L’amour tragique

Je lis des auto éditésLibrinova! SPTout s’écroule, chick-lit de l’autrice Anaïs Raphaël, 195 pages officielles, publié via l’agence d’auto-édition Librinova fin août 2019. Son roman est disponible sur la plateforme et également via Amazon, en version kindle au prix de 1.99€ et en version brochée au prix de 12.90€. L’autrice est présente sur Facebook ! L’autrice tient également un blog.

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Résumé de la chute : Estelle est heureuse. Elle a réussi à décrocher son diplôme de professeur des écoles et doit prochainement prendre ses fonctions dans une école maternelle à Toulouse.
Son fiancé, Bastien la demande en mariage et quelques mois après la cérémonie, elle donne naissance à une magnifique petite fille prénommée Jade.
Ils sont entourés de leurs parents et de leurs meilleurs amis, Fanny et Jules. Tout semble leur sourire. Mais voilà, la vie est capricieuse. Il suffit parfois d’une seconde pour que tout s’écroule.

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Estelle quitte la chambre sans bruit, le cœur et l’esprit en ébullition. Comment va-t-elle se sortir de cet imbroglio ?

Et bien je n’ai pas vraiment compris comment justement. J’émets un avis mitigé sur ma lecture car je trouve que les thèmes abordés sont forts et très intéressants. Cependant, je n’ai pas retrouvé les émotions qui s’en dégagent. Je trouve que tous les sujets abordés s’imposent au lecteur sans explication logique. Cela est accentué du fait d’un roman écrit à la troisième personne du singulier, qui apporte une distance d’avec les sentiments qui se jouent pour chacun des personnages.

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Un roman dont le sens m’échappe…

Malgré une couverture très colorée qui a du peps et qui m’a donné envie d’ouvrir le livre, et un résumé qui me promettait une intrigue bien ficelée et surprenante, je n’ai malheureusement pas retrouvé cette promesse lors de ma lecture. L’autrice m’a livré son roman dont les thèmes sont très profonds (l’abord du deuil, de la complexité des sentiments, de la reconstruction identitaire, de l’ambivalence amour-amitié, la maladie mentale, la perte d’un être cher…) seulement j’ai trouvé cette histoire plate et mécanique. Les phrases sont fluides et courtes, les gestes et réactions des personnages impulsifs, la plume non détaillée, non précise ; les dialogues nombreux et trop scolaires. Je n’ai pas trouvé de sens à donner à une intrigue dont il manque selon moi, un lien et un liant. Je n’ai pas su trouver une cohérence et un message sous-jacent, ce qui me déroute.

Mon avis reste donc mitigé tirant vers une incompréhension, un manque pour me faire adhérer totalement à l’histoire. J’ai relevé deux incohérences qui renforcent ma position et m’ont quelque peu désarçonnée. Depuis le début, Estelle, la protagoniste principale, traverse pas mal de turbulences dans sa vie et enchaîne (trop rapidement à mon goût) des épisodes dramatiques qui l’ont affaiblie au point de la faire tomber en dépression. Cependant, quelques pages plus loin, elle se révèle être une battante de longue date, ce qui n’est selon moi, pas une de ses caractéristiques au regard de ses difficultés à rester forte. Je dois avouer que son attitude m’a quelque peu agacée. Plus précisément, son indécision maladive qui rythme l’histoire en une boucle infernale dont je n’ai pas trouvé la sortie.
De plus, elle a toujours été distante d’avec sa mère, or une complicité ancienne voit le jour d’un coup. L’évolution de leur relation est pour moi trop brutale et n’a pas le temps de se construire.
Je remarque que l’ensemble des personnages sont malmenés par l’autrice du début à la fin de ce roman. J’ai donc du mal à percevoir la vraie valeur des évènements positifs qui leur arrivent. Peut-être que cela est voulu ?

Cependant, je tiens à soulever que chacun de ces sujets trouvent un début et une chute, aucun n’est laissé à l’abandon, ce que j’apprécie. De plus, les faits relatés, tragiques ou non, sont très proches de la réalité, ce qui peut rapprocher le lecteur de son propre vécu  et donc offrir une meilleur authenticité au récit.

