commando des Petits Anges ». N’est-ce pas un drôle de nom pour décrire l’horreur qui se cache sous la première couche ? Je suis intriguée par les faits qui se sont produits et j’ai hâte d’en découvrir les tenants et les aboutissants.

C’est lorsque les scientifiques avaient été sur le point de contrôler les mécanismes intervenant dans la reproduction humaine par clonage que tout dérailla. Procréer à l’identique avait le vent en poupe. Par la conservation de son génome, l’homme rêvait de son éternité non plus dans sa descendance naturelle mais dans la duplication de l’original. L’homme voulait une copie de lui-même. Un autre lui.

Ma lecture est prenante. Je suis embarquée dans un monde mi-réel, mi-fantastique où la technologie est à son apogée. Sans trop d’extravagance bien sûr, juste assez, pour s’imaginer dans un futur à la Matrix. J’aime ce décor planté avec un soucis du détail qui m’impressionne. Les nombreuses descriptions permettent de se projeter aisément dans ce microcosme d’entreprise que je trouve à la fois spécial et à la fois réaliste. D’ailleurs, la description que l’autrice nous propose me fait échos au décor du film « The Truman Show » de Peter WEIR, tant tout est trop carré, trop parfait, trop propre.
Tout de suite, je suis époustouflée (oui c’est le mot) par le style de l’autrice si bien que je suis obligé de faire une pause un instant, de relire à nouveau la 4e de couverture et, de regarder l’image qui y figure. Puis je me dit : elle a même pensé à détailler un détail ! Après un temps d’arrêt, j’en viens vite à la conclusion que j’adore le style de l’autrice à la fois visionnaire, nous offrant un regard intime sur un projet surhumain qu’est le clonage. Tout est minutieusement interprété, toute scène a une fonction précise : nous amener, à pas de loup, à découvrir la vérité sur les faits qui se sont produits il y a 17 ans. Un véritable suspense s’est installé. En un coup de téléphone, la machine infernale (pas de Jean COCTEAU cette fois) se met en route.

Chaque chapitre est court, ce qui rend ma lecture addictive. L’écriture est fluide et ordonnée. Selon moi, chaque chapitre est une scène à lui tout seul. Ce qui nous donne à voir une multitudes de tableaux tantôt colorés mais acides, tantôt sombres et curieusement doux. Des tableaux où se mêlent avancées technologiques futuristes et une version du monde un peu archaïque.

Puis, je découvre un premier personnage : Mérédith. Son regard de braise les charme tous, moi y compris. J’aime son impitoyable soif de pouvoir, la manière dont elle gère son émission de télévision, au carré et, j’aime son âme rebelle. Puis, un deuxième personnage des plus importants fait son apparition, celui de Sam (ou Samouraï de son prénom complet). J’aime sa façon de trancher avec des mots choisis en fonction de la situation. J’aime sa puissance et sa détermination qui l’empêchent de voir au delà de ses propres désirs. Deux personnages assez forts qui se ressemblent étrangement. Ils se complètent et ont la même vision de la grandeur qui ne peut que les rapprocher pour le meilleur comme pour le pire.
J’aime le fait que l’autrice nous donne la possibilité de nous forger notre propre opinion quant aux dérives et possibilités qu’offre le clonage humain. C’est à la fois fascinant et flippant. J’aime les personnages secondaires et l’allusion à un corps hermaphrodite que certains possède. Des difformités pour certains, des sublimations pour d’autres. Je remarque de nombreuses images et métaphores pendant ma lecture. Par exemple : Jalah, maquilleuse au sein de l’émission, est hermaphrodite. Selon moi sa profession n’a pas été choisie au hasard mais pourrait signifier deux choses : 1. Maquiller un visage = les gens ne sont pas forcement ce qu’ils prétendent être. 2. Maquiller la vérité = omettre certains faits ou les amplifier ou les sortir de leur contexte pour rendre un show attractif. C’est tout simplement brillant ! Avez-vous remarqué tous ces sous-entendus et sens cachés ? Ces parallèles enrichissent ma lecture. Peut-être est-ce un début d’explication pour comprendre le choix de la couverture du livre mettant en lumière un œil.