Ce roman se lit très vite, ce qui en fait sa force principale. De plus, je ne peux nier le nombre impressionnant de rebondissements et d’actions. Malgré mon insatiabilité, j’avais envie de connaître le dénouement de cette histoire rocambolesque. Je reste quand même sur ma fin ne trouvant pas le sens final et l’impulsion voulue à ce roman. Si l’on cherche plus en profondeur, il manque selon moi une consistance, de la matière à analyser. Son ambiance ne nous donne pas à en savoir davantage, ce que je trouve regrettable. Sa fin reste inattendue mais pour moi, peu crédible.

Le mot d’Anaïs
C’est par pure malice, que j’ai opté pour une couverture fraîche, qui contraste avec l’histoire. Comme je suis joueuse, j’ai décidé de prendre des risques dans ce premier roman, pour surprendre et marquer les esprits.
Est-ce que cela a fonctionné ?
C’est à vous mes chers lecteurs et lectrices, de décider ! Merci à ceux qui auront la curiosité de le découvrir !!
Rendez vous bientôt pour le prochain !

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous vécu des évènements dont vous avez du mal à vous relever ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie Anaïs pour sa proposition de SP et l’envoi de son ouvrage. Malgré mon avis mitigé, je vous souhaite une belle aventure.

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Laura Zante et François Lapierre, de nouveau réunis !

! SP ! En collaborations avec  Librinova et la brasserie belge - belgicus.

La Solution Thalassa, de l’auteur Philippe Raxhon, 358 pages officielles, publié en 2019. Son deuxième roman (et le premier) sont disponibles en versions brochée et électronique sur le site de Librinova mais aussi sur ceux de la Fnac et d’Amazon.

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La Solution Thalassa c’est… un séminaire sur le thème de la Shoah donné par François Lapierre, un voyage dans les Ardennes belges pour le rapatriement du corps d’un soldat chaperonné par Laura Zante, des mensonges et des vérités, des esprits critiques, de la manipulation, un soupçon d’intelligence artificielle… Êtes-vous prêts ?

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Mon épopée gourmande a commencé lors de la séance de dédicaces de notre cher auteur belge, Philippe Raxhon, dont le premier livre, La Source S, a su bouleverser ma vision du passé et du travail colossale de la mémoire. Nous y avions suivi les aventures mouvementées de Laura Zante et de François Lapierre, tous deux historiens. Pour vous rafraîchir la mémoire, lisez ou re-lisez ma précédente chronique gourmande complète juste .

Je me permets de prendre une petite pause dans les locaux de La Brasserie Belge, en compagnie de l’auteur (et des très belles rencontres – de droit à gauche : Me ^^, Muriel, Stéphanie, Philippe & Christine), de Michel, créateur de La Belgicus, nouvelle bière qui vaux le détour soit dit en passant (si vous allez sur Liège, rendez-vous ici, pour en déguster un verre et repartir avec votre pack).

IMG_20190621_1917165Me voici avec mon livre sous le bras et un verre de Belgicus Gold, avec laquelle j’aurai pu associer ce second tome. Cependant, après ma lecture, je me suis vite rendue compte du ton plus sombre qu’emploie l’auteur dans la Solution Thalassa. Il me manquait une saveur particulière pour le mettre en relief. Un met plus fort, plus chocolaté, plus sombre…

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Tartufo pour un thriller plus sombre…

Voilà qui est mieux n’est-ce pas ?

Je me retrouve donc en compagnie de Laura et de François, un duo qui fonctionne à merveille, tant leur complicité et leur amour pour l’Histoire et la mémoire sont fortes. A nouveau, les chapitres sont courts, ce qui facilite ma lecture et rend le suspense plus qu’haletant. Une grande fluidité émane de cet ouvrage qui peut se lire d’une seule traite si le lecteur ne peut s’empêcher de connaître le fin mot de l’histoire.

Grande surprise et vraiment agréable selon moi, le ton de l’auteur est plus sombre, plus énigmatique, bien que fluide et humoristique à petites doses, ce qui élève ce livre au rang de véritable thriller historique noir. Nous sommes plongés dans un contexte plutôt ordinaire (un séminaire) mais dans une ambiance qui glace le sang et donne la chair de poule : la Shoah. L’auteur mêle à la question de la mémoire collective contemporaine, l’insatiable question de l’intelligence artificielle, qui provoque de nombreux débats cérébraux. J’adore ! Je ne sais pas où je vais, mais ce qui est sûr, c’est que dès le début de l’histoire, un mystère plane autour de la Source Thalassa et de ses enjeux dont on apprend la dangerosité. Me voilà nerveuse à souhait et sur mes gardes. Quelque chose ne tourne pas rond et se veut menaçant, et je compte bien sur Laura et François pour le découvrir !

Dans ce roman, pratiquement toutes les actions et conversations se déroulent dans l’ombre ou via internet. Que reste-t-il de la notion d’humanité, de communication en face à face ? Ce qui nous sensibilise à l’évolution de nos communications et du pouvoir qu’à la toile quant aux différents trafics qui s’y jouent chaque jour.

Les deux compères vont vivre deux moments étranges, en parallèle, dont l’enjeu est encore bien plus grand qu’auparavant, car il concerne cette fois-ci, l’avenir de l’humanité. Une question nous vient alors à l’esprit : jusqu’où peut aller l’homme ? Pour tenter d’y répondre, cette histoire est pimentée de manipulation psychologique, de mystérieux correspondants et d’un homme redouté comme redoutable. Qui tire les ficelles de qui ? Je me suis posée cette question tout du long de ma lecture, tant on ne sait plus à qui faire confiance. Qui dit la vérité ? qui ment ?

On croit que la vérité est nécessairement audible, on se trompe, qu’elle est intelligible, on fait erreur. La saveur du mensonge peut être une liqueur bien plus douce au palais que l’âcreté de la vérité.

Les personnages qui gravitent autour des deux protagonistes sont plus vicieux, plus cruels que dans le tome 1. La manipulation est un de leur point commun. Redoutable comme la peste, ellen a de quoi effrayer et questionner. Quelles intentions sert-elle ?

Voici une belle démonstration de l’application de la critique historique pour déceler le vrai du faux mais aussi, pour comprendre les intentions d’autrui, que nous livre l’auteur. J’apprécie que dans cette ouvrage, il y explique des notions historiques et technologiques, parfois complexes, mais avec encore plus de simplicité que dans le premier tome. Les novices apprécieront le geste !

J’ai néanmoins quelques points de repères auxquels me raccrocher, à commencer par le côté gaffeur et naïf de François et son amour débordant pour sauvegarder son statut prestigieux d’épicurien en chef. Également, une complicité à toutes épreuves entre les deux amoureux de la mémoire. Enfin une Laura aussi vive et impulsive que dans la Source S et dont la fougue nous donne force et persévérance.
Je tiens à vous rassurer que, comme le souligne l’auteur, certaines allusions sont faites vis-à-vis de La Source S, mais elles n’entravent en aucun cas, la compréhension du deuxième roman. Je vous conseille cependant, de lire les deux, pour apprécier la différence de ton et la diversité des thèmes abordés.

Ce second roman m’a fait réfléchir quant à l’évolution plutôt déconcertante et angoissante des avancées technologiques dont l’intelligence artificielle semble mener la partie. Un défi pour les historiens mais quelque part, une promesse d’aller encore plus loin dans leurs recherches. S’appuyant sur la logique de la critique historique, ce roman questionne la place de la vérité, son rôle et ses supports de communication et de diffusion. Il se veut être une démonstration d’une réflexion possible sur les dérives futures. Y mêler des faits de terrorisme, y mentionner des termes comme Dieu ou contrôle, rend paranoïaque, quiconque cherche à s’extirper d’un avenir terrifiant et incertain. Pouvons-nous encore parler de Droits de l’Homme ?

Je laisse à Philippe, le soin de vous glisser quelques mots…
« La Solution Thalassa pose la question de notre avenir, de ses défis, mais aussi des manipulations qui entourent les scénarios projetés dans le futur, dans un monde désemparé où la peur réjouit les manipulateurs.
Cette fois-ci mes deux historiens vont utiliser la critique historique non pas pour comprendre le passé et comment ce passé nous constitue, mais ils vont tenter de contrecarrer ces manipulateurs dans leur vision de l’avenir.
J’ai voulu La Solution Thalassa comme une suite de La Source S, parce-que les deux héros poursuivent leurs aventures, mais j’ai conscience que ce nouveau roman est différent du précédent, y compris dans sa ligne narrative. C’était un risque volontaire de ma part, mais nécessaire je pense, pour rester ouvert à la diversité de l’écriture romanesque.
Il est probable qu’un troisième opus éventuel s’inscrive dans une démarche de renouvellement analogue ».