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Un Sang, qui s’accompagne de croquettes au fromage de Herve préparées par les chefs cuisiniers du Restaurant As Ouhès sur Liège. Aussi croustillant qu’une news  dont le contenu ne nous est révélé qu’à la dégustation.

Je remarque ce roman aborde aussi la notion de la vie privée, qui est un sujet actuel. Je me questionne alors sur la manière dont on fouille nos vies, les outils que l’on créé pour aller de plus en plus loin et, la façon dont une poignée de personnes sélectionnent les points sensibles à donner en pâtures à la presse. C’est l’art du métier de Mérédith. Est-ce réellement tiré par les cheveux ? Je ne crois pas. Car c’est également une manière de sensibiliser un public : donner du scandale et vous obtiendrez plus d’audience.
Le concept de la vie privé se complète avec une réflexion cachée concernant la parentalité. Choisir de donner naissance à un enfant différent, difforme ou né du clonage humain est en soi plus qu’une réalité qu’une fiction. Quels parents sommes-nous aujourd’hui ? Certains désirent un enfant avec toutes les caractéristiques de Madame et de Monsieur, commandé presque sur mesure. Quelle est la vraie valeur de la vie ?
Cette parentalité redéfinie les contours de ce qui est de l’ordre de l’innée et de ce qui relève de l’acquis. C’est toute notre conception du monde qui se joue alors. Comment discerner le naturel du conçu artificiellement ?

Selon moi, ce roman remet en cause notre conception de la vie et de la mort ou sans aller jusque là, nous pousse à réfléchir davantage quant aux évènements qui se produisent autour de nous. Quelle est notre vision de la vie, de la mort, de la jeunesse ou de la vieillesse ? Où commence la fin et où finit le début ? J’aime que ces frontières soient mises à mal nous poussant dans nos retranchements.

Des scènes violentes sont présentes tout au long de ce roman et me donnent des frissons. Mais après tout, ne s’agit-il pas d’un thriller ? Comme par exemple, le suicide  d’un des personnages. De nombreux sous-entendus sont glissés dans cette scène avec minutie. Saurez-vous les percevoir ? Les détails sont presque cannibales et jettent en pleine face du lecteur l’absurdité de la reproduction humaine.
Ce roman est ponctué de nombreux rebondissements et nous offre une fin inattendue. J’aurais lu avec plaisir, les dix chapitres en plus !

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre conception de la vie et de la mort ?

Merci à Corinne RALLO pour sa gentillesse, sa disponibilité et son charisme. Douce et passionnante, elle sait me faire rire et réfléchir.

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

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Ma 5ème rencontre partenariale à un goût de thriller à la Juliette…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Si je vous disais que le personnage d’un roman est dorénavant ma partenaire gourmande, me croiriez-vous ? J’ai le plaisir de vous annoncer que : l’Autrice Corinne RALLO fait à présent partie de mon aventure gourmande !

Le sujet de son roman lui tient particulièrement et à cœur et m’interpelle fortement. Il s’agit d’un thriller sur le thème du clonage humain. Une couverture aguichante et mystérieuse et, un titre évocateur « Bleu Cobalt ». Embarquez vous aussi pour 377 pages de suspense en vous procurant son roman sur le site de Librinova en version électronique à seulement 2.99€ ou en version brochée à 18.90€.

Vous serez prochainement au bon endroit pour en savoir plus sur l’autrice et sur son roman en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour la suivre c’est par ici

adresse mail pro corinne.rallo.auteure@gmail.com

Instagram @corinne.rallo.auteure.7

Facebook Corinne Rallo – Auteure

Merci à Corinne pour m’avoir sollicitée ! Petit scoop : je serais sa première chroniqueuse !!

Oui vous avez bien compris, une chronique gourmande se prépare !

La construction sémantique du rêve ou comment faire rentrer une pierre dans un bocal

Je lis des auto éditésLa Pierre et le Bocal – Les mots d’Owen de l’auteur Gilles VOIRIN, 446 pages officielles, versions numérique et brochée disponibles via le site Labrinova et bien d’autres, 2018.

 

Le résumé d’Owen : Partez à la découverte de mes sens, de mes expériences, de mes doutes mais surtout de mes rêves…

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Dès les premières citations, je suis transportée dans une bulle de douceur qui tranche, quelques lignes plus loin, avec le portrait d’Owen, un jeune garçon impavide et pleutre. Il vit une enfance silencieuse, solitaire et parfois, gênante. Des mots ternes, tristes, durs pour décrire un contexte de vie routinier forgé par un mal-être grandissant. Je découvre comme une âme manquante dans le corps du petit Owen, un corps qui semble allergique au bonheur, au plaisir et, à l’insouciance.