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L’addition, s’il vous plaît

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Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Regardez-vous toujours votre avenir du même œil ?

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Merci beaucoup à Philippe pour sa générosité, sa plume et les questionnements qu’il introduit à travers ses romans. Je vous recommande de le suivre sur les réseaux sociaux et d’aller dévorer son livre !

Le roseau ne se rompt-il jamais ?

Librinova

! SP – Partenariat gourmand
La fragilité des rêves, de l’auteur (et de mon partenaire gourmand) Dimitri Demont, 158 pages officielles, édité en février 2019 par Librinova. Son recueil de nouvelles est disponible en version brochée et en version numérique sur Amazon et la Fnac, entre autres.

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Résumé : Mila, Clarisse et Olympe sont trois femmes que la vie a malmené. La vie ou devrai-je dire, le hasard, le destin ? Entre trahison, peur, violence, désillusion ; l’amour et le rêve ont bien du mal à se frayer un chemin sur la route sinueuse de l’avenir serein. Trois destins liés d’une certaine façon, par un fil fragile, fin et délicat. Une terrible leçon de vie. Mais les rêves sont fragiles, malicieux, agiles : ils se rapprochent et s’éloignent, apparaissent et disparaissent. Les trois héroïnes vont toucher le leur du bout des doigts, mais elles seront rattrapées par une dure réalité. Une histoire d’amour inattendue, une aventure indélébile, un coup de pouce professionnel… qu’en restera-t-il à la fin ?

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S’il y a bien des livres qui me font réfléchir et qui me bouleversent, en voici un qui m’impressionne de par sa force et la sensation de gêne qu’il me transmet. Ce ne sont pas des impressions négatives que je ressens, mais la douce brutalité des rêves que l’auteur met en lumière à l’appui de trois morceaux de vie, trois carcasses de rêve qui auraient tout pour être beaux mais que la mort a réussi à encercler et à emprisonner de force.

L’évolution professionnelle, le voyage, la vie de couple, autant de point d’ancrage où les destins brisés s’échouent avec plus ou moins de rapidité. L’auteur nous délivre de puissants messages à travers trois cages dorées. La force et la délicatesse qui se dégagent de la plume poétique et fluide de l’auteur, m’interpellent et, me poussent à m’interroger sur le faisabilité d’un projet de vie, sur l’image que l’on souhaite renvoyer à l’autre et la réalité de ce qui est vraiment accessible. L’auteur nous donne à observer l’intangible, ces maillons qui font de nous ce que nous sommes et qui ont consolidé nos valeurs et nos envies. Seulement, nous ne maîtrisons pas tout.

Il est intéressant je trouve, de nous aventurer en compagnie de ces trois femmes en tant que spectateur (la place que l’auteur nous réserve) car, j’ai été plongée dans une sorte de bulle fantastique, un monde de bonté, de bisounours presque, jusqu’au point de chute que l’auteur sait avec perfection, nous faire ressentir. J’ai littéralement chuté trois fois, avec plus ou moins d’intensité. Sans m’en rendre compte, j’avançais vers le précipice en lisant, page après page, chapitre après chapitre. Ce que j’admire est donc la faculté de l’auteur a nous embarquer pour une promesse de voyage magnifique, revigorante même, et à nous montrer l’envers du décor. Certes, de façon virulente, mais aussi vraie que la réalité peut se concevoir : intransigeante, cruelle, sauvage.

Lorsque vous vous dites que tout ne pourrait pas être mieux, c’est à ce moment qu’il faut se méfier le plus, le trou n’étant pas loin. Sans en devenir parano, j’ai su apprécier et toucher du doigt cette fragilité dont l’auteur nous évoque les contours et le domaine : les rêves. A double tranchant, il y mentionne du positif et du négatif. A juste dose, il nous montre à quel point les évènements de la vie nous marquent, en une fraction de secondes parfois.

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Un contraste entre la lumière et la noirceur au goût épicé et aux légumes du jardin (ou presque…).

Une belle prouesse mettant en scène des personnages plus vrais que nature, le lecteur n’ayant même pas à s’imaginer ce qu’ils pourraient être tant ils reflètent n’importe lequel d’entre nous. Les chapitres sont plutôt longs mais entraînants, car on sait où l’auteur souhaite en venir mais le suspense de savoir quand, plane au-dessus de nos têtes.
Trois nouvelles rythmée décrivant à merveille l’illusion, la tension de la performance et la déchéance humaine, psychologique et physique.

J’ai perçu l’inconfort et la violence à tous niveaux de classes sociales. Les décors de chaque nouvelle sont très soignés et s’empreignent d’une forme de mélancolie addictive. Parfois, j’étais proche l’écœurement tant les mots sont précis. J’ai étouffé, j’ai souri, j’ai apprécié, j’ai été décontenancée, abasourdie, muette. Des univers de vie angoissants où le moindre souffle de vie s’arrache à prix d’or. Des nouvelles au rythme de la consternation, dans les tourments des gens ordinaires. Remarquable !

Sans s’en rendre compte, elle se recroquevillait sur le coussin, l’écrasant sur le rotin, enfonçant ce dernier dans l’herbe. Elle avait atterri dans une maison de fous. Ils réfutaient les arguments les plus élémentaires, étaient dénués de toute morale. Ils étaient en fait tous pourris, comme les fleurs piétinées au bord de la piscine. Les textures exaltantes macéraient, et les couleurs se délayaient en bouillie.

Le mot de Dimitri
Si cet été tu as envie de découvrir 3 histoires de femmes à la frontière du rêve et de la réalité, ce livre est pour toi !

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L’addition, s’il vous plaît

La fragilité des rêves - Dimitri Demont

 

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous déjà touché vos rêves des doigts ?

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Je remercie chaleureusement Dimitri pour avoir accepté de me faire découvrir sa triptyque de nouvelles et pour sa gentillesse.

Troublante vision d’une réalité parallèle qui nous échappe

Je lis des auto éditésBleu Cobalt, de l’autrice Corinne RALLO, 377 pages officielles, versions électronique et brochée disponible via Librinova, paru en 2018.

 

L’émission du Dos Au Mur présente aujourd’hui deux portraits atypiques : D’un côté nous avons Samouraï, un puissant critique littéraire qui vit reclus dans son immense maison depuis 17 ans. De l’autre côté, nous avons Mérédith, une présentatrice TV aussi sulfureuse que scandaleuse. Un secret les lie. Sauront-ils faire face à leur transgression passée ?

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Une émotion particulière m’envahit. Pourquoi ? Car, je chronique pour la première fois le roman de Corinne RALLO (quelle pression sur l’exclusivité !). Mais aussi car, ce fut une rencontre extraordinaire ! Vous découvrirez très vite pourquoi si vous lisez le roman de Gilles VOIRIN « La Pierre et le Bocal ».

Revenons à nos moutons. Nous avons affaire à un combat silencieux sur un thème polémique du clonage humain. Vous y êtes-vous déjà seulement intéressés ? Personnellement, je n’ai jamais creusé sur le sujet, j’ai juste, comme beaucoup peut-être, regarder des films et reportages aux visions parfois déformées ou incomplètes. Ce que j’ai particulièrement apprécié de prime à bord, est le fait que l’autrice ne nous donne pas son point de vue sur le sujet. En même temps, nous ne sommes pas à Green Peace… Au contraire, elle expose des faits, empruntant à la fiction ses images, ses métaphores et ses aventures. Bien que les dérives qu’elles mentionnent peuvent réellement se produire, il ne s’agit pas pour elle de faire l’apologie du clonage ou de pointer du doigts ce que l’on appelle vulgairement, le progrès scientifique.
La reproduction humaine est abordée sous les traits d’un commando assez spécial nommé « le Commando des Petits Anges ». N’est-ce pas un drôle de nom pour décrire l’horreur qui se cache sous la première couche ? Je suis intriguée par les faits qui se sont produits et j’ai hâte d’en découvrir les tenants et les aboutissants.

C’est lorsque les scientifiques avaient été sur le point de contrôler les mécanismes intervenant dans la reproduction humaine par clonage que tout dérailla. Procréer à l’identique avait le vent en poupe. Par la conservation de son génome, l’homme rêvait de son éternité non plus dans sa descendance naturelle mais dans la duplication de l’original. L’homme voulait une copie de lui-même. Un autre lui.

Ma lecture est prenante. Je suis embarquée dans un monde mi-réel, mi-fantastique où la technologie est à son apogée. Sans trop d’extravagance bien sûr, juste assez, pour s’imaginer dans un futur à la Matrix. J’aime ce décor planté avec un soucis du détail qui m’impressionne. Les nombreuses descriptions permettent de se projeter aisément dans ce microcosme d’entreprise que je trouve à la fois spécial et à la fois réaliste. D’ailleurs, la description que l’autrice nous propose me fait échos au décor du film « The Truman Show » de Peter WEIR, tant tout est trop carré, trop parfait, trop propre.
Tout de suite, je suis époustouflée (oui c’est le mot) par le style de l’autrice si bien que je suis obligé de faire une pause un instant, de relire à nouveau la 4e de couverture et, de regarder l’image qui y figure. Puis je me dit : elle a même pensé à détailler un détail ! Après un temps d’arrêt, j’en viens vite à la conclusion que j’adore le style de l’autrice à la fois visionnaire, nous offrant un regard intime sur un projet surhumain qu’est le clonage. Tout est minutieusement interprété, toute scène a une fonction précise : nous amener, à pas de loup, à découvrir la vérité sur les faits qui se sont produits il y a 17 ans. Un véritable suspense s’est installé. En un coup de téléphone, la machine infernale (pas de Jean COCTEAU cette fois) se met en route.

Chaque chapitre est court, ce qui rend ma lecture addictive. L’écriture est fluide et ordonnée. Selon moi, chaque chapitre est une scène à lui tout seul. Ce qui nous donne à voir une multitudes de tableaux tantôt colorés mais acides, tantôt sombres et curieusement doux. Des tableaux où se mêlent avancées technologiques futuristes et une version du monde un peu archaïque.

Puis, je découvre un premier personnage : Mérédith. Son regard de braise les charme tous, moi y compris. J’aime son impitoyable soif de pouvoir, la manière dont elle gère son émission de télévision, au carré et, j’aime son âme rebelle. Puis, un deuxième personnage des plus importants fait son apparition, celui de Sam (ou Samouraï de son prénom complet). J’aime sa façon de trancher avec des mots choisis en fonction de la situation. J’aime sa puissance et sa détermination qui l’empêchent de voir au delà de ses propres désirs. Deux personnages assez forts qui se ressemblent étrangement. Ils se complètent et ont la même vision de la grandeur qui ne peut que les rapprocher pour le meilleur comme pour le pire.
J’aime le fait que l’autrice nous donne la possibilité de nous forger notre propre opinion quant aux dérives et possibilités qu’offre le clonage humain. C’est à la fois fascinant et flippant. J’aime les personnages secondaires et l’allusion à un corps hermaphrodite que certains possède. Des difformités pour certains, des sublimations pour d’autres. Je remarque de nombreuses images et métaphores pendant ma lecture. Par exemple : Jalah, maquilleuse au sein de l’émission, est hermaphrodite. Selon moi sa profession n’a pas été choisie au hasard mais pourrait signifier deux choses : 1. Maquiller un visage = les gens ne sont pas forcement ce qu’ils prétendent être. 2. Maquiller la vérité = omettre certains faits ou les amplifier ou les sortir de leur contexte pour rendre un show attractif. C’est tout simplement brillant ! Avez-vous remarqué tous ces sous-entendus et sens cachés ? Ces parallèles enrichissent ma lecture. Peut-être est-ce un début d’explication pour comprendre le choix de la couverture du livre mettant en lumière un œil.

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Un Sang, qui s’accompagne de croquettes au fromage de Herve préparées par les chefs cuisiniers du Restaurant As Ouhès sur Liège. Aussi croustillant qu’une news  dont le contenu ne nous est révélé qu’à la dégustation.

Je remarque ce roman aborde aussi la notion de la vie privée, qui est un sujet actuel. Je me questionne alors sur la manière dont on fouille nos vies, les outils que l’on créé pour aller de plus en plus loin et, la façon dont une poignée de personnes sélectionnent les points sensibles à donner en pâtures à la presse. C’est l’art du métier de Mérédith. Est-ce réellement tiré par les cheveux ? Je ne crois pas. Car c’est également une manière de sensibiliser un public : donner du scandale et vous obtiendrez plus d’audience.
Le concept de la vie privé se complète avec une réflexion cachée concernant la parentalité. Choisir de donner naissance à un enfant différent, difforme ou né du clonage humain est en soi plus qu’une réalité qu’une fiction. Quels parents sommes-nous aujourd’hui ? Certains désirent un enfant avec toutes les caractéristiques de Madame et de Monsieur, commandé presque sur mesure. Quelle est la vraie valeur de la vie ?
Cette parentalité redéfinie les contours de ce qui est de l’ordre de l’innée et de ce qui relève de l’acquis. C’est toute notre conception du monde qui se joue alors. Comment discerner le naturel du conçu artificiellement ?

Selon moi, ce roman remet en cause notre conception de la vie et de la mort ou sans aller jusque là, nous pousse à réfléchir davantage quant aux évènements qui se produisent autour de nous. Quelle est notre vision de la vie, de la mort, de la jeunesse ou de la vieillesse ? Où commence la fin et où finit le début ? J’aime que ces frontières soient mises à mal nous poussant dans nos retranchements.

Des scènes violentes sont présentes tout au long de ce roman et me donnent des frissons. Mais après tout, ne s’agit-il pas d’un thriller ? Comme par exemple, le suicide  d’un des personnages. De nombreux sous-entendus sont glissés dans cette scène avec minutie. Saurez-vous les percevoir ? Les détails sont presque cannibales et jettent en pleine face du lecteur l’absurdité de la reproduction humaine.
Ce roman est ponctué de nombreux rebondissements et nous offre une fin inattendue. J’aurais lu avec plaisir, les dix chapitres en plus !

Et vous l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Quelle est votre conception de la vie et de la mort ?

Merci à Corinne RALLO pour sa gentillesse, sa disponibilité et son charisme. Douce et passionnante, elle sait me faire rire et réfléchir.

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

Ma 5ème rencontre partenariale à un goût de thriller à la Juliette…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Si je vous disais que le personnage d’un roman est dorénavant ma partenaire gourmande, me croiriez-vous ? J’ai le plaisir de vous annoncer que : l’Autrice Corinne RALLO fait à présent partie de mon aventure gourmande !

Le sujet de son roman lui tient particulièrement et à cœur et m’interpelle fortement. Il s’agit d’un thriller sur le thème du clonage humain. Une couverture aguichante et mystérieuse et, un titre évocateur « Bleu Cobalt ». Embarquez vous aussi pour 377 pages de suspense en vous procurant son roman sur le site de Librinova en version électronique à seulement 2.99€ ou en version brochée à 18.90€.

Vous serez prochainement au bon endroit pour en savoir plus sur l’autrice et sur son roman en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour la suivre c’est par ici

adresse mail pro corinne.rallo.auteure@gmail.com

Instagram @corinne.rallo.auteure.7

Facebook Corinne Rallo – Auteure

Merci à Corinne pour m’avoir sollicitée ! Petit scoop : je serais sa première chroniqueuse !!

Oui vous avez bien compris, une chronique gourmande se prépare !

La construction sémantique du rêve ou comment faire rentrer une pierre dans un bocal

Je lis des auto éditésLa Pierre et le Bocal – Les mots d’Owen de l’auteur Gilles VOIRIN, 446 pages officielles, versions numérique et brochée disponibles via le site Labrinova et bien d’autres, 2018.

 

Le résumé d’Owen : Partez à la découverte de mes sens, de mes expériences, de mes doutes mais surtout de mes rêves…

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Dès les premières citations, je suis transportée dans une bulle de douceur qui tranche, quelques lignes plus loin, avec le portrait d’Owen, un jeune garçon impavide et pleutre. Il vit une enfance silencieuse, solitaire et parfois, gênante. Des mots ternes, tristes, durs pour décrire un contexte de vie routinier forgé par un mal-être grandissant. Je découvre comme une âme manquante dans le corps du petit Owen, un corps qui semble allergique au bonheur, au plaisir et, à l’insouciance.

« Owen était un être d’émotions, plus ou moins refoulées, plus ou moins exprimées. Plutôt plus que moins. (…) Owen savait les entendre, les écouter, les identifier, les clarifier, les apprivoiser, les apaiser et, les faire évoluer lorsque cela était pertinent ».

Puis, apparaît rapidement une mère, pour compléter ce tableau chaotique. Une mère qui y va au culot en toutes circonstances. Je lis ces lignes et je suis le témoin silencieux d’une attitude que je trouve révoltante, tant au niveau du rejet que de l’abandon qu’elle offre à son fils en signe d’un pseudo amour. Naît en moi un sentiment dépressif et un mal de ventre annonçant l’écœurement.

Je quitte ce paysage sombre pour partir en voyage avec Owen. Ses réflexions sur le sens de la vie me permettront un peu plus tard de cheminer intérieurement et, de me rendre compte que je ne profite pas assez de la vie et de l’instant présent, ce qui me perturbe un peu… Guidée par le dictionnaire d’Owen (temps de définitions au grès de la lecture qui n’interfèrent pas avec la chronologie du récit), procédé que je n’ai rencontré nulle part ailleurs, j’avance vers mon inconscient. Un parcours initiatique que je choisi de traverser avec un verre de Martini, magnifiques souvenirs personnelles et vivants.

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Un Sanglot-Mémoris transparent comme l’inconscience, sucré comme l’enfance heureuse, frais comme les espoirs d’Owen, une tranche de citron pour nous rappeler que notre vie est également parsemée de périodes sombres. Tout ceci dans un lieu reposant : HOME. Un(e) ami(e) vous fait la surprise de sa venue ? Foncez au  Danish à Liège !

Oublier l’espace d’une gorgée les soucis de la vie pour se recentrer sur son rêve, voilà ce que m’enseigne Owen. Arriver à faire entrer sa propre pierre dans son propre bocal. Ma lecture s’emballe lorsque Owen ouvre les yeux, enfin une bouffée d’oxygène, je respire à nouveau sereinement. Des rencontres du hasard nous sont généreusement servies, ce qui rend ma lecture plus que délicieuse. Des jets d’émotions sous forme de monologue viennent me donner le coup d’adrénaline manquant. J’ai apprécié la culture générale d’Owen et son envie d’apprendre. J’ai également apprécié les réflexions qu’il nous livre sur l’apprentissage et la littérature. Tout ces éléments ont un ton d’aventure ce qui permet selon moi, de faire du livre de Gilles VOIRIN, mon livre-guide incontournable au cours d’une vie où naît ce que j’aime à penser être une forme de résilience. Vous n’aurez besoin que du livre, de votre pierre et de votre bocal.

« Si tu te fais plaisir, les autres prendront du plaisir, si tu es sûr de toi, le reste suivra, mais si tu doutes, les autres douteront ».

 

L’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Avez-vous trouvé votre pierre ?

 

Retrouvez toutes mes chroniques gourmandes dans les rubriques « Livres par auteurs » et « Livres par titres » !

 

3e rencontre partenariale en compagnie des mots d’Owen…

Hellow mes petits gourmands 🙂 j’espère que vous allez bien ?

Vous n’allez pas me croire mais je vous l’annonce quand même…

Quelques messages inattendus, et, une superbe découverte plus tard : L’auteur Gilles VOIRIN, me fait l’honneur de devenir mon partenaire gourmand !

Son roman « La Pierre et le Bocal » vous invite en un formidable voyage initiatique de 446 pages à travers les yeux d’Owen. Il est d’ors et déjà disponible en version brochée à 19.90€ et, en version électronique POUR SEULEMENT !! 0.99€ !! notamment sur le site de la Fnac, celui d’Amazon et, sur Librinova. Déjà des centaines de livres vendus, un communiqué de presse disponible sur sa page Facebook en bas de la page Librinova ainsi que de nombreuses critiques positives et émouvantes ! Qu’attendez-vous ?!

Vous serez au bon endroit pour en savoir plus sur l’auteur et sur son roman en cliquant dans la rubrique  « Biographies des Auteurs ». Vous pouvez aussi y avoir accès en cliquant sur son nom, dans la rubrique « Liste des partenaires ».

Pour le suivre c’est par ici

 

adresse mail pro gilles.voirin@me.com

Facebook Gilles Voirin- Auteur

Instagram @gillesvoirinauteur, #gillesvoirinauteur, #lapierreetlebocal, #librinova

twitterGilles_Voirin

 

Merci à lui pour cette opportunité, sa disponibilité et sa gentillesse 🙂

N’hésitez pas à vous emparer de son roman et à partager votre lecture sur les réseaux sociaux !

Humm, ça sent la chronique gourmande ça !