« Owen était un être d’émotions, plus ou moins refoulées, plus ou moins exprimées. Plutôt plus que moins. (…) Owen savait les entendre, les écouter, les identifier, les clarifier, les apprivoiser, les apaiser et, les faire évoluer lorsque cela était pertinent ».

Puis, apparaît rapidement une mère, pour compléter ce tableau chaotique. Une mère qui y va au culot en toutes circonstances. Je lis ces lignes et je suis le témoin silencieux d’une attitude que je trouve révoltante, tant au niveau du rejet que de l’abandon qu’elle offre à son fils en signe d’un pseudo amour. Naît en moi un sentiment dépressif et un mal de ventre annonçant l’écœurement.

Je quitte ce paysage sombre pour partir en voyage avec Owen. Ses réflexions sur le sens de la vie me permettront un peu plus tard de cheminer intérieurement et, de me rendre compte que je ne profite pas assez de la vie et de l’instant présent, ce qui me perturbe un peu… Guidée par le dictionnaire d’Owen (temps de définitions au grès de la lecture qui n’interfèrent pas avec la chronologie du récit), procédé que je n’ai rencontré nulle part ailleurs, j’avance vers mon inconscient. Un parcours initiatique que je choisi de traverser avec un verre de Martini, magnifiques souvenirs personnelles et vivants.

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Un Sanglot-Mémoris transparent comme l’inconscience, sucré comme l’enfance heureuse, frais comme les espoirs d’Owen, une tranche de citron pour nous rappeler que notre vie est également parsemée de périodes sombres. Tout ceci dans un lieu reposant : HOME. Un(e) ami(e) vous fait la surprise de sa venue ? Foncez au  Danish à Liège !

Oublier l’espace d’une gorgée les soucis de la vie pour se recentrer sur son rêve, voilà ce que m’enseigne Owen. Arriver à faire entrer sa propre pierre dans son propre bocal. Ma lecture s’emballe lorsque Owen ouvre les yeux, enfin une bouffée d’oxygène, je respire à nouveau sereinement. Des rencontres du hasard nous sont généreusement servies, ce qui rend ma lecture plus que délicieuse. Des jets d’émotions sous forme de monologue viennent me donner le coup d’adrénaline manquant. J’ai apprécié la culture générale d’Owen et son envie d’apprendre. J’ai également apprécié les réflexions qu’il nous livre sur l’apprentissage et la littérature. Tout ces éléments ont un ton d’aventure ce qui permet selon moi, de faire du livre de Gilles VOIRIN, mon livre-guide incontournable au cours d’une vie où naît ce que j’aime à penser être une forme de résilience. Vous n’aurez besoin que du livre, de votre pierre et de votre bocal.

« Si tu te fais plaisir, les autres prendront du plaisir, si tu es sûr de toi, le reste suivra, mais si tu doutes, les autres douteront ».

 

L’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous trouvé votre pierre ?

 

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

 

3e rencontre partenariale en compagnie des mots d’Owen…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Vous n’allez pas me croire mais je vous l’annonce quand même…

Quelques messages inattendus, et, une superbe découverte plus tard : L’auteur Gilles VOIRIN, me fait l’honneur de devenir mon partenaire gourmand !

Son roman « La Pierre et le Bocal » vous invite en un formidable voyage initiatique de 446 pages à travers les yeux d’Owen. Il est d’ors et déjà disponible en version brochée à 19.90€ et, en version électronique POUR SEULEMENT !! 0.99€ !! notamment sur le site de la Fnac, celui d’Amazon et, sur Librinova. Déjà des centaines de livres vendus, un communiqué de presse disponible sur sa page Facebook en bas de la page Librinova ainsi que de nombreuses critiques positives et émouvantes ! Qu’attendez-vous ?!

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur son roman en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

 

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Merci à lui pour cette opportunité, sa disponibilité et sa gentillesse 🙂

N’hésitez pas à vous emparer de son roman et à partager votre lecture sur les réseaux sociaux !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !